J'ai déjà parlé sur ce blog des DRM (Digital Right Management, Dispositifs de Controle d'Usage en français), surtout à l'époque de la polémique DADVSI il y a un peu plus d'un an maintenant, ces mesures de protection obscure permettant de limiter l'utilisation du fichier grâce à quelques fonctionnalités souvent caractérisée d'espionnage. En effet, si l'on peut ainsi limiter la lecture du fichier audio à un nombre déterminé de copies, de lectures, etc, on peut également forcer son utilisation sur une machine en particulier ou rendre compte de l'activité de l'acheteur sur son ordinateur au risque d'enfreindre les lois sur la protection de la vie privée.
Sans tomber dans la paranoïa, le plus problématique dans l'histoire, outre ce problème de respect de la vie privé du client, reste celui de l'interopérabilité. En effet, ces mesures de protection peuvent, sans même le vouloir et ce relativement fréquemment, empêcher la lecture d'un morceau par certains logiciels ou même certains lecteurs pourtant spécialisés dans la lecture de fichiers audios. Ainsi, cette mesure de protection devient si impopulaire que les plus grand distributeurs de musique se mettent à l'abandonner petit à petit.
Pourtant, les majors ne sont pas prêts à laisser leur catalogue se vendre sans aucune protection : impossible pour eux d'imaginer que le client puisse disposer à sa guise du produit qu'il a acheté. C'est donc pour cette raison qu'Universal Music mettraient en place une possible traçabilité sous forme d'une signature numérique audio inaudible par l'homme. Cette siggnaturee permettrait de remonter jusqu'à l'acheteur, le propriétaire du fichier au cas où il se perdrait involontairement dans les méandres du réseau Peer to Peer.
L'avantage d'une telle technologie, nommée Activated Content, reste l'assurance d'interopérabilité qu'elle offre, mais l'impossibilité de contrôler les informations contenues dans le fichier audio pose encore un gros problème éthique sur le respect de la vie privée du propriétaire du fichier. A mon avis, si cette solution est meilleure que celle proposée par l'utilisation de DRM, on n'est pas encore à l'abri des fureurs (justifiées) des association de consommateurs et des adeptes du Libre.
Pour ma part, je pense que la volonté de protection des fichiers vendus est un réflèxe mercantile compréhensible mais dont les majors vont devoirs tôt ou tard se passer. Lorsqu'ils auront compris que l'incidence du piratage sur les ventes de disques n'est pas forcément négative et qu'ils arrêteront systématiquement d'omettre la croissance des ventes en ligne de musique dans leurs bilans annuels, peut-être qu'ils laisseront enfin à l'utilisateur le choix de disposer à sa guise du produit pour lequel il a payé avec de l'argent dument gagné.
Via Infos-du-Net.


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