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Keyword - données

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mardi 11 septembre 2007

Optimisation de l'environnement logiciel et Web pour un travail offline à synchronisation ponctuelle.

Désolé d'avoir choisi un titre pompeux mais je n'ai trouvé aucun équivalent simplifié, l'inspiration me faisant défaut. La prépa obligeant, je n'ai à ce jour pas de connection internet la semaine, ce qui explique d'ailleurs la rareté des billets sur ce blog. Néanmoins, je dispose à l'internat de mon ordinateur portable que j'ai été obligé d'optimiser pour un travail principalement offline. Jusqu'à présent, j'étais quasiment quotidiennement relié au net et à l'information, d'où l'idée de réaménagement du poste de travail.

Premièrement, les principales applications dont je me servais chaque jour auparavant étaient mon agrégateur de flux RSS ainsi que mon webmail. J'ai été obligé de mettre en place une nouvelle solution pour gérer chacun de ces deux types de données :

  • Premièrement, j'ai abandonné Google Reader (que je trouve malgré tout plus ergonomique que Netvibes pour une quantité importante de flux) au profit du logiciel Liferea afin de disposer de mes flux hors ligne. Il existe une solution ditribuée par Google et actuellement en beta afin de disposer de Google reader offline, j'ai nommé Google Gear, mais je ne sais pour quelle raison, elle n'est pas opérationnelle sur ma distribution Linux.
  • En ce qui concerne les mails, je suis passé pour la première fois à Thunderbird, après avoir utilisé pendant plusieurs années Evolution et avoir switché depuis quelques mois sur le webmail de Gmail. L'avantage étant de pouvoir lireet écrire ses mails en différé, indépendamment de la disponibilité d'une connexion internet.

Malheureusement, à chacune de ces méthodes son inconvénient :

  • Liferea ne me permet pas de lire les vidéos, les images, ni les flux tronqués, ce qui représente une bonne partie de mes sources d'information. Je ne peux donc ainsi me baser que sur le titre pour sélectionner quelques flux que je prendrai le temps de lire pendant le week-end.
  • Les mails contenant des URLs passent à la trappe s'ils ne sont pas lus le week end pour quelque raison que ce soit. Les réponses n'ont pas intérêt à être urgentes, le délai moyen de réponse étant d'une semaine. Les images dans les mails HTML ne sont pas chargées si elles ne sont pas jointes au message. J'en passe et des meilleures.

Pour combler à ces quelques problèmes, j'utilise en complément mon smartphone, un SPV C600, pour lire mes mails la semaine et répondre aux plus urgents ainsi que pour twitter un minimum de temps à autre histoire de ne pas être non plus coupé du monde. Malgré tout, on peut s'apercevoir qu'il existe encore un frein d'utilisation des données mises en ligne dans certaines conditions.

En effet, les flux tronqués réduisent à néan l'utilité d'un agrégateur (donc s'il vous plait, publiez vos billets en entier sur votre flux RSS !) au même titre que les images et que les vidéos. Pour ce problème, il serait je pense aisé de concevoir un agrégateur qui, en passant en mode déconnecté, permettrait le téléchargement et le stockage temporaire des fichiers insérés dans les différentes entrées.

Pour les mails, un système équivalent peut-être envisageable même si je ne vois pas ici de solution réelle à la majorité des autres inconvénients apportés par ce genre de données. Le mieux restant à mon avis la mise en place de forfaits data adaptés aux connections GPRS ou 3G fréquentes via un terminal mobile ou un ordinateur portable. Cela, n'est actuellement pas disponible au grand public puisque trop onnéreux. On risque, je pense, de voir arriver des offres plus intéresantes à ce niveau dans le but d'exploiter entièrement le potentiel des nouveaux terminaux mobiles.

D'un autre côté, les solutions de syncronisation des données disponibles sur le Web et la mise à disposition de certaines applications indépendamment de la disponinilité d'une connexion Internet ne sont pas encore au point. Malgré certaines initiatives (Google Gears ou la fonctionnalité prochainement intégrée à Firefox 3), il reste encore beaucoup de chemin avant d'espérer attirer les postes des businessmen (généralement grands voyageurs) vers l'utilisation de solutions alternatives aux solutions logicielles.

PS : Ce billet a été publié via la fonction de programmation de la publication de Dotclear 2

mardi 29 mai 2007

Etes-vous prêts à donner vos données à n'importe qui ?

La grande question du jour, poussée par l'actualité fraiche, est la suivante : devrions-nous fournir nos données à Google ? Le fait est que la question s'étend en fait à un domaine et une problématique bien plus grande que celle là : devrions-nous expatrier nos données quelles qu'elles soient sur le Net ? Une réponse qui reste encore aujourd'hui en suspend pour beaucoup de raisons que nous allons essayer de parcourir plus en détail.

Logo Google

Pourquoi s'attaquer spécialement à Google ? Il est vrai que Google, par la qualité de ses services et par leur multiplicité, concentre un nombre très important de données de tous types. Google peut avoir vos données personnelles que sont votre nom et prénom, votre adresse, votre agenda, vos contacts et vos mails, vos photos et même vos documents et feuilles de calcul. Autant dire que Google à accès à toute votre vie privée, et c'est donc ce pourquoi cette société est souvent la cible de critiques et de méfiances.

Cependant, est-ce réellement mieux de confier votre identité à un prestataire dont vous ignorez tout, même s'il s'agit de simple fragments de votre vie sans aucune importance à vos yeux ? Le problème reste identique et reste centré sur le stockage et l'utilisation de vos données sur Internet indépendamment du prestataire de services auquel vous avez affaire. Il est aujourd'hui important de savoir ce que deviennent ces données que vous fournissez un peu partout.

D'où le besoin de savoir ce qu'il advient à vos données provient-il ? En tombant dans la paranoïa, on peut facilement imaginer des scénarii surprenants mais réalistes : facile de pouvoir récupérer les informations d'un utilisateur dans le but de mieux cibler l'offre à ses habitudes de vie et à ses goûts. Facile également de filer quelqu'un, de l'espionner, surtout quand la majorité de sa vie est contenue dans ses données. Facile aussi de revendre les données à des organismes de publicité dans le pub de se faire de l'argent facilement. Savoir ce qu'il advient des données est indispensable pour des questions de sécurité.

Mais rien n'empêche une utilisation des frauduleuse des données de toute façon, même après vérification par un organisme indépendant. Rien n'empêche non plus une base de donnée de comporter une faille par laquelle on peut récupérer des données non cryptées. Dans ce cas, le principal argument est la confiance. Vous me direz que c'est facile à écrire, mais plus difficile dans les faits : comment savoir si un service est digne de confiance ? Il n'y a actuellement aucune manière de vérifier si la confiance envers un service ou un autre est réellement justifiée.

Je ne peux pourtant pas nier que l'avenir passe par la décentralisation des données sur une plateforme de stockage non physique, ou du moins indirectement physique. Aujourd'hui déjà l'évolution de l'Internet tend vers ce sens, et ce n'est pas en soi une mauvaise chose puisque cela ouvre de nouvelles opportunités technologiques et comporte de nombreux avantages. Mais pour toutes les raisons sus-citées, on peut en conclure que le stockage physique local n'est pas encore mort.

Et vous, votre vie appartient-elle à vos prestataires de services ? Leur faites-vous confiance ?