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mardi 30 juin 2009

La vidéo en 3D, comment ça marche ?

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager cette petite vidéo expliquant le fonctionnement de la vidéo 3D désigné comme étant le futur de la vidéo classique. Dénichée sur Emob, cette petite animation vous expliquera en quelques minutes la "théorie" ainsi que les différentes mises en oeuvre techniques possibles.


La vidéo en relief, comment ça marche ?

Pour ma part, je pense que la technique qui a le plus d’avenir reste la polarisation des ondes lumineuses. En effet, les résultats obtenus avec les anaglyphes ne sont pas toujours satisfaisants, tandis que les résultats devraient être largement plus probants avec ce type de filtrage qui ne dépendent pas du tout de la vue du spectateur. Cependant, la vidéo en 3D ne deviendra probablement grand public que lorsque l’on s’affranchira de dispositifs optiques nécessaires à sa visualisation. A quand les projections holographiques 3D ? ;-)

vendredi 19 juin 2009

Microsoft couronné roi du marketing 2009

C’est déjà un grand soulagement de voir enfin Microsoft sortir des ornières de la médiocrité que la firme a elle-même créées et dans lesquelles elle s’était auto-embourbée avec l’ignoble IE6. Avec la sortie d’IE7, puis plus récemment d’IE8, l’espoir de revoir un jour un monde webesque respectueux des standards n’est plus si fantasmagorique qu’il put l’être jadis.

Ce rictus incontrôlable provoqué par la vision de Steve Ballmer ramant comme un fou dans sa petite barque pour rattraper les voiliers de ses concurrents que sont Firefox, Safari, Opéra et bien d’autres encore, vire carrément au fou rire à la vue des techniques marketing déployées pour faire la promotion du nouveau né.

Vendre un navigateur n’est pas si compliqué :

  • Réveillez l’instinct de corsaire qui sommeille en chaque internaute et organisez une chasse au trésor, en obligeant quiconque souhaite participer à jeter son navigateur internet aux oubliettes au profit du votre;
  • Créez un tableau comparatif de votre produit avec deux de vos plus féroces concurrents et montrez à quel point votre produit est meilleur. Si cela implique quelques (énormes) mensonges, ce n’est pas grâve, c’est de la pub après tout. Et puis, qui irait vérifier de toute façon ?

Si avec ça vous ne prenez pas la tête du marché des navigateur Web (ce qui ne risque pas d’arriver, vous en conviendrez, la technique étant si parfaitement ficelée), recyclez-vous et concentrez vous sur un secteur dans lequel vous êtes doués, comme par exemple… heu… non, rien.[1]

PS : Alsacréations propose une petite traduction relativement incisive (mais véridicte) des quelques points de comparaisons choisis par Microsoft. Je vous en recommande la lecture.

Notes

[1] Oui, ceci est un bon vieux troll des cavernes, mais si Microsoft utilise l’ironie dans ses tableaux comparatifs, je peux bien l’employer également sur mon blog, non ? Comment ça ce n’est pas de l’ironie ? ;-)

mercredi 17 juin 2009

La place du libre dans l'enseignement

Le libre est une culture, une philosophie qui prône le partage et l’entraide. Ce dernier s’affirme chaque jour un peu plus et fait face à la crise économique sans broncher tant et si bien qu’il inspire de nouveaux modèles sociaux économiquesMais s’il est un domaine où la philosophie du libre doit prévaloir sur tout autre modèle de partage, où il est malheureusement encore en retrait, c’est bien l’éducation.

Le logiciel libre dans l’éducation

Quand on prononce le mot "libre", la première chose qui vient généralement à l’esprit est le concept du logiciel libre et pour cause : c’est l’exemple d’application le plus connu d’un modèle beaucoup plus général et englobant. Demandez à des jeunes de vous citer un exemple de logiciel libre, au mieux ils vous nommeront les plus classiques, de plus en plus systématiquement déployés dans les structures éducatives, avec parmi eux Open Office ou Mozilla Firefox; au pire, ils vous feront répéter la question, marquant leur ignorance sur le sujet par une mimique faciale des plus expressives.

Installer des logiciels libres dans les structures éducatives que sont les écoles, les collèges et les lycées est un premier pas vers la popularisation du libre et l’ouverture des jeunes à l’alternative. Il y a encore quelques années, Word, Works et autres suites bureautiques étaient des standards. Aujourd’hui, les élèves et étudiants sont confrontés à d’autres logiciels alternatifs sur leur lieu de scolarisation. Quels sont les avantages pour les étudiants ?

  • La connaissance de l’existence voire la maitrise totale (pour certains d’entre eux) d’une alternative gratuite à des logiciels parfois fort onéreux et considérés (à raison) comme indispensables;
  • L’apprentissage de l’adaptabilité nécessaire à l’utilisation de deux logiciels similaires mais néanmoins différents dans leur fonctionnement, leur procurant une plus grande aisance et dextérité avec l’outil informatique;
  • La possibilité d’installer sans aucun problème ces outils chez eux et de pouvoir continuer chez soi la conception ou rédaction d’un document commencé à l’école sans aucun problème de compatibilité;

Cependant la présence de quelques logiciels libres sur le parc informatique d’un lycée n’est ni suffisant, ni satisfaisant. Cette initiative devrait se généraliser à l’ensemble des logiciels éducatifs utilisés notamment dans le secondaire et les études supérieures. Prennons l’exemple de Maple, logiciel de calcul formel largement utilisé en CPGE et dont le montant de la licence s’élève à 100€ pour la version dédiée aux étudiants. Les frais des étudiants ainsi que du ministère de l’éducation se verraient à long terme drastiquement réduits par l’adoption généralisée d’un équivalent libre. On peut imaginer dans la même veine l’installation de postes sous OS libres dans le but de réduire les coûts inhérents à l’achat de licences Windows

Mais outre l’installation, l’utilisation et la familiarisation avec ces outils libres, elles doivent être accompagnée d’une initiation au concept du libre, à sa signification en terme de droits et de devoirs pour que ces logiciels ne soient plus aux yeux des néophytes que de simples logiciels gratuits. Car un logiciel libre est bien plus que cela et même un élève aussi jeune qu’il soit peut contribuer à son succès, que ce soit en rédigeant de la documentation ou juste en partageant ce logiciel avec ces amis, après avoir été informé qu’il s’agit là de son droit le plus stricte.

La culture libre

Le libre ne se limite toute fois pas aux seuls logiciels : il s’agit d’une culture du partage concernant de nombreux types de supports culturels, des écrits aux photographies, en passant par la musique, dont il est nécessaire d’enseigner les tenants et les aboutissants dès le plus jeune âge. Les élèves doivent savoir reconnaître un contenu libre d’un non libre, le partager en mentionnant son origine au besoin et choisir à leur tour la licence appropriée pour la publication de leur propre contenu.

Le libre introduit ainsi des concepts très intéressants auprès des jeunes : le partage des connaissances, qui couplé à l’usage d’internet voit son potentiel décuplé, le respect des droits d’auteurs ainsi que l’existence de licences plus ou moins restrictives. Ainsi ils apprennent à respecter les oeuvres et leurs auteurs et à partager de manière approprié le fruit de leur travail s’ils le trouvent potentiellement intéressant, ce qui peut être une satisfaction supplémentaire à l’obtention d’une bonne note ou d’une bonne appréciation.

Si Wikipédia prône le partage des connaissances, on peut imaginer un jour voir des élèves ayant effectué des recherches dans un domaine particulier améliorer un ou plusieurs articles du site avec le fruit de leurs découvertes et contribuer ainsi à l’élaboration de cette oeuvre collective dont chacun peut récolter les fruits.

Libérer l’éducation

Les élèves seuls ne sont pas concernés par le concept du libre : il est facile de songer à une implication des professeurs dans ce mouvement, avec notamment la __libération et la distribution systématique (totale ou partielle) des supports de cours_. L’éducation nationale pourrait mettre en place un site regroupant chacune des ressources de manière à rendre leur recherche et leur consultation plus aisée.

L’avantage est ici double : à la fois pour l’élève cherchant à se documenter sur un sujet précis, à combler une lacune ou à compléter un cours, mais également pour le professeur qui souhaite compléter ses supports, les comparer, les améliorer ou les diffuser plus largement. Si leur but est de diffuser le savoir, pourquoi se limiter à une diffusion locale ? Quoi qu’il en soit, un support de cours ne remplacera jamais le professeur, ses explications et ses remarques orales : qu’on-t-ils à y perdre ?

Le but d’une telle manoeuvre est de rendre automatique le partage des connaissances tout en s’assurant du respect des droits d’auteurs par la mise en place de licences libres ou autre Creative Commons. On pourrait même aller jusqu’à imaginer la conception de livres éducatifs libres de manière à réduire les coûts des manuels scolaires dans le porte-feuille des foyers français. Pensez alors à la facilité déconcertante pour l’élève ayant oublié son manuel d’aller consulter ce dernier sur internet ou même d’imprimer la page d’exercices dont il a besoin.

Conclusion

L’éducation plus que tout autre domaine à beaucoup à gagner grâce à l’intégration de la culture libre dans ses rouages. Non seulement cela permettrait à la fois à l’Etat et aux étudiants de faire des économies, mais cela permet de faciliter la diffusion de la connaissance, tout en inculquant des notions fondamentales aux élèves. Mais seuls quelques modèles parmi les plus évidents sont cités ci-dessus; on peut très facilement imaginer la mise en place de bon nombre d’initiatives bien plus innovantes encore basées sur le libre dont le seul but serait de donner à l’éducation un nouveau visage ou une autre dimension.

dimanche 7 juin 2009

L'éducation à l'heure de l'internet et des nouvelles technologies

L’éducation nationale se cherche sans pour autant se trouver. Autant chacun est d’accord sur le fait que des réformes sont nécessaires au maintient d’un niveau de connaissances minimal chez nos étudiants, autant aucune solution proposée ne semble satisfaire correctement cette condition. A l’ère du tout numérique, l’information et la connaissance évoluent et ne se diffusent plus de la même manière qu’il y a dix ans de cela. Si évolution il doit y avoir dans le système éducatif qui est le notre, elle doit se faire en symbiose avec la révolution numérique qui s’impose à nous.

Un système obsolète et inefficace

Le niveau baisse chaque année dans les classes du primaire et du secondaire. De plus en plus d’enfants ont des problèmes pour maitriser les bases nécessaires à leur accomplissement : histoire, sciences, lettres ou parfois même des compétences plus fondamentales telles la lecture et l’écriture. L’ère de l’immédiateté dans laquelle nous vivons y est certainement pour beaucoup : les informations que nous recevons sont sans cesses remplacées par de plus fraiches encore et l’enfant à du mal à sélectionner les plus importantes et à les assimiler.

Cette baisse de niveau se répercute à la sortie du lycée, lors de l’entrée dans le secondaire. Les professeurs de classes préparatoires aux grandes écoles avec qui j’ai pu discuter m’ont affirmer qu’ils étaient les témoins de ce phénomène. Mais si les exigences diminuent dans le secondaire, elles restent les mêmes dans le supérieur, ce qui signifie un plus grand effort à fournir pour l’élève rentrant dans un cursus universitaire.

Dans un monde changeant, les formations et compétences sont éphémères et nous savons que nous préparons des élèves à des métiers qui n’existent certainement pas encore. Le but est donc de favoriser l’adaptabilité à la connaissance, ce qui fait croire à tort à l’élève que l’apprentissage est inutile. En effet, pourquoi apprendre quelque chose qui sera dépassé d’ici quelques temps ? Seulement l’adaptation nécessite une solide base de connaissances à laquelle il est possible de confronter et de comparer toutes les situations rencontrées de manière à pouvoir faire les meilleurs choix possibles.

Faire de la technologie un allier

Au Danemark, le paris a été pris de donner accès à internet aux bacheliers pendant leurs examens à titre expérimental. Bien entendu, le raisonnement, le filtrage et l’analyse de l’information sont des qualités requises voire indispensables à l’époque de la surinformation et je me réjouis que ces compétences soient enseignées, mais elles ne doivent pas pour autant suppléer les compétences les plus traditionnelles et fondamentales. Si apprendre par coeur un cours d’histoire peut sembler bête et inutile et que savoir résumer la vie de Louis XIV à partir de documents collectés en ligne semble comporter un plus grand intérêt, il peut être plus intéressant encore d’étudier l’interaction des différents facteurs sociologiques, politiques et économiques de cette période pour en analyser les schémas et conséquences.

Faire un cours d’histoire à un élève pour lui faire un cours d’histoire n’a aucun intérêt : il faut lui enseigner à voir au-delà des dates et des noms pour percevoir le réel intérêt des connaissances qui lui sont apportées de manière à le concerner et l’intéresser. L’implication est une notion clé et pour cela, les nouvelles technologies peuvent être d’une grande aide : la favorisation de l’accès à des supports multimédias peut permettre à ceux qui le souhaitent de s’instruire de manière ludique.

A ce titre, le développement et l’enrichissement de solutions telles Curiosphère.tv permettant la vulgarisation de la connaissance doivent être soutenus par l’Etat. L’exemple du MIT qui a décidé il y a quelques années de cela de mettre gratuitement et librement à disposition ses cours sur la toile est également à suivre.[1] C’est le rôle de l’Education Nationale d’encourager les professeurs à distribuer sous licence libre leurs supports de cours et de leur fournir des solutions simples et efficaces pour les publier et les répertorier. Il s’agit là de petites mesures qui peuvent faciliter grandement l’accès à l’information.

Au delà de la diffusion de l’information, c’est sa nature qui est à revoir. Les cours magistraux ne sont pas efficaces car ils n’intéressent plus la nouvelle génération née avec l’interactivité du Web. Ils sont tout autant acteurs que spectateurs et désirent de prendre part entière à l’élaboration du cours. La participation en classe peut être complétée en dehors des heures de cours par la mise en place de plateformes sociales d’échanges entre les élèves et les professeurs permettant des discussions publiques et privées où il serait possible de poser facilement des questions sur le cours du jour ou d’échanger des compléments d’informations.

Il est une initiative très intéressante que je suis depuis quelques années déjà : le blog pédagogique du Cicla71. Le but de ce projet est de faire participer les élèves et de les faire réfléchir sur des problématiques autour du Web et de l’internaute (ses responsabilités, ses droits, ses devoirs…). Ce projet a le mérite d’impliquer les élèves en les faisant interagir entre eux, en les faisant utiliser les nouvelles technologies et en partageant les réflexions dont ils sont à l’origine sur la toile. Cherchez bien : tous les ingrédients y sont et les qualités pédagogiques d’une telle initiative ne sont plus à démontrer. Il serait bon de s’en inspirer pour étendre ce concept à d’autres domaines et d’autres cibles et de généraliser ce genre de pratiques.

Conclusion

Internet et les nouvelles technologies peuvent devenir un énorme atout pour l’enseignement si ils sont déployés de manière efficaces dans des projets novateurs. Il ne s’agit pas de remplacer le cerveau ou la mémoire par l’assistanat d’une base de données immense mais de compléter les méthodes pédagogiques actuelles par le déploiement de solutions alternatives et systématiques d’accès à l’information ainsi que par la mise en place de nouvelles approches pédagogiques tirant leur force des possibilités conférées aux nouvelles technologies. Les techniques d’apprentissages doivent plus que jamais s’adapter à la nouvelle façon de penser de la jeune génération.

Notes

[1] Je me suis moi-même surpris à suivre quelques uns de ces cours très bien menés et abordables par tout élève ayant au moins un niveau bac.

lundi 1 juin 2009

Fédérer une communauté francophone sur l'identité numérique

L’identité numérique, voilà un sujet qui commence à prendre de plus en plus d’ampleur. De la gestion de la réputation en ligne à la surveillance des informations personnelles publiées en lignes, ces problématiques s’adressent de plus en plus au grand public qui a besoin d’informations et d’aide pour prendre et garder le contrôle de leur identité online. Ainsi devient-il nécessaire de créer un collectif destiné à aiguiller l’internaute dans un domaine parfois fort complexe.

Mathias Poujol-Rost a eu l’idée de mettre en place une communauté destinée à s’adresser aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises de manière à les informer et les aider à gérer leur identité numérique. A la manière d’OpenWeb, le contenu pourraît être classé selon la cible visée (débutant, décideur, expert…). A la fois organisé autour d’un contenu propre et d’une aggrégation des ressources éparpillées aux quatre coins de la toile, le site sera complété par un Wiki, un blog ainsi qu’une multitude d’autres supports de l’information, tous complémentaires.

Sur une base bénévole, le but de ce projet n’est autre que de fournir enfin à l’internaute lambda, comme à l’utilisateur avancé, un moyen de se renseigner à ce sujet et de devenir enfin acteur de sa propre identité numérique. Le besoin dans ce domaine est véritablement présent et se fait de plus en plus insistant. Il reste cependant à mener une discussion de fond sur l’organisation et l’élaboration d’un tel projet. Cependant, la création d’une telle communauté et d’une telle réserve de connaissance ne peut se faire sans la participation de contributeurs avertis; que ce soit pour la mise en place des infrastructures, le développement et l’adaptation de solutions logicielles ou pour la rédaction de contenus, nous avons besoin de volontaires.

Si vous vous sentez prêt à vous investir dans un tel projet à la fois utile et novateur, à donner ne serait-ce qu’un peu de votre temps pour apporter votre brique à l’édifice, n’hésitez pas à vous manifester, ici, par mail ou sur le blog de Mathias. Je vous invite également à lire l’article publié par Mathias de manière à prendre connaissance du projet dans son intégralité. Toutes les idées sont également bonnes à prendre alors n’hésitez pas à vous exprimer sur le sujet !

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