Hihi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 19 mai 2008

Pourquoi GNU/Linux me va comme un gant

La lecture récente de deux articles, dont le premier, sur le Framablog, est constitué d'une liste de 22 arguments en faveur de Linux et le second, chez Alexis, consiste en le récit de son expérience utilisateur sous Ubuntu, m'ont donné envie de m'exprimer sur le sujet. Voilà quelques années maintenant que j'utilise quotidiennement cet OS et qu'il contente mes attentes, chaque jour un peu plus d'ailleurs. Pourtant, j'ai été longtemps utilisateur de Windows (mon premier OS fut un Windows 95, bien que j'aie touché un peu plus tard à un rustique 3.1), et j'ai même récemment eu une expérience utilisateur de quelques mois sous Vista, mais ça n'a pas suffit à me convaincre d'abandonner mon confortable OS libre. Voici quelques raisons à cela :

  • Windows est un gouffre à ressources système qu'il est bien difficile, si ce n'est impossible, à rassasier. Linux, de son côté, s'accommode de toutes les configurations ou presque : mon PC de bureau qui a bientôt 6 ans ronronne aussi bien que mon portable qui a récemment fêté son premier anniversaire, alors qu'ils partagent la même distribution Linux avec un paramétrage presque identique (à une surcouche d'effets graphiques près). Essayez d'installer Vista sur un PC qui commence à dater un peu et revenez me donner des nouvelles : GNU/Linux est à ce jour l'un des seuls système à ma connaissance dont je puisse installer les versions successives sans modification hardware. Cela signifie donc que je bénéficie des dernières mises à jour de sécurité aussi bien que logicielles, même sur un PC considéré de nos jours comme obsolète, ce qui n'est pas négligeable.
  • Installer un logiciel revient à taper son nom dans un gestionnaire de paquets : son installation est ensuite automatisée, du téléchargement à la décompression/installation du paquet. Je ne me soucie plus d'aller télécharger mes logiciels sur tel ou tel site aux miroirs encombrés et d'avoir ensuite à lancer l'installeur et à gérer le processus d'installation via ce dernier. Le processus d'installation est simplifié à l'extrême, tant et si bien qu'un néophyte qui aurait débuté sous Linux trouverait le mécanisme d'installation de logiciel sous Windows complètement illogique et immature. De plus, l'installation d'un logiciel par ce biais me permet d'être informé de la mise à disposition d'une mise à jour pour ce dernier dès sa sortie, et de l'installation de cette mise à jour par le même processus que décrit précédemment. Plus besoin donc de vérifier régulièrement si une mise à jour est disponible.
  • Les distributions GNU/Linux n'ont plus rien à envier à MacOS ni à Windows quant à leur aspect graphique. J'avoue avoir un côté perfectionniste et je ne sais si le fait d'avoir fait mes premiers pas de développeur Web au sein de communautés de graphiste y est ou non pour quelque chose, mais je suis très exigeant pour tout ce qui concerne l'esthétique. Avec mon OS libre, je ne suis pas en reste avec une panoplie tout simplement incroyable de thèmes graphiques de qualité. Bien souvent, en voyant les effets graphiques de Beryl, j'entends des personnes qui s'exclament "Ha, c'est Vista ?" ou "Ca tue comparé à Vista !". C'est sans compter sur le fait que pouvoir modifier et combiner facilement les différentes composantes des thèmes me permet de composer un environnement graphique qui me ressemble et qui correspond à mes attentes.
  • Pour rester dans la thématique du paramétrage du système, l'énorme flexibilité de Linux me permet d'avoir un système qui colle réellement à mes attentes, tant au niveau des logiciels (il y a pléthore de candidats pour une tâche ou problématique donnée) que de la configuration de mon système : graphique (abordée ci-avant) ou tout simplement au niveau de l'optimisation de l'espace de travail. Ces possibilités permettent de se mouler à toutes les attentes, ce qui est une démarche totalement différente que celle de mouler ses attentes à un système totalement rigide, démarche malheureusement très courante sur d'autres systèmes.
  • Dernier point et non des moindres : il s'agit d'un système libre ! Si cet argument est grandement lié à mes convictions et à ma conception de l'informatique ("In free software I trust !"), il n'en reste pas moins un argument de poids. Poids plume s'il en est pour les utilisateurs lambda, il devient vite poids lourd dès que l'on se rapproche du profil d'un utilisateur avancé ou d'une entreprise, et ce pour des raisons maintes fois abordées sur ce blog. La gratuité de la quasi-totalité des logiciels et distributions peut cependant être un des arguments qui fait, aux yeux d'un néophyte, pencher la balance du côté du libre. Le piratage logiciel n'est plus qu'un vague souvenir, tout comme l'achat d'une licence de suite bureautique ou d'antivirus qui sont d'ailleurs inutiles.

Voici donc les principales raisons (qui ne sont bien évidemment pas les seules), qui m'ont poussé vers cet OS et qui m'ont maintenu prisonnier de ses griffes acérées. Je ne dis pas que les autres solutions, telles que celles proposées par Microsoft sont mauvaises : elles ne correspondent tout simplement pas à mes attentes. Je m'abstiendrai de parler des alternatives proposées par Apple que je n'ai jamais pu tester en profondeur et me contenterait de cette modeste conclusion : la force de GNU/Linux, c'est sa flexibilité et son adaptabilité aux besoins de chacun.

dimanche 20 janvier 2008

Planquez-vous : le libre s'immisce chez vous !

J'aimerais revenir rapidement sur un très bon article d'Alexis, alias Aka, s'intitulant "Comment le logiciel libre entrera dans nos tanières", dont le but avoué est d'expliquer la manière dont le logiciel libre va se populariser et ainsi s'immiscer dans nos machines. La machine est en route et même si la vocation n'est pas de remplacer totalement le logiciel payant, l'arrivée d'une alternative gratuite sur le marché favorise néanmoins l'innovation, la compétitivité et rend possible l'équipement logiciel complet d'un ordinateur à faible coût.

Si je dis que la machine est en route, c'est qu'il n'est plus nécessaire de prouver que le modèle du logiciel libre est viable, tant au niveau de la fiabilité technique qu'économique. La fondation Mozilla et son célèbre navigateur Firefox en est la preuve. De nombreux exemples fleurissent à droite et à gauche et se popularisent peu à peu. Le rachat de MySQL par Sun (bien que MySQL ne soit pas un logiciel libre mais plutôt un logiciel Open Source), l'intégration de GNU/Linux dans le très attendu EePC d'Asus ou la vente de PC sous Ubuntu Linux par Dell trahissent une confiance non plus naissante mais belle et bien installée en le logiciel libre.

Il y a de ça quelques années, je discutais avec une personne travaillant dans la gendarmerie de la viabilité à long terme du logiciel libre (viabilité économique, garantie de la gratuité et du développement) : le scepticisme l'emportait à l'époque sur l'engouement pour ce type de produits. Il y a peu de temps, après que le parc informatique (principalement du côté logiciel) de la gendarmerie ait été renouvelé, j'ai eu à nouveau une discussion avec cette même personne qui avait totalement changé d'avis et qui aujourd'hui est beaucoup plus enclin à recommander le logiciel libre à d'autres utilisateurs.

La méconnaissance du logiciel libre est la principale cause de son refus, et les stéréotypes sur son archaïsme continue encore à circuler aujourd'hui. Heureusement, ils sont entrain de s'étouffer eux même avec la popularisation de certains logiciel phares. Lorsque je lis les statistiques qui estiment la pénétration de Firefox à 30% sur le marché européen des navigateurs Web, je me dis que le libre n'entre pas dans les moeurs, il y est déjà. Reste à expliquer aux gens que le libre qu'ils utilisent est du libre et que cela représente beaucoup plus qu'un simple exécutable ou même qu'un simple code source : le libre, c'est une économie, une philosophie, mais avant tout une idéologie. A vous de la prendre dans le sens du poil qui vous arrange puisqu'il y en a toujours au moins un... ;-)

dimanche 27 mai 2007

[Vidéo] Super Linux à la rescousse !

Dans ma quête interminable de la vidéo du dimanche, j'ai parcouru hier soir plusieurs sites sans aucun résultat. Aucune d'entre toutes les vidéos que j'ai regardées ne m'a semblé assez noble pour arpenter les pages de cet aristocratique blog en déperdition. Mais n'allez pas à la vidéo et elle viendra à vous ! Ce proverbe universellement connu s'est avéré plus que vrai, mon agrégateur m'offrant il y a quelques minutes LA vidéo dont je rêvais.

Quid de cette vidéo ? Je pense qu'elle peut se suffire à elle même, mais je ne résiste pas à vous en conter quelques mots. "Culture Pub" aurait pû être un tag plus approprié pour cette vidéo mais prendrait-il tout son sens pour un produit qui se refuse à la propagande officielle et qui ne se fait connaître que de la bouche de ses adeptes ? Peut-on parler de publicité ou d'acte fanatique indépendant ? Je pense personnellement que la vision des utilisateurs de ce genre de produits est totalement novatrice et donc indéfinissable dans les conventions actuellement d'usage dans nombre de domaines.

En gros, cette pub en est une sans en être une, tout comme Windows serait selon certaines personnes un système d'exploitation sans en être réellement un...[1] Ce qui est sûr, c'est que si le costume utilisé dans cette vidéo permet de draguer aussi facilement en réalité, je veux le même à Noël (surtout qu'il serait alors de circonstance avec la météo). Vous vous demandez encore de quoi je parle car vous avez eu la patience de lire mes idioties avant de lancer la lecture de la vidéo ? Alors ruez vous dessus sans attendre !

PS: Via Framablog bien entendu ! ;)

Notes

[1] Je vois dès lors mon lectorat se scinder en deux, les uns acclamant cette bonne parole, les autres huant l'offense à Microsoft écrite en ses lignes, et peut-être même, si j'ai un peu de chance, certains décelant la pointe de cynisme et d'ironie qui est si finement dissimulée dans ces propos.

jeudi 19 avril 2007

Feisty Fawn est dans les bacs !

Logo Kubuntu

Et oui, nous sommes le 19 avril et après plusieurs mois de développement houleux et une release candidate qui n'aura finalement jamais vu le jour (la faute au nouveau Network Manager nativement embarqué), Ubuntu 7.04 au nom de code Feisty Fawn est enfin disponible au téléchargement. Le courageux succède à la salamandre énervée (The Edgy Eft 6.10) avec au programme plusieurs améliorations notables dont certaines seront très appréciées, à savoir :

  • GNOME 2.18.1, le célèbre environnement de bureau;
  • L'importation de données personnelles en provenances d'autres OS;
  • Ekiga 2.0.4, logiciel de VOIP;
  • GNOME-Mount, gestionnaire de montage des périphériques;
  • Network Manager, gestion et détection des réseaux sans fil;
  • ZeroConf Networking, configuration automatique des connections;
  • Le nouveau noyau Linux 2.6.19;
  • GTK+ 2.10.7;

Comme toujours, le mot clé est la simplification de l'utilisation par des utilisateurs non avertis et donc la popularisation des systèmes d'exploitation alternatifs libres. Aujourd'hui, l'utilisation de Linux n'est plus réservée aux pros et c'est une bonne chose. Je suis Ubuntu depuis ses premiers pas (The Warty Warthog 4.10 sorti en octobre 2004 et dont je dois encore avoir quelques CDs qui trainent dans un coin) et je suis bluffé par les améliorations qui peuvent être apportées à chaque nouvelle version, rendant cet OS de plus en plus abordable.

Si une meilleure gestion des applications multimédias sur KDE (à l'époque de Breezy) m'a fait passé vers Kubuntu, je n'exclue pas un jour revenir à Ubuntu ni même passer à Xubuntu qui est lui basé sur XFCE. Ubuntu est un produit de très grande qualité qui ne manque pas de me surprendre régulièrement et je pense encore y rester fidèle un petit moment.

Pour plus de renseignement sur Feisty, sont téléchargement et son installation, c'est sur le Wiki d'Ubuntu-fr.org que ça se passe !

mercredi 11 avril 2007

En Vrac : Blu-Ray, HD-DVD, Debian et newseries...

Veuillez m'excuser pour la surabondance de billets en vrac en ce moment, mais l'actualité ne suit pas le même rythme que mon temps libre. Le principal problème, pour un blogueru est de trouver de la matière pour écrire. Cette même matière composée principalement d'informations provenant des quatre coins du monde est, tel que l'exigent les lois de Murphy, abondante lorsque le temps manque et quasiment inexistante lorsque nous avons du temps libre à profusion. Reste, dans les temps de calme plat, l'inspiration et l'imagination du rédacteur pour alimenter son blog. D'où l'importance d'avoir un esprit déluré comme le mien dans ces moments tragiques. Quoi qu'aujourd'hui, on se contentera de propos presque rationnels... ;)

  • Blu-Ray et HD-DVD sous Linux ? Peut-être pas si improbable que ça. On sait que les constructeurs et éditeurs de logiciels ont beaucoup de mal à suivre la demande concernant ces deux technologies actuellement en compétition. On ne sait encore pas laquelle arrivera au vainqueur au terme de cette guerre technologique, mais on commence à percevoir quelques solutions techniques qui permettront de supporter ces formats de données sur une plateforme libre. PC Inpact nous en apprend un peu plus dans son article.
  • Toujours à propos de Linux, si vous suivez actuellement les nouvelles du logiciel libre, vous n'avez pas pu passer à travers : Debian, l'une des distribution les plus populaires, notamment démarquée par sa stabilité vient de passer en version 4.0 après deux ans de développement. Debian GNU/Linux a désormais troqué son ancien nom de code "Sarge" pour "Etch". Parmi les dernières nouveautés, on peut noter une mise à jour des environnements de bureau, KDE passant en 3.5.5a et Gnome passant en 2.14. Firefox et Thunderbird, logiciels libres édités par la firme Mozilla ont également changé de noms pour Iceweasel et Icedove, les marques déposées entrainant un éternel conflit avec la licence de cette distribution. Lire le communiqué de presse Debian.
  • Un peu à la bourre, et cette fois-ci dans le domaine de la technologie propriétaire : Apple a vendu son 100 Millionième iPod après 5 ans de bons et loyaux services. Cet objet de convoitises m'intéresse toujours, mais le prix à dépenser pour acheter un iPod vidéo qui ne servira qu'à contenir ma musique me refroidit. Bien entendu, c'est le prix à payer pour avoir un accessoire de qualité, mais j'ai d'autres projets d'achats bien plus utiles voire nécessaires pour le moment qui vont faire languir la marque à la pomme d'argent de mes billets verts. ;)
  • Blog professionnel : sept erreurs à ne pas commettre. Un blog est vraiment un vecteur de communication intéressant pour une marque ou une entreprise, à condition seulement de savoir bien manier le média et de s'en servir à bon escient. Dans le cas contraire, ce qui aurait pu contribuer à votre popularité peut vous mener à votre perte. Pointblog recense sept erreurs de base qu'il ne faut pas commettre auxquelles glanées sur Small Business Hub. J'en rajouterai bien d'autres, mais cela serait l'objet d'un billet entier, je remettrai donc cela à plus tard si vous le voulez bien...
  • A Call for Manners in the World of Nasty Blogs : Tim O'Reilly veut relancer ce que l'on appelle en France la nétiquette et veut la durcir dans le but de purger les blogs. Selon lui, il n'est pas encore trop tard pour redresser le monde abrupt, maladroit et malpoli des blogs et de leurs commentaires. Je ne crois pas, pour ma part, qu'il sera possible d'inverser la tendance qui est si bien ancrée dans le Web, domaine de la liberté d'expression, parfois même trop libre. Enfin, O'Reilly, le même qui a lâché pour la première fois l'expression "Web 2.0" semble être un investigateur de tendances, peut-être pourra-t-il encore faire des miracles dans ce domaine.

Bon, promis, je vais essayer d'arrêter les billets en vrac pour développer un peu plus mes idées. De toute façon, les vacances arrivent alors j'aurai normalement le temps de bloguer un peu plus... enfin, si l'information est au rendez-vous... ;)

- page 1 de 2