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lundi 11 février 2008

Que deviendront les médias en 2028 ? 2/2

Ce billet est la seconde partie d'une série de deux. Vous pouvez retrouver le premier épisode par ici.

Presse

Suite et fin du questionnaire en deux parties entamé hier à propos de l'évolution des médias dans les vingt prochaines années, voire peut-être un peu plus. Après s'être questionné sur l'avenir de la presse et de la télévision, abordons aujourd'hui les domaines du cinéma et de l'internet pour voir quelle révolution (si révolution il y a), peut réellement les animer et peut façonner leur futur. L'exercice n'est pas vraiment facile : pouvions nous prévoir il y a quinze ans de cela, alors que le Web était encore jeune, l'importance qu'il allait prendre ? Prévoir son avenir aujourd'hui est un exercice toujours aussi délicat, mais qu'importe, je vais de ce pas m'y risquer. Vous me suivez ? :-)

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dimanche 10 février 2008

Que deviendront les médias en 2028 ? 1/2

Ce billet est le premier d'une série de deux... Vous pouvez retrouver la seconde partie ici même.

Télévision

Le grand bouleversement a déjà commencé puisque les médias d'hier passent petit à petit la main aux médias d'aujourd'hui qui prônent l'interactivité avec le spectateur et la multiplicité du choix à la fois des contenus, de leur forme mais également de leur support. Au terme de cette période de transition déjà bien amorcée, il résultera quelque chose de nouveau qui bouleversera encore plus les usages. Que se passera-t-il dans vingt ans ? Difficile à dire précisément, mais il est par contre possible de tenter de déterminer les virages que prendrons les anciens médias à court et moyen termes pour tenter de subsister. Je joue le jeu et réponds aux 25 questions mises en ligne par Guillaume Frat pour donner ma vision du futur de l'information quelle qu'elle soit dans un futur plus ou moins proche. Accrochez vous, le futur nous attend !

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lundi 26 mars 2007

[Médias] Quand le Web 2.0 est caricaturé

Il y a des gens qui comme moi prétendent ne pas comprendre l'intrusion du terme Web 2.0 sur l'Internet, alors même que nous contribuons à le diffuser par la critique de son emploi. Mais le fait de ne pas croire en l'usage d'un tel terme ne signifie pas que l'on n'en connaît pas les aspects et les définitions qui ne sont donnés. Malheureusement, ce sont les médias qui les premiers utilisent ce mot issu du plus profond du marketing sur l'Internet et une fois de plus mal à propos. Carton rouge pour Le Monde Informatique et son article nommé Le Web 2.0 favoriserait la fuite d'informations.

Journal

Vous allez me croire prétentieux de porter un tel jugement sur un article de presse, mais les journalistes ne sont pas les techniciens qu'ils se disent au travers de leur article et pervertissent parfois le sens des mots dans le simple but d'avoir un titre racoleur. Dans ce cas, il faudra m'expliquer si c'est le titre qui est très mal choisi ou l'article qui est très mal rédigé car les deux propositions peuvent avoir un poids certain si utilisées indépendamment.

Je m'explique : cet article explique que de nombreuses personnes accèderaient à l'Internet à partir de leur lieu de travail et ce pendant plusieurs heures par jour. Sont pris en compte les Youtubes, Myspaces et autres services estampillés (plus ou moins à tort) 2.0, sans oublier les fameux réseaux sociaux. Ha, nous voici au coeur du problème, ces fameux réseaux qui faciliteraient les fuites de données professionnelles d'où on déduit que le Web 2.0 entier est e faute ! Maudit soit-il !

Il ne m'en faut ni plus ni moins pour monter sur mes grands chevaux. Donner à l'article un nom qui ne reflète les propos tenus que dans une seule petite phrase de l'article et en plus en déformant le concept de Web 2.0 pour le réduire aux réseaux sociaux, eux mêmes coupables de des propos qui sont tenus en leur sein par les employés, voilà qui est légèrement capilo-tracté. Non seulement je dirais que seuls les employés sont responsables de leurs propos peu importe l'endroit et les circonstances dans lesquels ils sont émis, mais de plus, je serai heureux de rencontrer celui qui a pu réaliser une telle étude.

Ont-ils surveillé des employés tout au long de la journée pour scruter le moindre propos qu'ils ont tenu sur ces services ? Ont-ils installé des caméras et mouchards dans quelques disaines d'entreprises de France ? Il y en a qui n'auraient donc que ça à faire ? Remarque, on a un taux de chômage à faire descendre. Ha, et si vous voulez parler de ce truc qui circule de blogs en blogs, de Daylimotions en Vpods, de blogueurs en journalistes, de citoyens en citoyens, cela s'appelle de l'information plus que de la fuite, messieurs. A bon entendeur.

mardi 27 février 2007

La science et la technologie à l'épreuve du temps

Nous avons tous en tête des moments historiques où ont été découvertes de grandes théories scientifiques, des technologies avant-gardistes, ou tout autres choses qui font aujourd'hui partie intégrante de notre quotidien. Nous avons, je pense, tous déjà eu également l'impression que ces temps de découverte et d'innovation sont révolus et que nous sommes nés trop tôt ou trop tard, dans une époque qui n'appartient pas à celle de l'inventivité et de l'évolution. Mais est-ce vrai ? Ne sommes nous pas entrain de vivre, sans même nous en rendre compte car étant inscrit dans notre quotidien, un de ces profond changements ?

Evolution

Tout d'abord, il faut replacer chaque découverte scientifique dans son contexte : chaque nouvelle théorie que nous avons désormais intégré à notre raisonnement semblait pour l'époque quelque chose d'irréaliste et d'incompréhensible pour la plupart des gens, pour la masse. Seuls les scientifiques eux mêmes comprenaient et croyaient en ces découvertes. La preuve en est que certains scientifiques ont été considérés comme possédés et ont été emprisonnés ou tués pour leurs découvertes. Ainsi l'homme commun n'est pas apte à comprendre et apprécier les grandes découvertes scientifiques, raison pour laquelle on n'en entend si peu parler.

On ne commence à comprendre une découverte que lorsqu'elle vient à nous sous la forme d'une technologie : qui avait compris l'intérêt des découvertes des frères Lumière avant que les foyers ne disposent de leurs lampes à incandescences ? La technologie arrive bien souvent après des années de recherches et vient, sans que l'on s'en rende compte de suite, bouleverser notre vie. Ce sont les générations futures qui apprécieront ensuite, par l'étude de notre histoire, les véritables enjeux et progrès de ces découvertes. Nous ne pouvons saisir la valeur du présent qu'une fois qu'il appartient au passé.

Maintenant vous comprenez mieux pourquoi nous avons aujourd'hui l'impression de stagner dans les domaines scientifiques : les technologies sont de plus en plus complexes à réaliser, les contraintes de plus en plus énormes et les recherches toujours aussi longues et fastidieuses. Ainsi nous ne pouvons avoir réellement conscience des progrès que nous vivons actuellement sauf si nous stoppons le temps l'espace d'un instant et que nous regardons en arrière. En réfléchissant un peu, vous verrez ces objets qui vous entourent différemment : pensez à l'aspect qu'ils avaient jadis, il y a cinq, dix, douze ans. Vous saisissez les nuances ? Bien. Ce que vous visualisez, c'est le progrès constant de l'humanité.

Prenons quelques exemples. Vous vous rappelez de ces téléphones dont il fallait tourner le cadran d'un doigt pour composer le numéro de votre correspondant ? Vous le visualisez encore, pourtant à sa place, au millimètre près se trouve un téléphone des plus banals, jonché de touches. Cet appareil ne vous a jamais semblé si bizarre qu'actuellement. Repensez au anciens téléphones portables, ces mêmes premiers appareils que l'on voyait alors dans les séries américaines. Maintenant sortez votre appareil de votre poche. Repensez à votre vieux magnétoscope et à vos VHS empoussiérées désormais remplacées par si DVD si communs. Des exemples comme ceux là il en existe des dizaines, voire des centaines.

Si vous regardez le chemin parcouru rien que du simple CDR jusqu'au DVD HD, en passant par les double-couches, CD RW et tout le tintouin, vous vous direz que ce n'était finalement pas si loin que ça cette époque. Vous en avez surement encore quelques uns dans un coin d'ailleurs. Vous réalisez le progrès technologique que nous avons vécu non seulement dans les domaines de l'informatique, mais dans tous les autres, téléphonie, automobile, jeux vidéo, etc ? Ces progrès technologiques découlent d'une avancée scientifique elle aussi très importante mais qui s'effectue dans l'ombre.

Même si nous avons l'impression que les générations précédentes ont avancé beaucoup plus vite que la notre, il n'en est rien. Le Web ? Tout juste 17 ans. La téléphonie mobile ? Guerre plus. La direction assistée et les airbags ? On n'en parlait quasiment pas il y a dix ans de cela. Pensez aux OGM, au clonage qui sont de la même veine. Le changement technologique et scientifique que nous subissons est un changement profond. Nous sommes en constante évolution sans même nous en apercevoir et il se ressent à tous les niveaux, économique, politique et social. L'époque à laquelle nous vivons est une des plus belle qui nous ait jamais été données alors profitons-en ! Qu'en pensez-vous ?

mercredi 14 février 2007

Objectivité des médias ? Ton doigt dans mon oeil.

A l'approche des élections présidentielles, difficile d'éviter le sujet, même sur un blog qui n'est pas destiné à parler de politique. Mais ce n'est pas tant des idées politiques que de la manière que les médias ont de jouer avec les images et les évènements ainsi que de leur manière d'aborder le sujet que je tiens à évoquer ici. Tour d'horizon d'une campagne ultra-médiatique opaque retransmise en direct devant les petits écrans : la magie des marionnettistes opère toujours sur les grands enfants que nous sommes.

Rayons lumineux à travers les nuages

Car vous l'aurez compris (ou non) ce ne sont pas les vrai personnages que nous voyons à travers cette campagne, mais une reproduction caricatural dont la fidélité laisse à désirer à l'aspect pourtant si réel. La politique telle que nous la voyons aujourd'hui est teinté par les médias, et à l'instar des jours ensoleillés d'été où la lumière est filtrée par les verres des lunettes de soleil, il est plus confortable de les garder sinon l'éblouissement nous gagne.

La campagne qui sévit aujourd'hui est une campagne qui n'est plus axée sur des idées politiques, mais simplement sur des hommes. Téléréalité d'un nouveau genre ? La politique n'a jamais été autre chose que des idées jusqu'à aujourd'hui, plus que des idées communes se sont des affinités avec un homme ou une femme qui décident que ce sera au tour de tel bulletin d'être dans l'urne en lieu et place de son voisin direct. Hallucinant non ? Je ne peux me résoudre à me dire que le futur d'une nation, de ma nation, repose sur les bases rudimentaires d'une sorte de copinage à l'échelle nationale.

Autre grand problème : la bipolarisation de la campagne par les média. Sarko ou Ségo ? Ségo ou Sarko ? La quasi-majorité des personnes parlant de cette campagne excluent toute possibilité d'un outsider pouvant peser sur le choix des français. Un Bayrou médiatiquement translucide et un Le Pen plus fébrile qu'en 2002 en attestent. Mais de quel droit les média peuvent-ils s'octroyer le droit d'éliminer d'un coup de revers et par avance autant de pourcentages d'alors qui représentent autant de voix potentielles cette année pour ces mêmes partis ?

Je vous passerai les procédés peu scrupuleux employés pour remplir les pages entières de canards qui ne se focalisent que sur deux candidats. Forcément, remplir une page par jour par candidat, lorsqu'il ne s'agit pas d'un numéro spécial politique hebdomadaire, nécessite d'avoir de la matière, et cette matière on la trouve où on peut. C'est alors que l'on se focalise sur les bourdes de l'une, le vocabulaire de l'autre, et que l'on passe à côté des choses essentielles : le programme. Je n'ai que faire d'un lapsus, qui est uniquement révélateur du manque de matière des média, je voir les mesures, les idées de chacun, qu'on me les décortique et que l'on me les crtique.

Raz le bol de cette campagne déformée où le seul refuge relativement intact reste de celui d'une partie des sites web à caractère argumentatif, leur comparaison permettant alors de se faire sa propre idée, de se forger ses propres convictions au dépit de tout tourbillon médiatique. Non pas que je me considère comme un messie qui va venir vous révéler la vérité au grand jour, mais j'espère simplement faire percer quelques rayons de soleil à travers ces sombres nuages et ainsi vous faire chercher la vraie lumière par vous même, car il n'est d'autre vérité que celle que l'on sait se donner. A bon entendeur...

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