DADVSI. Si peu de lettres pour tant de choses, tant de problèmes, tant de révolte, tant d'incompréhension. Cette loi est enfin passée. Je suis donc un hors la loi. Profitez donc de cette banière arborant mon site qui vante les mérites de Firefox tant que je suis encore en liberté conditionnelle : elle peut me coûter 300 000 € d'amende et 3 ans de prison. Rien que ça.

Tristan Nitot l'a très bien dit : les principaux acteurs du logiciel libre ne savent plus que faire. Je reprendrais ici la comparaison métaphorique de Christophe Espern que je trouve très représentative : imaginez une cuisine. Une cuisine comporte des couteaux. Imaginez maintenant que la possession de couteaux entraine ineluctablement à la mise en prison de son propriétaire pour la bonne et simple raison qu'un couteau peut servir à commettre un meurtre. Vous avez compris l'esprit DADVSI.

Ajoutez à celà une petite restriction sur le nombre de copies privées qui peuvent être effectuées sur un CD ou une musique légalement acquise, nombre qui peut atteindre le zéro absolu. Puis, saupoudrez le tout d'un amer abus de DRM et vous comprendrez le ressenti de chaque personne qui est un tant soit peu impliqué dans l'informatique et le developpement. Fini les iPods de 200 Go, fini le peer to peer, qu'il soit légal ou non et fini la gravure de son CD préféré pour l'écouter dans la voiture, chose rendue à la fois impossible par les DRM et illégale par les distributeurs.

Vous avez là la recette idéale pour mener à bien une campagne politique aux finalités tout à fait opposées au véritable but annoncé : relancer la culture française. Pire que celà, on l'enfonce, et c'est bien dommage.