On m'a refilé un bébé, je vais essayer de m'en occuper comme il se doit, même s'il parait que l'instinct maternel (ou paternel dans mon cas) n'existe pas réellement. Le problème c'est que ce bébé consiste en un emploi particulier du blog et souvent sous-exploité : la discussion inter-blogs. Le but du jeu est de construire un échange, une discussion relayée sur les blogs à partir de délires prosaïques comme de véritables questions.

Lettres en bois

Difficile de partir sur un sujet aussi vaste, d'autant plus que je n'ai aucune prédisposition ni compétence dans l'écriture, même si j'ose me prétendre blogueur à mes heures perdues. Seulement voilà, c'est sans compter sur le fait que j'aime écrire spontanément, j'aime me payer le luxe de publier des écrits mal construits, mal tournés ou délurés, mais qui ont le mérite d'être spontanés.

Parfois j'aime y laisser quelques traces de mon âme et de ma conscience, d'autres fois j'y affirme l'inverse de ce que je pense ou ressens. J'aime la contradiction des sens, l'inavouable et le honteux : bref, tout ce qui fait réfléchir l'espace d'un instant. Si j'arrive à vous faire vous poser une question à la lecture d'un de mes billets, mon pari est gagné et je peux finir mes jours en paix.

Alors si aujourd'hui j'ai la lourde tâche de relayer un concept vague, flou et alambiqué je m'y emplois avec plaisir et je vais aller plus loin. Entre mes billets et les trolls, il n'y a souvent de frontière que l'ironie, pas toujours perceptible. Si aujourd'hui j'affirme que les cielbloc-notes (ou skyblogs pour les intimes, oui, souvenez-vous...) sont la honte de la blogosphère, une déviance sans précédent d'un art si noble.

Jusqu'ici vous me croyez sur parole car la parole d'un blogueur ajoutée à la mienne sur un sujet qui le concerne autant ne peut être que réfléchie et bien pensée. C'est d'ailleurs ce qu'on appelle l'influence divine. Mais en fait, derrière le troll évident de ce message s'en cache un autre : je ne désigne pas la plateforme de publication par ces mots, ni le contenu qui s'y trouve. En effet les "kikoolol asv" sont à al langue française ce que l'absurde est à la tragédie.

J'en conviens ça ne veut pas dire grand chose. Pour parler plus explicitement : les seuls coupables de cette infamie d'un nouveau genre, qui fait légion non seulement chez les jeunes, mais aussi à travers l'amalgame des médias qui vont toujours chercher des problèmes là où il y en a le moins pour faire de l'audience. Je vous le dis : ces jeunes skyblogueurs, adolescents en perdition victimes de l'incapacité de leurs parents à s'occuper d'eux sont des cons.

Et là, pour tout geek qui se respecte, le troll n'est plus. Tout le monde est d'accord avec moi et les poules ont des dents, c'est bien connu. D'ailleurs elles en avaient mais les ont perdu, c'est un fait historique et scientifiquement prouvé que je vous révèle là, sans plaisanterie aucune, soyez-en sûrs. L'inconvénient de l'ironie, c'est juste de déceler l'endroit où elle s'arrête.

A ce jeu là, même moi je me trompe des fois. Il n'est pas rare de me demander si je pense vraiment une chose que je dis ou non, voire de savoir dans un même texte quelle est la part de vrai et la part de faux. Mais je n'ai aucun problème au final, étant donné que ne me lis pas et que les ruines de ma conscience m'empêchent d'avoir une quelconque pensée salvatrice pour mon lecteur torturé par l'enchaînement de mots illogique dont je fais souvent preuve.

J'ai une idée qui me vient : en croisant des poules avec de l'ADN de dinosaure, peut-être arriverions nous à reconstituer leur ancêtres "dentifiés". Ca m'amuserait de voir réduit ainsi l'emploi d'un proverbe si familier à nos oreilles. Par quoi le remplacer alors ? Y avez-vous réfléchi ? Attention toute fois à l'utilisation de ces procédés de modifications génétiques, car comme disait Rabelais : Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.