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dimanche 25 février 2007

Linux n'est pas Windows

En tant qu'utilisateur de Linux depuis plusieurs années maintenant, j'ai souvent parlé, du moins au début, des mérites de ce système d'exploitation. Pour faire comprendre à mon interlocuteur ce que je veux dire, l'analogie, la comparaison avec Windows est certes pratique mais somme toute assez inappropriée. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas seulement un problème de technologie, mais surtout un problème d'usage et même de philosophie.

Un article anglais traduit sur le Blog Libre explique ces différences à l'origine de tant de trolls et polémiques qui ne devraient pas avoir lieu d'être à travers des exemples de la vie courante regroupés en sept problématiques différentes :

  • Premier point abordé : on ne peut comparer Linux à Windows car ils sont tous deux différents. Linuw n'est pas une simple copie gratuite de Windows ni une réplique améliorée car la supériorité ne peut venir que de la différence. Le but de linux n'est pas d'être meilleur que Windows, mais d'être le meilleur système d'exploitation que la communauté puisse réaliser.
  • Linux est trop différent de Windows pour que ses compétences acquises sur ce second soient appliquée sur le premier. Il faut alors tout reprendre à zéro. Ce n'est pas parce que vous ne comprenez rien que Linux n'est pas fait pour vous, il faut simplement en passer par l'apprentissage.
  • La culture bénévole du logiciel libre est différente de celle du logiciel propriétaire qui donne droit à un service minimum du fait de l'achat du produit. La communauté bénévole vous fournit le produit et ne vous doit rien. L'aide n'existe donc que par la passion. Cette même passion peut amener à la création d'un clivage entre les plus expérimentés et les novices, ce qui ne signifie pas qu'il est nécessaire d'être expérimenté pour utiliser Linux : à chaque profil correspond une utilisation, d'où l'avantage de cette modularité optionnelle de Linux.
  • Linux sort du concept habituel distributeur/utilisateur car il est façonné par les utilisateurs pour les utilisateurs. Ainsi le concepteur d'un logiciel sait exactement ce dont il a besoin. A chaque profil correspond un logiciel qui lui correspondra à un usage particulier. A l'utilisateur donc de chercher le logiciel qui correspond le mieux à son profil, soit plus ergonomique, soit plus simpliste pour une utilisation basique.
  • Les habitudes que nous pouvons avoir ne sont pas forcément les plus ergonomiques. Ce qui sort du conformisme habituel peut-être bénéfique et ne doit pas être écarté. Repenser sa manière de travailler peut-être à l'origine d'un gain de temps même si cela nécessite un effort supplémentaire au début. L'accès le plus simple qui soit à une fonctionnalité (Edition > Format > Police) n'est pas nécessairement le plus efficace. Il faut donc distinguer habitude et facilité d'ergonomie et d'efficacité.
  • Les ressemblances entre Linux et Windows ne sont pas la cause d'une quelconque copie de l'un sur l'autre mais juste de l'implémentation de la réponse la plus adaptée à un problème par les deux camps. L'évolution au cours des années de ces systèmes d'exploitation est à l'origine d'une convergence qui diffère totalement de cette hypothétique imitation dont on entend si souvent parler. Ni Windows, ni Linux ne sont les premiers à avoir implémenté un système de gestion de fenêtres ou un système de menu déroulant puisqu'ils existaient déjà avant eux.
  • Le logiciel libre est une philosophie différente qui prône le développement d'une solution non pas pour conquérir un marché, mais pour répondre à des besoins. Ainsi le logiciel libre n'a pas besoin d'utilisateurs pour survivre étant donnée que le principal utilisateur d'un logiciel est son concepteur et qu'il ne tire aucun profit du partage de son produit si ce n'est des retours d'utilisation et des participations à son élaboration destinés à avoir un produit le plus complet possible.

De ces différents points découle la conclusion suivante : celui qui croit trouver en Linux une version améliorée de Wndows exempte de virus, bugs, etc, ne trouvera pas son compte en effectuant la transition de l'un vers l'autre. Il faut choisir un OS suivant ses besoins et Windows comme Linux correspondent à des profils et besoins différents. Que celui qui aime la modularité et le contrôle de sa machine utilise Linux, que celui qui aime le pré-maché / Prêt-à-fonctionner utilise Windows et que celui qui souhaite l'aspect commercial et sécuritaire d'un OS achète Mac OS.

Voilà qui résume assez bien la situation non ? (via LinuxFR)

mercredi 17 janvier 2007

Flash 9 sur Linux, suite et fin.

Manchot

Je vous avait déjà parlé des beta de flash 9, le produit d'Adobe enfin développé pour Linux, et bien le voici enfin en version finale. La stabilité est enfin assurée avec la correction de bugs présents dans les précédentes versions. Un paquet .rpm est disponible ainsi qu'une archive .tar.gz. Je vous récapitule l'installation pour Ubuntu[1] en attendant l'arrivée d'un paquet .deb :

La première étape consiste à récupérer l'archive sur le site d'Adobe ou bien en ligne de commande :

$ wget http://fpdownload.macromedia.com/get/flashplayer/current/install_flash_player_9_linux.tar.gz

Il s'agit ensuite de décompresser l'archive téléchargée :

$ tar xvzf ~/install_flash_player_9_linux.tar.gz
$ cd ~/install_flash_player_9_linux

A partir de là s'offre à vous deux solutions : pour une installation locale, il suffit de lancer le script flashplayer-installer présent dans le dossier, pour une installation globale qui affectera tous les utilisateurs on recherchera l'emplacement du fichier libflashplayer.so qu'on remplacera par le fichier présent dans l'archive décompressée. Soit les commandes suivantes :

$ locate libflashplayer.so

Le terminal retourne l'emplacement du fichier (/usr/lib/firefox/plugins/libflashplayer.so dans mon cas) qu'il faudra adapter selon vos installations dans la commande suivante :

$ sudo mv ./libflashplayer.so /usr/lib/firefox/plugins/

Et voilà Flash 9 installé sur votre machine. Vous pouvez contrôler l'installation en relançant votre navigateur et en tapant about:plugins dans la barre d'adresse de votre navigateur. Pour une installation dédiée à Konkeror, la démarche est identique, le logiciel allant chercher les plugins dans le répertoire d'installation de Firefox.

Profitez bien du support de cette technologie qui manquait depuis tant d'années sur cette plateforme... ;)

Notes

[1] La méthode est susceptible de marcher sous toute distribution à l'exception de la commande sudo spécifique à Ubuntu, mais je préfère ne pas m'avancer n'ayant pas testé.

vendredi 29 décembre 2006

La salamandre énervée ronronne à merveille...

Non, pas assez d'inspiration aujourd'hui pour partir dans un délire quelconque d'où pourrait sortir ce titre qui, je vous l'accorde, peut paraître assez tarabiscoté. Lorsque je parle de la salamandre énervée, je parle de la dernière release d'Ubuntu au nom de code Edgy Eft, ou la salamandre énervée pour les anglophobes.

Vous allez me dire que je me suis endormi sur mes lauriers et que c'est bien beau d'avoir un agrégateur rempli à raz bord pour avoir deux mois de retard. Mais j'étais parfaitement au courant depuis la sortie de cette version qui s'est effectuée le 6 octobre dernier et pour preuve : j'en avais parlé dans un podcast.

Logo Kubuntu

En fait, j'ai pour habitude d'attendre quelques semaines avant d'installer une release, ayant un modem qui pose habituellement problème. Je préfère laisser les autres tester à ma place et plancher sur les problèmes avant moi, pour qu'il regroupent enfin toutes les solutions sur wiki francophone très complet. Bon ok, c'est pas fair play, mais ça m'économise bien du temps et des soucis. :)

La flemme s'étant emparée de moi, voilà donc seulement que je l'installe. Cette fois-ci tout c'est passé à merveille : un apt-dist upgrade juste après avoir modifié mon sources.list avec les derniers packets à la mode de chez nous et le tour était joué. Enfin presque. Mon après midi aura été bloquée entièrement à cause de cette mise à jour qui est légèrement longue. C'est là qu'on se rend compte qu'on en installe des logiciels...

Bref, un petit redémarrage et le nouveau kernel estampillé 2.6.17 rentrait en action. Le démarrage est effectivement plus rapide comme l'avait laissé présager l'activation par défaut d'upstart. Derrière quelques nouveaux effets glassy sur les logos se cachent des mises à jour logicielles assez attendues avec des fonctionnalités toujours sympatoches.

Capture d'écran

Je n'ai plus qu'à occuper le temps de l'installation des derniers paquets résidant sur les dépots multiverse et universe fraichement ajoutés à essayer une nouvelle configuration du bureau que j'espère plus pratique et que vous pouvez voir sur la capture ci-dessus. Et me voilà en possession d'un système d'exploitation tout neuf. Ma Dapper âgée de six mois s'est envolée en deux clics.

Ma Ubuntu, ou plutôt ma Kubuntu (je vous expliquerai surement ce choix dans un futur billet, sans trollitude aucune bien entendu) n'a pas subie d'énormes changements par rapport à la version précédente. Je n'ai pas encore eu le temps d'activer Compiz et Beryl qui nous promettent des effets visuels à la Vista, mais les retours que j'ai pu lire sur le sujet sont dans l'ensemble assez positifs.

Je vous le dis, je ne suis pas près de la lâcher ma Ubuntu, quitte à y passer une demie-journée tous les six mois. Vivement Feisty.

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