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  <title>LiberT : le blog ! - Vous avez dit libre ?</title>
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  <description>Le blogging : passion, engagement et liberté de ton...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 14:40:48 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Retour sur l'aventure des RMLL 2010</title>
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    <pubDate>Tue, 10 Aug 2010 01:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>2010</category><category>free</category><category>libre</category><category>RMLL</category><category>RMLL 2010</category><category>software</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce billet s&amp;#8217;est fait attendre, mais il a le mérite d&amp;#8217;être là. Je vous en parlais le mois dernier, les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre on repris place à Bordeaux il y a un mois désormais pour une 11ème édition sur le thème &amp;quot;Esprit Libre&amp;quot;. J&amp;#8217;ai eu l&amp;#8217;occasion de participer pour la première fois à cet évènement qui attise ma curiosité depuis bien des années et bien plus d&amp;#8217;ailleurs, puisque j&amp;#8217;ai même pu prendre place (de manière assez fortuite) dans la team organisatrice au dernier moment. Récit sporadique d&amp;#8217;une semaine riche en rebondissements&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si vous avez croisé un hurluberlu dans l&amp;#8217;enceinte de l&amp;#8217;ENSEIRB avec un badge aux couleurs de l&amp;#8217;orga et avec pour drôle de titre celui de &amp;quot;Môman des bénévoles&amp;quot;, ne cherchez pas plus loin, c&amp;#8217;était moi. Mais commençons par le commencement, trois semaines avant le début des hostilités, donc fin juin dernier. Abonné depuis plusieurs mois à la mailing list dédiée aux bénévoles, j&amp;#8217;attendais en vain des nouvelles concernant les tâches à effectuer. Tant et si bien d&amp;#8217;ailleurs que j&amp;#8217;ai décidé un soir de me rendre à une réunion du coeur de l&amp;#8217;orga pour tâcher d&amp;#8217;un savoir plus&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C&amp;#8217;est là qu&amp;#8217;on m&amp;#8217;a dit que la précédente maman des bénévoles avait lâchement fuit après avoir trouvé un job&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2010/08/10/Retour-sur-l-aventure-des-RMLL-2010#pnote-545-1&quot; id=&quot;rev-pnote-545-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; et que le poste avait été laissé vacant. On m&amp;#8217;expliqua rapidement en quoi cela consistait&amp;#160;: s&amp;#8217;assurer du bien être des bénévoles, les gérer quelque peu, etc. Soit, je me proposais alors quelques temps plus tard à ce poste sans savoir réellement dans quoi j&amp;#8217;allais m&amp;#8217;engager. La liste des choses que j&amp;#8217;allais devoir gérer s&amp;#8217;allongea par la suite un peu plus chaque jour&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis vinrent le temps des préparatifs et le premier jour de la manifestation approchait à grands pas. Heureusement rejoint au dernier moment par Axel, un valeureux collègue qui viendra me prêter main forte pendant tout le reste de la manifestation, je commence à douter des effectifs de bénévoles disponibles en recevant peu à peu les besoin des différents pôles de l&amp;#8217;orga. Je commence alors à comprendre que ma tâche ne sera pas de tout repos et qu&amp;#8217;il va falloir se préparer au mieux afin d&amp;#8217;improviser le moins possible le jour J.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J-3, on tombe en pleine immersion dans le monde du libre. On commence à courir partout et à se rendre compte que les imprévus vont faire partie de notre quotidien dans les prochains jours. Si je devais résumer cette semaine et demie de préparatifs et de manifestation par un seul mot, ce serait le suivant&amp;#160;: des rencontres. Oui, des rencontres, toutes les plus intéressantes et les plus magnifiques les unes que les autres. Des gens dévoués, des bénévoles prêts à tout faire, même les tâches les plus ingrates sans rien en retour d&amp;#8217;autre qu&amp;#8217;un &amp;quot;merci&amp;quot;, d&amp;#8217;autant plus chaleureux qu&amp;#8217;il était très sincère car sans eux rien n&amp;#8217;aurait été possible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des ratés, on en a connu&amp;#160;: quelques manques de bénévoles, une alerte météo qui a compromis une scène, des soucis de réseau, des problèmes avec les logements du CROUS, j&amp;#8217;en passe et des meilleures. Mais chaque fois une solution s&amp;#8217;est profilée, chaque fois on y a fait face comme on pouvait et au final ça a donné une manif qui, je pense, était de qualité. Les 300 conférences et ateliers étalés sur la semaine ont tous eu lieu et dans des conditions honorables. Le village des asso s&amp;#8217;est plutôt bien porté et le thème entreprises a roulé tout seul&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui, je confirme, l&amp;#8217;organisation des RMLL, c&amp;#8217;est un beau bordel organisé. Il a fallu courir un peu (beaucoup&amp;#160;?), utiliser le système D à de maintes reprises, mais dans l&amp;#8217;ensemble tout (ou presque) a bien roulé grâce à la force de l&amp;#8217;orga qui s&amp;#8217;est donnée corps et âme dans cette extraordinaire aventure. Comparé à eux, j&amp;#8217;avais la tâche facile et je suis admiratif du travail qui a été abattu. Je ne citerai aucun nom de peur d&amp;#8217;en oublier, mais les souvenirs sont gravés en mémoire, et les bons moments partagés avec ces gens venus des quatre coins du globe ne sortiront pas de si tôt de ma tête de linotte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certes, mon job à (presque) temps plein m&amp;#8217;a conduit à écourter mes nuits et à louper les quelques conférences qui m&amp;#8217;intéressaient, mais je suis content d&amp;#8217;avoir pris part à cette grande machinerie. Strasbourg me tend les bras pour l&amp;#8217;édition 2011 mais cette fois-ci je cède ma place de &amp;quot;môman&amp;quot; à d&amp;#8217;autres. Non pas que je ne chérisse pas mes quelques dizaines de gamins, mais je serai sans doute aussi très bien dans la peau d&amp;#8217;un bénévole ordinaire. Comme disaient certains après que je me sois engagé&amp;#160;: &amp;quot;on n&amp;#8217;est maman des bénévoles qu&amp;#8217;une fois dans sa vie&amp;quot;, mais on le reste probablement un peu pour toujours. &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2010/08/10/Retour-sur-l-aventure-des-RMLL-2010#rev-pnote-545-1&quot; id=&quot;pnote-545-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Gaël, si tu me lis&amp;#8230; &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2010</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2010/06/30/Rencontre-Mondiales-du-Logiciel-Libre-2010</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Jun 2010 02:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>art</category><category>conférences</category><category>culture</category><category>libre</category><category>logiciel libre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je m&amp;#8217;en serais voulu si je n&amp;#8217;avais pas abordé le sujet sur ce blog en perdition&amp;#160;: les RMLL, c&amp;#8217;est le rassemblement incontournable des libristes et curieux en tous genres, passionnés d&amp;#8217;informatique, d&amp;#8217;art ou de tous les domaines, si nombreux soient-ils, listés sur &lt;a href=&quot;http://2010.rmll.info/-Programme-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la page du programme de l&amp;#8217;édition 2010&lt;/a&gt;. Après plusieurs années à sillonner la France de Nantes à Amiens en passant par Mont-de-Marsan, les &lt;a href=&quot;http://2010.rmll.info/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;RMLL&lt;/a&gt; sont enfin de retour sur Bordeaux, ville qui les a vu naitre&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://2010.rmll.info/IMG/png/RMLL_2010_banniere_250x250.png&quot; alt=&quot;RMLL 2010&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le programme est riche et dense avec de nombreux thèmes variés&amp;#160;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Technique (avec des sessions Administration Système, Développement, Systèmes Embarqués et Matériel Libre, Systèmes d’Exploitation, Sécurité et Internet)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Loisirs, Culture, Arts et Libre Diffusion&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Économie Sociale et Solidaire – Développement Durable&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Accessibilité et Handicap&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Sciences, Éducation et Éducation Populaire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Entreprises et Logiciel Libre&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Collectivités, Administrations et Politiques Publiques&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Vous pouvez bien évidemment passer quelques heures; une journée ou la semaine en notre compagnie, puisque l&amp;#8217;évènement s&amp;#8217;étale du 6 au 11 juillet. Mais libre à vous de venir donner un coup de main si le coeur vous en dit. A ce sujet, je m&amp;#8217;occupe avec l&amp;#8217;aide d&amp;#8217;un copilote dénommé Axel, de la coordination et la gestion des bénévoles sur les différents sites&amp;#160;: n&amp;#8217;hésitez donc pas à me contacter au besoin&amp;#160;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors au plaisir de vous croiser dans notre belle contrée du sud-ouest&amp;#8230; &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>OpenData : L'ouverture des données publiques au service de l'innovation</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2010/04/10/OpenData-%3A-L-ouverture-des-donn%C3%A9es-publiques-au-service-de-l-innovation</link>
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    <pubDate>Sat, 10 Apr 2010 18:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>données</category><category>innovation</category><category>libre</category><category>ouverture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce post a été rédigé suite aux échanges ayant eu lieu lors de l&amp;#8217;atelier sur l&amp;#8217;ouverture des données publiques lors de la première édition du &lt;a href=&quot;http://www.barcamp-bordeaux.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Barcamp Bordeaux&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&amp;#8217;ouverture des données est une notion à la fois claire et complexe.&lt;/strong&gt; Claire dans le sens où l&amp;#8217;on imagine bien le potentiel d&amp;#8217;innovation que peut donner l&amp;#8217;ouverture des données en l&amp;#8217;assimilant à la dynamique générée par exemple par l&amp;#8217;ouverture du code dans le domaine du logiciel libre, et complexe dans le sens où son côté novateur et abstrait, ainsi que son immense potentiel ne nous permettent difficilement d&amp;#8217;imaginer ce à quoi cela va ou peut nous mener.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour expliquer sommairement le fonctionnement de l&amp;#8217;ouverture des données, on peut prendre l&amp;#8217;image d&amp;#8217;un silo où serait stocké tout un ensemble de données accessibles, exploitables et modifiables par tout un chacun. Chacun peut à son tour croiser les données, les enrichir, en créer de nouvelles à partir d&amp;#8217;existantes ou simplement les mettre à jour et les repartager à nouveau. &lt;strong&gt;C&amp;#8217;est un partage démocratique des moyens et outils nécessaire à la création de nouvelles applications.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première des questions que vous vous posez certainement doit être &amp;quot;&lt;strong&gt;A quoi ça sert&lt;/strong&gt;&amp;quot;&amp;#160;? Pour donner des exemples concrets, on peut citer les sites &lt;a href=&quot;http://www.ibordeaux.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;iBordeaux&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.irennes.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;iRennes&lt;/a&gt; qui sont la mise en forme de données libérées qui offrent un service de proximité d&amp;#8217;utilité indéniable. Difficile également de parler de ce sujet en éludant OpenStreetMap, carte du monde modifiable de manière participative par n&amp;#8217;importe quel internaute. Ajouté à la collecte des positions GPS de chaque personne par triangulation, on peut également mettre en place la mise à jour en temps réel et la cartographie des flux de déplacements et ainsi permettre de nous avertir de la présence de bouchons, etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut tout aussi facilement étendre le catalogue des possibles grâce à l&amp;#8217;avènement du web mobile et de la réalité augmentée. La création d&amp;#8217;un Street View-like alimentée par les photos utilisateurs, la cartographie des cépages et châteaux bordelais, la comparaison en temps réel des prix du carburant dans les différentes stations essence sont tout autant de possibilités qui peuvent s&amp;#8217;offrir à nous si l&amp;#8217;ensemble des données sont rendues publiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, de nombreuses questions restent encore non résolues&amp;#160;:&lt;strong&gt;comment formater les données ainsi libérées&amp;#160;?&lt;/strong&gt; Ou encore&amp;#160;: &lt;strong&gt;comment garantir leur intégrité&amp;#160;?&lt;/strong&gt; Car si n&amp;#8217;importe qui peut accéder et modifier et créer de l&amp;#8217;information, il est tout aussi simple d&amp;#8217;insérer des informations erronées, ce qui dans le cas de données de travail peut se révéler embêtant. Pour éviter cela, on peut mettre en place un historique des modification des données sur le même principe que Wikipédia. L&amp;#8217;autorégulation par la communauté ainsi que le recoupement des données permet également de limiter ce risque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre solution consisterait à faire coexister deux modèles de données&amp;#160;: l&amp;#8217;un ouvert à tous et modifiable par tous sans restriction et l&amp;#8217;autre certifié par les collectivités, principalement pour les informations sensibles. Les modifications apportées à celles-ci ne seraient alors prises en compte qu&amp;#8217;après approbation, assurant ainsi l&amp;#8217;exactitude de celles-ci mais nuisant fortement à l&amp;#8217;un des principaux intérêts des données libres qui est la fraicheur des informations partagées grâce à la réactivité de la communauté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certes, l&amp;#8217;enthousiasme généré par l&amp;#8217;ensemble des possibles offerts grâce à cette technique peut effrayer quelque peu&amp;#160;: l&amp;#8217;impression d&amp;#8217;être fiché rend les gens très réfractaires à certaines applications. &lt;strong&gt;Attention toutefois à l&amp;#8217;amalgame qui tenterait de mélanger données publiques et nominatives.&lt;/strong&gt; Toutes les données publiques doivent être non-nominatives et l&amp;#8217;état doit également statuer sur les différents types d&amp;#8217;informations dites sensibles qui ne devrait pas faire l&amp;#8217;objet d&amp;#8217;une ouverture. Qui souhaiterait par exemple rendre public les casiers judiciaires afin qu&amp;#8217;ils soient accessibles par tout le monde&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La finalité est réellement de permettre à chacun d&amp;#8217;utiliser des données d&amp;#8217;utilité publique de manière à innover en créant de nouveaux services et usages&lt;/strong&gt; gratuits comme payants (qui peuvent avoir de réels modèles économiques motivés par l&amp;#8217;ajout de valeur par rapport aux données brutes) mais conçus par et pour la communauté donc répondant à des besoins réels et spécifiques. On peut également miser sur la mise à disposition de boites à outils libres exploitant ces données et d&amp;#8217;API permettant d&amp;#8217;utiliser plus facilement ces données et de faciliter le développement de services autour d&amp;#8217;une problématique donnée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mouvement de collecte et de partage des données détenues par les collectivités a d&amp;#8217;ores et déjà commencé&lt;/strong&gt; en particulier sur les ressources environnementales pour lesquelles une directive a rendu nécessaire cette collecte de manière à rester en conformité autour de la loi étatique. L&amp;#8217;enjeu est désormais de rassembler, de libérer et de croiser les données détenues par les collectivités, les entreprises privées et les particuliers de manière à avoir un contenu le plus large possible, voire même si possible redondant pour permettre de vérifier la véracité des informations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qui sait ensuite ce que que ce mouvement d&amp;#8217;ouverture nous réserve pour demain&amp;#160;? L&amp;#8217;inventivité de l&amp;#8217;homme n&amp;#8217;a aucune limite; reste à lui fournir les moyens de réaliser ce qu&amp;#8217;il a en tête et l&amp;#8217;ouverture des données lui donne les moyens de concrétiser des idées qui peuvent au départ paraitre utopiques. &lt;strong&gt;A partir de cette conclusion, l&amp;#8217;univers des possibles s&amp;#8217;étend grandement et peut donner naissance à des applications que vous n&amp;#8217;imaginez pas encore aujourd&amp;#8217;hui mais qui demain vous paraitront indispensables&amp;#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour en savoir plus je vous conseille de faire un tour sur &lt;a href=&quot;http://www.reseaufing.org/pg/groups/1854/rutilisation-des-donnes-publiques/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le site web de la FING&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2010/04/10/OpenData-%3A-L-ouverture-des-donn%C3%A9es-publiques-au-service-de-l-innovation#comment-form</comments>
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    <title>De l'informatique culinaire...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2010/01/24/De-l-informatique-culinaire...</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Jan 2010 15:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>analogie</category><category>cuisine</category><category>libre</category><category>logiciel</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J&amp;#8217;ai adoré cette petite citation glanée &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2010/01/22/biographie-stallman-a-la-tele#c12585&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;dans un commentaire&lt;/a&gt;, au hasard de mes pérégrinations sur le Framablog. Elle vaut son pesant de cacahuètes&amp;#160;:&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;L&amp;#8217;informatique c&amp;#8217;est comme faire des croque-monsieur, c&amp;#8217;est effectivement extrêmement compliqué.&lt;br /&gt;
Il faut retourner un bout de terre, semer du blé, l&amp;#8217;arroser, moissonner, battre le blé, le moudre, ajouter de l&amp;#8217;eau du sel et du levain à la farine, pétrir la pâte, la faire lever, re-pétrir, cuire le pain, couper des tranches&amp;#8230; Et là on a juste abordé la question de la confection du pain de mie&amp;#8230;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;L&amp;#8217;informatique, c&amp;#8217;est un jeu de Lego perpétuel. Quand on me dit que je m&amp;#8217;y connais en informatique et que l&amp;#8217;on me demande des conseils pour des choses basiques (auxquelles je n&amp;#8217;ai pas toujours de réponse à apporter), je me demande toujours en quoi je suis plus qualifié que les autres pour y répondre. Si on fait abstraction de la technologie et que l&amp;#8217;on regarde simplement les outils qui nous sont fournis en tant qu&amp;#8217;utilisateur final, quoi de plus simple que l&amp;#8217;informatique&amp;#160;? Quoi de plus facile que d&amp;#8217;installer un logiciel et que de faire joujou avec pour en découvrir les fonctionnalités&amp;#160;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous n&amp;#8217;avez pas besoin de comprendre comment est fait le pain de mie pour faire des croque-monsieur, vous n&amp;#8217;avez pas besoin de savoir programmer pour utiliser un logiciel. Mais si ce logiciel est libre, vous disposez de sa recette, et si ça vous tente, rien ne vous empêche de faire cuire votre propre pain de mie. Mais en cuisine comme en informatique, le principal moteur est la curiosité et l&amp;#8217;envie d&amp;#8217;essayer voire d&amp;#8217;innover.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrêtez donc de dire que vous n&amp;#8217;y connaissez rien en informatique&amp;#160;: tel un enfant de 5 ans qui sait casser des oeufs pour faire un gâteau, vous savez télécharger et installer un logiciel les yeux (presque) fermés. Ben voilà, vous vous y connaissez en fait plutôt bien en informatique, hein. Si si, je vous jure&amp;#160;! Prochaine étape&amp;#160;: rajouter de la farine, vous pensez pouvoir le faire&amp;#160;? &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://schroffenstein.free.fr/index.php?post/2009/L-informatique-c-est-comme-les-croque-monsieur&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lire l&amp;#8217;article duquel est issue cette citation de JosephK.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2010/01/24/De-l-informatique-culinaire...#comment-form</comments>
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    <title>Pourquoi le libre ?</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2009/07/29/Pourquoi-le-libre</link>
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    <pubDate>Wed, 29 Jul 2009 18:36:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>innovation</category><category>libre</category><category>modèle</category><category>économie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il n&amp;#8217;est pas rare que l&amp;#8217;on me demande pourquoi j&amp;#8217;aborde relativement souvent le sujet du libre sur mon blog, par ailleurs beaucoup plus éclectique auparavant. C&amp;#8217;est une bonne question qui nécessite une réponse digne de ce nom à travers ce petit billet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout d&amp;#8217;abord, il faut savoir que &lt;strong&gt;je ne suis pas un libriste intégriste&lt;/strong&gt; comme il peut y en avoir. Je m&amp;#8217;intéresse certes au libre et je l&amp;#8217;utilise quotidiennement, mais je sais également reconnaître les avantages du logiciel propriétaire (Stallman dirait plutôt &amp;quot;privateur&amp;quot;) lorsqu&amp;#8217;il y en a, et je suis parfaitement enclin à l&amp;#8217;utiliser. D&amp;#8217;ailleurs, au quotidien j&amp;#8217;utilise à la fois Windows et Linux selon mes besoins.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ensuite, l&amp;#8217;avenir de notre société me préoccupe beaucoup.&lt;/strong&gt; Ces derniers temps ont vu naître de grands bouleversements à la fois au niveau économique (avec la fameuse crise ont on parle tant) et au niveau social. Et au milieu de tout ça, on peut voir un modèle disruptif émerger, celui du libre. Il ressemble à la fois à une réminiscence des vieux modes de collectivisation et d&amp;#8217;entraide qui existaient autrefois, mais également à une sorte d&amp;#8217;OVNI, avec son lot d&amp;#8217;innovations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et ce modèle semble affronter la crise sans coup férir.&lt;/strong&gt; Face à lui, le libéralisme n&amp;#8217;a pas le vent en poupe, loin de là et les entreprises classiques vivent des temps difficiles. Et honnêtement, cela fait réfléchir. Les arguments en faveur du libre sont nombreux (je ne vais pas y revenir dans ce billet, je les ai déjà longuement abordés sur ce blog); parmi eux, la pérennité et la fiabilité des applications ainsi créées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors bien entendu, tout n&amp;#8217;est pas si rose&amp;#160;: &lt;strong&gt;on cherche encore certains modèles économiques&lt;/strong&gt; et Wikipédia ne s&amp;#8217;en porterait que mieux si elle était indépendante financièrement. Mais peu à peu, ce système arrive à maturation et dérange de plus en plus les entreprises bien ancrées dans le secteur en leur piquant quelques parts de marché par ci, par là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Effectivement, tout ceci reste marginal. &lt;strong&gt;Mais en pensant à la transposition de tels principes à d&amp;#8217;autres domaines que ceux du logiciel ou de l&amp;#8217;art, on peut imaginer des choses incroyables.&lt;/strong&gt; Il n&amp;#8217;est pas dit que cela marchera, mais qui ne tente rien n&amp;#8217;a rien. Le libre nous offre une ouverture différente sur le monde et une perspective sociale et économique totalement divergente des concepts actuels. Ca vaut le coup de s&amp;#8217;y pencher un peu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui est dérangeant avec le libre, c&amp;#8217;est qu&amp;#8217;&lt;strong&gt;on a presque l&amp;#8217;impression que c&amp;#8217;est une démarche naturelle&lt;/strong&gt;, mais que nombre d&amp;#8217;entre nous ont du mal à concevoir que cette démarche puisse aboutir. En effet, on utilise le libre pour le partage des connaissances depuis bien longtemps et je ne résiste pas à l&amp;#8217;envie de partager avec vous cette magnifique citation de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Knuth&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Knuth&lt;/a&gt;&amp;#160;:&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;J’ai été formé dans la culture des mathématiques, et je ne suis donc pas habitué à faire payer les gens un penny chaque fois qu’ils utilisent un théorème que j’ai prouvé. Mais je fais payer les gens pour le temps passé à leur dire quel théorème s’applique. Faire payer les services, l’adaptation et l’amélioration, d’accord, mais ne rendez pas les algorithmes eux-mêmes propriétaires.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Ca vaut le coup d&amp;#8217;y réfléchir non&amp;#160;? &lt;strong&gt;Qu&amp;#8217;apportent les brevets si ce n&amp;#8217;est un frein à l&amp;#8217;innovation&amp;#160;?&lt;/strong&gt; Il est peut-être temps d&amp;#8217;envisager de penser autrement. Et actuellement, les seuls alternatives qui s&amp;#8217;offrent à nous sont le Libre et l&amp;#8217;Open Source. Peut-être que dans dix ans, je prêcherai pour un autre modèle socio-économique, mais pour l&amp;#8217;instant, c&amp;#8217;est celui qui est à mes yeux le plus raisonnable et le plus pérenne. L&amp;#8217;avenir me dira si j&amp;#8217;ai ou non raison.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La sociologie du logiciel libre</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/11/30/La-sociologie-du-logiciel-libre</link>
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    <pubDate>Sun, 30 Nov 2008 19:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>libre</category><category>réflexion</category><category>société</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le libre est un mouvement qui place la collectivité en son centre pour s'enrichir de la puissance de la masse. Ainsi, la sociologie du logiciel libre n'est-elle pas une totale abstraction mais belle et bien une réalité des plus complexes. Tâchons ensemble de la décrypter afin de l'expliquer au commun des mortels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour comprendre ce phénomène, tâchons de le définir simplement. Un individu crée un logiciel, fédère une communauté d'utilisateurs dont une infime partie va à son tour exploiter son potentiel pour intervenir dans le processus de création. Le logiciel ainsi modifié dispose d'un panel étendu de possibilité qui va permettre d'attirer de nouveaux utilisateurs, et ainsi de suite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La communauté qui se forme autour d'un logiciel libre est tout d'abord plurielle en cela qu'elle est constituée de personnes mues par différents intérêts envers ce logiciel : des personnes morales ou physiques sont attirés par chacun des avantages d'une telle solution qui sont (entre autres) la gratuité, l'évolutivité, les fonctionnalités ou encore la malléabilité de ce dernier. Tout ceci fait qu'ils ont chacun tendance à vouloir voir évoluer le logiciel qu'ils ont choisi d'utiliser et ce dans des directions parfois bien différentes mais jamais totalement contradictoires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La communauté s'organise peu à peu, des développeurs aux utilisateurs avertis et chacun a, comme dans une véritable société, son rôle à jouer : rédaction de code, rédaction de rapports de plantages, rédaction de la documentation, support sur les forums, etc. Comme dans toute société, chaque utilisateur peut trouver sa place indépendamment de son niveau de connaissances.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La hiérarchie s'établit peu à peu puisqu'il faut, à mesure que la collectivité s'organise autour d'un projet, répondre d'une voix claire et distincte aux questions importantes d'orientation de la communauté et des différentes branches qui la composent. Seulement elle tend à s'effacer pour garder intacte le potentiel de création de cette dernière qui est en fait le véritable moteur du logiciel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'un des rôles principal de cette hiérarchie constituée au mérite est de lancer et d'entretenir la discussion au sein même de la communauté sur des questions importantes et de trancher le cas échéant entre deux propositions qui ne peuvent être suivies simultanément sans qu'il y ait conflit. C'est ce qui se passe actuellement lorsque &lt;a href=&quot;http://standblog.org/blog/post/2008/11/21/Mozilla-s-2010-goals&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;la Mozilla Foundation propose aux membres de sa communauté de déterminer ses objectifs pour 2010&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est en cela que le logiciel libre est fascinant : il s'agit de la preuve que la collectivité dispose du pouvoir de faire de grandes choses lorsqu'elle s'allie. Le fonctionnement même d'une communauté est à elle seule une mini-démocratie qui, bien qu'elle soit peu complexe, s'est formée naturellement et laisse présager que l'homme est ni plus ni moins qu'un animal social. &lt;strong&gt;Le logiciel libre est bien plus qu'un mouvement économique, c'est aussi quelque part une idéologie fédératrice.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Soutenez le logiciel libre par le biais de l'April</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/11/16/Soutenez-le-logiciel-libre-par-le-biais-de-l-April</link>
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    <pubDate>Sun, 16 Nov 2008 14:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>April</category><category>campagne d adhésion</category><category>logiciel libre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&lt;a href=&quot;http://www.april.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;April&lt;/a&gt;, qu'est-ce que c'est ?&lt;/strong&gt; Initialement, il s'agissait de l'Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre qui se décrit désormais volontiers comme, je cite, &lt;q&gt;un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone depuis 1996&lt;/q&gt;. Avec plus de 2800 adhérents dont la plupart son des personnes physiques et de quelques centaines de personnes morales, l'association commence à faire valoir ses droits de manière significative dans toutes les discussions concernant les technologies.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.april.org/adherer&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.april.org/files/association/documents/bannieres/banniereadm6.php&quot; alt=&quot;Promouvoir et soutenir le logiciel libre&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les actions concrètes qu'ils ont jusqu'ici réalisées ?&lt;/strong&gt; Depuis &lt;a href=&quot;http://www.april.org/groupes/dadvsi/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le débat autour de la loi DADVSI&lt;/a&gt; en 2006 jusqu'à l'initiative &lt;a href=&quot;http://www.candidats.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Candidats.fr&lt;/a&gt; pendant la campagne présidentielle de 2007 en passant par la &lt;a href=&quot;http://www.april.org/groupes/vente-lieefr&quot;&gt;lutte contre la vente liée&lt;/a&gt; ou encore par la &lt;a href=&quot;http://www.april.org/groupes/afnor/cn-fsd/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;surveillance du processus de normalisation du format OOXML&lt;/a&gt;, l'association conserve un champ d'action assez large, passant de la démocratisation à la défense du logiciel libre à travers le pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi soutenir l'April en y adhérant ?&lt;/strong&gt; Si le soutien moral d'une telle association est déjà très bénéfique puisqu'elle permet d'augmenter de façon significative la crédibilité de celle-ci, elle a également besoin de fonds pour continuer ses actions militantes. En effet, une partie des cotisation est destinée à l'embauche de permanents qui vont coordonner les actions et permettre ainsi d'exprimer votre voix de libriste ou du moins de défenseur et d'utilisateur de logiciels libres lorsqu'elle est nécessaire à l'évolution d'un débat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est pourquoi je vous encourage dès à présent à &lt;a href=&quot;http://www.april.org/adherer&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;joindre l'April&lt;/a&gt; à l'occasion de la nouvelle campagne d'adhésion qui vient d'être lancée dans le but d'atteindre la barre symbolique de 5000 membres ou bien &lt;a href=&quot;http://www.april.org/relayez-la-campagne-dadhesion&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;relayez simplement cette campagne&lt;/a&gt;. Je suis pour ma part membre de l'association depuis un an et demi : cela n'engage à rien si ce n'est régler une petite cotisation du montant souhaité chaque année. &lt;strong&gt;Alors, n'hésitez plus !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/11/16/Soutenez-le-logiciel-libre-par-le-biais-de-l-April#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'économie du logiciel libre face à la crise</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/10/30/L-economie-du-logiciel-libre-face-a-la-crise</link>
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    <pubDate>Thu, 30 Oct 2008 14:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>libre</category><category>logiciel libre</category><category>réflexion</category><category>économie</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Avant propos :&lt;/strong&gt; Vous l'aurez compris, je ne suis ni un spécialiste du logiciel libre, ni un économiste qualifié. Ce billet n'est donc qu'une modeste analyse de la situation qui n'engage que moi et qui peut comporter des lacunes et imperfections, mais je ne demande qu'à l'améliorer alors n'hésitez pas à apporter votre contributions à la discussion en commentaire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La crise économique, voilà plusieurs semaines voire plusieurs mois qu'elle est sur toutes les lèvres. Elle cède peu à peu la place au Mot qui effraye les ménages de par leur ignorance du caractère cyclique de son apparition : la récession. Voyons encore plus loin et parlons, comme certains le font sans ménagement, de dépression, ultime étape s'il en est de la décadence de notre économie. &lt;strong&gt;Mais tandis que les cours s'effondrent, un secteur résiste encore et toujours à l'envahisseur, j'ai nommé le logiciel libre. Tentons ensemble de décrypter ce phénomène.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les domaines qui concentrent leur activité autour de la technologie se prennent actuellement une grande claque dans la figure économiquement parlant. S'en suivent une course à celui qui licenciera le plus vite pour survivre le plus longtemps et un phénomène de ralentissement des dépenses destiné à sauvegarder les fonds levés par certaines start-ups à l'instinct plutôt dépensier. Dans ce cas, il s'agirait plutôt d'un retour à la normale qui devenait nécessaire (voir à ce sujet le billet &lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/08/20/Et-sinon-ca-paye-le-Web-20&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Et sinon, ça paye le Web 2.0 ?&lt;/a&gt; publié en août dernier).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'industrie du logiciel libre, quant à elle, reste silencieuse et ne se plaint pas. Une bonne raison à cela est que &lt;strong&gt;son économie est pour sa majeure partie déconnectée du système économique qui régit les autres entreprises techno&lt;/strong&gt;. En effet, pour simplifier, considérons que le logiciel libre a &lt;strong&gt;une économie centrée sur deux grandes activités que sont le mécénat et la vente de services&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En ce qui concerne le mécénat, l'activité semble liée aux autres entreprises. Il serait donc logique qu'une baisse de leur activité ou qu'une réduction budgétaire se répercute sur les dons à l'industrie du libre (qu'ils soient financiers comme humains, certaines entreprises employant des développeurs dont le le job consiste à participer au développement de projets libres). Cependant, il n'en est rien, puisque &lt;strong&gt;le logiciel libre reste une alternative moins onéreuse que le développement &amp;quot;from scratch&amp;quot; d'une application propriétaire&lt;/strong&gt;. Le manque de liquidité pousse également certaines entreprises alors en prise aux logiciels propriétaires à se tourner vers des solutions gratuites.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Du côté des services cette fois, &lt;strong&gt;l'afflux de nouveaux utilisateurs de logiciels libres crée de nouveaux besoins&lt;/strong&gt; associés à l'adaptation aux besoins de l'entreprise en question ou au déploiement de ces derniers sur une architecture spécifique. Si le mécénat s'acquitte pour une part de cette tâche, les éditeurs de logiciels libres qui s'orientent vers la vente de services verront également leur activité augmenter proportionnellement à l'adoption de leurs solutions logicielles par ces entreprises.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin : comme l'explique si bien Nat Torkington dans son billet &lt;a href=&quot;http://radar.oreilly.com/2008/10/effect-of-the-depression-on-te.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Effect of the Depression on Technology&lt;/a&gt;, si les gens ont plus de temps que d'argent, &lt;strong&gt;il est désormais possible de voir fleurir de nouvelles contributions individuelle à des projets libres ou open source&lt;/strong&gt;. Ne sous-estimons pas le pouvoir marketing du libre qui, mine de rien, sait mettre en avant ses avantages : preuve en est avec la récente publication d'un &lt;a href=&quot;http://www.linuxfoundation.org/publications/estimatinglinux.php&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;livre blanc sur l'estimation des coûts de développement d'une distribution Linux&lt;/a&gt; comportant quelques chiffres hallucinants (&lt;a href=&quot;http://standblog.org/blog/post/2008/10/29/En-vrac-de-retour-de-Barcelone&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;merci Tristan pour le lien&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne peux m'empêcher, en conclusion, de reprendre la formule de Torkington selon laquelle &lt;strong&gt;les utilisateurs sont attirés par le prix du logiciel libre et sont conquis par sa qualité&lt;/strong&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/10/30/L-economie-du-logiciel-libre-face-a-la-crise#pnote-475-1&quot; id=&quot;rev-pnote-475-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Si cette devise s'avère vraie, de nouveaux adeptes du libre devraient voir le jour sous peu et, comme vous et moi le savez, l'essayer, c'est l'adopter : voilà qui présage donc une croissance sur le long terme. &lt;strong&gt;Croyez moi, l'économie du libre a encore de beaux jours devant elle.&lt;/strong&gt; &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/10/30/L-economie-du-logiciel-libre-face-a-la-crise#rev-pnote-475-1&quot; id=&quot;pnote-475-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;q&gt;The saying I use is, &amp;quot;come for the price, stay for the quality&amp;quot;.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Pourquoi GNU/Linux me va comme un gant</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/05/19/Pourquoi-GNU/Linux-me-va-comme-un-gant</link>
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    <pubDate>Mon, 19 May 2008 00:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>GNU-Linux</category><category>Linux</category><category>Ubuntu</category><category>Windows</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La lecture récente de deux articles, dont le premier, sur le Framablog, est constitué d'&lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/15/22-trucs-cools-possibles-avec-linux-mais-pas-avec-windows-ou-mac&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;une liste de 22 arguments en faveur de Linux&lt;/a&gt; et le second, chez Alexis, consiste en &lt;a href=&quot;http://www.notmyidea.org/linux-et-ubuntu-mon-experience-utilis/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le récit de son expérience utilisateur sous Ubuntu&lt;/a&gt;, m'ont donné envie de m'exprimer sur le sujet. Voilà quelques années maintenant que j'utilise quotidiennement cet OS et qu'il contente mes attentes, chaque jour un peu plus d'ailleurs. Pourtant, j'ai été longtemps utilisateur de Windows (mon premier OS fut un Windows 95, bien que j'aie touché un peu plus tard à un rustique 3.1), et j'ai même récemment eu une expérience utilisateur de quelques mois sous Vista, mais ça n'a pas suffit à me convaincre d'abandonner mon confortable OS libre. Voici quelques raisons à cela :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Windows est un gouffre à ressources système qu'il est bien difficile, si ce n'est impossible, à rassasier. &lt;strong&gt;Linux, de son côté, s'accommode de toutes les configurations ou presque&lt;/strong&gt; : mon PC de bureau qui a bientôt 6 ans ronronne aussi bien que mon portable qui a récemment fêté son premier anniversaire, alors qu'ils partagent la même distribution Linux avec un paramétrage presque identique (à une surcouche d'effets graphiques près). Essayez d'installer Vista sur un PC qui commence à dater un peu et revenez me donner des nouvelles : GNU/Linux est à ce jour l'un des seuls système à ma connaissance dont je puisse &lt;strong&gt;installer les versions successives sans modification hardware&lt;/strong&gt;. Cela signifie donc que je bénéficie des &lt;strong&gt;dernières mises à jour de sécurité aussi bien que logicielles&lt;/strong&gt;, même sur un PC considéré de nos jours comme obsolète, ce qui n'est pas négligeable.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Installer un logiciel revient à taper son nom dans un gestionnaire de paquets : son installation est ensuite automatisée,&lt;/strong&gt; du téléchargement à la décompression/installation du paquet. Je ne me soucie plus d'aller télécharger mes logiciels sur tel ou tel site aux miroirs encombrés et d'avoir ensuite à lancer l'installeur et à gérer le processus d'installation via ce dernier. Le processus d'installation est simplifié à l'extrême, tant et si bien qu'un néophyte qui aurait débuté sous Linux trouverait le mécanisme d'installation de logiciel sous Windows complètement illogique et immature. De plus, l'installation d'un logiciel par ce biais me permet d'être informé de la mise à disposition d'une mise à jour pour ce dernier dès sa sortie, et de l'installation de cette mise à jour par le même processus que décrit précédemment. &lt;strong&gt;Plus besoin donc de vérifier régulièrement si une mise à jour est disponible.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les distributions GNU/Linux n'ont plus rien à envier à MacOS ni à Windows quant à leur aspect graphique.&lt;/strong&gt; J'avoue avoir un côté perfectionniste et je ne sais si le fait d'avoir fait mes premiers pas de développeur Web au sein de communautés de graphiste y est ou non pour quelque chose, mais je suis très exigeant pour tout ce qui concerne l'esthétique. Avec mon OS libre, je ne suis pas en reste avec une panoplie tout simplement incroyable de thèmes graphiques de qualité. Bien souvent, en voyant les effets graphiques de Beryl, j'entends des personnes qui s'exclament &amp;quot;Ha, c'est Vista ?&amp;quot; ou &amp;quot;Ca tue comparé à Vista !&amp;quot;. C'est sans compter sur le fait que pouvoir modifier et combiner facilement les différentes composantes des thèmes me permet de composer un environnement graphique qui me ressemble et qui correspond à mes attentes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Pour rester dans la thématique du paramétrage du système, &lt;strong&gt;l'énorme flexibilité de Linux me permet d'avoir un système qui colle réellement à mes attentes&lt;/strong&gt;, tant au niveau des logiciels (il y a pléthore de candidats pour une tâche ou problématique donnée) que de la configuration de mon système : graphique (abordée ci-avant) ou tout simplement au niveau de l'optimisation de l'espace de travail. Ces possibilités permettent de se mouler à toutes les attentes, ce qui est une démarche totalement différente que celle de mouler ses attentes à un système totalement rigide, démarche malheureusement très courante sur d'autres systèmes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dernier point et non des moindres : &lt;strong&gt;il s'agit d'un système libre !&lt;/strong&gt; Si cet argument est grandement lié à mes convictions et à ma conception de l'informatique (&amp;quot;In free software I trust !&amp;quot;), il n'en reste pas moins un argument de poids. Poids plume s'il en est pour les utilisateurs lambda, il devient vite poids lourd dès que l'on se rapproche du profil d'un utilisateur avancé ou d'une entreprise, et ce pour des raisons maintes fois abordées sur ce blog. La &lt;strong&gt;gratuité de la quasi-totalité des logiciels et distributions&lt;/strong&gt; peut cependant être un des arguments qui fait, aux yeux d'un néophyte, pencher la balance du côté du libre. Le piratage logiciel n'est plus qu'un vague souvenir, tout comme l'achat d'une licence de suite bureautique ou d'antivirus qui sont d'ailleurs inutiles.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Voici donc les principales raisons (qui ne sont bien évidemment pas les seules), qui m'ont poussé vers cet OS et qui m'ont maintenu prisonnier de ses griffes acérées. Je ne dis pas que les autres solutions, telles que celles proposées par Microsoft sont mauvaises : elles ne correspondent tout simplement pas à mes attentes. Je m'abstiendrai de parler des alternatives proposées par Apple que je n'ai jamais pu tester en profondeur et me contenterait de cette modeste conclusion : &lt;strong&gt;la force de GNU/Linux, c'est sa flexibilité et son adaptabilité aux besoins de chacun&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/05/19/Pourquoi-GNU/Linux-me-va-comme-un-gant#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le logiciel libre : plus que de technique, il s'agit d'abord de politique...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/03/09/Le-logiciel-libre-%3A-plus-que-de-technique-il-sagit-dabord-de-politique</link>
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    <pubDate>Sun, 09 Mar 2008 14:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>logiciel libre</category><category>politique</category><category>Stallman</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;The free software movement is a political cause, not a technical one. - &lt;a href=&quot;http://lists.gnu.org/archive/html/emacs-devel/2008-03/msg00635.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt;, 6 mars 2008&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Derrière le logiciel libre se cache une philosophie. Le principal aspect de cette philosophie est le partage ou plutôt le &amp;quot;libre partage&amp;quot; puisque l'adjectif épithète est ici important et plein de sens. Le partage en informatique a toujours ou presque été réglementé : les droits sur la copie de l'information numérique sont d'ailleurs là pour poser le cadre juridique nécessaire à cette restriction. Or, l'information numérique et son appréhension ont beaucoup évoluées ces dernières années grâce à la croissance très rapide du mouvement du libre aidé par la pénétration fulgurante de l'internet dans les foyers.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'écart entre l'appréhension de la culture libre et celle de la culture propriétaire se creuse de plus en plus par le renforcement des dispositifs anti-copie et de la modification des peines prévues pour les contrevenants au cadre juridique établi. Ces modifications arrivent après des rapports économiques rédigés par des analystes ayant prédit de fortes pertes financières si la consommation de l'information tendait à devenir gratuite. Pour subsister, les créateurs de valeur numérique (qu'ils soient développeurs ou artistes) se sont organisés : d'une part certains ont décidé qu'il fallait payer pour consommer, d'autre part, les libristes ont décrété que la consommation serait gratuite mais qu'il faudrait payer pour consommer mieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons ainsi deux aspects économiques radicalement différents : alors que la première solution consiste à taxer le produit de la création quitte à le rendre parfois inaccessible à certains, l'autre approche consiste à rendre l'accès au produit libre pour chacun et à développer des services annexes autour de ce produit pour en viabiliser économiquement la production. Les deux principaux aspect du logiciel libre sont donc la culture d'une part (et par ce biais l'éducation) et l'économie d'autre part : ne sont-ce pas là deux aspects propres à la politique ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La bataille idéologique qui sévit entre la culture libre et le capitalisme propriétaire (en stigmatisant un peu) n'est pas uniquement une bataille technique puisqu'il s'agit véritablement d'enjeux politiques. Les idées exprimées par ce mouvement vont à l'encontre des idées majoritairement en place à l'heure actuelle et leur caractère disruptif cache quelque peu leur caractère politique, mais plus pour très longtemps... &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://framablog.org/index.php/post/2008/03/08/the-free-software-movement-is-a-political-cause-not-a-technical-one&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Framablog&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/03/09/Le-logiciel-libre-%3A-plus-que-de-technique-il-sagit-dabord-de-politique#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Planquez-vous : le libre s'immisce chez vous !</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/01/20/Planquez-vous-%3A-le-libre-simmisce-chez-vous</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 23:52:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>Firefox</category><category>Linux</category><category>logiciel libre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'aimerais revenir rapidement sur un très bon article d'Alexis, alias Aka, s'intitulant &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.notmyidea.org/comment-le-logiciel-libre-entrera-dans-nos-tanieres/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Comment le logiciel libre entrera dans nos tanières&lt;/a&gt;&amp;quot;, dont le but avoué est d'expliquer la manière dont le logiciel libre va se populariser et ainsi s'immiscer dans nos machines. La machine est en route et même si la vocation n'est pas de remplacer totalement le logiciel payant, l'arrivée d'une alternative gratuite sur le marché favorise néanmoins l'innovation, la compétitivité et rend possible l'équipement logiciel complet d'un ordinateur à faible coût.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si je dis que la machine est en route, c'est qu'il n'est plus nécessaire de prouver que le modèle du logiciel libre est viable, tant au niveau de la fiabilité technique qu'économique. La fondation Mozilla et son célèbre navigateur Firefox en est la preuve. De nombreux exemples fleurissent à droite et à gauche et se popularisent peu à peu. Le rachat de MySQL par Sun (bien que MySQL ne soit pas un logiciel libre mais plutôt un logiciel Open Source), l'intégration de GNU/Linux dans le très attendu EePC d'Asus ou la vente de PC sous Ubuntu Linux par Dell trahissent une confiance non plus naissante mais belle et bien installée en le logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a de ça quelques années, je discutais avec une personne travaillant dans la gendarmerie de la viabilité à long terme du logiciel libre (viabilité économique, garantie de la gratuité et du développement) : le scepticisme l'emportait à l'époque sur l'engouement pour ce type de produits. Il y a peu de temps, après que le parc informatique (principalement du côté logiciel) de la gendarmerie ait été renouvelé, j'ai eu à nouveau une discussion avec cette même personne qui avait totalement changé d'avis et qui aujourd'hui est beaucoup plus enclin à recommander le logiciel libre à d'autres utilisateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La méconnaissance du logiciel libre est la principale cause de son refus, et les stéréotypes sur son archaïsme continue encore à circuler aujourd'hui. Heureusement, ils sont entrain de s'étouffer eux même avec la popularisation de certains logiciel phares. Lorsque je lis les statistiques qui estiment la pénétration de Firefox à 30% sur le marché européen des navigateurs Web, je me dis que le libre n'entre pas dans les moeurs, il y est déjà. Reste à expliquer aux gens que le libre qu'ils utilisent est du libre et que cela représente beaucoup plus qu'un simple exécutable ou même qu'un simple code source : le libre, c'est une économie, une philosophie, mais avant tout une idéologie. A vous de la prendre dans le sens du poil qui vous arrange puisqu'il y en a toujours au moins un... &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>5 raisons d'utiliser le logiciel libre en entreprise</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/08/27/5-raisons-dutiliser-le-logiciel-libre-en-entreprise</link>
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    <pubDate>Mon, 27 Aug 2007 22:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>avantages</category><category>logiciel libre</category>    
    <description>    &lt;p&gt;De plus en plus d'entreprises commencent à envisager des solutions Libres ou Open Sources à leurs problèmatiques logicielles et c'est d'ailleurs ce qui fait que des initiatives telles que Firefox ont pu recevoir les fonds nécessaires à leur maintient et développement. En effet, si le libre y trouve son compte notamment grâce à l'argent insufflé et investi par les entreprises en quête d'un logiciel miracle, ces dernières ne sont pas les plus lésées, loin de là d'ailleurs. Pour vous le prouver, voici dix raisons de choisir une infrastructure basée sur le libre&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/08/27/5-raisons-dutiliser-le-logiciel-libre-en-entreprise#pnote-349-1&quot; id=&quot;rev-pnote-349-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; pour votre entreprise :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Une solution de base fonctionnelle à moindre coûts :&lt;/strong&gt; le logiciel libre, s'il n'est pas toujours gratuit, coûte relativement peu cher compte tenu des prix prohibitifs des solutions propriétaires disponibles sur le marché.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un support assuré et dans les cordes de votre compte en banque :&lt;/strong&gt; le libre autorise la concurrence dans le domaine des services &amp;quot;après vente&amp;quot;. Le code ouvert permet à n'importe qui de monter une société de conseil et de support pour la technologie et le logiciel en question. La concurrence ainsi permise met fin aux cachets extravagants demandés par les entreprises vous ayant vendu votre logiciel propriétaire pour la moindre petite intervention sur votre installation.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La garantie de mises à jour gratuites du produit :&lt;/strong&gt; un projet libre est le plus souvent communautaire, et s'il ne l'est pas, l'ouverture du code permet d'assurer la pérennité de l'application. Plus le logiciel en question est avancé et intéressant pour une certaine catégorie d'utilisateurs, plus il y a de chances qu'un ou plusieurs de ceux soient développeurs et prennent en charge l'évolution du projet après un éventuel abandon de ses initiateurs. De même, si le projet part dans une direction non souhaitée, il y a de fortes chances pour qu'un fork&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/08/27/5-raisons-dutiliser-le-logiciel-libre-en-entreprise#pnote-349-2&quot; id=&quot;rev-pnote-349-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; apparaisse.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La possibilité d'adapter la solution existante à vos besoins :&lt;/strong&gt; le libre permet par sa licence l'édition du code originel pour l'adapter aux besoins spécifiques de votre entreprise. Moins coûteux que de démarrer un projet à partir de zéro tout en ayant au final un résultat tout aussi satisfaisant, voilà une alternative idéale pour les petits budgets.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La sécurité avant tout :&lt;/strong&gt; Le logiciel libre est par définition plus sûr que les alternatives propriétaires puisque l'ouverture du code permet une totale transparence au niveau sécuritaire aux yeux de la communauté qui est apte à réagir plus rapidement en cas de découverte d'une faille. En entreprise, la sécurisation des données et de leur utilisation devrait être une préoccupation de chaque instant et le logiciel libre offre la garantie non pas d'une sécurité optimale, mais tout du moins accrue et d'un support beaucoup plus réactif.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Ce sont ici les principales raisons qui font que le logiciel libre est une bonne solution pour une entreprise : à la fois moins chère, plus sure, plus adaptée et parfois plus efficace. Que demander de mieux que de bons outils pour développer un outil interne qui sera utilisé quotidiennement par plusieurs personnes ? Vous avez le choix, alors faites le bon ! &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/08/27/5-raisons-dutiliser-le-logiciel-libre-en-entreprise#rev-pnote-349-1&quot; id=&quot;pnote-349-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Je précise bien le libre, et non pas l'Open Source, philosophiquement très différents, même si l'Open Source colle plus à une logique entrepreunariale au départ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/08/27/5-raisons-dutiliser-le-logiciel-libre-en-entreprise#rev-pnote-349-2&quot; id=&quot;pnote-349-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Un fork est en quelque sorte un enfant du projet original : un second projet issu du premier avec quelques différences idéologiques, pratiques ou technologiques entre autres. Par exemple, Flock est un fork de Firefox.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/08/27/5-raisons-dutiliser-le-logiciel-libre-en-entreprise#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les 72 heures du logiciel libre partout en France...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/06/08/Les-72-heures-du-logiciel-libre-partout-en-France</link>
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    <pubDate>Fri, 08 Jun 2007 00:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>logiciel libre</category><category>politique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il est rare que j'aborde des sujets politiques sur ce blog même si je me sens totalement concerné par le sujet, et ce pour diverses raisons : ce n'est pas le but de ce blog et d'autres en parlent bien mieux que moi. Mais une fois n'est pas coutume, si je parle politique aujourd'hui, c'est également pour vous parler du logiciel libre. En effet, vus n'êtes pas sans ignorer que nous nous trouvons en pleine campagne pour les élections législatives, et que l'APRIL (Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre) a lancé une campagne de sensibilisation des candidats aux législatives envers le logiciel libre et ses enjeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.april.org/css/cg2005/logo-april-125.gif&quot; alt=&quot;Logo APRIL&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le but de cet initiative est de faire signer le &lt;a href=&quot;http://www.april.org/actions/le-pacte-du-logiciel-libre/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pacte du logiciel libre&lt;/a&gt; à au moins 577 candidats avant dimanche, 12h30. Actuellement, 360 candidats ont signé ce pacte, chiffre honorable mais pas encore suffisant. C'est pourquoi l'initiative Candidats.fr, pendant ces &lt;a href=&quot;http://www.candidats.fr/index.php/2007/06/07/85-legislatives-2007-96h00-du-logiciel-libre-c-est-parti&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;72h du logiciel libre&lt;/a&gt;, encourage les citoyens à aller rencontrer leurs candidats et à les sensibiliser à la question de l'avenir du logiciel libre. Si vous pouvez, d'une quelconque manière, vous engager à prendre contact avec l'un de vos candidat et à passer quelques minutes avec lui pour parler du logiciel libre, alors n'hésitez pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je viens de me rendre compte qu'aucun des candidats de ma circonscription n'avait signé ce pacte. Malgré une période de baccalauréat un peu chargée, je vais donc tenter de contacter le député sortant et candidat de ma circonscription Jean-Luc Warsmann afin de prendre connaissance de sa position sur le sujet et pourquoi pas de discuter plus avant. Je ne sais pas si mon appel sera entendu d'ici à dimanche, mais j'espère qu'il le sera avant le second tour des législatives qui aura lieu dans une semaine. Je vous invite à faire de même dans votre circonscription afin de participer à votre mesure au mouvement du libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Merci à &lt;a href=&quot;http://nico.karageuzian.com/blog/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Nico&lt;/a&gt; de m'avoir contacté et de m'avoir sensibilisé à ce sujet qui, sans lui, m'aurait totalement dépassé en cette période d'examens.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/06/08/Les-72-heures-du-logiciel-libre-partout-en-France#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Richard Stallman 1/3 : Qu'est-ce que le logiciel libre ? Pourquoi l'adopter ?</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/04/21/Richard-Stallman-1/3-%3A-Quest-ce-que-le-logiciel-libre</link>
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    <pubDate>Sat, 21 Apr 2007 22:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/geekeries/Copyleft.png&quot; alt=&quot;logo Copyleft&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'article que vous allez lire est la mise par écrit d'un discours que &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Richard Stallman&lt;/a&gt; a tenu à l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications (ENST) le 3 avril dernier. Ce discours sera séparé en trois articles distincts formant au final un tout et dont voici le premier. Vous pouvez également visualiser la vidéo de cette conférence qui a servi de base à cette mise par écrit sur le &lt;a href=&quot;http://framablog.org/index.php/post/2007/04/11/Stallman-en-grande-forme-conference-ENST-03-avril-2007&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Framablog&lt;/a&gt;. Le moteur de la rédaction de ces articles est la volonté de mettre l'information à disposition des moteurs de recherche et donc de favoriser son indexabilité, mais également de faciliter la consultation du contenu par tous types de personnes. Il est dommage de cantonner autant d'informations à un format vidéo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce premier billet (le plus long des trois) contient la définition du logiciel libre selon quatre grandes libertés que RMS juge nécessaire au respect de l'utilisateur et à la prise en main totale de son ordinateur. Ces quatre libertés permettent d'éviter les pièges du logiciel privateur (communément appelé logiciel propriétaire) qui, bien que très répandu, s'oppose totalement au contrôle du logiciel par l'utilisateur. L'alternative à ces logiciels privateurs ne peut être que le libre. Qu'est-ce que le libre combat ? Comment ? Pourquoi ? Toutes les réponses sont dans la suite de ce billet au ton à la fois léger et véridique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Merci à Nyro Xeo pour sa relecture.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/geekeries/800px-Wikimania_stallman_keynote2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/geekeries/.800px-Wikimania_stallman_keynote2_m.jpg&quot; alt=&quot;Richard Stallman&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;h3&gt;Logiciel libre : définition&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Quelle est la définition du logiciel libre ? Je puis expliquer le logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité. Trois principes que le gouvernement actuel de la France ne respecte plus (&lt;em&gt;NdR : Ton humoristique&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Liberté, car tous les utilisateurs sont libres de faire tout ce qui est utile et éthique avec le logiciel libre ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Egalité, parce que tous les utilisateurs disposent des mêmes libertés ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Et fraternité, parce que nous encourageons la coopération entre les utilisateurs.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tandis que le logiciel privateur (le logiciel non-libre) (&lt;em&gt;NdR : Richard Stallman préfère ce terme à celui de logiciel propriétaire qui n'est pas en son sens la définition exacte de ce qu'il souhaite combattre&lt;/em&gt;) interdit la coopération. Le logiciel privateur s'appelle ainsi parce que ces programmes privent les utilisateurs de leurs libertés. Ils maintiennent les utilisateurs dans un état de division et d'impuissance. Division car il est interdit de le partager et impuissance parce que les utilisateurs ne disposent pas du code source, ne peuvent pas le modifier et ne peuvent pas même vérifier indépendamment ce que fait le programme.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Du respect de la ou des libertés ?&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Mais le logiciel libre respecte la liberté des utilisateurs. Qu'est-ce que cela signifie ? Il faut le définir plus spécifiquement. Un programme est libre si l'utilisateur a les quatre libertés essentielles. La liberté zéro est la liberté de faire tourner le programme comme tu veux. La liberté numéro 1 est la liberté d'étudier le code source du programme et de le modifier pour que le programme fasse ce que tu veux. La seconde liberté est celle d'aider le voisin, de diffuser des copies exactes du programme quand tu veux. Et la liberté numéro 3 est la liberté de contribuer à la communauté, de diffuser des copies de tes versions modifiées quand tu veux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque liberté est une liberté et non pas une obligation. Tu n'es jamais obligé d'appliquer toutes ces quatre libertés, mais tu peux le faire quand tu veux. Si un programme respecte ces quatre libertés, le programme est libre : le système social de la distribution et de la distribution du programme est éthique. Mais si une de ces libertés manque, le programme est privateur, c'est-à-dire que le système social de son utilisation et de sa distribution n'est pas éthique, et ce programme ne doit pas être distribué, pas comme ça. Ce n'est pas une question du code du programme, une question technique, cela a à voir avec le système social dans lequel le programme s'utilise.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Un problème moral et éthique&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi ces quatre libertés sont-elles essentielles ? Pourquoi définir le logiciel libre ainsi ? La liberté numéro 2 est essentielle pour des raisons fondamentales éthiques, pour pouvoir vivre une vie éthique comme dans de nombreuses communautés. Si tu utilises un programme sans la liberté numéro 2, tu risques à n'importe quel moment de tomber dans un dilemme moral quand ton ami te demande une copie du programme. À ce moment-là, tu seras obligé de choisir entre deux maux : le premier est de lui donner une copie et de rompre ainsi la licence du programme, le second est de ne pas lui donner de copie et respecter la licence du programme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ce dilemme, tu devrais choisir le moindre mal : lui donner une copie et rompre la licence du programme. Pourquoi ce mal est-il le mal le plus mineur ? Parce que nous pouvons supposer que ton ami est un bon ami et qu'il mérite largement ta coopération. Dans l'autre cas, c'est facile, on lui dit &amp;quot;pourquoi voudrais-je t'aider ?&amp;quot;. Donc il reste l'autre cas, le cas d'un bon ami. Le développeur du logiciel privateur aura attaqué délibérément la solidarité sociale de ta communauté. Tu ne peux donc pas éviter de faire mal à quelqu'un, mais autant que ce soit au coupable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré tout, le choix du mal mineur n'est pas véritablement le bon. Il n'est jamais bon de rompre un accord fondé au préalable. Il y a des accords malveillants qu'il est meilleur de rompre plutôt que de les respecter, mais même dans un tel cas, fonder un accord et le rompre ensuite n'est pas bon. Et si tu lui donnes une copie, qu'est-ce qu'il aura ? Il aura une copie non-autorisée d'un programme privateur, ce qui est assez mauvais, presque autant qu'une copie autorisée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ayant bien compris ce dilemme, que devras-tu faire ? Tu dois essayer d'éviter de te confronter à ce dilemme. Comment ? Il y a deux solutions possibles : le première est de ne pas avoir d'amis, c'est celle proposée par les développeurs des programmes privateurs, l'autre solution est de rejeter les programmes privateurs. Si tu n'as pas de copie d'un programme privateur, la possibilité de donner ou de nier une copie n'existe pas, donc pas de problème ! Et c'est MA solution. Si quelqu'un m'offre une programme sous la condition de promettre de ne pas le partager avec vous, je ne l'accepte pas. Ma conscience m'oblige à le rejeter. C'est donc la raison pour laquelle il doit y avoir la liberté numéro 2, celle d'aider le voisin, de distribuer des copies du programme quand tu veux.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Contrôler sa propre machine&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;La liberté zéro est essentielle pour une autre raison : avoir le contrôle de ta propre machine et de son utilisation&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/04/21/Richard-Stallman-1/3-%3A-Quest-ce-que-le-logiciel-libre#pnote-267-1&quot; id=&quot;rev-pnote-267-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Il y a des programmes privateurs qui restreignent même l'utilisation des copies autorisées. Par exemple, il choisissent qui peut les utiliser, dans quel ordinateur ou pour quelle fin. Et évidemment, ce n'est pas ça, avoir le contrôle de l'utilisation de son ordinateur. La liberté zéro est donc essentielle mais ne suffit pas parce que c'est seulement la liberté de faire ou ne pas faire ce que le développeur a décidé. Le développeur a donc toujours le contrôle de l'utilisation que tu fais de ton ordinateur et il exerce ce contrôle par ce qu'il met dans le code du programme.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Une question de sécurité&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;La liberté numéro 1 est donc également nécessaire, la liberté d'étudier le code source et de le changer pour que le programme fasse ce que tu veux, ainsi tu es capable de décider à sa place. Si tu utilises un programme sans la liberté 1, tu n'as même pas la possibilité de vérifier ce que fait le programme. Beaucoup de programmes privateurs contiennent des fonctionnalités malveillantes conçues non pas pour servir l'utilisateur mais pour surveiller, restreindre ou même parfois pour attaquer l'utilisateur. Les fonctionnalités de surveillance sont par exemple assez communes. Un programme malveillant qui surveille ses utilisateurs et que tu connais peut-être de nom s'appelle Microsoft Windows.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand l'utilisateur de Windows utilise dans les menus la fonctionnalité de recherche de fichier, Microsoft collecte l'objet de cette recherche, le mot recherché. C'est une fonctionnalité de surveillance mais il y en a également une autre : quand Windows XP nécessite une mise à jour, la liste de tous les programmes installés dans la machine est envoyée à Microsoft. C'est une autre fonctionnalité de surveillance. Mais peut-être y en a-t-il d'autres que l'on ignore parce que Microsoft ne nous a pas signalé ces fonctionnalités néfastes. Il a fallu effectuer des recherches pour les découvrir et il en reste peut-être encore.La surveillance n'est pas limitée à Windows parce que Windows Media Player le fait aussi en divulguant tout ce que l'utilisateur visionne. Mais il ne faut pas penser que Microsoft soit le seul à faire cela, puisque Real Player fait la même chose. Et je suppose que Real Player l'a fait le premier parce que Microsoft normalement imite...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Beaucoup de programmes privateurs font de la surveillance à l'utilisateur, mais les fonctionnalités malveillantes ne se bornent pas à la surveillance, il y a aussi la fonctionnalité de ne pas fonctionner. Quand le programme te dit &amp;quot;Je ne veux pas te montrer ce fichier, je ne veux pas te permettre de copier un morceau de ce fichier, je ne veux pas imprimer ce fichier pour toi parce que je ne t'aime pas&amp;quot;. Je ne parle pas des erreurs, c'est une fonctionnalité implémentée délibérément, la fonctionnalité de ne pas fonctionner pour toi. Elle s'appelle également la gestion numérique de restriction ou DRM (&lt;em&gt;NdR : en français DCU : Dispositifs de Contrôle d'Usages&lt;/em&gt;), et en français ça s'appelle aussi les menottes numériques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par exemple, Windows Vista a été fait pour imposer plus de menottes numériques, c'est son but ! Presque son unique but. C'est une grande avancée dans le domaine des menottes numériques : on peut trouver d'avantage d'informations sur le site &lt;a href=&quot;http://badvista.fsf.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;badvista.org&lt;/a&gt; si vous lisez l'anglais. Et plus généralement, la fondation du logiciel libre (&lt;em&gt;NdR : La &lt;a href=&quot;http://fsf.org&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;FSF&lt;/a&gt; ou Free Software Foundation&lt;/em&gt;) a organisé une campagne de manifestation contre les menottes numériques qui se trouve dans le site &lt;a href=&quot;http://www.defectivebydesign.org/&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Defective By Design&lt;/a&gt;. Tu peux t'inscrire sur le site et participer aux manifestations. La presse a beaucoup réagi. Cette campagne a été efficace mais nous n'avons pas encore gagné. Nous avons besoin de ta participation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les fonctionnalités malveillantes ne s'arrêtent pas aux menottes numériques, il y a aussi les portes dérobées, les fonctionnalités malveillantes destinées à attaquer l'utilisateur. Un programme privateur qui contient une porte dérobée et que tu connais peut-être de nom s'appelle Microsoft Windows. Quand l'utilisateur de Windows (et je ne dis pas tu car tu n'utiliserais pas un tel programme) demande une mise à jour, Microsoft connait plus ou moins l'identité de l'utilisateur, et peut donc lui livrer une mise à jour spécifique, personnelle, c'est-à-dire que Microsoft a le pouvoir de prendre le contrôle complet de son ordinateur. L'utilisateur n'a presque pas de recours dans ce cas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette porte dérobée est connue selon des faits eux aussi connus. Y en a-t-il d'autres ? Il y a quelques années en Inde, ils m'ont dit avoir arrêté des développeurs qui travaillaient dans le développement de Microsoft Windows en les accusant de travailler également pour Al Quaïda, essayant d'introduire une autre porte dérobée que Microsoft ne devait pas connaître. Il parait que cet essai a échoué. Nous ne pouvons pas vérifier s'il en existe d'autres, mais en 1999 quelqu'un a découvert que Microsoft avait introduit une autre porte dérobée pour l'utilisation d'une autre organisation terroriste et violente : le gouvernement des Etats Unis. Je viens également d'entendre qu'on a découvert des portes dérobées dans Vista, spécifiquement implémentées pour le gouvernement des Etats Unis, mais je n'ai pas vu les détails.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On voit donc que dans n'importe quel programme privateur sans la liberté n°1 peut contenir des fonctionnalités malveillantes cachées. Chaque programme privateur qui ne respecte pas la liberté numéro 1 exige une foi aveugle de l'utilisateur qui n'a pas la possibilité de la justifier. Le programme dit &amp;quot;Faites moi entièrement confiance sans rien savoir de moi&amp;quot;. On peut supposer qu'il existe des programmes privateurs sans fonctionnalité malveillante, mais on ne peut savoir desquels ils s'agit. Il existe des programmes privateurs dont on sait qu'ils comportent des fonctionnalités malveillantes, d'autres dont on ne le sait pas. On ne peut jamais certifier qu'un logiciel n'en contienne pas sans pouvoir le vérifier, ce qui exige la liberté n°1.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même sans pouvoir identifier les programmes privateurs qui n'ont pas de fonctionnalités malveillantes, nous pouvons supposer qu'il y en a beaucoup, leurs développeurs sont humains et font donc des erreurs. Le code de ces programmes contient donc des erreurs et l'utilisateur d'un programme sans la liberté 1 est aussi impuissant face à des erreurs accidentelles que face à une fonctionnalité malveillante volontairement implémentée. Si tu utilises un programme sans la liberté numéro 1 tu es prisonnier de ton logiciel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous, les développeurs des programmes libres, sommes également humains, nous commettons aussi des erreurs, notre code en contient, mais la différence est que quand tu trouves une erreur dans notre code, alors tu as la possibilité de la corriger. Nous ne pouvons pas nous rendre parfaits, mais nous pouvons respecter ta liberté. Et voici la différence. Mais la liberté numéro 1 ne suffit pas, puisqu'il y a des millions d'utilisateurs d'ordinateurs qui ne savent pas programmer et qui ne sont donc pas capables d'utiliser directement la liberté n°1, c'est à dire la liberté d'étudier et de modifier personnellement le code source du programme.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Un combat communautaire&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Mais même pour les programmeurs comme moi, la liberté numéro 1 ne suffit pas parce qu'il y a trop de logiciels libres dans le monde pour qu'une personne puisse étudier tous les codes sources et écrire tous les changements dont il désire profiter. Pour avoir vraiment le contrôle de l'utilisation de notre machine, la liberté numéro 3 est donc nécessaire, celle de contribuer à la communauté, c'est à dire la liberté de diffuser des copies des versions modifiées quand tu le souhaites. Avec cette liberté, nous pouvons travailler ensemble, en coopération, pour faire les changements que nous désirons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si, par exemple, un million d'utilisateurs désirent un changement dans un programme libre, on peut espérer qu'entre eux il y aura quelques milliers de personnes qui savent programmer. Et un jour quelques uns d'entre eux feront ce changement et vous enverront leur version modifiée, dont tout le million d'utilisateur pourra profiter sans l'avoir écrit et sans même savoir l'écrire. Il suffit de l'adopter. Si tout le monde préfère ce changement, son adoption se fera sans effort, puisqu'après quelques temps toutes les versions actuelles contiendront cette modification.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, tous les utilisateurs reçoivent les bienfaits des quatre libertés. Les libertés 0 et 2, celle de faire tourner le programme comme tu veux et celle de diffuser des copies exactes du programme, peuvent être appliquées par n'importe quel utilisateur car elles n'exigent pas de compétences en programmation. Les libertés 1 et 3 (étudier le code source, le modifier et publier la version ainsi modifiée) exigent des compétences en programmation. Chaque utilisateur peut appliquer ces libertés jusqu'aux limites de ses compétences, mais c'est toute la communauté qui profite de ces libertés lorsqu'elles sont appliquées par les développeurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces quatre libertés ensemble nous fournissent la démocratie. Un programme libre est développé démocratiquement, sous le contrôle des utilisateurs, et personne n'a de pouvoir sur la communauté. A l'inverse, le programme privateur se développe toujours sous le contrôle de son développeur et impose son pouvoir aux utilisateurs. Mais supposons qu'il y ait mille utilisateurs qui désirent un changement dans un programme libre et que personne ne sache programmer. Ils peuvent néanmoins appliquer les quatre libertés pour obtenir le changement désiré. Rien ne les empêche de créer une organisation dont la cotisation pourrait servir à payer un ou plusieurs programmeurs qui vont pouvoir effectuer la modification désirée. C'est un moyen d'appliquer les quatre libertés pour ceux qui ne savent pas programmer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ce faire, l'organisation devra choisir le programmeur en fonction de ses capacités, de son talent, de ce qu'il a déjà réalisé. Cet exemple prouve que le logiciel libre apporte avec lui tout un marché libre pour toutes les formes de services et le support. Pour le logiciel privateur, le support est normalement un monopole car le développeur est le seul à posséder le code source, il est donc également le seul à pouvoir faire des modifications. Si l'utilisateur souhaite un changement, il devra prier : &amp;quot;Ô développeur, on est content, prière de faire ce changement pour moi !&amp;quot;. Parfois le développeur dit à l'utilisateur &amp;quot;Payez-nous pour écouter votre problème&amp;quot;. Et si l'utilisateur le fait, le développeur lui dit &amp;quot;Dans six mois il y aura une mise à jour, achetez-la et vous verrez si nous avons corrigé votre problème et quels problèmes nouveaux nous vous fournirons&amp;quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec le logiciel libre, n'importe qui possédant une copie peut étudier le code source pour se faire maître du code et ensuite offrir du support. Ainsi, toutes les entreprises et toutes les organisations qui valorisent beaucoup le bon support doivent exiger l'utilisation du logiciel libre, pour pouvoir monnayer leur support dans un marché libre, avec de la concurrence possible.&lt;/p&gt;


&lt;h3&gt;Le Monde Libre&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Cela nous mène à un paradoxe : normalement, quand il y a un choix de produit, nous disons qu'il n'y a pas de monopole, mais quand ce choix est entre deux produits privateurs, alors il y a monopole. Pourquoi ? Parce que celui qui choisit le premier logiciel privateur tombe dans le monopole de support du premier fournisseur, et à son tour, celui qui choisit le second logiciel privateur tombe dans le monopole de support du second distributeur. C'est au final un choix entre monopoles. La seule manière de s'échapper du monopole est de s'échapper du logiciel privateur, de s'adonner au monde libre, au monde du logiciel libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le but du mouvement du logiciel libre est que tout le monde s'échappe du logiciel privateur et que tout le monde utilise son ordinateur en liberté. Nous avons construit un nouveau continent dans le cyber-espace : c'est le monde libre. Il n'est pas possible de vivre libre dans l'ancien monde du cyber-espace où chaque programme a son seigneur qui domine tous les utilisateurs. Pour être libre il faut s'échapper, il faut migrer au monde libre. Il y a de la place pour tout le monde sur ce nouveau continent virtuel. Puisqu'il n'y a pas de peuples indigènes dans le cyber-espace, nous n'aurons pas à les déplacer. Nous pouvons inviter tout le monde à vivre en liberté avec nous. Notre travail de développeur de logiciel libre est de faciliter ta migration au monde libre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a 24 ans, s'échapper du logiciel privateur t'aurait obligé à développer un système d'exploitation. Maintenant que nous l'avons déjà fait, c'est beaucoup plus facile. Désormais ce n'est plus dur, c'est juste un peu incommode. Pas besoin d'être un héros pour le faire. Ne pas le faire est le signe d'être servile et masochiste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce paradoxe du choix entre monopoles est un exemple d'un principe très important. La liberté est quelque chose de beaucoup plus grand que le choix entre quelques options fixes. La liberté veut dire avoir le contrôle de ta propre vie. Donc quand quelqu'un essaye d'analyser philosophiquement la liberté, s'il veut démontrer que la liberté n'est pas très importante, il peut assimiler la liberté à la liberté d'élection, c'est à dire le choix entre quelques options fixes. Il a jeté le plus grand de la liberté pour en garder une infime portion. Ainsi, il est facile de démontrer que cette portion n'est pas très importante. Mais maintenant tu sais reconnaitre l'erreur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avoir le choix entre des programmes privateurs, c'est pouvoir choisir ton maître, la liberté est de ne pas avoir de maître. En informatique, la liberté se concrétise par le fait de ne pas utiliser de programmes privateurs. Je suis arrivé à ces conclusions plus ou moins parce que dans l'année 83, je voulais utiliser les ordinateurs en liberté, mais comment ? C'était impossible à l'époque parce que tous les systèmes d'exploitation étaient privateurs. Je ne supposais pas que j'avais la possibilité de convaincre les gouvernements à changer leurs lois, ni convaincre les entreprises à changer leurs pratiques. Mais je savais fais très bien une chose développer du logiciel, surtout le logiciel du système d'exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;[A suivre...]&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/04/21/Richard-Stallman-1/3-%3A-Quest-ce-que-le-logiciel-libre#rev-pnote-267-1&quot; id=&quot;pnote-267-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] NdR : Difficile de trouver un équivalent français au mot &amp;quot;computation&amp;quot;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/04/21/Richard-Stallman-1/3-%3A-Quest-ce-que-le-logiciel-libre#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Linux n'est pas Windows</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/02/25/Linux-nest-pas-Windows</link>
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    <pubDate>Sun, 25 Feb 2007 23:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
        <category>Linux</category><category>Windows</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En tant qu'utilisateur de Linux depuis plusieurs années maintenant, j'ai souvent parlé, du moins au début, des mérites de ce système d'exploitation. Pour faire comprendre à mon interlocuteur ce que je veux dire, l'analogie, la comparaison avec Windows est certes pratique mais somme toute assez inappropriée. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas seulement un problème de technologie, mais surtout un problème d'usage et même de philosophie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un &lt;a href=&quot;http://linux.oneandoneis2.org/LNW.htm&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;article anglais&lt;/a&gt; traduit sur le &lt;a href=&quot;http://blog-libre.fr/?2007/02/21/59-linux-n-est-pas-windows&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Blog Libre&lt;/a&gt; explique ces différences à l'origine de tant de trolls et polémiques qui ne devraient pas avoir lieu d'être à travers des exemples de la vie courante regroupés en sept problématiques différentes :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Premier point abordé : on ne peut comparer Linux à Windows car ils sont tous deux différents. Linuw n'est pas une simple copie gratuite de Windows ni une réplique améliorée car la supériorité ne peut venir que de la différence. Le but de linux n'est pas d'être meilleur que Windows, mais d'être le meilleur système d'exploitation que la communauté puisse réaliser.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Linux est trop différent de Windows pour que ses compétences acquises sur ce second soient appliquée sur le premier. Il faut alors tout reprendre à zéro. Ce n'est pas parce que vous ne comprenez rien que Linux n'est pas fait pour vous, il faut simplement en passer par l'apprentissage.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La culture bénévole du logiciel libre est différente de celle du logiciel propriétaire qui donne droit à un service minimum du fait de l'achat du produit. La communauté bénévole vous fournit le produit et ne vous doit rien. L'aide n'existe donc que par la passion. Cette même passion peut amener à la création d'un clivage entre les plus expérimentés et les novices, ce qui ne signifie pas qu'il est nécessaire d'être expérimenté pour utiliser Linux : à chaque profil correspond une utilisation, d'où l'avantage de cette modularité optionnelle de Linux.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Linux sort du concept habituel distributeur/utilisateur car il est façonné par les utilisateurs pour les utilisateurs. Ainsi le concepteur d'un logiciel sait exactement ce dont il a besoin. A chaque profil correspond un logiciel qui lui correspondra à un usage particulier. A l'utilisateur donc de chercher le logiciel qui correspond le mieux à son profil, soit plus ergonomique, soit plus simpliste pour une utilisation basique.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les habitudes que nous pouvons avoir ne sont pas forcément les plus ergonomiques. Ce qui sort du conformisme habituel peut-être bénéfique et ne doit pas être écarté. Repenser sa manière de travailler peut-être à l'origine d'un gain de temps même si cela nécessite un effort supplémentaire au début. L'accès le plus simple qui soit à une fonctionnalité (Edition &amp;gt; Format &amp;gt; Police) n'est pas nécessairement le plus efficace. Il faut donc distinguer habitude et facilité d'ergonomie et d'efficacité.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les ressemblances entre Linux et Windows ne sont pas la cause d'une quelconque copie de l'un sur l'autre mais juste de l'implémentation de la réponse la plus adaptée à un problème par les deux camps. L'évolution au cours des années de ces systèmes d'exploitation est à l'origine d'une convergence qui diffère totalement de cette hypothétique imitation dont on entend si souvent parler. Ni Windows, ni Linux ne sont les premiers à avoir implémenté un système de gestion de fenêtres ou un système de menu déroulant puisqu'ils existaient déjà avant eux.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le logiciel libre est une philosophie différente qui prône le développement d'une solution non pas pour conquérir un marché, mais pour répondre à des besoins. Ainsi le logiciel libre n'a pas besoin d'utilisateurs pour survivre étant donnée que le principal utilisateur d'un logiciel est son concepteur et qu'il ne tire aucun profit du partage de son produit si ce n'est des retours d'utilisation et des participations à son élaboration destinés à avoir un produit le plus complet possible.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;De ces différents points découle la conclusion suivante : celui qui croit trouver en Linux une version améliorée de Wndows exempte de virus, bugs, etc, ne trouvera pas son compte en effectuant la transition de l'un vers l'autre. Il faut choisir un OS suivant ses besoins et Windows comme Linux correspondent à des profils et besoins différents. Que celui qui aime la modularité et le contrôle de sa machine utilise Linux, que celui qui aime le pré-maché / Prêt-à-fonctionner utilise Windows et que celui qui souhaite l'aspect commercial et sécuritaire d'un OS achète Mac OS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voilà qui résume assez bien la situation non ? (via &lt;a href=&quot;http://linuxfr.org/2007/02/24/22117.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;LinuxFR&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/02/25/Linux-nest-pas-Windows#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/02/25/Linux-nest-pas-Windows#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.libert-fr.com/blog/feed/atom/comments/218</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>The Open Discussion Day, le 19 mai sur vos écrans...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2006/04/07/10-the-open-discussion-day-le-19-mai-sur-vos-ecrans</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Apr 2006 19:31:13 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Vous avez dit libre ?</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Une journée dédiée aux protocoles et logiciels libres de messagerie instantanée est en prévision. Le 19 Mai prochain se verra articulé autour d'un mouvement d'information et de découverte des alternatives aux technologies propriétaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/images/Web en vue/odd_logo.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Soyez nombreux à y participer pour promouvoir la &quot;discussion ouverte&quot;... &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le principe est simple. Durant 24 heures (plus si vous le souhaitez &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; ), vous êtes conviés à utiliser des protocoles libres tels que Jabber. Ensuite, à l'aide de logiciels libres (Google Talk, Gaim ou Gajim par exemple), discutez avec ceux qui auront bien voulu vous suivre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien entendu, il ne faut pas imposer à quiconque ce changement qui peut parraître brutal au premier abord mais surtout bénéfique à long terme. En effet, vous aurez pour mission de diffuser le message à votre entourage, de l'informer sur la nature de ces protocoles et logiciels méconnus d'eux et de les aider à les installer. Parlez de l'Open Discussion Day autour de vous&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, vous aurez la possibilité de vous débarasser des réseaux propriétaires (ICQ, MSN, Yahoo, AIM,...) l'espace d'une journée et bien plus si vous êtes satisfaits, quitte à effacer vos comptes... En faisant connaître originalement ces protocoles, vous participerez à leur vulgarisation et par la même occasion au recul des technologies propriétaires. Si personne ne vous suit, isolez-vous&amp;nbsp;: ce n'est que le temps d'une journée... (au pire, il reste les protocoles IRC &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; )&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et n'oubliez pas&amp;nbsp;: rendez-vous sur des réseaux libres le 19 Mai. L'Open Discussion Day et ses fans ne manqueront pas de vous aider à nous rejoindre dans ce mouvement...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour plus d'informations sur l'Open Discussion Day, rendez-vous chez &lt;a href=&quot;http://ploum.frimouvy.org/?2006/04/06/103-may-19th-the-open-discussion-day-19-mai&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ploum&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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