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mardi 30 mars 2010

Libérons la parole !

C’est le débat du moment : la liberté de parole dans notre état citoyen. L’affaire Zemmour/Guillon a relancé le débat : peut on réellement tout dire dans notre pays démocratique ? Vaste question que celle de la liberté d’expression et de ses limites au quotidien qui mérite d’être posée et discutée sans pour autant virer à l’amalgame. Doit-on toujours tourner sept fois sa bouche dans sa langue avant de parler ou devons-nous réellement laisser libre court à la pensée qui est notre ? C’est la question que je me suis posée.

Le débat mené hier soir sur France 3 par Frédéric Taddéï a l’audace de soulever la question et tente d’y répondre ou du moins d’apporter des éléments de réponse. En cela, il mérite d’être visionné. Pour ma part, si je n’ai pas choisi le nom de ce blog au hasard. La liberté d’expression est un droit inaliénable qui est absolument nécessaire à la démocratie. Ses seules limites sont celles imposées par la loi.

Cependant la mentalité française est selon moi bien trop imprégnée de jugement moral qui ne cesse de nous brimer. Le regard et le jugement des autres empêche nombre de personnes de s’exprimer librement, sous peine d’être exclus de leur environnement social ou d’être catégorisé définitivement pour des opinions qui sont parfois tout aussi légitimes que d’autres.

Les idées les plus folles sont souvent rejetées au même titre que celles qui s’éloignent un peu de cette norme, s’apparentant de près ou de loin à une forme de pensée unique dont le jugement moral est la première pierre. Osez penser différemment, vous serez vite écarté du débat, que vos idées soient justes ou non, pour autant qu’elles sortent du cadre de normalité défini par arbitrairement la majorité bien pensante.

Certes, toutes les idées ne sont pas bonnes à prendre. Mais toutes sont bonnes à dire, car c’est en se propageant silencieusement que les pires idées sont le plus sournoises et deviennent les plus dangereuses. Le silence ne laisse aucunement place à la discussion ou au débat, il laisse doucement s’installer une pensée figée et immature qui tente de s’imposer telle qu’elle.

Quant à l’humour, quel que soit sont degré et son genre, peut importe le public visé, il est l’un des principaux rempart contre ces idées absurdes. La caricature et l’exagération des failles d’un discours idéologique, politique ou bien d’un ordre totalement divergeant permet parfois une prise de conscience à l’aspect ludique. La colère ou l’indignation qu’ils peuvent entrainer chez certaines personnes n’est que le reflet de leur étroitesse d’esprit et de de leur irrespect envers des modes de pensée autres que le leur.

Alors certes il est nécessaire parfois de légiférer sur certaines problématiques engendrées par le dépassement de la marge de manœuvre autorisée par la loi. Mais en aucun cas une divergence d’idées ou de perception des évènements ne doit donner lieu à la censure et au silence, qu’ils soient imposés par quelqu’un ou qu’ils soient auto-infligés. Cette liberté est bien trop importante pour qu’on s’autorise à la limiter au nom d’une quelconque moralisation du discours tenu, bien que cette pratique entre malheureusement chaque jour un peu plus dans les mœurs.

dimanche 17 février 2008

"Entrepreu...quoi ?!" Quand les mots deviennent propriétaires...

Il ne manquait plus que ça : voilà que désormais les mots deviennent propriétaires, et ceci par le simple dépôt d'une marque. Prenons un exemple avec, au hasard, le mot "Entreprenaute" Ce mot est apparu dans le dictionnaire en 1999 pour qualifier les entrepreneurs qui sévissent dans le domaine du Web. Il suffit de déposer une marque du même nom pour ainsi attaquer directement les personnes utilisant ce mot pour animer des petites rencontres mensuelles. Attaquer oui, mais pas n'importe comment puisqu'en plus de demander l'arrêt de l'exploitation du domaine lesentreprenautesassocies.com, l'avocat de la compagnie en question demande la suppression de toute mention de ce site sur le Web tout entier (rien que ça), ainsi que 15000 euros de dédommagements, le tout bien entendu sans préavis.

Ca me donne des idées. Je pense que je vais déposer mon prénom et induire en justice tous ceux qui portent le même que le mien. A moins que je ne dépose le verbe "être" et toutes ses conjugaisons et déclinaisons. Ca pourrait être marrant d'interdir l'usage du verbe "être" sous toutes se formes, tiens, vous ne pensez pas ? Ha et au fait, quelqu'un a pensé à déposer le mot "Web", y a aussi de l'argent à se faire là dessus, et pas qu'un peu... Remarquez, il y en a bien qui ont réussi à déposer les mots "Web réputation" alors plus rien ne m'étonnerait.

Quand les mots, la langue, le patrimoine deviennent propriétaires, ça donne vraiment du grand n'importe quoi. Vive l'humanité et la connerie humaine...

Si vous voulez en savoir un peu plus, GuiM résume assez bien la situation, aussi burlesque soit-elle.

lundi 6 novembre 2006

Pensées du jour...

Bon, quitte à ce qu'on me dise que je parle beaucoup de Gaspanik en ce moment sur ce blog, on va en remettre une couche. L'émission de ce soir qui a duré plus d'une heure et demie était très intéressante. Plusieurs débats intéressants ont été soulevés avec des invités de choix comme le fondateur de Priceminister : Pierre Kosciusko-Morizet et Manuel Diaz qui vient entre autres de lancer le site web où l'on dessine le Web 2.0 (j'en reparlerai peut-être plus tard), sur notamment la création d'entreprises en France, avec un léger comparatif avec l'étranger, ou encore le journalisme citoyen, "blogueurs ou journalistes : l'éternel débat". Un show très intéressant qui va être mis en ligne sous peu et que je vous conseille de visionner si vous ne l'avez pas vu.

Gaspanik

Et pour finir, une petite phrase entendue ce soir sur Fr2 dans l'émission de Laurent Ruquier, On a tout essayé :

Ils veulent rétablir la peine de mort, qu'ils testent eux-même avant de prendre une décision.[1]

Percutant non ? ;)

Notes

[1] Désolé si j'ai modifié la phrase originelle que je n'ai pas notée, mais l'esprit est le même, surement un peu moins humoristique en dehors de son contexte.