Hihi

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mercredi 30 juillet 2008

Tout n'est qu'une question de taille...

Comparativement aux fourmis, nous nous sentons géants. Face aux éléphants ou aux fourmis, notre modestie revient subitement. Un quelconque scientifique un peu fou a déclaré un jour, en tirant la langue, que tout était relatif. Ce que je vous propose ici, c'est de voir à quel point nous ne sommes qu'une minuscule poussière dans l'univers qui est le notre via une vidéo que j'ai trouvé étonnamment bien réalisée. Cette dernière juxtapose planètes et étoiles dans un ordre de taille croissant pour nous faire prendre conscience que notre existence n'est pas loin du règne de l'infiniment petit.


Planets and stars size in scale

Alors ? qu'en avez-vous pensé ? J'ai pour ma part été bluffé par cette représentation qui permet de concrétiser plus facilement le rapport de taille entre les différents astres. On navigue de surprise en surprise et chaque fois que l'on croit que l'étoile qui nous est présentée est la plus grosse entité qui puisse exister, elle ne se fait pas priée pour être suppléée par une nouvelle entité aux proportions démesurées. On en aurait presque le vertige... Magnifique n'est-ce pas ?

mardi 29 juillet 2008

Papershow : numérisez et projetez vos écrits et schémas !

Ayant reçu il y a quelques temps un coffret au contenu des plus intéressants, il ne me manquait alors qu'un peu de temps et quelques photos pour vous faire partager ma découverte du Papershow d'Oxford. Etudiant, j'apprécie depuis longtemps la qualité de leur papier dont j'ai déjà noirci au bas mot quelques milliers de pages. La surprise fut pour moi de découvrir dans ma boîte au lettre un coffret plutôt classe, un peu à la manière d'HTC, au contenu bien surprenant.

Coffret Papershow

Le Papershow se compose en fait d'un stylo relié en bluetooth à un ordinateur via un dongle USB fourni. Ce dongle au d'ailleurs un grand rôle à jouer puisqu'en plus de vous permettre, telle une clé usb classique, d'enregistrer et de transporter vos documents, mais il contient aussi le logiciel qui, sans installation préalable, va vous permettre de faire fonctionner le Papershow sur n'importe quel ordinateur. Le lancement de l'application, l'appairage de la clé et du stylo ainsi que l'utilisation du logiciel est un véritable jeu d'enfant.

Stylo papershow sans capuchon

Munissez-vous du papier spécial fourni dans le pack et permettant au stylo de se repérer sur la page via son capteur intégré, prenez le stylo en main et c'est parti ! Petit plus des plus appréciables, Oxford a pensé à introduire quelques contrôles sur le côté de la feuille qui, par une simple pression à l'aide du stylo, permettent de changer la taille ou la couleur d'écriture, de créer facilement des rectangles, des ellipses ou des flèches et même de rectifier votre document en gommant une éventuelle erreur. Malheureusement, ce gommage n'est effectif que sur ordinateur et non pas sur papier puisque le stylo intégré est pourvu de mines classiques du type stylo-bille.

Papier Papershow

Quand je vous dit que le packaging est irréprochable, c'est qu'en plus d'être agréable à l'oeil, il est très complet : de la pile A3 nécessaire au fonctionnement du stylo aux mines de rechange en passant par les élastiques de couleurs différentes permettant de personnaliser votre jeu composé d'une clé et d'un stylo, tout y est. Et bien que le coffret d'origine soit volumineux, le Papershow ne prendra que peu de place dans une poche ou un sac, ce qui vous permettra de l'emporter partout où vous pourriez en avoir besoin.

Clé USB Papershow

Je ne vous cache pas que cet outil est plus destiné aux personnes fréquemment amenées à faire des réunions ou des présentations. Il suffit de projeter l'écran via un vidéo projecteur et de faire passer le Papershow autour d'une table pour que chacun puisse mettre sa griffe et participer activement à la réunion. L'interactivité est de mise et la juxtaposition du confort du papier et des avantages du numérique font de ce petit stylo un compagnon fort agréable. Le seul hic que j'ai pu y trouver reste l'indisponibilité du logiciel sur Mac ou Linux ainsi que peut-être, pour être pointilleux, la taille importante du stylo due au capteur de position embarqué.

Screenshot Papershow

En vente à partir de septembre prochain, le coffret de base sera disponible à partir de 125€ et les recharges de papier coûteront entre 10 et 15 euros en fonction de leurs formats (A4, A3, cahiers ou feuilles simples). C'est certes un peu cher pour le particulier, mais le http://www.tousenreunion.com/blog/index.php/papershow se destine principalement aux professionnels. Je vous recommande également la vidéo officielle qui résume bien l'utilité de l'objet (mais que je ne peux malheureusement insérer dans ces pages).

PS: Ce billet n'est PAS sponsorisé !

vendredi 25 juillet 2008

Padawan de la photographie

Photo d'orchidée

J'ai depuis longtemps été fasciné par les yeux de lynx des photographes qui savent dénicher le bon sujet et qui ont l'art d'abuser de leur propre patience afin d'immortaliser un instant, un paysage ou une mimique peu commune. J'ai bien essayé de les singer, mais avec un compact bas de gamme, tous mes efforts se sont révélés vains. Depuis plus d'un an, je me suis mis à économiser pour passer à la vitesse supérieure et m'offrir un reflex numérique que je viens tout juste de déballer. Le Canon EOS 400D muni de son objectif EFS 18-55mm est désormais mien.

Canon EOS 400D et zoom 18-55mm

Je vais désormais tâcher de l'apprivoiser et d'en faire bon usage. Aussi n'est-il pas impossible que vous croisiez sur ce blog de temps à autres un cliché pris au détour de mes pérégrinations, comme par exemple l'orchidée ci-dessus, prise dans des conditions assez difficiles en terme de luminosité et sans flash ni réglages préalables. Reste désormais à lire le mode d'emploi, à apprendre à associer chaque mode à la scène idéale et à retoucher mes images sans les dénaturer : tout un programme ! Allez, je vous en mets une dernière pour la route (cliquez dessus pour l'agrandir)...

Dahlias

jeudi 24 juillet 2008

Rubrique nécrologique...

Réveil en sursaut. Je jette un bref coup d'oeil sur l'écran digital du réveil sur lequel les chiffres rouges sang affichent péniblement deux heures et huit minutes. Une nuit de plus écourtée par ce rêve, ou plutôt ce cauchemar. C'est toujours le même depuis deux mois, deux longs mois durant lesquels je n'ai pas passé une nuit entière et paisible. Je crois avoir trouvé ce qu'il y a de pire que l'insomnie : cette réaction jugée normale par cet abruti de psy qui me suit quasi quotidiennement depuis près de 60 jours et qu'il nomme "choc post-traumatique". Deux mots. Deux simples mots, ou du moins un simple et un composé qui lui donnent une raison qu'il juge suffisante pour me faire déplacer trois fois par semaine dans son bureau et ainsi empocher les cinquante cinq euros des trois-quarts d'heures de consultation totalement inutiles qu'il me fait passer. Encore un charognard qui mériterait qu'on lui plante un long couteau de boucher dans le dos pendant son sommeil.

Le pauvre... S'il avait vent des pensées que je viens de formuler, je serais bon pour une psychanalyse aussi complète que possible, d'une durée minimale de quelques décennies, avec camisole et cellule capitonnée à la clé, le tout à mes frais bien sûr. Malheureusement pour lui, je ne suis pas encore assez fou pour trahir mes propres tendances psychopathes devant un psy. Enfin, heureusement que le divan est confortable étant donné que le nombre d'heures que j'ai passé dessus ces derniers temps dépasse allègrement celles que j'ai pu passer confortablement allongé dans mon lit, les yeux fermés, le sommeil lourd et l'esprit vide de toute pensée.

Assis sur le rebord du lit, en nage, le regard porté vers la fenêtre où la lumière émanant de la lune dessine le contour du vieux chêne sexagénaire planté dans le jardin, j'avale une poignée de ces cachets prescrits par l'autre dingue. Antidépresseurs, somnifères, extazy, va savoir ce que c'est. Peu importe d'ailleurs. Je veux dormir. Je veux oublier. Oublier cette marre de sang, ce visage défiguré, ces dernières paroles; oublier cette peur qui s'installe en moi chaque fois que j'y repense et qui me donne la chair de poule chaque nuit, à chaque cauchemar que je fais. Malheureusement ce sera difficile d'oublier, ou du moins, ce sera long, je le sais.

Chaque fois que je repense à son regard, son sourire, sa bonne humeur perpétuelle, la colère s'empare de moi et surplombe la tristesse sous-jacente qui jamais n'effleure la surface. Les larmes ne me viennent plus. Le temps ne les ramènera pas plus qu'il n'atténue la rage qui est mienne. Une seule chose ne pourra jamais l'atténuer; l'unique calmant qui s'offre à moi n'est pas acceptable aux yeux de la justice. Faire justice soi-même n'est pas une option envisageable, il s'agit tout juste un rêve de gosse qui s'identifie à ses héros de dessins animés préférés une fois la nuit tombée et les étoiles étincelantes.

Rangée la batmobile à l'échelle 1/10ème, rangés les légos et autres playmobiles, rangés les déguisements pour mardi gras, ceci n'est plus un jeu. Je ne suis plus un enfant, et je sais exactement quels dégâts peut causer une balle de .357 Magnum tirée à 2 mètres de distance, directement logée dans l'estomac avec un angle d'incidence de 10,5°. A moins que vous ne préfériez connaître la durée de l'agonie causée par un coup de couteau à la lame d'une longueur de 21cm, perforant le poumon gauche avec l'exercice d'une pression constante de 200 Newtons par centimètre carré. Pour votre gouverne, sachez que la seconde mort, provoquée par l'étouffement du sujet est plus rapide de 37 secondes par rapport à la première. La manière la plus cruelle d'en finir avec un homme restant sans conteste le fait de le laisser se faire dévorer vivant par tout type d'animal aux canines acérées jusqu'à ce que l'hémorragie ait raison de lui.

Rassurez-vous, ces morts je les ai toutes expérimentées, mais pas par moi-même. Avant que l'idée de me faire interner, de me laisser une place de choix sur la chaise électrique ou encore de me loger une cartouche de 22 Long Rifle entre les deux yeux ne vous traverse l'esprit, laissez-moi m'expliquer. Lisez "docteur" sur l'étiquette qui orne ma belle blouse blanche, ou du moins qui était d'un blanc éclatant avant que mon dernier patient n'ai eu la fâcheuse idée de se vider de son sang après un malheureux coup de scalpel mal placé. Dommage que ce patient au teint si livide fut déjà décédé depuis trois heures lorsque ceci est arrivé, sinon ça lui aurait valu une belle mort.

Ho, ai-je oublié de vous parler de ma spécialité ? Depuis que je suis tombé nez à nez avec mon premier cadavre à l'âge de onze ans, je n'ai jamais réellement décroché. Mon job est de deviner ou plutôt d'élucider les causes de la mort de mes clients. On me surnomme très amicalement le croquemort, mais je préfère de loin mon étiquette de médecin légiste. Misanthrope antipathique à l'humour aussi noir que le regard, ma présence insupporte la plupart des personnes qui se situent à moins de cinq cent mètres de ma dépouille et ma passion pour les crimes est incomprise de tous. Quoi de plus beau cependant qu'un cadavre baignant dans une marre de sang, le tout accompagné d'une odeur putride qui met généralement à mal n'importe quel spectateur non averti, remplaçant ce qui lui sert d'estomac par un tambour de machine à laver.

Mais où avais-je donc la tête, j'en perds mes bonnes manières : Dr Hug Johnson, pour vous servir. Bienvenue dans mon insignifiante et sanglante petite existence...

dimanche 20 juillet 2008

La folie des sites "optimisés pour l'iPhone"...

Logo Apple

Il fut un temps où, pour paraître politiquement correct, j'aurais pris quelques pincettes pour expliquer en quelques mots qu'il n'est pas vraiment judicieux de succomber à cette mode qu'est la création de pages Web "optimisées pour l'iPhone", le célèbre téléphone de la marque au logo en forme de pomme. Aujourd'hui, quelques mois après la sortie du premier modèle du téléphone en question et quelques jours après la sortie française de sa mise à jour estampillée 3G, les sites conçus spécialement pour ce dernier se multiplient. Il est donc plus que temps que quelqu'un le dise haut et fort, et je me porte volontaire pour le faire : c'est une vraie connerie que de concevoir un site spécielement pour ce périphérique. Voici, en prime, quelques arguments pour illustrer mes propos....

  • Le Web est une plate-forme ouverte, conçue à partie de technologies libres et des institutions comme le World Wide Web Consortium se battent pour garder cette ouverture du Web à tous les types de périphériques. Concevoir un site Web adapté à un périphérique en particulier, c'est aller à l'encontre de ces principes et donc à l'encontre de la philosophie même du Web.
  • Si fermer le Web en limitant son accès à certains types de périphériques en particulier est, plus qu'immoral, inconcevable, cela a déjà été tenté il y a quelques années de cela dans un domaine autre que le domaine du Web mobile, mais dans des circonstances fort ressemblantes : un marché naissant, des usages à inventer et des firmes qui se battent pour implanter leurs technologies dans un marché encore meuble. Souvenez vous de cette époque où les sites "optimisés pour IE" côtoyaient encore les sites (à l'époque peu nombreux) dits "optimisés pour Firefox". Souvenez-vous à quel point cette époque était un calvaire pour tous les développeurs de sites Web qui ne savaient sur quel pied danser.
  • Le besoin d'implantation de nouvelles règles en terme d'ergonomie et de navigation concernant le Web mobile et justifiant l'apparition de ces sites spécialement conçus pour le téléphone d'Apple, est en réalité révélateur d'un autre malaise bien plus profond. En effet, j'en parlais déjà en décembre dernier : le Web mobile reste à réinventer. Les usages sont tout autres, les dispositifs également, il faut donc cesser de penser et de développer le Web mobile comme le Web classique. Une fois le chemin débroussaillé et les bonnes habitudes prises, il deviendra inutile de créer des sites adaptés à chaque type de périphérique mobile.
  • Enfin, l'argument qui est certainement le plus décisif d'un point de vue "décideur/chef d'entreprise", est que le coût et le temps de développement d'un tel site sont vertigineux comparativement à la proportion d'internautes qui le visiteront ou même qui pourront potentiellement y avoir accès, au vu du nombre d'iPhone en circulation à ce jour. Créer un site Web optimisé correctement pour un usage mobile et accessible par chaque mobinaute, y compris les possesseurs d'iPhone, est bien plus pertinent et moins onéreux.

Bref, arrêtez donc de nous pondre des sites "optimisés pour l'iPhone" et contribuez plutôt à construire le Web mobile de demain qui nécessite encore beaucoup de modifications avant de devenir véritablement efficace et incontournable. Il s'agit d'un chantier en construction sur lequel vous pourriez être beaucoup plus utile que vous ne l'êtes à créer un site Web qui s'appuie sur un marché de niche qui est celui des possesseurs du téléphone à la pomme d'argent, vos finances ne s'en porteront que mieux.

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