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Keyword - accessibilité

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samedi 16 juin 2007

Accessibilité numérique et handicap : stop à l'amalgame !

La première des choses qui vient à l'esprit des personnes qui parlent d'accessibilité numérique est le handicap ou la mise en place de facilités d'accès à l'information pour des personnes faisant face à des problèmes visuels, moteurs, ou que sais-je encore. Je conçois que l'accessibilité les concerne bien évidemment mais elle ne se cantonne pas à ces visiteurs/utilisateurs, loin de là. L'accessibilité nous concerne tous bien évidemment : vous et moi.

Pour mieux comprendre ce que je tente de vous expliquer, tâchons de passer à un exemple plus concret qui peut se rapport à votre quotidien. Imaginez un instant que vous soyez très grand et que vous bâtissiez une maison à étage. Vous viendrait-il à l'esprit de construire un escalier avec des marches de 50 cm au lieu des 15/20cm habituels ? Surement pas, à moins que vous ne viviez pas dans le même monde que moi. Cela ne vous traverserait même pas l'esprit ou ne vous paraîtrait pas concevable.

Essayez maintenant de réfléchir au pourquoi : pourquoi cela vous paraîtrait-il inconcevable ? Tout simplement car vous ne serez pas le seul à utiliser cet escalier, et que vous pensez qu'il doit être adapté à la morphologie de la majorité des personnes et qu'un escalier aux proportions habituelles ne vous incommode pas outre mesure. Et bien alors vous pensez accessibilité. L'accessibilité est la mise à disposition pour tous ou presque d'un dispositif particulier.

Sur le Web, l'accessibilité numérique vise la même chose : la distribution de l'information à quiconque veut la lire, indépendamment des paramètres ou particularités de chacun, à savoir l'architecture matérielle ou logicielle, l'interface ou la plateforme utilisées, etc. Ces paramètres peuvent être comparés dans notre exemple à la longueur des jambes du monteur d'escalier. Et le handicap oblige l'utilisation de paramètres supplémentaires qu'il faut là aussi dépasser afin de donner accès à l'information dans une forme exploitable.

Ainsi, si je n'adapte mon escalier qu'à la hauteur de mes jambes en mettant en place des marches de 50cm ou si je ne crée une page dont le contenu n'est correctement visible que sur mon navigateur Web, sous la résolution qui est la mienne et avec mes paramètres perso, seuls les gens comportant les mêmes caractéristiques que moi pourront en profiter. Les autres n'en profiteront pas, ou partiellement avec beaucoup de difficultés.

L'enjeu est donc d'universaliser au maximum la mise à disposition de l'information indépendamment des paramètres de chacun pour que n'importe qui puisse monter mon escalier sans effort, et non pas pour qu'un seul autre type d'utilisateurs que moi, avec des paramètres différents des miens comme peuvent l'être les handicapés puisse le faire. Alors que le handicap est une catégorie plus spécialement infectée par l'accessibilité de par la faible proportion de ses paramètres parmi les utilisateurs, l'accessibilité concerne et infecte tout le monde.

L'amalgame est de dire "Je respecte les standards du Web pour que les handicapés puissent consulter mon site", alors même que le handicapé c'est moi, au même titre que tous mes visiteurs puisque chacun d'entre nous est un cas particulier. Bien évidemment, la prise en charge de certains handicaps spécifiques peut entraîner la mise ne place de mesures dédiées, mais rien ne dit qu'elles ne seront pas utiles dans un autre contexte. Les mesures prises dans le cas de l'accessibilisation d'un site ne sont pas dédiées à ce type de particularisme.

mardi 15 mai 2007

Référentiel Général d'Accessibilité des Administrations

Comme vous le savez peut-être, s'il y a une cause qui me tient à coeur, c'est bien l'accessibilité numérique. Il s'agit d'un enjeu primordial pour le développement et la popularisation du net mais également d'une étape indispensable à la convergence des médias qui pointe de plus en plus le bout de son nez. Pour commencer à faire appliquer ces valeurs nécessaires, la loi du 11 février 2005 oblige à l'accessibilisation des services en ligne de l'Etat.

Cette accessibilisation est encore loin d'être en place aujourd'hui. En effet, la loi stipule la disponibilité d'un référentiel contenant des recommandations à suivre afin de mettre en place des services accessibles. Un document de base destiné à évoluer a été mis en place en 2004. C'est donc hier qu'a été mis en ligne le Référentiel Général d'Accessibilité des Administrations rédigé par les deux sociétés Temesis et Tektonika.

Dans la lignée des services d'Opquast, ce document tout à fait officiel est organisé autour de points de contrôles et de tests faciles à mettre en place et à évaluer. Les explications et les exemples guideront les moins initiés dans leur démarche. Bref, vous avez sous vos yeux un document de qualité qui, je l'espère, sera utile à plus d'une reprise et qui permettra de mettre en application cette fameuse loi encore trop peu respectée à mon goût.

Le document est actuellement au stade "d'appel à commentaires publiques", ce qui signifie que vos contributions sont les bienvenues pour améliorer la version définitive. Pour pouvez laisser un feedback par le biais de la procédure spécifiée sur le site.

Ils en parlent mieux que moi :

dimanche 1 avril 2007

Paris Web 2007, en voilà une bonne nouvelle !

Je vous en avais parlé à travers quelques petits billets en vrac dispersés à droite et à gauche sur ce blog, en septembre dernier s'est déroulé la première édition d'une conférence nommée Paris Web 2006 et désignée à faire la promotion des standards du Web et de l'accessibilité numérique. Ce fut globalement une réussite (dont vous pouvez d'ailleurs regarder les prestations disponibles en ligne), si bien d'ailleurs que c'est reparti pour un tour. Et oui, Paris Web prend du grade et s'estampille elle même du nombre 2007.

Avec des intervenants de choix tels que Karl Dubost, Laurent Gloaguen, Tristan Nitot, Daniel Glazman ou encore Laurent Denis, la qualité était au rendez-vous pour les prestations de 2006. Comptant bien renouveler le chalenge en 2007, les organisateurs font dès aujourd'hui un appel à conférenciers. Toute personne volontaire pour faire une présentation, une table ronde ou un atelier est le bienvenu. Il ne vous reste qu'à trouver votre programme.

Alors si vous êtes impliqué dans le développement Web et dans le mouvement de respect et de popularisation des standards et de l'accessibilité numérique, réservez dès aujourd'hui vos 15, 16 et 17 novembre 2007 à Paris Web. Je sens qu'on va encore en apprendre des louches !

PS : Pour la couverture vidéo et audio de l'évènement, j'ai pensé que vpod pourrait s'en charger vu le boulot qu'ils ont fait au Web3 et vu qu'ils sont toujours partant pour ce genre de choses. Avis aux organisateurs, je pense qu'il serait possible de creuser par là. ;)

jeudi 25 janvier 2007

Accessibilité numérique : et de un forum européen, un !

Il ne s'agit pas ici de faire de la publicité pour un évènement, premier du nom et surement pas le dernier, mais de relayer l'information : ça bouge en Europe ! En effet, les inscriptions de ce forum sont actuellement closes, preuve d'un réel besoin d'information dans le domaine. C'est une bonne nouvelle qui s'annonce, après le semi-échec de la Journée Mondiale du Handicap du 3 Décembre 2006 qui montre les lacunes francophones à ce sujet.

Le Forum Européen pour l’Accessibilité Numérique se propose de démontrer que la demande pour des produits et services accessibles à tous, exprimée par les personnes handicapées mais aussi par les personnes âgées et exigée par les nouveaux usages de consultation (Web mobile, télévision numérique, …), dans tous les domaines (emploi, éducation, information, culture, achats en ligne, …), constitue un défi qui peut conduire le monde scientifique et industriel à inventer des solutions robustes et durables particulièrement dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication.

Le 29 Juillet 2007, à la Cité des sciences et de l'industrie de Paris, vont se rassembler de nombreux orateurs, au programme très diversifié et intéressant. Il est bon de montrer les enjeux d'un développement accessible dans le monde du Web amateur comme professionnel et de sensibiliser les gens aux moyens à mettre en oeuvre qui ne sont finalement pas si complexes que cela.

Avec huit partenaires/intervenants, et non des moindres : Adobe, Microsoft, Alcatel, etc, et une conférence aux visées européennes, l'impact de cette journée n'est pas négligeable. J'ai malheureusement peu du manque de feedback sur le net... Mais la langue officielle étant l'anglais (traduction simultanée en français), les autres pays se feront peut être plus écho que la France à ce sujet. Bref, affaire à suivre... ;)

Via Formats-Ouverts.org

lundi 15 janvier 2007

IE 7 : arrêtez donc de râler...

La preuve que l'on peut prôner la diffusion des bonnes pratiques et le respect des standards du web sans pour autant dénigrer IE : Laurent Denis avait écrit un article il y a quelque mois sur son blog au sujet de son amour passionné pour Internet Explorer dans sa version 7. Je ne suis pas le premier ni le dernier à critiquer les problèmes apparents de ce navigateur comme tout intégrateur xHTML/CSS qui se respecte, mais il ne faut pas non plus en oublier ses qualités. Rappelons que IE6 a été bien pire que cette nouvelle mouture.

En ce qui concerne le respect des standards Microsoft à fait des progrès qui se faisaient attendre à cause de mises à jour trop peu fréquentes de son logiciel phare qui est en plus, distribué par défaut sur ce qui est le système d'exploitation le plus populaire. Pour cela, on ne peut que se réjouir de ces avancées, et ceux qui râleraient serait mal venus. Aujourd'hui, même si nous devons prendre en compte les caprices d'un navigateur supplémentaire lors du développement et de la mise en page d'un site, au même titre que ceux d'Opera ou de Firefox, il faut se dire que c'est une transition nécessaire à l'évolution du support des standards du W3C sur le marché.

Logo IE7

Quand on m'annonce aujourd'hui le cap des 100 millions de téléchargements pour IE 7, je ne peux qu'être content. D'une part parce que ces chiffres témoignent d'une part de marché croissante de ce navigateur sur son prédécesseur et d'autre part parce que cela signifie que les choses bougent enfin : si Microsoft ne retombe pas dans le stoïcisme auquel il nous a habitué jusque là, nous pouvons envisager une implémentation relativement rapide du support des nouveaux standards tels que xHTML2 ou CSS3 lorsqu'ils seront prêts.

Si aujourd'hui nous voyons, trois mois après sa sortie, plus de 18% des internautes utiliser ce navigateur, ce chiffre se verra considérablement croitre avec l'arrivée prochaine de Windows Vista. Loin de moi la volonté de dénigrer Firefox ou Opéra que je sais apprécier à leur juste mesure ou de prétendre à la supériorité d'Internet Explorer, je souhaite juste ouvrir les yeux à ceux qui broient du noir dès qu'ils entendent parler de l'acronyme "IE" : IE n'est ni pire, ni meilleur que ses concurrents, il s'agit juste d'une alternative aux différents choix que l'on peut faire sur internet. L'époque du monopole est révolue et l'avancement technologique ne s'en portera que mieux.

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