Mon livre ouvert

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mercredi, janvier 10 2007

Enterrement en grandes pompes : aux armes !

Ainsi va la vie. C'est triste n'est-ce pas ? J'en suis désespéré, outré, carbonisé, pétrifié. Ha, on ne vous a pas dit ? Mon blog est mort. C'est d'ailleurs pour ça que je viens squatter ici. Il est décédé il y a cinq jours exactement. Sur le rapport d'autopsie il y a marqué "connerie humaine". Enfin je poste ça ici mais ce blog est déjà mort. Comme tous les autres d'ailleurs.

Maintenant plus aucun français ne peut ouvrir de blog. Où est donc passée la liberté d'expression dans le pays des Lumières ? Nous sommes passés de la rue aux blogs, puis aux skyblogs pour maintenant nous taire à jamais. Je préfère parler tant qu'il en est encore temps sur ces blogs qui sont morts mais que quelqu'un arrivera peut-être à lire, plutôt que de me taire à jamais ou utiliser des nouveaux médias qui me laisseront encore moins de place pour m'exprimer.

Parce que oui les jeunes ont des choses à dire, ils veulent s'exprimer. Arrêtez de dire que la jeunesse de ce pays tourne mal, nous sommes là, nos enfants seront là et nous ne nous laisserons pas faire. Nous hausserons la voix, coûte que coûte. Ils ont gagné une bataille mais pas la guerre. Vivre enchainé ou mourir libre, il faut choisir : mon choix est fait.

Je ne vais pas céder aux élucubrations de quelques aliénés qui ont pris le pouvoir et qui disent nous représenter. En quel nom osent-ils parler à notre place ? Je refuse qu'on s'approprie ma parole. Elle est trop précieuse pour cela, non pas parce qu'elle est mienne, mais parce qu'elle fait partie d'un tout, d'une démocratie. Au nom de cette démocratie je le dis : au nom du peuple peuple, pour le peuple, par le peuple.

Non je ne suis pas fou, ma pensée est encore là, bien présente et intègre. Elle le sera jusqu'au bout elle aussi. Pourquoi tant de bruit ? Parce que les blogs sont morts en France, et que je ne dirais pas oui aux bloc-notes. Trop de concessions, je vous le dis. Si nous continuons ainsi nous allons droit au naufrage de notre doux pays. Francisation, certes, mais avec modération. Rien qu'un lien, pour le faire vivre une dernière fois, parce que c'est un bout de moi, de ma vie.

lundi, janvier 1 2007

Les votes sont ouverts

Les votes du concours du festival de Romans sont ouverts. Vous pouvez consulter la liste des participants et éventuellement voter pour ce blog en suivant ce lien. Les votes se clôtureront le 20 Janvier et les 10 sites ayant reçu le plus de votes pour chaque catégories seront soumis à un jury dans le but de les départager.

Bonne chance à tous les participants. ;)

Brumes hivernales

J'ouvre les paupières. La lumière m'éblouis. Bon, je suis où là ? Un appartement grisâtre, décoration quasi inexistante et pour tous meubles un lit, une table et une chaise. J'ai un de ces mal de crânes ! J'ai des soldats de plomb qui font la fiesta dans ma boîte crânienne et mon estomac danse sur un rythme qui ressemble à de la techno.

J'ai perdu ma montre et je n'ai plus aucun papiers sur moi. J'ai encore mes vêtements sur moi, enfin ce qui ressemble une chemise, un jean délavé et des baskets. Une tâche rouge foncée sur la chemise. Du sang ? Je n'ai pas l'impression d'être blessé. Du sang de quelqu'un d'autre ? Je n'ai pas les poings abimés et aucune trace d'une quelconque arme blanche ou arme à feu autour de moi, et encore moins d'un cadavre, c'est toujours ça de gagné.

Un calendrier traine sur la table. 2007 ? Mes derniers souvenirs remontent à 2006... J'ai le coeur qui chavire, vite un verre d'eau. La salle de bain, mon reflet dans le miroir m'effraye. C'est encore pire que ce que je pensais. C'est pas beau à voir... Les yeux creux, mal rasé, les cheveux en bataille, chemise froissée, dans l'impressionnisme mon portrait aurait fait fureur.

Je sens un parfum qui me laisse présager d'une présence féminine assez récente. Des morceaux de verre sont étalés sur le sol. Du verre blanc, il parait que ça porte bonheur. Quelque chose colle sur le sol. Il me semble que je vois un objet sous le lit. Je me baisse pour le ramasser, ma tête n'apprécie pas et les soldats de plomb augmentent le gain des amplis.

Ca semble être une bouteille. Du champagne. Voilà qui explique la substance collante et le verre blanc : surement une coupe qui a chutée. Et à côté... une bouteille de vin. J'ai trouvé le propriétaire du sang qui se trouve sur ma chemise. Dieu pardonne moi d'avoir gaspillé ton sang dans cette soirée qui a été, me semble-t-il, quelque peu euphorique.

C'est décidé, l'année prochaine je fête le nouvel an devant la télé.

Bonne année à tous. ;)

mercredi, décembre 20 2006

Torpeur digestive...

Mes paupières me pèsent autant que mon ventre ballonné. Difficile de renoncer à ces délicieux mets qui viennent de la campagne profonde, riches et lourds à souhait pour jadis caler l'estomac de l'homme qui travaillait au champs, entre les deux boeufs qui tiraient la charrue.

Aujourd'hui la sédentarité est la cause de tous ces petits bourrelets, ces pochettes de gras qui nous obnubile mais dont on ne peut se passer, la faute à notre gourmandise. Mal habitués ? Surement. Mais peu importe, c'est tellement bon !

Imaginez ce pot de rillettes fraîches qui recouvrent entièrement cette demie baguette de pain croustillant à souhait. L'orgasme est proche rien que d'y penser. Il ne manquerait alors plus qu'une bonne bière ou qu'un petit vin datant de ces temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et le nirvana n'est plus une utopie.

Je vous le dis, il y a certains moment où le boucher du coin est déifié, divinisé, adulé, loué, prié et que sais-je encore, par la simple saveur de sa viande si fondante, le simple contact du morceau de chair et des papilles. L'émotion est intense, elle nous envahit. Les frissons viennent nous hérisser le poil.

Puis, une fois le repas fini et le taux de cholestérol bien haut, il est le temps de la sieste qui se fait tant attendre. C'est à ce moment que l'on pense à toutes ces saletés, ces morceaux de plastique que l'on ose mettre dans des boîtes en métal pour les mettre en vente. Humpf, qui a osé proférer le mot "viande" ?

dimanche, décembre 17 2006

Les Etoiles Filantes...

Ephémères tout comme nous sur cette terre, brillantes comme ton esprit, lumineuses et joyeuses, elle imposent le respect. A une échelle infiniment plus grande, elles sont des poussières, à nos yeux elles le sont aussi, leur immensité étant cachée derrière ces années lumières qui nous séparent d'elles.

Même sans qu'Enstein l'ait prouvée, la relativité nous est démontrée. Relativité de la beauté, de l'éloignement, de la vie. Tout n'est soumis qu'à notre destin qui s'abreuve de nos moindres faits et gestes, et qui se forge à partir de ceux ci. Comme un ogre notre destin avale notre vie, la recrache différemment et finir un jour ou d'autre par l'engloutir définitivement.

Ce monstre est à la fois ange et démon sans qu'on puisse vraiment lui en vouloir. Il est nous et réciproquement. Notre destinée est d'être forgée par ce destin qui naît de nous, qui nous fera aussi mourir tout comme il nous a fait naître.

La comédie tragique qu'est cette vie, ma vie se joue en ce moment même, à la fois répétition et improvisation, sans deuxième chance. Le casting du paradis en sorte. On est mauvais ou pas, pas d'entre deux. Le blanc et le noir ne se mélangent pas, tout comme les étoiles et l'obscurité du ciel noctambule.

Tout comme les étoiles filantes nous apparaissent après être mortes, le temps que la lumière se propage jusqu'à nous, on ne s'aperçoit de la valeur de l'homme qu'après sa mort. Triste que d'être reconnu une fois que l'on existe plus. Ho, j'aperçois une étoile filante. Fais un voeux...

mercredi, décembre 13 2006

Destin tracé...

Il le regarde, il l'observe. Il l'a nourri tout ce temps, il lui a donné la vie. Ce lien si étroit qu'il a eut avec elle tout ce temps est presque à l'état de vestige. Il l'a abreuvé, il lui a donné son sang, il l'a éduqué, il a permis son développement. Sa peau est la sienne mais en même temps elle ne l'est pas.

Il y a ce quelque chose qui le gène. Si familier mais pourtant si singulier qu'il semble être inconnu pour lui. Son rôle est une intrigue, le même intrigue qu'il aperçoit chaque fois qu'il croise son regard dans la glace, chaque fois qu'il voit quelqu'un d'autre.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, cela ne le gène pas le moins du monde. Enfin pas ouvertement. l suffirait d'une réponse. Pourquoi lui ? Il avait vécu des années avec sans pour autant le connaître. Il l'apercevait chaque jour mais jamais il ne s'en était inquiété.

A chaque fois qu'il le regarde il est comme isolé, seul au milieu de cet amas de chair. Autour de toute agitation, chaque hochement de tête, chaque flexion des bras, des jambes, qui s'articulent autour de lui dans le rythme effréné de la vie. Mais il est lui immobile.

Il a six ans et s'intrigue de cet appendice qui demeure au milieu de son ventre. Déjà à cet âge il regarde son nombril... Un futur blogueur ? :)

mardi, décembre 12 2006

Florilège...

L'élucubration fait partie de mes plaisirs quotidiens, avec la philosophie de bas étage. Je n'ai d'autre ambition que le partage de ces quelques citations en accord total avec mes modestes pensées :

Parce que sans elles nous ne sommes rien et que sans nous elle n'est pas. La musique, mère inspiratrice, mère sentimentale, mère de notre esprit.

Sans la musique, la vie serait une erreur. (Nietzsche)

Certes je suis fou et je le sais. Le pire est-il le fait que je le revendique ou que les autres ne se rendent pas compte de leur propre folie ? La folie mène à tout, mais consciente elle n'amène qu'à de bonnes choses.

Il n'y a point de génie sans un grain de folie. (Aristote)

Je rêve les yeux ouverts, je dors constamment mais je suis moi avant tout. Parce que les rêves ne mentent pas, ils sont sincères, ils sont nous et ils nous font.

Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. (Roosevelt)

L'homme le plus riche du monde ne possède pas la pierre philosophale, mais le savoir.

Une fortune est plus à l'abri dans une tête que dans un sac. (F. Leclerc)

Pourquoi être si c'est pour rester ignorant ? La connaîsance et l'apprentissage donnent à sens à la vie, ils donnent leur sens à ma vie.

Dans "connaître", il y a "naître". (V. Hugo)

Une dernière parole avant de fermer le rideau : L'esprit ne s'accouche qu'à travers l'introspection quotidienne, une sorte d'auto-viol spirituel en somme.

dimanche, décembre 10 2006

Maudis hiver...

Que l'hiver est triste ! Les journées trop courtes sont assombris par ces épais nuages qui nous déservent tous les jours ou presque un menu composé de neige ou de pluie verglacée à laquelle vient s'ajouter la brise glaçante qui ne manque pas de congeler jusqu'au dernier de nos orteils.

Le décor est d'autant plus vide que les arbres avec leurs branches dénuées de feuilles se balançant au gré du vent, avant de rompre sous la tension d'une trop forte rafale. La nature hiberne, les animaux aussi. Ne reste que les hommes, insensibles au temps et aux saisons qui continuent leurs occupations quotidiennes dans la pénombre de la nuit dont la durée est largement supérieure à celle du jour.

Lorsque la neige immaculée sera tombée, il ne restera à l'homme que la simple lumière du feu qui crépite dans la cheminée pour s'éclairer et se rassembler. Derrière la fenêtre les enfants qui se disputent le trophée de vainqueur de la terrible bataille de neige qu'ils viennent de disputer, se rassemblent pour admirer les illuminations qui annoncent cette fête tant attendue qu'est Noël.

Ils iront se coucher dans l'espoir d'avoir été assez bon tout au long de l'année pour pouvoir jouir de ces cadeaux dont ils ont tant rêvé. Le lendemain midi, le rassemblement familial aura lieu autour de la même cheminée qui servait avant à sécher le linge des bambins trempé jusqu'au moindre centimètre carré. Les maisons seront remplies de joie, concentrée autour du sapin qui a traversé toutes ces années, immobile, immortel.

Le propre de l'Homme, c'est qu'il est capable créer la joie en toutes circonstances, surtout quand il en a besoin... C'est beau finalement l'hiver.

vendredi, décembre 8 2006

A basses notes...

J'aurai pu vous parler de mon chien que je n'ai jamais eu, ou de mon défunt poisson rouge qui a préféré sauter dans la poubelle que de rester bien gentiment dans son bocal, mais non. Aujourd'hui je vais vous parler de mes exploits musicaux. Oui je sais, je suis fort égocentrique sur ce blog, mais ne l'oublions pas, je suis blogueur avant tout...

Depuis tout petit j'aime la musique. Mais attention, pas n'importe quelle musique ! Essayez de me faire écouter du rap ou de la techno de bas étage, et vous comprendrez la signification du mot "souffrance", avant de venir enrichir la colonne déjà très pleine de la rubrique nécrologique du quotidien régional. Tout ce qui s'apparente à des formes de perversions musicales me fait bondir à tel point que mon plafond en garde les séquelles.

Une autre chose qui me met hors de moi : les fausses notes. Impossible de mettre la Star Ac' pendant que je suis dans les parages sans que je hurle à la mort, au supplice voire au viol. Rien de pire que d'avoir les tympans arrachés par des jeunes cons qui n'ont pas trouver d'autres moyens que de passer à la télé pour satisfaire leur égo et gagner quelque pécos.

Nan, mon style s'apparente plutôt à du Rock comme on les aime. Le métal et le hardrock sont à utiliser avec parcimonie et doivent s'accompagner d'une mélodie qui m'envoute si l'on espère pouvoir charmer mon oreille. Les groupes mythiques sont miens, de Telephone à The Police en passant par U2, peu leur arrivent à la cheville.

Bien évidemment il y a les Red Hot, Greenday ou d'autres groupes que je ne me lasse pas d'écouter. Les basses dégoulinantes de sueur engrangée par les interminables solos de cette essence d'artistes me font frémir, me donnent la chair de poule. Jimmy Page fait partie de ces figures que je ne pourrai jamais oublier.

Et à côté de ça j'entends déjà la voix désaccordée de ce barbare qu'est Nicos Aliagas entrain de réciter son traditionnel refrain du vendredi soir : Pour Jean-Roger votez 1 ! Pour... Peut-être que dans dix ans, si la connerie humaine ne domine pas le monde d'ici là, on fera le constat de ces émissions débiles en disant : Mais où étions nous ? Nous n'avons rien vu venir... Quoi ? Vous ne connaissez pas No one is innocent ? Tous des incultes...

Perturbation momentanée...

...des commentaires. Un petit problème empêchant de prévisualiser donc de poster les commentaires est apparu cette nuit. Cela a été réglé en fin d'après midi. La prochaine fois je me tiendrai au courant des faits, gestes et mises à jour de mon hébergeur. ;-)

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