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vendredi 12 février 2010

Et sinon, c'est quoi un trou noir au juste ?

La question est récurrente et la réponse parfois difficile à comprendre pour le commun des mortels : mais bon sang, qu’est-ce donc que ces fameux trous noirs dont on parle sans pour autant savoir les définir ? Je vous propose une petite vidéo de vulgarisation qui assouvira, je l’espère, en partie votre curiosité.


Qu’est-ce qu’un trou noir ?

Via Pierre Thomas

dimanche 24 janvier 2010

De l'informatique culinaire...

J’ai adoré cette petite citation glanée dans un commentaire, au hasard de mes pérégrinations sur le Framablog. Elle vaut son pesant de cacahuètes :

L’informatique c’est comme faire des croque-monsieur, c’est effectivement extrêmement compliqué.
Il faut retourner un bout de terre, semer du blé, l’arroser, moissonner, battre le blé, le moudre, ajouter de l’eau du sel et du levain à la farine, pétrir la pâte, la faire lever, re-pétrir, cuire le pain, couper des tranches… Et là on a juste abordé la question de la confection du pain de mie…

L’informatique, c’est un jeu de Lego perpétuel. Quand on me dit que je m’y connais en informatique et que l’on me demande des conseils pour des choses basiques (auxquelles je n’ai pas toujours de réponse à apporter), je me demande toujours en quoi je suis plus qualifié que les autres pour y répondre. Si on fait abstraction de la technologie et que l’on regarde simplement les outils qui nous sont fournis en tant qu’utilisateur final, quoi de plus simple que l’informatique ? Quoi de plus facile que d’installer un logiciel et que de faire joujou avec pour en découvrir les fonctionnalités ?

Vous n’avez pas besoin de comprendre comment est fait le pain de mie pour faire des croque-monsieur, vous n’avez pas besoin de savoir programmer pour utiliser un logiciel. Mais si ce logiciel est libre, vous disposez de sa recette, et si ça vous tente, rien ne vous empêche de faire cuire votre propre pain de mie. Mais en cuisine comme en informatique, le principal moteur est la curiosité et l’envie d’essayer voire d’innover.

Arrêtez donc de dire que vous n’y connaissez rien en informatique : tel un enfant de 5 ans qui sait casser des oeufs pour faire un gâteau, vous savez télécharger et installer un logiciel les yeux (presque) fermés. Ben voilà, vous vous y connaissez en fait plutôt bien en informatique, hein. Si si, je vous jure ! Prochaine étape : rajouter de la farine, vous pensez pouvoir le faire ? ;-)

Lire l’article duquel est issue cette citation de JosephK.

jeudi 14 janvier 2010

Votez pour Coelio , le carrefour de l'information en ligne !

Coelio, voilà un nom qui vous semble inconnu. Pour ma part, je l’ai en tête depuis environ deux ans : c’est le nom d’un projet Web avorté par deux fois pour manque de main d’oeuvre bénévole ou de fonds. Pourtant, dans mon esprit, il concrétise l’outil idéal de consommation de l’information en ligne qui peut peut-être prendre vie grâce à vous !

Coelio

Je peux vous faire un pitch formel sur l’information en ligne, les difficultés liées à sa consommation, mais si vous suivez un peu ce blog, vous êtes déjà un minium au fait de ces problématiques[1]. Le fait est qu’actuellement, on consomme principalement l’information de 3 manières différentes :

  • Directement via les sites d’information ou les blogs;
  • Via les réseau sociaux (Facebook et autres Twitter);
  • Et via les sites plus "traditionnels" parmi lesquels je classerais Wikipédia, contenant une information qui est moins impactée par le temps qui passe (non effacée par une homepage changeante ou remplacée par une actualité plus fraiche);

Maintenant, si on regarde les modes de consommation de l’information on a alternativement :

  • Les marque-pages de votre navigateur qui ne procurent pas une grande rapidité de lecture (il faut changer de site à chaque fois), ni un grand confort (dépendant du thème graphique du site sur lequel vous vous trouvez)
  • Les lecteur de flux RSS[2] qui permettent de rassembler en un seul endroit toutes vos lectures, mais qui favorisent la redondance des informations (surtout si vous suivez différentes sources abordant la même thématique) et qui ne font pas forcément bon ménage avec les sites plus "traditionnels". Ils permettent peu l’archivage et le tri de l’information.
  • Les Digg-like qui permettent de partir à la découverte de nouveaux contenus sans pour autant permettre le suivi des sources que l’on vient de découvrir ni l’archivage des contenus.
  • Le vagabondage[3] qui nous laisse dériver de lien en lien et de site en site, avec un petit détour inopiné sur Google de temps à autre.

Mais aucune de ces solutions ne permet de naviguer clairement et efficacement entre toutes les sources, tous les types d’informations et d’avoir une expérience de navigation unique. C’est l’ambition de Coelio :

  • L’application se base sur la valeur sémantique de l’information publiée par les sources que vous surveillez de manière à trier automatiquement le contenu et à l’organiser par thématique, ainsi qu’à regrouper les sujets similaires entre eux : fini la redondance des informations et la désorganisation !
  • L’analyse statistique des contenus que vous consultés permet, à partir d’un nombre critique d’utilisateurs, de vous proposer du contenu frais en relation avec vos goûts et habitudes de consommation de l’information. Ne manquez plus jamais une information intéressante et/ou pertinente, même si vous ne suivez pas la source qui la publie.
  • La dimension sociale n’est pas en reste, avec des fonctionnalités de partage et d’interaction avec les plus grands réseaux sociaux : une info intéressante ? Partagez-là en un clic avec vos amis. Vous croisez une info ou un blog sympa sur Twitter, un twitt plus tard elle est automatiquement ajoutée à votre compte.
  • Retrouvez l’intégralité des informations pertinentes grâce à un système de classement et d’archivage des plus intéressants. Non seulement vous pouvez conserver un article, mais également toute la série d’articles relatifs à une même information et les retrouver en un coup d’oeil.

Bref, voici quelques unes des principales fonctionnalités de cette application. __Seulement, pour espérer mener à terme ce projet qui me tient à cœurs, j’ai besoin de moyens humains et financiers._ C’est pour ça que j’ai décidé de participer au concours organisé par FriendsClear dont le but est de faire émerger un projet pro et de lui faire gagner 10 000€. Une somme non négligeable qui permet de louer un serveur dédié, de mettre en place une structure légale et de commencer les premiers développements pour que ce projet prenne enfin vie !

Oui, je sais, le système de vote est contraignant car il nécessite une inscription préalable, mais cela ne vous prendra que quelques secondes et permettra peut-être de donner naissance à un nouveau service que je pense prometteur. Alors s’il vous plait, si vous pensez que ce projet n’est pas une si mauvaise idée, prenez 2 minutes pour voter pour Coelio. On a encore du chemin à parcourir pour rattraper la tête de liste !

Merci d’avance ! Et n’oubliez pas, j’ai besoin de vous ! ;-)

Notes

[1] Je peux vous suggérer quelques lectures sur ce blog, ici et .

[2] Parmi lesquels on peut citer Google Reader ou encore Netvibes par exemple.

[3] Valable également sur les réseaux sociaux.

lundi 4 janvier 2010

Et pis vlà on nous instaura des quotas...

C’est au détour d’une application Android, dont je salue par cette même occasion la réalisation, que je suis tombé sur un article du Monde concernant des probables quotas de boursiers imposés aux Grandes Ecoles membres de la CGE. Intrigué, j’ai décidé d’en savoir plus en lisant la totalité de l’article. Pour une fois je n’en ai pas contre le journaliste qui a rédigé l’article mais plutôt contre le ramassis de conneries que l’on peut y lire et ce, dans l’argumentaire des deux partis.

Ainsi je me permettrais d’énoncer une vérité générale : les boursiers qui, je me permet de le mentionner, ne disposent pas d’un QI plus limité que la moyenne, n’ont pas besoin qu’on diminue le niveau des concours d’entrée aux Grandes Ecoles pour avoir une chance d’y rentrer. Dieu merci, en France nous avons la chance d’avoir un cursus scolaire homogénéisé et basé sur l’égalité des chances.

Laissez-moi vous conter une histoire… Il y a encore un an de ça, j’étais en CPGE (prépa ou taupe pour les intimes). Issu d’une famille moyenne, dont l’éducation des parents n’a jamais excédé le bac et dont le revenu moyen est très moyen dans laquelle je n’ai jamais manqué de rien sans ne jamais avoir vécu dans l’opulence, ce n’est que lors de la réforme boursière de février dernier que j’ai été déclaré boursier à l’échelon zéro.

Ce statut ne me donne pas droit aux aides financières du gouvernement, mais simplement (et c’est déjà beaucoup) à l’exonération des frais de scolarité et de sécurité sociale. Ainsi, ma scolarité à l’ENSEIRB-MATMECA ne me coûte que quelques dizaines d’euros par an. Ma scolarité en classes prépa ne m’a guère coûté plus cher et s’est révélée tout du moins aussi coûteuse que la scolarité que j’ai pu suivre dans mon petit lycée public de province.

L’accès à certaines formes de culture qui ne sont pas accessible pécuniairement par certaines personnes peut certes favoriser l’ouverture d’esprit et enrichir la culture générale. Son absence peut probablement se révéler être handicapante dans le cas où l’on souhaite intégrer l’une des écoles les plus prestigieuses de France, telle Polytechniques (l’X pour les intimes) ou encores les Mines ou Centrale Paris, mais la Commission des Grandes Ecoles représente également une toute autre catégorie d’écoles (celles comptant pour la majorité de ses membres) pour lesquelles cela ne constitue pas un frein.

Dire qu’il n’existe aucune embuche à l’intégration d’une Grande Ecole par les personnes moins aisées serait faux. N’étant pas encore déclaré boursier, j’ai du m’affranchir du prix des concours à hauteur de 700€ (après une sélection difficile et limitée par le coût total des frais engendrés). Une fois accepté aux écrits, j’ai dû me déplacer sur Paris et m’y loger pendant plusieurs jours pour y passer mes oraux, encore une fois à mes frais. Une fois l’école intégrée, reste à trouver un logement et à s’installer dans une ville étudiante totalement inconnue, avec les frais que cela comporte…

Bref, s’il y a quelque chose qui doit être remanié dans ce système, ce n’est pas l’épreuve d’accès aux Grandes Ecoles pour lesquelles la prépa est censée nous préparer et ce, de manière identique, que l’on soit ou non boursier. Le plus grand écueil auquel on puisse faire face est dû au manque d’accompagnement et d’assistance pour tous les frais annexes qui semblent minimes, mais qui mis bout à bout représentent une somme ma foi conséquente.

Enfin, pour augmenter le nombre d’élèves boursiers en école d’ingénieur, il faut communiquer sur le coût réel de ces études souvent à tort considéré comme extravagant et essayer d’abaisser au minimum les barrières financières restantes. Personnellement, je sais que si je n’avais pas eu un jour l’occasion de faire les bonnes rencontres au bon moment, ni moi, ni mes parents ne se seraient aventurés à imaginer un jour de telles études. Non seulement la prépa est considérée comme non-diplômante et à l’issue incertaine pour des parents qui souhaitent mettre entre les mains de leur enfant un métier stable et sûr, mais ces études sont également considérées comme étant très coûteuses.

L’instauration d’une méthode de recrutement "à deux vitesses" ne pallierait non seulement pas à ces problèmes, mais dévaloriserait certainement le diplôme que nous nous apprêtons à obtenir. La baisse de niveau dont ont peur les Grandes Ecoles est dors et déjà effective et visible dans les prépa (les plus élitistes mises à part) ce qui, chaque année, conduit à un aménagement du barème de notation des épreuves. Elle est générale et directement liée à la baisse globale de niveau de l’enseignement secondaire, aucunement à l’origine sociale des élèves. Mais merci pour eux, les élèves, qu’ils soient boursiers ou non, on la même capacité de résolution d’équations de maths à n dimensions : elles restent pour tous deux passablement insolubles. ;-)

samedi 2 janvier 2010

Au nouvel an, tout ne tourne pas rond à cause d'une histoire de zéro...

Aviez-vous déjà remarqué que le calendrier chrétien que nous avons adopté comporte quelques illogismes ? L’un des plus flagrands est celui ayant à trait au comptage des années. Si nous déclarons être actuellement en l’an 2010, il ne s’agit pas moins de la 2009ème année suivant la naissance de Jésus. Oui, vous ne rêvez pas, le calendrier actuel est fait de telle sorte que Jésus à eu un an en l’an deux. Et tout ça à cause d’une histoire de zéro…

En y regardant d’un peu plus près, l’année précédant la naissance de Jésus est numérotée -1. Ainsi on passe de l’an -1 av. J.-C. à l’an 1 apr. J.-C. et ce, sans transition : l’an zéro n’existe pas. Pourtant, le calendrier grégorien fut adopté en 1582, bien après l’apparition du zéro dans notre système numéraire actuel. En fait, bien que les Mayas et les Chinois aient (entre autres) perçu le besoin d’introduire le zéro, ce n’est qu’il y a environ 1800 ans que les indiens ont inventé la notion de "rien", de "vide" via le mot "śūnya".

La première trace écrite du zéro a été rédigée en 628 av. J.-C. par un mathématicien indien répondant au nom de Brahmagupta dans un livre intitulé Le commencement de l’univers, ou Brahmasphutasiddhanta, traitant du mouvement des planètes et du calcul de leur trajectoire précise. Il définit alors le nombre "zéro" comme suit : "C’est le résultat de la soustraction d’un nombre de lui-même". Une révolution était amorcée.

Non seulement introduit-il le zéro, mais il définit le résultat de plupart des opérations algébriques avec ce nouveau nombre (à savoir l’addition, la soustraction et la multiplication). Le seul écueil qui s’offrit à lui consistant en la division d’un nombre par zéro et en celle de zéro par lui-même. Il décréta que 0/0=0. et que le résultat de la division d’un nombre n par zéro était la fraction n/0. Ces règles ont été suivies pendant très longtemps par la plupart des mathématiciens.

Ce n’est qu’environ 500 ans plus tard qu’un autre mathématicien indien répondant au nom de Bhaskara a déclaré que n/0=∞. Bien entendu, ce résultat est faux, mais il permit la remise en question de la propriété de Brahmagupta, permettant ainsi, après de moult débats, de conclure à l’indétermination de ce résultat.

Quant à la division de zéro par lui-même, le résultat est là également indéterminé. Mais il est intéressant de remarquer que l’étude du quotient de deux valeurs tendant chacune vers 0, n’est rien d’autre que la base du calcul différentiel (dx/dy). En gros, c’est ce que vous cherchez à calculer lorsque vous voulez déterminer une vitesse instantanée par exemple. :-)

Depuis, l’usage du zéro s’est bien évidemment généralisé. C’est d’ailleurs ainsi qu’en informatique, on compte la plupart du temps à partir de 0. C’en est même devenu la base de notre système numéraire à 10 chiffres structuré à partir de la position de ces chiffres au sein même du nombre (ainsi, il est facile de déterminer le chiffre des centaines, des dizaines ou des unités par exemple), par opposition au système numéraire romain par exemple ou chaque symbole correspond à une valeur propre.

Pour en revenir à notre calendrier grégorien, l’année évoquée est en fait une sorte de mesure approchée par excès de l’espace temps écoulé depuis la date supposée (nous ne sommes plus à une inexactitude près) de la naissance de Jésus, par opposition à un système numéraire de comptage classique. Ce qui expliquerait que l’an zéro n’existe pas. Mais il faut avouer que tout serait bien plus logique s’il existait.

Bref, excusez ce petit écart mathématique uniquement destiné, au départ, à vous souhaiter mes meilleurs voeux pour cette année 2010 qui, si vous m’avez suivi jusqu’ici, est la dernière de cette décennie et qui, qui plus est, est composée de deux zéros : décidément, ils sont partout ! Bonne année à tous. ;-)

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