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vendredi 11 avril 2008

Le blogging à travers les âges...

Une image vaut parfois mieux qu'un long discours :

L'évolution des blogs en BD

En ce qui me concerne, même si les deux première vignettes collent assez bien à l'évolution de ma manière de bloguer en 2006 puis 2007, la troisième la reflète un peu moins bien. En effet, non que je ne sois pas sur Twitter et que je n'y sois pas actif (quoi que je reste raisonnable avec un peu moins de 900 twitts en un an), mais le manque de temps et l'absence de connexion au quotidien m'ont amené à me concentrer sur l'essentiel et à axer mes billets autour d'une réflexion personnelle.

Je peux être ennuyant, parfois blagueur ou rageur, voire pourquoi pas intéressant (qui sait ?) et ce en fonction des divagations de mon esprit. La plupart des réflexions énoncées ici auraient été perdues si je ne les avais par bloguées. Certaines n'auraient peut-être même pas existé puisque lorsque je commence un billet, je ne sais jamais à l'avance comment ce dernier va se conclure. Ma réflexion se construit au fur et à mesure de la rédaction de ce dernier.

En fait, mon blog est un calepin à ciel ouvert qui m'oblige à argumenter et à expliciter mes pensées de la manière la plus claire possible. Le plus intéressant reste toute fois le fait d'amener les lecteurs à réfléchir à leur tour par eux même à une problématique quelconque. Je n'ai pas la prétention d'y arriver, mais le plus beau des encouragements est de voir la qualité des commentaires postés à la suite de certains articles.

A l'heure où il devient à la mode de se demander ce que deviendra le blog d'ici quelques années, où la prémonition de la mort du blogging est quasi quotidienne au sein de nos agrégateurs RSS, je n'ai pour ma part jamais été aussi confiant en l'avenir des blogs. Je vous le dis, c'est pas demain la veille que cette "mode" s'étouffera et ce n'est pas non plus demain que je me tairais. Tant que mon cerveau marchera plus ou moins correctement comme c'est le cas actuellement, j'aurais des choses à dire et je ne me gênerai pas de le faire.

Image dénichée chez François.

vendredi 15 février 2008

730, pas un de plus ni un de moins...

Oui, 730, ou plus précisément 730.50 si l'on considère que la Terre fait le tour du soleil en 365.25 jours. C'est le nombre de jours qu'a vu défiler ce blog depuis sa création. A l'époque, un jeune con de 16 ans (ça, c'est moi) a décidé d'ouvrir sa grande bouche après avoir observé les tribulations d'une blogosphère en pleine effervescence pendant quelques mois, où l'énergie et les nouvelles idées fusaient de partout. C'était ni plus ni moins qu'un test, comme ça, "juste pour voir". Un test qui aura au final duré un peu plus longtemps que prévu...

Gateau d'anniversaire

Commençant au départ avec une fréquence de publication aléatoire et une fréquentation proche du néan, suivie d'une période un peu plus agitée où la publication devint quotidienne pendant quelques mois, le bac puis la prépa, et enfin les rencontres, beaucoup d'échanges, trop pour que je puisse tous les lister ici. Je ne savais pas au départ si j'allais pouvoir continuer à maintenir ce blog à jour cette année, mais je crois désormais pouvoir répondre par l'affirmative, même si ce n'est pas toujours évident de trouver de l'inspiration, surtout quand on a pour toute envie celle de pauser ses bagages le temps d'un dimanche. Mais au final, je continue de bloguer parce que j'aime ça tout simplement. Ca doit être mon côté masochiste qui revient à la surface.

Avec un peu de recul, il reste une chose qui me gène encore aujourd'hui dans le blogging : l'emploi de la première personne. A chaque fois que j'utilise le "je" dans ces pages, j'ai non seulement l'impression de dévoiler une partie de moi mais également de décrédibiliser l'information que je produis puisque ce "je" n'est pas un spécialiste, un professionnel, ce n'est que moi, simple édudiant qui n'a pour tout qualificatif que celui de "passionné" et qui n'a finalement que peu de crédit pour s'exprimer et donner un avis sur certains sujets. Lorsqu'il s'agit de raconter des bêtises comme je sais très bien le faire, cela ne pose aucun problème, mais lorsque je tente d'aborder des sujets plus sérieux, c'est plus difficile. Comment m'inventer une crédibilité que l'on ne me donnerait pas d'emblée ?

Enfin, si l'on fait le bilan à l'heure actuelle, LiberT ce sont d'abord près de 400 billets en tous genres, des plus sérieux aux plus loufoques, mais également plus d'un millier de commentaires qui sont les vôtres et plusieurs centaines de visiteurs par jour. Il ne faut pas oublier que c'est grâce à vous si, chaque fois que l'envie de faire une pause me vient je continue tout de même, ou si chaque jour que j'ai de libre, je passe un peu de temps à publier un billet. Parce qu'au final, un blog sans visiteurs ni commentateurs n'est pas vraiment un blog et que je tiens à vous remercier, vous qui commentez ou me maillez, mais également vous qui lisez ce blog d'un étudiant un peu mégalo.

Trêve de niaiseries ! C'est qu'à force de faire des bilans, des rétrospectives et des remerciements tout ce qu'il y a de plus classique, j'en deviendrais presque chiant. Il est temps de changer de ton, de revenir au disruptif, au novateur et à l'inattendu et c'est pourquoi, malgré tout le respect que je vous dois mes chers lecteurs (et chères lectrices), je me permets de vous envoyer littéralement paître en enfer. C'est pas que je m'ennuies avec vous, mais c'est que j'ai un blog à tenir à jour pendant encore quelques années moi. La folie m'attend. Alors bon vent, et à la revoyure... ou pas !

Ha, j'allais oublier : "Champagne Maestro !" ;-)

mardi 28 août 2007

LiberT : le blog ! s'éteint définitivement... ou pas.

Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, je suis toujours étudiant. Tout juste bachelier depuis deux mois, je vais attaquer les études supérieures par une CPGE MPSI. En gros, cet acronyme barbare signifie "Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles spécialités Mathématiques, Physique et Sciences de l'Ingénieur", ce qu'on appelle plus communément Prépa Maths-Physique ou au choix Maths Sup. Ces deux années de travail intensif vont me préparer aux concours d'entrée en école d'ingénieur.

Plus le classement d'un élève est bon, plus il a de chance de réussir les concours d'écoles renommées (et aux débouchés d'autant plus nombreux), c'est pour quoi le travail est primordial. D'autre part, ces deux années sont réputées pour être assez denses, avec des charges de travail conséquentes. Beaucoup décrochent à la fin du premier trimestre, d'autres à la fin de la première année qui n'est de toute façon pas redoublable. Ainsi, même si je serais encore loin d'être un ermite, il me faudra tout de même fournir un travail conséquent et régulier, ce qui sera irrémédiablement chronophage.

De plus, étant accepté en internat pour cette première année, je n'aurai pas de connexion internet à ma disposition la semaine, sauf cas exceptionnels (ce qui ne sera en soi peut-être pas un mal). Ce blog deviendra donc par la force des choses très irrégulier dans ses publications. Si j'ai le temps la semaine, il me sera possible de préparer des articles, mon ordinateur portable me suivant jusque dans ma chambre. Le weekend sera également propice à la mise en ligne de billets, mais là encore je serai tributaire du temps tiraillé entre le blogging, la prépa et mes activités offline.

Quoi qu'il en soit, j'essayerai dans un premier temps de maintenir ce blog en ligne et à jour de manière hebdomadaire. Ce sera pourquoi pas l'occasion de parler de mon ressenti à propos de la prépa ou même des choses que j'aurais apprises. Je serai également obligé de recentrer les publications de mon blog sur des billets à forte valeur ajoutée (exit le relai d'information, les sujets d'actualité, etc au profit de billets uniques, la déconnexion obligeant). Je crains malheureusement ne pas avoir le temps de préparer des billets qui seraient programmés pour une publication étalée dans la semaine.

Au final, si vous êtes un lecteur de ce blog, vous risquez de voir "quelques" changements apparaître d'ici peu, la date de rentrée étant pour moi fixée au 3 septembre dans la journée (rentrée à l'internat, reprise des cours le lendemain). En fait, je navigue un peu comme vous dans l'inconnu et je ne sais trop à quoi m'attendre. Même si l'improvisation sera de mise, ce blog s'éveillera au moins de temps à autre pour assouvir ma soif d'écriture. A tout de suite pour de nouvelles aventures ! ;-)

mardi 7 août 2007

Charte rédactionnelle : Quantité ou Qualité ?

Bon, passons les formalités chiantes et pompeuses pour passer au vif du sujet : vous, lecteurs, qui lisez ce blog chaque jour (ou presque, je tolère quelques exceptions parfois si les mots d'excuses comportent des raisons valables). Depuis longtemps je me pose une question fondamentale en ce qui concerne la charte rédactionnelle de ce blog que j'essaye d'arranger à ma sauce sans pour autant faire fuir les visiteurs que vous êtes. Cette question, elle est très simple : Doit-on, sur un blog, privilégier la qualité à la quantité et vice versa ?

Il y a des sérial blogueurs bien connus, d'autres qui bloguent peu mais bien, et au milieu il y a moi, qui suis un peu paumé. Jusqu'à présent, j'essayais pour chaque billet de me fixer une longueur minimale pour développer le sujet abordé sans rester trop superficiel, en y ajoutant ma griffe, mes opinions, etc et en essayant d'ouvrir sur autre chose. En général, la majorité de mes billets sont relativement longs, de quatre paragraphes de quatre ou cinq lignes chacun pour les plus courts d'entre eux, et si possible le tout agrémenté d'une illustration.

Malgré tout, tout cela prend du temps (rédaction, illustration, développement d'idées, etc), ce qui ne me permet pas forcément de bloguer à ma guise, étant empêché par des contraintes éditoriales trop chronophages. D'où l'idée de publier des billets plus courts mais plus nombreux/fréquents. En me laissant de la marge, je pourrai alimenter ce blog plus fréquemment qu'avant malgré un emploi du temps parfois chargé. Cela ne m'empêcherait pas non plus de poster régulièrement des billets un peu plus longs que les autres (de la même taille que ceux que je publie actuellement, voire un peu plus longs suivant les circonstances).

Bien entendu, le principal intérêt de ce billet réside dans le fait de savoir pourquoi vous lisez ce blog : principalement pour les thèmes abordés et la manière dont ils sont abordés ou plus pour la longueur des billets et le fait qu'ils soient relativement complets (sans être non plus totalement exhaustifs) ? Cela peut évidemment être pour d'autres raisons encore que je vous laisse le soin de notifier dans les commentaires de ce billet. Bref, qu'est-ce que vous aimez, comment vous lisez ce blog, pourquoi, etc : je veux tout savoir ! Ca me permettra de mieux cibler mon public pour mieux répondre à vos attentes.

N'oubliez pas non plus de précisez si vous préférez lire un blog peu actif et aux billets approfondis qu'un blog mis à jour régulièrement mais plus superficiel sur certains sujets. Bien entendu, cela ne m'empêchera pas de toujours donner mon avis et dire ce que j'ai à dire sur le sujets de mes billets : ce blog ne s'appelle pas LiberT pour rien ! Amis lecteurs, à vos commentaires siouplet ! ;)

jeudi 19 juillet 2007

La mort du Web est amorcée...

Mouche morte

Le 15 Janvier 2009, Paris

Cela fait désormais plusieurs mois que nous tentons d'oublier définitivement le mot "Web" qui nous a porté pendant tant d'années à travers des expériences tout aussi variées qu'enrichissantes, voire même chiantes. Nous sommes en 2009, le Web a fini sa descente aux enfers et notre ciel s'est obscurci depuis sa disparition. Personne ou presque ne l'a regretté à part quelques scientifiques ou quelques illuminés chevelus et irresponsables qui nous vendent aujourd'hui leurs prophéties sur une ère qu'il qualifient déjà d'inculturelle.

Tout a commencé en l'an 2007. L'été commençait à poser difficilement ses marques et comme chaque année, la blogosphère a vu son rythme de publication diminuer. Quelques avant-gardistes attiraient déjà à l'époque l'attention sur ce phénomène qu'il considéraient comme tragique et ce chaque année depuis la naissance du cinquième pouvoir. Les geeks boutonneux ou blogueurs en manque de panégyriques pendant cette période d'absence de commentaires, leurs auteurs étant partis en vacances, ont à leur tour décidé, pour la première fois en 35 ans (source Mediametrie : moyenne d'age des blogueurs français en 2007), de découvrir ce qu'ils appelaient la Real Life.

Il fut difficile pour eux d'affronter le soleil, la seule lumière qu'il apercevaient jusqu'alors étant celle de leur écran, bien souvent allumé à la page de leur outil de mesure d'audience ou de gestion de leurs commentaires. Une fois les commentateurs revenus, ce fut donc les blogueurs qui furent partis découvrir les joies de l'herbe, du vent et des coups de soleil. Les blogs là encore restèrent muets. Puis, ce mouvement se généralisa à l'ensemble des services de l'auto-proclamé Web 2.0. Wikipédia fut rapidement atteint d'une paralysie quasi-générale.

Les VCs spécialisés dans le business du Web furent bientôt victime d'une surabondance de leurs cartes de visites, commandées jusqu'à présent mensuellement par milliers. Mêmes les quelques blogueurs réfractaires n'arrivaient pas à revendre leurs cartes dernier cri sur lesquelles il y avait écrit en gros leur numéro de compte bancaire, surplombé de la mention "Blogueur Influent". L'économie de l'Internet vint à d'effondrer. La publicité sur les blogs ne rapporta plus que quelques dizaines d'euros mensuels à Eric Dupin[1] qui a fait faillite en ayant côté en bourse son site peu avant l'effondrement du marché.

Les Digg-like, sont morts, les canaux IRC se sont vus désertés, le mail est une chose dont on ignore aujourd'hui l'existence. La VoIP s'est vue concurrencée par le nouveau TGV : un allez-retour à l'autre bout de la France coûte désormais moins cher qu'un abonnement Internet. Les supports de stockage des données ont été retirés petit à petit du réseau, leur coût d'entretien devenant cinq fois supérieur à celui des revenus qu'ils rapportaient alors. Petit à petit, les données disparurent jusqu'à ce que la toile s'effondre d'elle même.

Vous qui êtes du passé, vous vous demandez surement ce que peuvent désormais faire le gens pour occuper leur temps libre et satisfaire leur égo sur-dimensionné : c'est simple, ils se font des amis, sortent, s'amusent, jardinent, découvrent la vraie vie. Je vous affirme désormais que les visionnaires qui s'inquiètent du devenir de la blogosphère à votre époque ont non seulement raison, mais sont encore loin du compte. Pour moi, le Web est mort, pour vous, il est en fin de vie : la reconversion est amorcée, il est déjà trop tard.

Notes

[1] Un lien par jour j'ai dit ! Je m'y tiendrai !

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