Ainsi va la vie. C'est triste n'est-ce pas ? J'en suis désespéré, outré, carbonisé, pétrifié. Ha, on ne vous a pas dit ? Mon blog est mort. C'est d'ailleurs pour ça que je viens squatter ici. Il est décédé il y a cinq jours exactement. Sur le rapport d'autopsie il y a marqué "connerie humaine". Enfin je poste ça ici mais ce blog est déjà mort. Comme tous les autres d'ailleurs.
Maintenant plus aucun français ne peut ouvrir de blog. Où est donc passée la liberté d'expression dans le pays des Lumières ? Nous sommes passés de la rue aux blogs, puis aux skyblogs pour maintenant nous taire à jamais. Je préfère parler tant qu'il en est encore temps sur ces blogs qui sont morts mais que quelqu'un arrivera peut-être à lire, plutôt que de me taire à jamais ou utiliser des nouveaux médias qui me laisseront encore moins de place pour m'exprimer.
Parce que oui les jeunes ont des choses à dire, ils veulent s'exprimer. Arrêtez de dire que la jeunesse de ce pays tourne mal, nous sommes là, nos enfants seront là et nous ne nous laisserons pas faire. Nous hausserons la voix, coûte que coûte. Ils ont gagné une bataille mais pas la guerre. Vivre enchainé ou mourir libre, il faut choisir : mon choix est fait.
Je ne vais pas céder aux élucubrations de quelques aliénés qui ont pris le pouvoir et qui disent nous représenter. En quel nom osent-ils parler à notre place ? Je refuse qu'on s'approprie ma parole. Elle est trop précieuse pour cela, non pas parce qu'elle est mienne, mais parce qu'elle fait partie d'un tout, d'une démocratie. Au nom de cette démocratie je le dis : au nom du peuple peuple, pour le peuple, par le peuple.
Non je ne suis pas fou, ma pensée est encore là, bien présente et intègre. Elle le sera jusqu'au bout elle aussi. Pourquoi tant de bruit ? Parce que les blogs sont morts en France, et que je ne dirais pas oui aux bloc-notes. Trop de concessions, je vous le dis. Si nous continuons ainsi nous allons droit au naufrage de notre doux pays. Francisation, certes, mais avec modération. Rien qu'un lien, pour le faire vivre une dernière fois, parce que c'est un bout de moi, de ma vie.

