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Keyword - politique

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dimanche 9 mars 2008

Le logiciel libre : plus que de technique, il s'agit d'abord de politique...

The free software movement is a political cause, not a technical one. - Richard Stallman, 6 mars 2008

Derrière le logiciel libre se cache une philosophie. Le principal aspect de cette philosophie est le partage ou plutôt le "libre partage" puisque l'adjectif épithète est ici important et plein de sens. Le partage en informatique a toujours ou presque été réglementé : les droits sur la copie de l'information numérique sont d'ailleurs là pour poser le cadre juridique nécessaire à cette restriction. Or, l'information numérique et son appréhension ont beaucoup évoluées ces dernières années grâce à la croissance très rapide du mouvement du libre aidé par la pénétration fulgurante de l'internet dans les foyers.

L'écart entre l'appréhension de la culture libre et celle de la culture propriétaire se creuse de plus en plus par le renforcement des dispositifs anti-copie et de la modification des peines prévues pour les contrevenants au cadre juridique établi. Ces modifications arrivent après des rapports économiques rédigés par des analystes ayant prédit de fortes pertes financières si la consommation de l'information tendait à devenir gratuite. Pour subsister, les créateurs de valeur numérique (qu'ils soient développeurs ou artistes) se sont organisés : d'une part certains ont décidé qu'il fallait payer pour consommer, d'autre part, les libristes ont décrété que la consommation serait gratuite mais qu'il faudrait payer pour consommer mieux.

Nous avons ainsi deux aspects économiques radicalement différents : alors que la première solution consiste à taxer le produit de la création quitte à le rendre parfois inaccessible à certains, l'autre approche consiste à rendre l'accès au produit libre pour chacun et à développer des services annexes autour de ce produit pour en viabiliser économiquement la production. Les deux principaux aspect du logiciel libre sont donc la culture d'une part (et par ce biais l'éducation) et l'économie d'autre part : ne sont-ce pas là deux aspects propres à la politique ?

La bataille idéologique qui sévit entre la culture libre et le capitalisme propriétaire (en stigmatisant un peu) n'est pas uniquement une bataille technique puisqu'il s'agit véritablement d'enjeux politiques. Les idées exprimées par ce mouvement vont à l'encontre des idées majoritairement en place à l'heure actuelle et leur caractère disruptif cache quelque peu leur caractère politique, mais plus pour très longtemps... ;-)

Source : Framablog

vendredi 8 juin 2007

Les 72 heures du logiciel libre partout en France...

Il est rare que j'aborde des sujets politiques sur ce blog même si je me sens totalement concerné par le sujet, et ce pour diverses raisons : ce n'est pas le but de ce blog et d'autres en parlent bien mieux que moi. Mais une fois n'est pas coutume, si je parle politique aujourd'hui, c'est également pour vous parler du logiciel libre. En effet, vus n'êtes pas sans ignorer que nous nous trouvons en pleine campagne pour les élections législatives, et que l'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre) a lancé une campagne de sensibilisation des candidats aux législatives envers le logiciel libre et ses enjeux.

Logo APRIL

Le but de cet initiative est de faire signer le pacte du logiciel libre à au moins 577 candidats avant dimanche, 12h30. Actuellement, 360 candidats ont signé ce pacte, chiffre honorable mais pas encore suffisant. C'est pourquoi l'initiative Candidats.fr, pendant ces 72h du logiciel libre, encourage les citoyens à aller rencontrer leurs candidats et à les sensibiliser à la question de l'avenir du logiciel libre. Si vous pouvez, d'une quelconque manière, vous engager à prendre contact avec l'un de vos candidat et à passer quelques minutes avec lui pour parler du logiciel libre, alors n'hésitez pas.

Je viens de me rendre compte qu'aucun des candidats de ma circonscription n'avait signé ce pacte. Malgré une période de baccalauréat un peu chargée, je vais donc tenter de contacter le député sortant et candidat de ma circonscription Jean-Luc Warsmann afin de prendre connaissance de sa position sur le sujet et pourquoi pas de discuter plus avant. Je ne sais pas si mon appel sera entendu d'ici à dimanche, mais j'espère qu'il le sera avant le second tour des législatives qui aura lieu dans une semaine. Je vous invite à faire de même dans votre circonscription afin de participer à votre mesure au mouvement du libre.

Merci à Nico de m'avoir contacté et de m'avoir sensibilisé à ce sujet qui, sans lui, m'aurait totalement dépassé en cette période d'examens.

samedi 24 mars 2007

Le iPol nouveau est arrivé

iPol est un magasine politique publié en podcast vidéo dont le but est de donner en quelques minutes un aperçu webbesque des évènements de la semaine. Avec des interviews, des déplacement sur le terrain, des sondages et micro-trottoirs, l'équipe du magasine réalise des vidéos de qualité, très bien montées et agrémentées d'une voix off qui laisse songeur.

Logo iPol

Je vous en avais déjà parlé en Janvier, lors du lancement de ce magasine qui a mis en ligne hier son huitième numéro et qui, pour l'occasion, a ouvert un site web tout neuf répertoriant toutes les vidéos et migre donc de typepad vers sa propre plateforme. Soyons fous, je vous glisse ci-dessous pour l'occasion ce nouveau numéro et je vous invite à aller voir les autres si cela vous intéresse, ca en vaut la peine. ;)

lundi 19 février 2007

Quand tata Ségo joue au yoyo

Bon, zieutage live des propos de notre Marie-Ségo nationale comme y en a pas deux sur Terre, son nouveau slogan à l'appui :

Vous avez raison !

Je ne sais combien de fois cette phrase a été scandée. Quasiment autant que de question, la langue de bois oblige. Les vraies réponses se font rares, les fausses me font soupirer, quand elle ne m'arrache pas un léger rictus (probablement nerveux) au hasard d'une petite contradiction négligemment lâchée au gré de ses longues phrases.

Je suis pour le clivage gauche/droite.

C'est une des phrases qui m'a le plus choqué, surtout lorsqu'elle explique juste après qu'elle est pour l'unité nationale et que ce clivage lui est bénéfique. Il faudrait qu'on m'explique comment une ségrégation idéologique stéréotypique peut rassembler les idées et participer à ce pluralisme politique ainsi décrit. N'est-ce pas plutôt le contraire qui se produit en enfermant des idées entre elles par association ?

Pour ma part, je la trouve peu convainquante même si elle est énergique et si elle s'exprime assez clairement dans son exercice d'évitement des questions pièges. C'est bien beau de reprendre chacune des idées qui sont amenées par les participants à ce débat, mais il faudra quand même qu'on m'explique comment on a pu passer à côté du double fond de cette fameuse caisse de l'Etat qu'elle veut à priori assécher par ses mesures tous azimut.

Enfin, vous pouvez suivre les réactions en direct du live blogging de Versac et Eolas si vous voulez en savoir un peu plus sur le sujet. Moi, je vais me coucher. ;)

mercredi 24 janvier 2007

Le chemin de la présidence passe-t-il par l'Internet ?

Drapeau françaisOn entend de plus en plus parler du poids du Web dans la campagne présidentielle, que ce soit sur les blogs comme dans les médias traditionnels tels que la télévision ou la presse écrite, mais s'agit-il d'un nouvel engouement médiatique ou juste du constat de la montée en puissance de ce nouveau média binaire, tantôt professionnel, tantôt amateur ?

Tout d'abord, je pense qu'il est bon de dissocier le Web en deux parties distinctes que sont les blogs et les autres sites à caractère informatif, relai des média traditionnels dans "l'autre monde". Comme je l'avais dit il y a quelques temps, les blogs n'ont pas d'influence : le nombre exponentiel des lecteurs de cette plateforme marque seulement l'intérêt de ce moyen de communication par un pourcentage de la population et l'intérêt pour les discussions qui y sont amorcées.

Les statistiques d'un blog, aussi visité soit-il, ne détermine pas l'opinion du lecteur, ni le fait qu'il soit d'accord avec ce qui y est mentionné. Le phénomène n'est pas aussi simple que cela, et au contraire, les blogs sont plus le vecteur de la liberté d'opinion et d'expression que celui de la propagande idéologique. La discussion qui y est engagée permet d'apporter au phénomène politique une nouvelle dimension, axée sur la discussion et qui permet de faire évoluer les opinions.

Là où les blogs apportent du renouveau, c'est principalement dans la manière d'aborder le sujet politique. La possibilité pour des amateurs à accéder à des évènements jusqu'alors réservés à la presse afin d'en montrer les coulisses permet d'instaurer un facteur humain dans un domaine qui jusque là demeurait très froid et distant des citoyens : un comble pour un évènement qui les concerne tous ! C'était peut être de là que venaient les précédents taux d'abstention, marque du désintérêt de toute une génération (ou presque) sur ce sujet.

Si les blogs n'influent selon moi que peu dans la campagne, l'implication des candidats à travers leur propres sites est elle primordiale. Il ne faut pas se leurrer, sauf cas minoritaires, la majorité des internautes "consomment" aussi l'information produite par les médias traditionnels. Or, s'ils sont sur le net, c'est qu'ils cherchent la réponse à une question précise à laquelle il n'ont pas eu réponse. C'est là tout l'enjeu de la présence de chaque candidat sur la Toile : donner cette réponse.

Et cette réponse peut prendre différentes formes : soit elle est directe, référencée parmi le stock d'informations disponible en ligne, soit elle est indirecte, à savoir que l'internaute a la possibilité de la poser via un commentaire, via un système de requête quel qu'il soit. A ce moment là, le candidat ou son équipe y répondent et là s'exprime réellement l'enjeu de l'internet et les dangers auxquels sont confrontés les politiques.

Ce côté interactif ne pouvait pas être présent dans les médias traditionnels, limitant leur intérêt à un usage unilatéral très convenu mais bien plus sécurisant pour les candidats. Aujourd'hui, le danger est de ne pas pouvoir répondre à une question et donc de faire ressurgir des failles d'un programme, mais surtout de devoir répondre sur tous les fronts, dans tous les domaines. Le confort des plateaux télé laisse place au danger, d'où la solution de facilité de ne pas être présent sur l'Internet.

Mais quoi qu'il en soit, ce média n'est pas encore assez populaire pour jouer un rôle primordial dans la campagne de 2007. Mais avec un nombre croissant de connectés, on peur compter sur une influence croissante de cet outil de diffusion et peut-être même sur une nouvelle conception de la politique, plus participative. Le principal étant que la pluralité des opinions soit bien visible sur la Toile, laissant la possibilité à chacun de suivre la voie qu'il aura choisi. Rendez-vous en Mai... ;)

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