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lundi 20 avril 2009

Syndrôme de la page blanche ? Twitter vous sauvera...

C’est lorsque l’on a rien à dire que des idées lumineuses vous viennent parfois à l’esprit : pourquoi ne pas bloguer sur les gens qui n’ont eux-même rien à dire ? C’est un peu le serpent qui se mord la queue, mais au moins ça remplit vos colonnes. Les journaux en lignes quant à eux usent (et devrais-je dire "abusent") d’un autre subterfuge légèrement plus subtile que j’appellerai le Twitter-filling.

Le principe du Twitter-filling est simple : L’actualité est plate ? Vous ne savez pas quoi dire ? Vous n’avez pas envie de faire une enquête de fond mais vous avez tout de même envie de recevoir votre chèque de paye à la fin du mois ? Alors parlez de Twitter !

Né il y a environ un an de ça, alors que la presse découvrait de ses yeux ébahis l’existence du phénomène Twitter qui existait depuis belle lurette, le phénomène s’est peu à peu amplifié pour finir par représenter la majorité des news technologiques issus d’une presse unanimement et (à priori) indéfiniment sujette au syndrôme de la page blanche.

Une nouvelle célébrité sur Twitter, un nouveau service pour Twitter (et attention, si ce service a en plus une application Twitter pour iPhone, c’est le scoop total !), une nouvelle romance sur Twitter, bref, tout est bon à prendre ! Devenez le paparazzi de Twitter et publiez tout ce qui a de l’intérêt… ou pas (de toute façon personne ne s’en préoccupe).

Comme il parait que les grand journalistes doivent toujours citer des chiffres, regardons les statistiques fournis par Digg : sur la seule journée d’hier, plus de 240 billets à propos de Twitter ont été "diggués" et près de 6000 au cours des 30 derniers jours. Mais il ne s’agit là que d’une faible portion de sites pour la plupart amateurs; regardez désormais sur Google News pour voir la profusion d’articles sur le phénomène Twitter émanant de la presse en ligne. Pour le seul site du New York Times, rubrique technologie, il se passe difficilement un jour sans voir un nouvel article concernant Twitter.

Sérieusement, si vous ne vous êtes pas encore mis à Twitter, amis journalistes, osez faire le grand saut ! Le royaume de la non-information et du non-scoop vous tend les bras et avec un peu d’entrainement, vous pourrez aisément tomber dans la complaisance de la procrastination, sans avoir aucun remord d’ailleurs puisqu’il vous suffira de pondre quelques lignes sur le fameux service pour subvenir à vos besoins les plus vitaux.

Alors oubliez les principes de déontologie que l’on vous a enseigné à l’école : l’information, l’enquête, l’art de la rédaction incisive, de la critique, tout celà est tellement old-school ! Oh, mais n’oubliez pas faire varier de temps à autre les plaisirs, en parlant du dernier groupe Facebook à la mode ou de la dernière appli pour iPhone : là aussi ça peut rapporter gros pour pas grand chose… Bon, je dois filer, j’ai un article à rédiger moi. Sur quoi ? Ben sur Twitter bien entendu ! A bon entendeur, salut ! ;-)

lundi 26 mars 2007

[Médias] Quand le Web 2.0 est caricaturé

Il y a des gens qui comme moi prétendent ne pas comprendre l'intrusion du terme Web 2.0 sur l'Internet, alors même que nous contribuons à le diffuser par la critique de son emploi. Mais le fait de ne pas croire en l'usage d'un tel terme ne signifie pas que l'on n'en connaît pas les aspects et les définitions qui ne sont donnés. Malheureusement, ce sont les médias qui les premiers utilisent ce mot issu du plus profond du marketing sur l'Internet et une fois de plus mal à propos. Carton rouge pour Le Monde Informatique et son article nommé Le Web 2.0 favoriserait la fuite d'informations.

Journal

Vous allez me croire prétentieux de porter un tel jugement sur un article de presse, mais les journalistes ne sont pas les techniciens qu'ils se disent au travers de leur article et pervertissent parfois le sens des mots dans le simple but d'avoir un titre racoleur. Dans ce cas, il faudra m'expliquer si c'est le titre qui est très mal choisi ou l'article qui est très mal rédigé car les deux propositions peuvent avoir un poids certain si utilisées indépendamment.

Je m'explique : cet article explique que de nombreuses personnes accèderaient à l'Internet à partir de leur lieu de travail et ce pendant plusieurs heures par jour. Sont pris en compte les Youtubes, Myspaces et autres services estampillés (plus ou moins à tort) 2.0, sans oublier les fameux réseaux sociaux. Ha, nous voici au coeur du problème, ces fameux réseaux qui faciliteraient les fuites de données professionnelles d'où on déduit que le Web 2.0 entier est e faute ! Maudit soit-il !

Il ne m'en faut ni plus ni moins pour monter sur mes grands chevaux. Donner à l'article un nom qui ne reflète les propos tenus que dans une seule petite phrase de l'article et en plus en déformant le concept de Web 2.0 pour le réduire aux réseaux sociaux, eux mêmes coupables de des propos qui sont tenus en leur sein par les employés, voilà qui est légèrement capilo-tracté. Non seulement je dirais que seuls les employés sont responsables de leurs propos peu importe l'endroit et les circonstances dans lesquels ils sont émis, mais de plus, je serai heureux de rencontrer celui qui a pu réaliser une telle étude.

Ont-ils surveillé des employés tout au long de la journée pour scruter le moindre propos qu'ils ont tenu sur ces services ? Ont-ils installé des caméras et mouchards dans quelques disaines d'entreprises de France ? Il y en a qui n'auraient donc que ça à faire ? Remarque, on a un taux de chômage à faire descendre. Ha, et si vous voulez parler de ce truc qui circule de blogs en blogs, de Daylimotions en Vpods, de blogueurs en journalistes, de citoyens en citoyens, cela s'appelle de l'information plus que de la fuite, messieurs. A bon entendeur.

mardi 7 novembre 2006

Dé-censurez-nous l'internet !

Je tiens à vous parler d'une initiative lancée par Reporters Sans Frontières contre la censure sur l'internet pendant 24 heures. Je ne suis pas le premier à vous en parler et je ne serai surement pas le dernier. L'acte symbolique que vous avez à faire est simple : il suffit de vous connecter.

Pourquoi une telle mascarade ?
Je vous rappelle que chaque jour la censure est reine dans de nombreux pays. L'internet se veut être un espace de libre échange et de liberté d'opinion sur lequel on peut se permettre d'affirmer ses points de vues et croyances quelles qu'elles soient. Malheureusement ce n'est pas encore le cas, et si le web était un véritable espace de liberté, ce serait un pas énorme. Nous nous devons de militer pour ceux qui, n'ont pas la chance qu'est la notre de pouvoir s'exprimer librement sur le net.