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samedi 17 mai 2008

Va voir ailleurs si j'y suis...

Peu de nouvelles sur ce blog ces derniers jours et pour cause : je me suis délocalisé l'espace d'un instant sous le couvert d'une mission de "guest-blogging" sur le Journal du Blog pour un article concernant la navigation sur les blogs. Etant donné qu'Aurélien me l'a proposé très gentiment, il n'est pas exclu que vous me retrouviez de temps à autre là-bas. Ceci mis à part, je vous conseille, si ce n'est déjà fait, de vous abonner à ce blog dont les articles sont aussi variés qu'intéressants.

Bonne lecture ! ;-)

mercredi 24 janvier 2007

Le chemin de la présidence passe-t-il par l'Internet ?

Drapeau françaisOn entend de plus en plus parler du poids du Web dans la campagne présidentielle, que ce soit sur les blogs comme dans les médias traditionnels tels que la télévision ou la presse écrite, mais s'agit-il d'un nouvel engouement médiatique ou juste du constat de la montée en puissance de ce nouveau média binaire, tantôt professionnel, tantôt amateur ?

Tout d'abord, je pense qu'il est bon de dissocier le Web en deux parties distinctes que sont les blogs et les autres sites à caractère informatif, relai des média traditionnels dans "l'autre monde". Comme je l'avais dit il y a quelques temps, les blogs n'ont pas d'influence : le nombre exponentiel des lecteurs de cette plateforme marque seulement l'intérêt de ce moyen de communication par un pourcentage de la population et l'intérêt pour les discussions qui y sont amorcées.

Les statistiques d'un blog, aussi visité soit-il, ne détermine pas l'opinion du lecteur, ni le fait qu'il soit d'accord avec ce qui y est mentionné. Le phénomène n'est pas aussi simple que cela, et au contraire, les blogs sont plus le vecteur de la liberté d'opinion et d'expression que celui de la propagande idéologique. La discussion qui y est engagée permet d'apporter au phénomène politique une nouvelle dimension, axée sur la discussion et qui permet de faire évoluer les opinions.

Là où les blogs apportent du renouveau, c'est principalement dans la manière d'aborder le sujet politique. La possibilité pour des amateurs à accéder à des évènements jusqu'alors réservés à la presse afin d'en montrer les coulisses permet d'instaurer un facteur humain dans un domaine qui jusque là demeurait très froid et distant des citoyens : un comble pour un évènement qui les concerne tous ! C'était peut être de là que venaient les précédents taux d'abstention, marque du désintérêt de toute une génération (ou presque) sur ce sujet.

Si les blogs n'influent selon moi que peu dans la campagne, l'implication des candidats à travers leur propres sites est elle primordiale. Il ne faut pas se leurrer, sauf cas minoritaires, la majorité des internautes "consomment" aussi l'information produite par les médias traditionnels. Or, s'ils sont sur le net, c'est qu'ils cherchent la réponse à une question précise à laquelle il n'ont pas eu réponse. C'est là tout l'enjeu de la présence de chaque candidat sur la Toile : donner cette réponse.

Et cette réponse peut prendre différentes formes : soit elle est directe, référencée parmi le stock d'informations disponible en ligne, soit elle est indirecte, à savoir que l'internaute a la possibilité de la poser via un commentaire, via un système de requête quel qu'il soit. A ce moment là, le candidat ou son équipe y répondent et là s'exprime réellement l'enjeu de l'internet et les dangers auxquels sont confrontés les politiques.

Ce côté interactif ne pouvait pas être présent dans les médias traditionnels, limitant leur intérêt à un usage unilatéral très convenu mais bien plus sécurisant pour les candidats. Aujourd'hui, le danger est de ne pas pouvoir répondre à une question et donc de faire ressurgir des failles d'un programme, mais surtout de devoir répondre sur tous les fronts, dans tous les domaines. Le confort des plateaux télé laisse place au danger, d'où la solution de facilité de ne pas être présent sur l'Internet.

Mais quoi qu'il en soit, ce média n'est pas encore assez populaire pour jouer un rôle primordial dans la campagne de 2007. Mais avec un nombre croissant de connectés, on peur compter sur une influence croissante de cet outil de diffusion et peut-être même sur une nouvelle conception de la politique, plus participative. Le principal étant que la pluralité des opinions soit bien visible sur la Toile, laissant la possibilité à chacun de suivre la voie qu'il aura choisi. Rendez-vous en Mai... ;)

mardi 16 janvier 2007

Bâtissez le web à votre image

L'internet possède aujourd'hui un fonctionnement qui se détache totalement de celui des médias traditionnels comme la télévision ou la radio. Le schéma classique d'échanges unilatéraux laisse la place à la polarité, la diversité et donc le changement. De là nait toute la richesse du Web qui apporte un renouveau en donnant la possibilité aux internautes de s'exprimer et de contribuer quotidiennement à la création d'un contenu qui, pour avoir été ériger par eux-même, leur ressemble.

Ce qu'on veut sous entendre sous ce label "2.0" à consonance marketing qui revient à toute les sauce est ce fonctionnement du Web qui colle à l'image de ce qu'il devait être à sa création : un média de partage, de création de contenu auto-produit. Cette vision du Web s'est vue occulté par l'image des médias traditionnels et c'est seulement après plusieurs années que ce projet prend vraiment forme. Ainsi, à travers ce nouveau média, ce sont deux axes différents et complémentaires qui se laissent entrevoir : l'apprentissage et la création.

ConstructionCes deux termes sont le reflet de deux modes qui cohabitent désormais totalement sur la Toile mais que le grand public n'exploite pas assez fréquemment à l'heure actuelle. L'analogie n'est pas immédiate et ce n'est qu'après une utilisation habituelle de ce média qu'elle se met en place, petit à petit. Malgré tout, ces deux aspects tendent à devenir populaires grâce à des projets du type Wikipédia qui renoue l'apprentissage d'une connaissance avec son partage direct et immédiat.

L'apprentissage est le premier côté encré de cette copie qui est matérialisée par le net à ses débuts. A savoir que c'est ce que prônaient et prônent toujours, mais dans de moindres mesures, les sites web statiques disponibles dans les années 80 et 90. Il y a un contenu, des visiteurs qui s'en abreuvent et le rédacteur reste dans l'ombre. L'objet, c'est l'information et peu importe comment elle est créée, elle est institutionnelle et immuable.

Puis, vient le recto, qui devient plus important : là, il s'agit de diffuser les connaissances apprises voire d'autres encore que l'on maîtrise. Du désir de publication et d'automatisation du traitement de l'information naissent des projets comme PHP qui permet la mise en place de solutions adaptées. Mais le plus compliqué est que cela n'est réservé qu'à un certain type de personnes, ce qui restreint le débit d'informations produites.

Ce n'est que dans un passé relativement proche que nous avons vu éclore des solutions qui permettent d'allier apprentissage et partage. Usenet, forme primitive de cette démarche, n'étant pas adaptée à un diffusion large, les forums sont apparus, conciliant l'aspect participatif avec l'aspect informatif. Puis vinrent les blogs, outils de discussion et de partage et enfin la forme ultime de cette représentation de l'objet qu'est la connaissance : le wiki.

Le wiki est le modèle parfait de cette alliance, permettant à tous d'avoir accès à l'information et à la publication de contenu. Et ce qui est intéressant dans ce phénomène, c'est que tout état de connaissance peut être employée, qu'elle soit technique ou non : la correction d'une faute d'orthographe comme la rédaction d'un article sur tel ou tel sujet sont également considérées comme une contribution. Les possibilités offertes par ce modèle sont très larges.

Aujourd'hui, le véritable enjeu du net réside en l'exploitation à 100% de ces deux aspects, le tout simultanément. C'est ce qu'ont compris les membres de communautés comme le Site du Zéro et les contributeurs de Wikipédia comme ceux qui contribuent au logiciel libre. C'est le même état d'esprit qui domine : un prêté pour un rendu. J'espère que Tim Berners Lee contemple son oeuvre avec satisfaction quand il la voir arriver progressivement à maturité, même après tant d'années...