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  <title>LiberT : le blog ! - Comme une plume</title>
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  <description>Le blogging : passion, engagement et liberté de ton...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 14:40:48 +0100</pubDate>
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    <title>Cliché festif</title>
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    <pubDate>Sun, 20 Dec 2009 00:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>fêtes</category><category>Noel</category><category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ecrire pour le plaisir d&amp;#8217;écrire, voilà un moment que ça ne m&amp;#8217;était pas arrivé. Le temps est une variable complexe qu&amp;#8217;il est parfois difficile de gérer. Parfois tout semble s&amp;#8217;accélérer, s&amp;#8217;enchainer jusqu&amp;#8217;à ce que l&amp;#8217;on ne touche plus terre. Il suffit parfois d&amp;#8217;appuyer sur le bouton pause pour tout stopper et visualiser l&amp;#8217;espace d&amp;#8217;un instant le panorama ou le polaroïd  un poil jauni de l&amp;#8217;environnement si riche (et clignotant en cette période de l&amp;#8217;année) qui nous entoure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des gens; des hommes, des femmes, des enfants; des regards, des gestes, des paroles; il suffit du plus infime des éléments pour courber l&amp;#8217;espace-temps qu&amp;#8217;Einstein avait décrit si malléable, le dévier pour quelques instants de sa trajectoire originelle et décider ensuite de reprendre son cap ou de le modifier définitivement, en attendant le prochain instant décisif. Un sourire peut changer une journée, une rencontre peut changer une vie (en y rajoutant &amp;quot;éventuellement&amp;quot; quelques ennuis supplémentaires si la personne en question est de sexe féminin, mais passons).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Noël est une période féérique qui nous fait apprécier le plus infime de ces instants de bonheur. Le mélange des générations (version politiquement correcte du très universel &amp;quot;coup de vieux&amp;quot;), les très seyants déguisements de père et mère Noël que l&amp;#8217;on croise un peu partout ou encore les rires des enfants, voilà autant de moments savourés plus qu&amp;#8217;à l&amp;#8217;accoutumée. On prend la pose, on savoure chaque moment et on dilate le temps qui passe pourtant si vite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Restera quelques souvenirs inoubliables, ainsi que quelques photos de vous à quatre pattes entouré de poneys et de tutus roses entrain de déballer les barbies de la petite dernière de la famille. J&amp;#8217;allais oublier la traditionnelle bedaine découlant des excès d&amp;#8217;alcool et de nourriture inhérents aux festivités et pour laquelle les fameuses bonnes résolutions à base de régime et de sport ont été spécialement inventées. Chaque année, tel le beaujolais, le mensonge nouveau fait son arrivée, à consommer sans modération l&amp;#8217;espace d&amp;#8217;une soirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, tout ça pour dire que les gens (dont je fais partie en partie (remarquez la figure de style)) sont cons&amp;#160;: pourquoi attendre cette période de l&amp;#8217;année pour réaliser à quel point ces petits instants sont magiques&amp;#160;? Pas besoin de neige, de cadeaux et d&amp;#8217;égérie bedonnante de Coca Cola tout de rouge et de blanc vêtue pour profiter de la vie. D&amp;#8217;un autre côté, si on peut profiter de tout ça avec une coupe de champagne et un toast de foie gras, je vais peut être pas me faire prier trop longtemps. La seule contrainte dans l&amp;#8217;histoire est que je puisse encore rentrer dans mon costume le premier de l&amp;#8217;an, et ça, croyez moi, c&amp;#8217;est pas gagné&amp;#8230; &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Straight Forward</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2009/04/04/Straight-Forward</link>
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    <pubDate>Sat, 04 Apr 2009 14:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>concours</category><category>fin</category><category>prépa</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dernier jour de cours. Un peu mal au crâne à cause des excès de la veille et un peu à la bourre après un réveil difficile. Peu de personnes présentes lors des premières heures de cours&amp;#160;: la soirée de la veille a laissé quelques places vacantes et quelques cernes sous les yeux des quelques personnes présentes. C&amp;#8217;est parti pour deux heures de physique, puis pour deux heures de mathématiques, comme quasiment chaque matin depuis la rentrée de septembre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après chaque cours, nous avons le droit à un petit laïus des professeurs sur l&amp;#8217;organisation et l&amp;#8217;hygiène de vie que nous avons grand intérêt à respecter pendant les quelques semaines à venir. Le pot de fin d&amp;#8217;année s&amp;#8217;annonce alors que midi approche. On sort les verres, les bouteilles de champagne, les amuse-gueules et autres cochonneries destinées à nous emplir le ventre dans cette salle de classe transformée l&amp;#8217;espace d&amp;#8217;un instant en un précaire banquet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors que l&amp;#8217;on s&amp;#8217;attendait à de la joie, des rires et des larmes, arrosées par quelques rayons de soleil comme ce fut le cas en juillet dernier à la fin de la sup&amp;#8217;, l&amp;#8217;ambiance est fort étrange en ce jour si spécial. Derrière quelques rictus se cachent l&amp;#8217;amertume, les regrets, la nostalgie et parfois même l&amp;#8217;angoisse&amp;#160;: l&amp;#8217;avenir qui se dessine de plus en plus clairement sous nos yeux reste bien flou. Les concours approchent à grand pas et peu importe que l&amp;#8217;on souhaite une simple admissibilité pour rejoindre la fac, que l&amp;#8217;on ait envie d&amp;#8217;intégrer par tous les moyens pour quitter la prépa coûte que coûte ou que l&amp;#8217;on souhaite obtenir une école qui nous tient vraiment à coeur, l&amp;#8217;obsession des épreuves qui arrivent est visible dans tous les yeux ou presque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces deux années, qui nous paraissaient être une éternité lors de notre arrivée ici, qui parfois nous semblèrent une épreuve aussi insurmontable qu&amp;#8217;interminable arrivent désormais à leur terme, laissant place à un amas d&amp;#8217;acronymes qui se ressemblent tous ENSGI, ENSIETA, ENST, tout cela peut paraître bien complexe pour le commun des mortel, mais rassurez-vous, ça l&amp;#8217;est aussi pour le taupin ordinaire lâché dans la jungle des écoles. Résonnent également des noms à la consonance moins lointaine puisqu&amp;#8217;il s&amp;#8217;agit d&amp;#8217;intitulés de concours&amp;#160;: e3a, CCP, Centrale, Mines ou que sais-je encore. Plus que deux semaines pour revoir le programme parcouru en deux années bien remplies et l&amp;#8217;on se jette à l&amp;#8217;eau, le concours Mines-Ponts en tête. Cela promet&amp;#8230;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin et surtout, dans les yeux de chacun on peut facilement déceler l&amp;#8217;espoir d&amp;#8217;un dessein conforme à ses aspirations couplé à la tristesse de ne pas revoir certaines personnes. Car au delà de toutes les difficultés surmontées, de la charge de travail et de toutes les connaissances assimilées, la prépa est avant tout une expérience humaine, faite de rencontres extra-ordinaires. Des professeurs incroyablement proches des élèves aux amis avec qui on a partagé la folie engendrée par cette aventure, tous resteront gravés à jamais dans notre tête à côté de souvenirs inoubliables et de délires inavouables.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout ceci a contribué à forger ce que nous sommes tous devenus aujourd&amp;#8217;hui. La prépa est une expérience qui ne laisse ni indemnes, ni indifférents ceux qui la suivent. Une expérience à vivre assurément que je ne regretterai jamais. Il faut cependant aller de l&amp;#8217;avant désormais et l&amp;#8217;ambition sera mon principal moteur pour les semaines à venir. Si jamais elle se soldait par un échec, caractérisé par le fait d&amp;#8217;avoir visé une école peut-être inaccessible au niveau qui est le mien, ce dernier ne serait que temporaire car je pense que je n&amp;#8217;hésiterai pas à re-signer pour une année, de manière à obtenir ce qui me tient à coeur. Car au delà de l&amp;#8217;ambition qui est mienne, se cache l&amp;#8217;obstination.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais désormais je dois oublier tout ce dont je viens de vous parler pour me concentrer sur l&amp;#8217;essentiel. Désormais je dois courir, droit devant, jusqu&amp;#8217;à la ligne d&amp;#8217;arrivée sans même me préoccuper de mon temps ou de ma place, juste en donnant le meilleur de moi-même. Il sera bien temps de se préoccuper de mes performances après la course. Juste une petite course de 5 semaines. Ce n&amp;#8217;est pas grand chose après tout&amp;#8230; &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les retrouvailles...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/12/21/Les-retrouvailles</link>
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    <pubDate>Sun, 21 Dec 2008 02:51:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>retrouvailles</category><category>vie</category><category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Six heures du soir, un coup de fil impromptu. Deux minutes de banalités pour finir sur une invitation pour le soir même, une invitation pas comme les autres, du genre sans gène : &amp;quot;tu nous invites pour l'apéro ce soir ?&amp;quot;. Aucune hésitation, j'accepte sans broncher : six mois que je ne les ai pas vu, ils me manquent. Tant de souvenirs en commun. La nostalgie me gagne, moi qui suis pourtant si porté sur le futur et qui en ferait même l'apologie si cela était nécessaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vingt heures approchent et ils ne sont toujours pas là. Dix minutes, un quart d'heure, une demi-heure puis une heure de retard, mais cela ne m'étonne pas : j ele connais par coeur, comme si je l'avais fait. Il a pour coutume de se faire attendre, et pas qu'un peu ! Les voilà enfin et l'impression de ne jamais les avoir quitté me saisi : ni elle ni lui n'ont changés, ils restent toujours constant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On se dévoile peu à peu tout en restant pudiques, la vie a détourné nos chemins l'un de l'autre, mais pourtant on se connait toujours par coeur. Lui me connait depuis toujours (ou presque), elle depuis quatre ans à peine, mais nous avons vécu tant de choses ensemble que nous n'avons plus de secret l'un pour l'autre, même si personne n'ose l'avouer réellement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Se sentir percé, vulnérable, le coeur ouvert sans même que l'on ne l'ait demandé est quelque peu perturbant, parfois même désarçonnant. Ils en arrivent même à me débaucher pour la soirée moi qui n'ai plus l'habitude de sortir. Soit, je me laisse prendre au jeu, cela peut être amusant après tout. Me voilà donc mélangé à quelques centaines de personnes, leur peau contre la mienne, la musique décollant mes typans et la bière abreuvant mon gosier si aride.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'heure tourne, les rencontres s'enchainent : des personnes dont j'avais oublié jusqu'à l'existence croisent me chemin et font le détour pour me serrer une poignée de main et échanger à leur tour quelques banalités. Je reste près d'eux deux, qui ont su si habillement me traîner dans cet endroit peu fréquentable. Un Téléphone, suivi d'un Goldman  et de d'un Indochine suffisent à me trainer jusque la piste. Il y a du monde ce soir ainsi qu'une bonne ambiance si spécifique à ce département qui est le mien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin la soirée se termine, les gens se quittent et se disent au-revoir. J'hésite à leur dire adieu : je ne sais si je les recroiserai un jour, moi qui m'éloigne tellement de cet univers qui fut autrefois le mien. Un dernier sourire, une dernière blague vaseuse avant de se quitter et de promettre de se revoir bientôt. Eux au moins n'ont pas changé, ils sont toujours les mêmes. J'espère ne pas avoir changé à mon tour, mais je doute : le temps qui passe marque son passage de son empreinte indélébile sur la personnalité de chacun. Quoi qu'il en soit, elles furent bonnes ces retrouvailles, vivement les prochaines !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le temps qui court...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/11/23/Le-temps-qui-court</link>
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    <pubDate>Sun, 23 Nov 2008 16:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>perso</category><category>prépa</category><category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Vingt-trois novembre : premiers flocons de l'année. De quoi égayer un peu cette période assez morne qui annonce la fin de l'automne et l'arrivée des gelées. Enfin presque, si l'on tient compte du fait que je me fais virer de chez moi par une mère affolée et quasi-hystérique à l'idée que je sois sur les routes par un temps pareil. Je pars donc rejoindre Reims sur le champ pour une nouvelle semaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les semaines s'enchaînent et se ressemblent (Maths - Physique - Maths - Physique - Maths - ha, un peu de SI !). Les nuits sont toujours aussi courtes et la course contre le temps semble interminable. Plus de connectivité ces derniers temps par un autre moyen que mon smartphone, ce qui fait les mails et la télévision (rallumée pour la première fois depuis deux ans pour l'occasion) sont mes seuls liens quotidiens avec le monde extérieur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une passion de plus en plus prononcée pour les maths peine à cacher les difficultés éprouvées en physique. Il faut que je réagisse et vite : les concours arrivent dans six mois à peine et le retard commence à s'accumuler. Une envie de plus en plus prononcée de se changer les idées surgit peu à peu mais sans la possibilité de la réaliser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faudrait déconnecter, mais c'est relativement difficile : la prépa vous transforme, vous déforme et vous habite : vous vous surprenez à parler de thermo-chimie en regardant le glaçon fondre dans votre verre à l'heure du pastis, le moindre problème qui s'offre à vous n'apparait à votre esprit sous une autre forme que celle d'équations... On en arrive même à se faire peur à soi-même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas forcément évident d'être taupin : il s'agit d'un sacrifice qui est cependant nécessaire pour la suite et j'en suis pleinement conscient. Donner le meilleur de soi pour aboutir à une situation confortable pour faire avaler leur langue à ceux qui brandissent la théorie du déterminisme social : oui on peut s'en sortir, devenir qui l'on veut et peu importe son origine, pour le peu qu'on s'en donne la peine. Le plus dur étant non pas d'avoir cette volonté, mais de la garder dans les moments les plus difficiles.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Rubrique nécrologique...</title>
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    <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 21:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>hopital</category><category>nouvelle</category><category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Réveil en sursaut. Je jette un bref coup d'oeil sur l'écran digital du réveil sur lequel les chiffres rouges sang affichent péniblement deux heures et huit minutes. Une nuit de plus écourtée par ce rêve, ou plutôt ce cauchemar. C'est toujours le même depuis deux mois, deux longs mois durant lesquels je n'ai pas passé une nuit entière et paisible. Je crois avoir trouvé ce qu'il y a de pire que l'insomnie : cette réaction jugée normale par cet abruti de psy qui me suit quasi quotidiennement depuis près de 60 jours et qu'il nomme &amp;quot;choc post-traumatique&amp;quot;. Deux mots. Deux simples mots, ou du moins un simple et un composé qui lui donnent une raison qu'il juge suffisante pour me faire déplacer trois fois par semaine dans son bureau et ainsi empocher les cinquante cinq euros des trois-quarts d'heures de consultation totalement inutiles qu'il me fait passer. Encore un charognard qui mériterait qu'on lui plante un long couteau de boucher dans le dos pendant son sommeil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le pauvre... S'il avait vent des pensées que je viens de formuler, je serais bon pour une psychanalyse aussi complète que possible, d'une durée minimale de quelques décennies, avec camisole et cellule capitonnée à la clé, le tout à mes frais bien sûr. Malheureusement pour lui, je ne suis pas encore assez fou pour trahir mes propres tendances psychopathes devant un psy. Enfin, heureusement que le divan est confortable étant donné que le nombre d'heures que j'ai passé dessus ces derniers temps dépasse allègrement celles que j'ai pu passer confortablement allongé dans mon lit, les yeux fermés, le sommeil lourd et l'esprit vide de toute pensée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Assis sur le rebord du lit, en nage, le regard porté vers la fenêtre où la lumière émanant de la lune dessine le contour du vieux chêne sexagénaire planté dans le jardin, j'avale une poignée de ces cachets prescrits par l'autre dingue. Antidépresseurs, somnifères, extazy, va savoir ce que c'est. Peu importe d'ailleurs. Je veux dormir. Je veux oublier. Oublier cette marre de sang, ce visage défiguré, ces dernières paroles; oublier cette peur qui s'installe en moi chaque fois que j'y repense et qui me donne la chair de poule chaque nuit, à chaque cauchemar que je fais. Malheureusement ce sera difficile d'oublier, ou du moins, ce sera long, je le sais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chaque fois que je repense à son regard, son sourire, sa bonne humeur perpétuelle, la colère s'empare de moi et surplombe la tristesse sous-jacente qui jamais n'effleure la surface. Les larmes ne me viennent plus. Le temps ne les ramènera pas plus qu'il n'atténue la rage qui est mienne. Une seule chose ne pourra jamais l'atténuer; l'unique calmant qui s'offre à moi n'est pas acceptable aux yeux de la justice. Faire justice soi-même n'est pas une option envisageable, il s'agit tout juste un rêve de gosse qui s'identifie à ses héros de dessins animés préférés une fois la nuit tombée et les étoiles étincelantes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rangée la batmobile à l'échelle 1/10ème, rangés les légos et autres playmobiles, rangés les déguisements pour mardi gras, ceci n'est plus un jeu. Je ne suis plus un enfant, et je sais exactement quels dégâts peut causer une balle de .357 Magnum tirée à 2 mètres de distance, directement logée dans l'estomac avec un angle d'incidence de 10,5°. A moins que vous ne préfériez connaître la durée de l'agonie causée par un coup de couteau à la lame d'une longueur de 21cm, perforant le poumon gauche avec l'exercice d'une pression constante de 200 Newtons par centimètre carré. Pour votre gouverne, sachez que la seconde mort, provoquée par l'étouffement du sujet est plus rapide de 37 secondes par rapport à la première. La manière la plus cruelle d'en finir avec un homme restant sans conteste le fait de le laisser se faire dévorer vivant par tout type d'animal aux canines acérées jusqu'à ce que l'hémorragie ait raison de lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rassurez-vous, ces morts je les ai toutes expérimentées, mais pas par moi-même. Avant que l'idée de me faire interner, de me laisser une place de choix sur la chaise électrique ou encore de me loger une cartouche de 22 Long Rifle entre les deux yeux ne vous traverse l'esprit, laissez-moi m'expliquer. Lisez &amp;quot;docteur&amp;quot; sur l'étiquette qui orne ma belle blouse blanche, ou du moins qui était d'un blanc éclatant avant que mon dernier patient n'ai eu la fâcheuse idée de se vider de son sang après un malheureux coup de scalpel mal placé. Dommage que ce patient au teint si livide fut déjà décédé depuis trois heures lorsque ceci est arrivé, sinon ça lui aurait valu une belle mort.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ho, ai-je oublié de vous parler de ma spécialité ? Depuis que je suis tombé nez à nez avec mon premier cadavre à l'âge de onze ans, je n'ai jamais réellement décroché. Mon job est de deviner ou plutôt d'élucider les causes de la mort de mes clients. On me surnomme très amicalement le croquemort, mais je préfère de loin mon étiquette de médecin légiste. Misanthrope antipathique à l'humour aussi noir que le regard, ma présence insupporte la plupart des personnes qui se situent à moins de cinq cent mètres de ma dépouille et ma passion pour les crimes est incomprise de tous. Quoi de plus beau cependant qu'un cadavre baignant dans une marre de sang, le tout accompagné d'une odeur putride qui met généralement à mal n'importe quel spectateur non averti, remplaçant ce qui lui sert d'estomac par un tambour de machine à laver.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais où avais-je donc la tête, j'en perds mes bonnes manières : Dr Hug Johnson, pour vous servir. Bienvenue dans mon insignifiante et sanglante petite existence...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Evasion...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2008/03/01/Evasion</link>
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    <pubDate>Sat, 01 Mar 2008 23:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Des lettres formant des mots, à leur tour alignés côte à côte pour former des phrases, un texte, forger une opinion, donner naissance à une expliquer ou plus généralement donner un sens. Changez une lettre, voire même un mot et le sens diffère. C'est comme une équation mathématique ou comme une séquence d'ADN qui détermine un gène. Changez-en un nucléotide parmi les milliers qui le composent et cela se répercutera sur l'individu. Certes, il arrive quelque fois que ces changements soient mineurs, ou bien quelques fois d'importance, tout dépend de la mutation, tout dépend de la lettre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le langage n'est rien d'autre que le niveau d'abstraction le plus élevé que l'homme ait réussi à atteindre. Aligner des symboles, y lier des sons puis des significations, c'est quant on y regarde quelque chose de bien singulier. Mais non seulement sommes nous capables de désigner des objets, des réalités physiques, mais nous avons de plus réussi à définir des concepts des plus abstraits que nous manipulons quotidiennement sans même nous rendre compte à quel point ils peuvent l'être.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais plus qu'à la description, les mots mènent aussi à l'imagination et à l'invention. Tels les livres nous font partir vers d'autres horizons, nos pensées concrétisées par des mots nous permette de planer au dessus de la foule qui nous entoure, en arrêtant temporairement le temps. Libre à nous alors de redessiner ce monde qui nous entoure à notre guise, selon ce que notre muse nous dictera. Mais le plus fort malgré tout, c'est que nous pouvons, grâce au langage, partager notre irréel avec le commun des mortels : mon voisin, la caissière du supermarché du coin et principalement vous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui vous. Vous, lecteurs perdus au détour d'un page inespérée et inattendue, au détour de ce paragraphe, je vous invite à venir me rejoindre dans mon monde. Attention cependant aux sirènes tentatrices qui nous entourent, ainsi qu'aux singes polyglottes et aux dinosaures carnivores qui sont autant de pièges que mon esprit s'est créé pour se fixer des limites, ne pas aller trop loin dans l'élucubration. Ce paradis qui n'en est pas un, cet esprit qui est le mien, je vous y invite avant que mon encéphalogramme de devienne plat de par la fatalité du temps qui s'écoule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le sablier du temps déverse le sable pour former cette petite île sur laquelle je me suis établi petit à petit. Ce n'est ni l'Eden, ni un paradis fiscal, mais un refuge, ni trop rudimentaire ni trop douillet. Un refuge où les choses sont et ne sont pas à la fois, où tout est remis en question continuellement. Un univers de doute, d'incertitude, mais également d'espoir. Oui, c'est celà : un univers d'espoir. Pourquoi donc ? Il s'avère que j'arrive encore à croire un minimum en l'humanité et en son futur. Jamais je n'ai désespéré, comme jamais je ne cesserai de planer dans le monde des Idées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Venez avec moi et je vous aiderai vous aussi à vous évader dans mon imaginaire, à éviter la fatalité du temps, à exploiter les failles de la quatrième dimension et à redessiner ce monde qui est le notre. Vaste programme... Ca vous tente ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un dimanche soir sur la Terre...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/10/14/Un-dimanche-soir-sur-la-Terre</link>
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    <pubDate>Sun, 14 Oct 2007 23:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>morale</category><category>nouvelle</category><category>écrit</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Il commence à se faire tard et cela se voit sur les yeux du jeune homme qui commencent à se creuser. Ou plutôt qui le sont déjà depuis un long moment. Combien de temps ? Il ne le sais guère : une semaine, un mois, un an, ou peut-être plus. Peu importe d'ailleurs puisque ces valises, ces deux bagages pleines à craquer qu'il porte sous l'oeil comme il porterait un terrible fardeau sur ses épaules, il ne les voit plus : elles font partie de lui, de son visage, de sa physionomie. D'ailleurs il ne pourrait les voir que s'il se regardait dans un miroir, ce qu'il ne fait plus depuis bien longtemps. Il les fuit tout comme il se fuit lui même, il leur échappe et pour se faire il est même prêt à ne plus se raser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sa barbe est un peu moins âgée que ses cernes par obligations sociales. &amp;quot;Obligations sociales&amp;quot;, tiens parlons-en ! Il les hait plus que tout au monde ces obligations sociales ! Misanthrope avec ça ! Les autres ne valent pas mieux que lui : ceux qui le regardent de haut, ceux qui le regardent avec pitié et ceux qui ne le regardent pas, tous sont à loger à la même enseigne. Il en vient à ne plus rien attendre d'autrui, ceux là même qui ne peuvent comprendre par là où il est passé. Il n'est ni ordinaire ni exceptionnel, ni savant ni ignorant, ni bon ni mauvais, il n'est que lui, et ce, d'ailleurs, malgré lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De vivre il n'a pas choisi, d'être ici non plus. Ici, ce sont ces quatre murs, ce papier peint jauni par les années qui défilent, ce plafond noirci par l'humidité d'un toit croulant et cette fenêtre en bois à la peinture écaillée qui laisse entrevoir le jour et passer le vent froid d'automne. Ici c'est également cette table faite d'un bois foncé dont il ne saurait donner le nom, mais aussi cette chaise usée, râpée et qui a du faire fasse à tant de kilos qui se sont assis sur elle avec toujours autant de dédain. Ici c'est aussi ce paysage qu'il observe à travers la fenêtre et qui est éclairé par les quelques lampadaires qui se trouvent non loin de là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce paysage est fait d'énormes chênes qui chaque année, se couvrent d'une myriade de glands et qui abritent régulièrement de la pluie des enfants venus se construire une cabane au sein de leurs branches. C'est sans compter ce gazon d'un vert intense, ces fleurs au nom imprononçables mais aux couleurs si prononcées et ce soleil qui vient révéler la beauté de cet endroit dès qu'il en a la possibilité, dès que les nuages daignent cesser leur ballet pour lui laisser une petite place dans l'immense ciel qui recouvre nos têtes chevelues. Ici c'est CE paysage. A moins que ce paysage n'en soit un autre, à moins que ce paysage ne soit ailleurs, que celui qui se reflète dans ses yeux ne soit pas réellement celui qui se trouve devant lui.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En fin de compte, ce qui importe réellement c'est que ce paysage se reflète sur sa rétine et s'imprime dans son esprit. Chaque fois qu'il fermera les yeux, ce sera pour visualiser ce paysage et chaque fois qu'il les rouvrira, il s'y trouvera comme transporté. Transporté dans un monde qui est le même que celui d'avant, exactement identique à cela près que les nuances, les couleurs, les tons et les contrastes seront plus agréables à l'oeil. Quoi qu'il en soit, peu importe qu'il soit lui, peu importe que les autres soient ce qu'ils sont, peu importe que le monde soit ce qu'il est, le principal est d'avoir cette lueur qui nous fait voir les mêmes choses tout autrement. Cette lueur s'appelle l'espoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le jeune homme pense qu'après tout, il va peut-être se raser demain matin.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La mort du Web est amorcée...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/07/19/La-mort-du-Web-est-amorcee</link>
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    <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 14:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>blog</category><category>fin</category><category>Web</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/deadmouche.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/.deadmouche_m.jpg&quot; alt=&quot;Mouche morte&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 15 Janvier 2009, Paris&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela fait désormais plusieurs mois que nous tentons d'oublier définitivement le mot &amp;quot;Web&amp;quot; qui nous a porté pendant tant d'années à travers des expériences tout aussi variées qu'enrichissantes, voire même chiantes. Nous sommes en 2009, le Web a fini sa descente aux enfers et notre ciel s'est obscurci depuis sa disparition. Personne ou presque ne l'a regretté à part quelques scientifiques ou quelques illuminés chevelus et irresponsables qui nous vendent aujourd'hui leurs prophéties sur une ère qu'il qualifient déjà d'inculturelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout a commencé en l'an 2007. L'été commençait à poser difficilement ses marques et comme chaque année, la blogosphère a vu son rythme de publication diminuer. Quelques avant-gardistes attiraient déjà à l'époque l'attention sur ce phénomène qu'il considéraient comme tragique et ce chaque année depuis la naissance du cinquième pouvoir. Les geeks boutonneux ou blogueurs en manque de panégyriques pendant cette période d'absence de commentaires, leurs auteurs étant partis en vacances, ont à leur tour décidé, pour la première fois en 35 ans (source Mediametrie : moyenne d'age des blogueurs français en 2007), de découvrir ce qu'ils appelaient la Real Life.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il fut difficile pour eux d'affronter le soleil, la seule lumière qu'il apercevaient jusqu'alors étant celle de leur écran, bien souvent allumé à la page de leur outil de mesure d'audience ou de gestion de leurs commentaires. Une fois les commentateurs revenus, ce fut donc les blogueurs qui furent partis découvrir les joies de l'herbe, du vent et des coups de soleil. Les blogs là encore restèrent muets. Puis, ce mouvement se généralisa à l'ensemble des services de l'auto-proclamé Web 2.0. Wikipédia fut rapidement atteint d'une paralysie quasi-générale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les VCs spécialisés dans le business du Web furent bientôt victime d'une surabondance de leurs cartes de visites, commandées jusqu'à présent mensuellement par milliers. Mêmes les quelques blogueurs réfractaires n'arrivaient pas à revendre leurs cartes dernier cri sur lesquelles il y avait écrit en gros leur numéro de compte bancaire, surplombé de la mention &amp;quot;Blogueur Influent&amp;quot;. L'économie de l'Internet vint à d'effondrer. La publicité sur les blogs ne rapporta plus que quelques dizaines d'euros mensuels à &lt;a href=&quot;http://www.presse-citron.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Eric Dupin&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/07/19/La-mort-du-Web-est-amorcee#pnote-319-1&quot; id=&quot;rev-pnote-319-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; qui a fait faillite en ayant côté en bourse son site peu avant l'effondrement du marché.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Digg-like, sont morts, les canaux IRC se sont vus désertés, le mail est une chose dont on ignore aujourd'hui l'existence. La VoIP s'est vue concurrencée par le nouveau TGV : un allez-retour à l'autre bout de la France coûte désormais moins cher qu'un abonnement Internet. Les supports de stockage des données ont été retirés petit à petit du réseau, leur coût d'entretien devenant cinq fois supérieur à celui des revenus qu'ils rapportaient alors. Petit à petit, les données disparurent jusqu'à ce que la toile s'effondre d'elle même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vous qui êtes du passé, vous vous demandez surement ce que peuvent désormais faire le gens pour occuper leur temps libre et satisfaire leur égo sur-dimensionné : c'est simple, ils se font des amis, sortent, s'amusent, jardinent, découvrent la vraie vie. Je vous affirme désormais que les visionnaires qui s'inquiètent du devenir de la blogosphère à votre époque ont non seulement raison, mais sont encore loin du compte. Pour moi, le Web est mort, pour vous, il est en fin de vie : la reconversion est amorcée, il est déjà trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/07/19/La-mort-du-Web-est-amorcee#rev-pnote-319-1&quot; id=&quot;pnote-319-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Un lien par jour j'ai dit ! Je m'y tiendrai !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les poumons de l'enfer</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/05/23/Les-poumons-de-lenfer</link>
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    <pubDate>Thu, 24 May 2007 23:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>running</category><category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Ce billet est une pure fiction tout juste écrite pour le concours &lt;a href=&quot;http://runandblog.blogs.myfreesport.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Run and Blog&lt;/a&gt;. Participez vous aussi à ce concours pour gagner des lots multimédia sympatoches. Allez, place à la lecture.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux heures et quart, kilomètre vingt-huit. Mes pieds me font souffrir. Je suis à bout de souffle. Dans quoi me suis-je embarqué ? Que fais-je donc ici ? Je ne sais plus qui je suis, où je suis ou même ce que je fais : la douleur est trop forte et a vaincu ma conscience qui n'a d'autre choix que se focaliser sur elle. Pourquoi les autres ne semblent-ils pas souffir autant que moi ? Suis-je le seul a recracher mes poumons tel un fumeur de cinquante piges et à avoir des jambes de pierre ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/finish.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/.finish_m.jpg&quot; alt=&quot;Ligne d'arrivée&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a bien ce type là, devant moi, que j'ai vu tituber tout à l'heure. Il est grand, brun, une trentaine d'années peut-être. Je l'ai entraperçu entrain de boiter de la jambe gauche tout à l'heure et il continue comme si de rien n'était. Il ne s'est même pas arrêté. Qui sait, en courant à côté de lui j'aurai peut-être pu capter une grimace sur ce visage que j'imagine grimé par la douleur. Mais il tient bon malgré tout et moi aussi : il faut que je tienne, je n'ai pas le choix. L'abandon serait une épreuve trop grande pour moi, tellement que je préfèrerais finir à quatre pattes que m'arrêter maintenant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux heures quarante six, kilomètre trente quatre. J'observe toujours le trentenaire devant moi, titubant régulièrement cette fois. Il me fait oublier les maudites jambes qui me lancent depuis trois bons quarts d'heure maintenant. Si lui il continue, pourquoi pas moi ? Après tout je ne boite pas encore et mes jambes me portent donc pourquoi renoncer ? J'y arriverai. Les applaudissements provenant de derrière les barrières arriveraient presque à me faire pousser des ailes. Il faut que je baisse la cadence si je veux tenir jusqu'au bout, mais je ne peux pas laisser le grand brun s'éloigner, sans lui je suis persuadé que je ne pourrais pas continuer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tanpis, je continue, de toute façon je n'ai plus le choix. Ce serait bête de ne plus aller jusqu'au bout maintenant. Arrêter maintenant serait encore pire que si j'avais arrêté il y a cinq minutes. J'aurai peut-être dû m'entrainer plus que cela, acheter des vraies baskets de running, travailler mon rythme cardiaque et mon souffle comme on me l'avait conseillé. Quelle tête de con je fais, ma détermination me tuera. Pourquoi être si têtu ? Je ne sais pas dans quel état je vais arrivé mais j'arriverai et c'est le principal. Quitte à payer les pots cassés, j'ai l'habitude.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trois heures et huit minutes, kilomètre trente huit. Plus que quelques minutes, l'arrivée se fait sentir, pas autant que mes jambes mais elle se fait sentir. Il y a de plus en plus de monde sur le bord de la route. Les encouragements se font de plus en plus intense. Je tiendrai. Le boiteux est toujours devant moi, il court à la même cadence malgré sa jambe folle. Il n'a pas bu depuis un quart d'heure sous ce soleil étouffant. Je ne sais pas comment il fait. Son souffle à l'air de suivre tandis que le mien peine un maximum. J'ai l'impression que mon coeur va lâcher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout s'accélère. Des gens doublent de partout. Ils se sont réservés pour la fin et ils commencent à attaquer à près de trois kilomètres de l'arrivée : je ne sais pas comment ils font. Mes maudites jambes ne me portent plus. Je me sens mal. Que se passe-t-il ? Il faut que je m'arrête. Une barrière, vite que je m'adosse ! Je ne peux pas arrêter là, c'est impossible, je DOIS continuer. On me temps une gourde de boisson énergétique. Je bois à grosses goulées tentant de reprendre mon souffle comme je peux, essayant de calmer mon rythme cardiaque. Le brun ! Où est-il ? Je ne le vois plus ! Il faut que je reparte, que je le retrouve, c'est mon seul espoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis reparti coûte que coûte. Je dérouille cette fois et pour de bon : mes gémissements de tout à l'heure n'avaient aucune importance comparé à ce que je subis maintenant. Là j'ai une vraie raison de me plaindre mais je ne le ferai pas. Je n'ai qu'à m'en prendre à moi même. Tiens, revoilà le brun qui recommence à courir comme s'il m'avait attendu. En fait son dossard s'était détaché l'obligeant à s'arrêter un instant pour le remettre. Nous sommes à un tout petit kilomètre de notre but, ce n'est pas le moment de flancher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cinq cents, quatre cents, trois cents, deux-cents, cents mètres de l'arrivée, cent tout petis mètres mais les plus longs de ma vie. Je sens tous les muscles de mon corps se contracter puis s'étirer. Je sens l'air arriver dans mes poumons et les remplir avant de repartir. Je sens le sang couler dans mes veines péniblement. Je vois une arche, enfin : l'arrivée ! Oui, j'y suis ! Le brun est devant, il boite plus que d'habitude, je lis la joie l'impatience d'arriver sur son visage sans même l'apercevoir. Je ressens ce qu'il ressent. Je suis lui. Je franchis la ligne d'arrivée et je déserre les dents, me retenant de lancer un cri de soulagement, un mugissement digne du plus féroce animal de la savane.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne peux plus bouger, je m'allonge dans l'herbe sans pouvoir me relever. J'y suis, j'y reste. j'ai réussi. Trois heures vingt huit de course avec un homme que je ne connais pas, qui ne m'a même pas aperçu et qui ne soupçonne même pas mon existence. Pourtant si j'ai réussi aujourd'hui, c'est grâce à lui. Il m'a donné la force et l'envie de continuer. J'ai envie d'aller le saluer mais il a déjà disparu de mon champ de vision, surement entrain d'être félicité par ses proches. En tout cas, malgré la douleur, je suis fier. Je m'appelle Sylvain, j'ai vingt trois ans, je viens de finir mon premier marathon et ce ne sera surement pas le dernier.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>2 fois 9 ? 18. Dites 33...</title>
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    <pubDate>Wed, 09 May 2007 23:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>anniversaire</category><category>humour</category>    
    <description>    &lt;p&gt;J'allais partir sur un speech, mais j'ai supprimé d'un coup de baguette magique tout mon discours peu original pour repartir sur des bases saines. Laissez moi vous conter un histoire. L'histoire commence il y a 18 ans, un 9 mai 1989. A cette époque lointaine, vivait un couple qui venait d'avoir leur troisième enfant. Ils étaient alors loin de savoir quels troubles celui-ci allaient leur causer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/eighteen.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/.eighteen_m.jpg&quot; alt=&quot;nombre 18&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le premier de leur maux fût d'avoir une bouche supplémentaire à nourrir ! Et pas la moindre... Après une période anti-tout nécessaire au bon développement de tout garnement digne de ce nom, c'est une période d'omnivoricité qui est intervenue dans le cycle de développement de cet &amp;quot;enfant&amp;quot;. Devant sa porte de chambre était marqué &amp;quot;ne pas nourrir le zouave&amp;quot; comme dans tout bon zoo, devant la cage de certains homininés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La deuxième tare fut pour eux sa soif de savoir. On n'a pas idée de donner naissance à un fils qui n'arrête pas de poser des questions sans arrêt. Vous savez, de ces questions idiotes que personne ne s'est jamais posé à part peut-être lui, celles sur lesquelles votre propre encyclopédie sèche autant que les professeurs interrogés, celles qui vous laissent de toute façon con puisque vous ne pourrez jamais y répondre quoi qu'il en soit. A quoi bon se les poser ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si encore c'eut pû s'arrêter là... Manque de bol, il a fallut qu'il soit chiant. Comme tous les mômes vous direz, mais justement non. Est-ce que tous les mômes construisent des cabanes de 2. mètres cubes, perchées à 2m du sol ? Est-ce qu'ils démontent la télécommande espérant retrouver le sens de montage par pur logique vous privant de télévision pendant quelques &lt;del&gt;heures&lt;/del&gt; jours ? Je pense qu'il est préférable de stopper là les exemples.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ha, et puis je ne vous ai pas encore raconté, la pire offense qu'il ait pû faire à ses parents étant de devenir dès son plus jeune âge accroc à l'informatique. Au début, il ne faisait que buguer le système, laissant le téléphone à ses parents pour qu'ils appellent leur ami-qui-s'y-connait-bien-en-info, mais c'est lorsqu'il a commencé à réparer leur ordinateur par lui même que son état est devenu critique. Le voilà qu'il a commencé à installé un pintux, citrux, bref, un truc en *ux qui bug tout le temps là. Plus aucune sociabilité, il est devenu le reclus de la famille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voilà désormais qu'il a 18 ans, l'âge mûr. Cet âge il l'a atteint depuis l'époque où il a cessé d'être dépendant des autres idéologiquement parlant. Depuis qu'il a pris conscience du monde dans lequel il vivait, depuis qu'il a réussi à synthétiser dans son esprit ce qui est nécessaire ou pas, ce qui comporte un intérêt ou non, ce que sont des droits et des devoirs et ce qu'ils impliquent. Mais le voir rester ici ? Ha ! Non merci ! Faut pas déconner, parce qu'aujourd'hui il prend un grade de plus, qu'il dépasse le cap fatidique de la majorité et que même s'il n'en restera pas moins le fi-fils à ses parents, ils ne l'ont pas supporté toutes ces années pour rien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est le grand jour, celui que j'attendais depuis si longtemps et qui finalement ne me fait rien ressentir de plus que ce qu'hier ou que demain. Pourtant le changement sur le papier est bien encré, la prise de conscience est peut-être seulement un peu longue. Petit papillon, prend ton envol, tes 18 ans tu les as maintenant...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La vie d'un mégot de cigarette...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/05/01/La-vie-dun-megot-de-cigarette</link>
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    <pubDate>Tue, 01 May 2007 03:20:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>cigarette</category><category>tabac</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ceux qui me lisent de longue date, et je sais qu'il y en a au moins un (moi-même), savent que j'ai parfois tendance à rédiger des billets douteux, mi-humoristiques, mi-sarcastiques, mi-réalistiques (comment ça ça fait 3 moitiés ?), et qu'il arrive que ces billets soient rédigés à un heure tardive ou disont à une heure avancée de la nuit. Ces billets sont accompagnés de mes truculentes réflexions alambiquées dans la rubrique Déviance mentale de ce blog. Et si ses pérégrinations s'arrêtaient le temps d'un billet sur la vie d'un mégot de cigarette ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/megot.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/.megot_m.jpg&quot; alt=&quot;Mégots&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La cigarette, cet objet de luxe, est la preuve ultime de notre existence dans une société qui consomme à outrance sans besoins réels. Ce rondin commun n'est rien d'autre que de l'argent qui part en fumée et littéralement. Après l'or en barre, l'or en rondin. Le nombre de cigarettes que l'on croise lors des soirées même pour un non-fumeur est inimaginable : elles sont partout ! Et une fois consumées et consommées, il n'en reste plus qu'un mégot. Quelle triste vie que celle d'un mégot ! Ce bout de cigarette n'a plus aucune valeur aux yeux de son propriétaire qui va lâchement l'abandonner sur le sol, peu importe qu'il soit caillouteux, macadameux ou carrelé. S'en suit un grand coup de pied rotatif destiné à éteindre le peu de lumière qui reste en lui, sa seule chance d'être récupéré pour une dernière bouffée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais non, celui ci était bel et bien fini, achevé et est désormais écrasé, sa panse entre-ouverte laisse se répandre les derniers grammes de tabac qui étaient en lui. C'en est fini de lui. Il va rester toute la soirée sur ce sol bien souvent impropre à regarder les gens passer. Les grands, les petits, les gros, les minces, les beaux, les moches, les ni-grand-ni-petit-ni-gros-ni-mince-ni-moche, les messieurs et mesdames &amp;quot;Tout le monde&amp;quot;. Avec un peu de chance, un de ses semblables viendra atterrir non loin de lui. La probabilité de cet évènement est, bien entendu, plus grande à mesure que l'heure avance et devient optimale en fin de soirée. Et quand ça arrive, imaginez le soulagement du mégot : &lt;q&gt;Cool, un copain ! Salut toi ! - Salut, ça fait longtemps que t'es là ? - Off, trois/quatre heures va.&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A peine ont-ils fait connaissance qu'au bout de quelques minutes, au maximum quelques heures, un opportun va venir couper court à toute conversation d'un grand coup de balai. &lt;q&gt;Il est chié celui là !&lt;/q&gt; Un coup de balai, un second, un troisième. Le voilà réduit à compter le nombre d' à-coups qui séparent sa position initiale de celle de la pelle tenue par l'autre énergumène de l'autre côté de la salle. C'est ensuite avec une violence inégalable que l'autre type va ramasser notre mégot, manquant de peu de lui arracher le peu de papier qui lui reste autour du filtre, pour l'envoyer définitivement dans un sac poubelle avec d'autres de ses congénères. Une fois le sac plein et le ramassage terminé la ficelle va venir priver le mégot de ses derniers rayons de lumière. C'est dans ce sac qu'il sera emmené par les éboueurs vers d'autres aventures que je vous conterai peut-être un jour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonne nuit les gens. &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nocturneries #2</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/04/08/Nocturneries-2</link>
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    <pubDate>Sun, 08 Apr 2007 04:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je n'allais poster, à l'origine, aucun billet ce soir. Manque de temps, manque de motivation, peut-être les deux, que sais-je... Finalement, cette soirée m'a décidée. Vous excuserez donc les fautes, surement trop nombreuses, dues à la fatigue aussi bien qu'à l'alcool. Oui, ça arrive, des moments de déchéances d'une âme solitaire qui ne sait que faire à part vaquer, fouiner, penser. Il est 4h20. Je viens de rentrer, de nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai vu la petite ourse, ou la grande finalement je n'a jamais su les distinguer. Ciel clair, étoilé, magnifique à contempler. Difficile à dire si je suis bien ou mal, heureux ou pas, je sens le vent contre mon corps, la nature qui s'éveille, le lever de soleil qui s'approche lentement. Je me sens seul, mais également nu dans un paysage qui semble ne pas m'appartenir, perdu au fin fond de la galaxie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis peu intéressant et je le sais. J'ai simplement envie d'écrire, d'immortaliser le moment, les sensations qui sont en moi. Lu ? Je m'en fous un peu à vrai dire. Je blogue pour moi et pour partager si l'occasion se présente. Aujourd'hui, je ne bloguerai, du moins je pense, que pour moi. Les autres n'ont que faire des nocturneries qui sont les miennes, de ma vie nocturne, résultante de mes soirées arrosées aussi bien que solitaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car oui, je rentre seul à nouveau, peu importe, j'aime regarder les étoiles, fantasmer sur elles, et deviner leur histoire, aussi monotone soit elle. Nous avons la chance de pouvoir nous forger notre propre histoire, saisissons la. Même si nous ne sommes pas parfaits, même si demain nous sommes seuls ou accompagnés, concrétisons nos rêves, ceux là même qui nous font tenir, qui nous font vivre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puisque demain sera un autre jours, changeons-le à notre avantage. Puisqu'hier était fait d'évènements révolus, réinventons le temps présent comme le temps passé. Nous avons la chance d'avoir une existence qui n'est pas déterminée : fabriquons notre chemin vers l'ataraxie et le bonheur absolu. Faisons de notre vie ce que nous voulons qu'elle devienne car nous sommes des hommes, et quels hommes ! Nous sommes nous même. Cela suffit.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Spring Session</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/03/28/Spring-Session</link>
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    <pubDate>Wed, 28 Mar 2007 16:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/springsession2007.png&quot; alt=&quot;Spring Session 2007&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ouvre lentement les yeux. Les rayons de soleil si matinaux viennent lui bruler la pupille, l'aveuglant à la manière d'un flash d'appareil photo, mais persistant cette fois. La réveil est toujours aussi dur. Toujours ces mêmes voix grâves et sèches chaque matin, ces voix qui émanent des mêmes émissions de radio. Ce matin c'est politique. Il en a raz le bol qu'on le saoule avec ça car il le sait, rien ne peut et ne pourra changer les choses et certainement pas ces hommes et femmes en costard qui s'arrachent un poste honorifique à coups de discours mal léchés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ca fait déjà cinq minutes que le réveil s'est mis à émettre quelques bruits mouvementés qu'il n'écoute pas. Des débats certainement à en juger par le ton employé, la rudesse des sons et l'enchevêtrement des voix qui se coupent sans cesse la parole. Peu importe, il est déjà en retard, il faut faire vite. La salle de bain parait soudainement mieux rangée que la pièce qui lui sert de chambre à coucher. Ca fait deux semaines qu'il dit qu'il va s'en occuper mais que voulez-vous, le temps rattrape toujours celui qui le fuit. Il envie ceux qui n'ont pas accès à toutes ces technologies, à ce niveau de vie, ceux-là même qui n'ont à se soucier que de leur pêche du jour, seul moyen d'avoir quelque chose à mettre dans leur assiette.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Metro, boulot, dodo. Celui qui a inventé ce slogan populaire doit être l'homme le plus clairvoyant du monde. Dans la vie citadine qu'est la sienne, il n'a de place pour aucune autre option. Ne reste que les week-ends à occuper lorsqu'il n'est pas trop fatigué pour monter une permanence sous la couette ou qu'il n'a je ne sais quel dossier à finir impérativement au plus vite. Une vie de famille ? A quoi bon ? Surtout lorsque l'on n'a pas le temps d'en mener une à bien. Pour l'instant elle est, à près de la trentaine, inexistante et finalement c'est peut-être mieux comme ça. La luxure, le paradis immobilier auquel il rêvait jadis, l'ambition professionnelle, tout cela n'en est désormais réduit qu'à l'état de chimère. Quelle vie de chien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Petit-déjeuné rapide. Allez zou, c'est pas le tout mais il y a cette route à faire. La clé tourne lentement dans le canon de la serrure. Un tour. Le second. Il réfléchit, songeant à tout ce qu'il aurait pu oublier et vérifiant la présence de chacun des objets de ses doutes dans son attaché-caisse. Il n'avait pas vu qu'il faisait six beau dehors. Le soleil semble perdu dans l'immensité du ciel d'une couleur océan, avec pour tous trouble-fêtes deux cumulus aussi minuscules qu'une tête d'épingle. Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas vu un temps aussi magnifique. Le vent slalome entre les branches encore vierges des arbres en pleine montée de sève. Quelques fleurs réussissent à percer dans les plates-bandes, première couleurs éclatantes caractéristiques d'un changement de saison imminent et du retour des beaux jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La neige immaculé n'aura pas pointé le bout de son nez cet hiver, laissant place à un temps maussade. Le ciel grisâtre et dépressif d'une planète infectée par cette vérole qu'est l'homme n'a libérée sur nos terres et goudrons que de la simple pluie qui n'aura même pas eu le temps de geler. Mais cette fois c'est différent. Il y a d'abord ce vert du gazon bientôt bon à subir la première tonte de l'année, puis ces jonquilles. Les bougeons apparaissent, bercés par le balancement des branches sous l'effet d'une brise venant du sud. Il ne sait pas pourquoi mais tout ça lui fait oublier ce qu'il est, où il est. Les gamins qu'il croise arrivent même parfois à lui extirper un sourire. C'est comme si toute la Terre se remettait en marche d'un seul coup de baguette magique. La vie, l'amour reviennent avec le beau temps. Il s'appelle Pierre, il a vingt-neuf ans et c'est le printemps.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Retour vers le passé du futur en passant par le subjonctif</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/03/14/Retour-vers-le-passe-du-futur-en-passant-par-le-subjonctif</link>
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    <pubDate>Wed, 14 Mar 2007 23:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>humour</category>    
    <description>    &lt;h3&gt;Août 2048.&lt;/h3&gt;


&lt;p&gt;Je reviens de loin. Si vous réussissez à lire ce billet, c'est que j'aurai réussi à l'envoyer du futur vers le passé en évitant le présent du vindicatif (qui n'a rien en commun avec un certain &lt;a href=&quot;http://giant.panda.free.fr/index.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;panda géant&lt;/a&gt; et déluré) et en déjouant le bug de l'an 2020. Si mes calculs sont exacts, cela doit faire environ -41 ans que j'ai posté ce message pour vous, modestes lecteurs de mon blog. Vous seuls connaîtrez la vérité sur le futur, le vrai. La classe hein ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est cool, aujourd'hui on mange plein de petits sachets de poudre : des blanches, des jaunes, des rouges, des vertes. Elles remplacent avantageusement la viande et les légumes malgré leur goût d'aspégique à la marmelade de rognon farci parce qu'elles ont tous les nutriments et protéines dont nous avons besoin. Et puis, y a plus d'autres animaux que ceux empaillés dans les musées de toute façon. Ben oui, réchauffement climatique, ultra-biologie, vache folle, grippe aviaire tout ça...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nan mais attends c'est super grâve hein, t'imagines même pas une vache atteinte des variantes du futur de ces maladies : la vache Milka c'est de la rigolade à côté ! Déjà qu'avant les gars étaient paranos quand le premier pigeon venu, qui s'est malencontreusement évanoui après avoir heurté de plein fouet une vitre trop bien lavée ou un A380 qui lui a grillé la priorité, était retrouvé inerte sur un trottoir et qu'ils se mettaient à hurler à la grippe aviaire avec une délégation de journalistes sur place (à se demander si c'est un pigeon ou plusieurs qui vont tomber de haut après m'avoir lu)... Maintenant c'est trois fois pire : ils ont le pouce à deux doigts du bouton rouge, si bien que je ne fais que leur répéter de retirer cet index de là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin t'imagines le tintouin, ils ont commencé par les vaches et les oiseaux, ils les ont piqué un par un avec des seringues récoltés au travers tous les hôpitaux de France dans un plan d'urgence sans précédent. Les poissons sont morts asphyxiés par l'évaporation des lacs et rivières et les manchots se sont noyés faute de pouvoir nager la brasse après la fonte des glaciers : un comble nan ? Et puis le reste, entre les parisiens hérétiques du salon de l'agriculture, la hausse du prix du pétrole et la canicule permanente, les autres espèces ont préféré se suicider dans un élan collectif d'après ce que j'ai lu dans Libé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin pour en revenir à la bouffe, l'avantage de ces poudres multicolores c'est qu'elles ont chacune des nutriment spécifiques à l'activité de la journée : entre celle pour la sieste, le someil, le repos ou celle pour l'assoupissement, t'as le choix. Ha oui, je ne vous ai pas encore dit : les 35h c'est révolu ! On en est à 35 secondes par jour. Etant donnée que les syndicats demandaient toujours moins et les patrons toujours plus au niveau des heures de travail (et réciproquement pour les salaires), ils ont fini par se mettre d'accord en automatisant toutes les branches d'activité grâce à des super robots dits &amp;quot;intelligents&amp;quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ha et puis la responsabilité civile et individuelle ont évoluées après les nombreux déboires des assurances qui n'arrêtaient pas d'être sollicitées pour la moindre petite chose. Donc maintenant on est super-assistés par des robots : des robots-voitures pour éviter que les conducteurs reportent la faute aux constructeurs, des robots cuisiniers pour éviter que les fabriquants de couteaux soient trainés en justice pour avoir vendu une arme blanche pouvant potentiellement tuer et on se déplace même en robot-lit, les pieds levés pour faire circuler le sang hein, très important... Allongé y a moins de risques d'accidents, on ne se froisse plus de muscles, plus d'entorses, plus de cassures, bref le trou de la sécu ne s'en porte que mieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Moi je vais vous dire une chose : c'est pas à votre époque que la durée de vie moyenne d'un homme est de 120 ans. Depuis qu'il n'y a plus d'herbes pour la médecine, les bains de boue font des miracles en plus de faire des ravages parmi les jeunes de 30 à 50 ans. Ouai, c'est vrai qu'à défaut de vivre jusque 120 ans, à l'époque on vivait heureux au moins, mais essaye de te baigner à la mer en plein hiver pour voir toi ! Ha merde, c'est vrai qu'on a plus de mer nous...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nocturneries</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/03/04/Nocturneries</link>
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    <pubDate>Sun, 04 Mar 2007 05:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/fullmoon.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/.fullmoon_m.jpg&quot; alt=&quot;Pleine lune&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi soir, ou dimanche matin je ne sais plus bien. Plutôt matin à vrai dire vu l'heure qu'il est : 5h. Je suis seul, dans les rues désertes de mon village, à me balader et à profiter de cette pleine lune si ronde et lumineuse par ce ciel dégagé. Elle éclaire tellement ma route qu'elle fait naître des ombres si inhabituelles à une telle heure de la nuit. L'impression de la perfection du cercle définit par sa lumière réfractée me laisse songeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui je suis seul, dans la nuit, à me promener ou plutôt à rentrer chez moi à une heure tardive pour certains, matinale pour d'autres. Quand certains se lèvent pour travailler ou quand d'autres dorment paisiblement, moi je marche dans la pénombre si claire en ce jour de mars. La brise vient s'éclater sur mon visage pour laisser place à une étrange sensation que l'homme a traduit par ce concept de &amp;quot;froid&amp;quot;. Pourquoi un tel nom d'ailleurs ? Cette sensation familière me fait endurer mon manteau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aucune lumière devant moi, aucune voiture, juste quelques rires et quelques lampes quelques centaines de mètres derrière moi qui émanent du lieu que je viens de quitter. La nuit est si douce, si fraîche et si légère. Le néant qui s'offre à moi, ce no man's land d'un nouveau genre me fait réfléchir, me fait penser, me fait rire, me fait pleurer. Joyeuse mélancolie du soir, quand tu nous tiens tu ne nous laisse plus nous échapper et quand tu nous quittes tu le fais à notre grand désespoir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors c'est décidé, je veux conserver ce sentiment, l'entretenir et l'explorer, le découvrir, le disséquer, l'analyser et le comprendre. Qu'est-ce que je ressens ? Qu'évoque à mes yeux cette solitude soudaine et pourtant si courante ? Oui, effectivement, je suis un éternel solitaire, insaisissable à mon grand regret, tellement que je n'arrive pas moi même à saisir le tenant de mes propres pensées. J'aime la solitude et je la regrète, je me complais dans cette fichue vie qui est la mienne en ayant en moi le démon qui me dicte l'envie de tout changer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Seulement en serais-je capable ? Me changer ? Me faire autre ? Je pense que c'est au dessus de mes forces. Pourquoi essayer de devenir un autre ? Parce que cet autre que l'on veut devenir on le connait mieux que nous même. Ce serait tellement facile de passer de la terre inconnue à un territoire conquis. Et puis merde, finalement je suis bien dans la rue, seul dans le noir à la lumière de cette lune si lointaine. Cette lune sera pour un soir ma muse. Cool nan ? Tiens, il faudra que je vous blogue ça un de ces quatre moi....&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Pas de billet ce soir.</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/02/08/Pas-de-billet-ce-soir</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Feb 2007 22:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>humour</category><category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le titre est, je pense, assez explicite pour que le premier pecnot de base en comprenne l'objet : ce soir, je ne posterai point de billet sur ce blog. Et oui, il y a de ces jours où le travail et le temps nous rattrapent. Le soir arrive, le soleil est couché depuis belle lurette, et l'on reste devant une feuille blanche, à tenter désespérément de la remplir avec pour seuls compagnons et soutiens un stylo plume et la lumière jaunâtre d'une lampe à incandescence de 60 Watts tout au plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est une fois le travail achevé, plus ou moins soigneusement d'ailleurs, qu'il faut se plonger dans la lecture de l'actualité du jour avant de tapoter sur le clavier à la recherche de l'inspiration et des propos qui vont être publiés quelques minutes plus tard, sous le potentiel regard de millions de personnes pour finir sous l'attention de trois pelés et un tondu arrivés au hasard d'un algorithme déraillant de Google ou d'un lien placé par pitié chez un de mes blogueurs acolytes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parfois pour ne pas dire rarement, cela déchaînera des foules en délires dans ce nouveau système trollistico-participatif que l'on nomme &amp;quot;commentaires&amp;quot;. Et là dès le premier (et dernier) commentaire, le billet prend enfin tout son sens : il devient échange, communication, conversation. Bref, je suis lu. Mais que d'efforts à fournir pour si peu ! Aurait-on idée d'aller chercher le sable à coup de seaux pour construire une bâtisse ? Lutterions-nous contre la fatigue pour regarder le JT de 20h ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notez tout de même que cette dernière remarque ne s'applique pas aux émissions de prime-time qui, aussi débiles soient-elles, ne manquent pas de nous tenir éveiller et de nous faire résister jusqu'à pas d'heure pour admirer la bêtise humaine tant et si bien que l'on s'y confondrait presque. Le pire encore est que ce phénomène prend une allure hebdomadaire qui semble bien proche d'un comportement masochiste poussé à l'extrème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oh vous aurez beau me supplier, me prier, vous agenouiller, me baiser,  me congratuler, m'implorer, m'adjurer ou me conjurer, rien ne me fera changer d'avis. C'est ferme et définitif, quoi qu'il se passe, quoi que vous disiez : je ne posterai pas de billet ce soir.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Identique différence et utopique différence identitaire</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/01/26/Identique-difference-et-utopique-difference-identitaire</link>
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    <pubDate>Fri, 26 Jan 2007 23:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>réflexion</category><category>écriture</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/ind.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/.ind_m.jpg&quot; alt=&quot;Photographie boutons&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous différents mais à la fois si identiques. Un homme, une femme, un enfant : une vie. Pourquoi, si nous sommes si semblables, certaines personnes se démarquent-elles des autres ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons tous des rêves, des envies. Ce qui nous caractérise ce ne sont pas ces rêve, mais notre manière de se les approprier. Par &amp;quot;approprier&amp;quot; j'entends les réaliser ou non, partiellement ou non. Ces projets nous définissent, notre entreprise nous définit. Pourquoi alors certaines personnes restent-elles dans l'ombre toute leur vie ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des questions existentielles me viennent en ce vendredi soir, m'extirpant comme elles peuvent à la fatigue qui me ronge après cette semaine chargée. A la vue des quatre heures de mathématiques qui m'attendent demain matin, ainsi que de la réunion de l'après-midi, sans oublier la charge moyenne et hebdomadaire de travail d'un lycéen, je sens que ce weekend va encore passer vite, trop vite...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.libert-fr.com/blog/post/2007/01/26/Identique-difference-et-utopique-difference-identitaire#comment-form</comments>
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    <title>Anniversaires : quand les cartes s'en mêlent...</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2006/11/16/Anniversaires-%3A-quand-les-cartes-sen-melent</link>
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    <pubDate>Thu, 16 Nov 2006 23:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Tradition sempiternelle du carton classe, sobre ou humoristique dont le slogan imprimé sur la face glacée varie en fonction du destinataire et de sa qualité, les cartes immortelles, soigneusement rangées dans les boites à chaussures datant de ces années dont on n'a que peu de souvenir et qui dorment au fond d'un des placards dans lequel on cherche généralement en dernier l'objet quelconque dit a disparu par on ne sait quelle prestidigitation, elles ne nous quittent pourtant pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'heure du numérique et de l'internet, on pourrait laisser place à la carte électronique, nouveau genre de spam au marché explosif, mais il n'en est rien. Elle subsiste, tant bien que mal, à travers les ages. Ecrite ou vierge, du message de quelques dizaines de lignes qui restera en nous éternellement jusqu'au verso blanc qui n'a pas été souillée par l'encre d'un stylo bien souvent baveux, tout le monde en a reçue ou écrite au moins une.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/cartes.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/.cartes_s.jpg&quot; alt=&quot;envelopes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'un des moment privilégié à cet échange bien souvent unilatéral, de ce qui reste de nos communications manuscrites qui se démarquent du Times New Roman ou de l'Arial qui font désormais partie de notre quotidien, reste la date qui revient hélas trop peu souvent pour la personne en question et trop souvent pour les autres : la date d'anniversaire. Entre les pessimistes qui envoient leur carte quelques semaines à l'avance de peur de l'oublier ou de peur de l'apparition soudaine de ce fléau qu'est la grève des PTT, et les retardataires qui s'excusent de l'oubli sous le prétexte d'une excuse bidon ou d'une carte au message imprimé en relief et spécialement pensé pour eux (tellement ils sont nombreux), le tempérament de l'expéditeur est encré&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2006/11/16/Anniversaires-%3A-quand-les-cartes-sen-melent#pnote-94-1&quot; id=&quot;rev-pnote-94-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; sur le carton.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le moment que l'on retarde le plus est celui de l'écriture, d'où l'envoi fréquent d'une photographie bien souvent vierge. Refuge de l'inspiration aussi bien que du texte type préfabriqué et inchangeant au fil du temps, le verso se dévoile peu à peu sous la plume de l'écrivain d'un jour. Malheur à celui qui ose innover en se débarrassant des stéréotypes les plus courants, pour laisser aller son imagination. En effet, il suffit d'une fois pour que l'on vous le recommande à chaque fois, et l'engrenage infernal est ainsi lancé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour ma part&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2006/11/16/Anniversaires-%3A-quand-les-cartes-sen-melent#pnote-94-2&quot; id=&quot;rev-pnote-94-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, je déteste le conformisme et je déteste faire ou en l'occurrence écrire deux fois la même chose. Comme sur mon blog, la plupart du temps je me lance sans réflexion sur un coup de tête, et je crache ma prose brute et maladroite sur le carton immaculé. Un brouillon ? Pourquoi faire ? Il s'agit là même d'une perte de temps ! C'est ainsi que chaque année, en été, je me vois écrire à mes soeurs et le même jour ! Parce qu'en plus il a fallut qu'elles soient jumelles... L'inspiration n'est pas un problème car depuis des années je m'emploie à changer d'idée non seulement chaque année mais pour chaque carte. Bien que ce soit parfois plus difficile que d'autres, l'idée, emportée par la folie me guide dans un élan créateur, qui fera la joie de celui qui lira ces lignes uniques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur ce, je m'en vais coller un timbre et envoyer la carte, priant le bon Dieu pour qu'elle arrive à temps. Ha, et j'oubliais : Bon anniversaire Stéphane ! &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2006/11/16/Anniversaires-%3A-quand-les-cartes-sen-melent#rev-pnote-94-1&quot; id=&quot;pnote-94-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Sans faute d'orthographe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/post/2006/11/16/Anniversaires-%3A-quand-les-cartes-sen-melent#rev-pnote-94-2&quot; id=&quot;pnote-94-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Et oui, il fallait bien que je parle de moi dans ce billet...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Interview : Mr Gemefoudetou et les malaises mondiaux</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2006/10/28/Interview-%3A-Mr-Gemefoudetou-et-les-malaises-mondiaux</link>
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    <pubDate>Sat, 28 Oct 2006 13:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
        <category>blogs</category><category>humour</category><category>Monde</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Attention, le billet qui suit est un billet humoristique teinté d'humour noir. Si vous n'acceptez pas la critique, que vous vous sentez visé ou insulté, vous n'avez surement l'ouverture d'esprit nécessaire à l'appréhension des propos qui sont tenus ici-bas et qui ne sont à prendre au sérieux sous aucun prétexte. Dans ce cas, passez donc votre chemin. &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonjour Mr Geumefoudetou, qui êtes-vous donc ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ha ha, mauvaise question, t'as mal préparé ton sujet ou quoi ? Journaliste de pacotille...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de la blogosphère francophone ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Bof, ces clampins narcissiques là ? A part se retrouver à l'apéro, y a pas grand chose qui en découle... si ce n'est qu'on leur offre plein de gadgets trucs machins gratos là, alors que moi je susi obligé de me crever la panse au travail tous les jours pour songer à me les acheter. Sinon elle est belle la vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sujet plus sérieux : la faim dans le monde...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
C'est vrai qu'il faut faire quelque chose pour ça. C'est dingue : à chaque fois que je sors de la cantine en ayant repris 3 ou 4 fois du rab, j'ai encore la dalle. C'est pas humain de vivre dans ces conditions...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La guerre en Irak ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ben comme partout hein, y doit y avoir des bombes, mais c'est difficile de les discerner sous le voile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le réchauffement climatique vous inquiète-t-il ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Comme tout le monde, surtout depuis qu'on est passé à l'automne : tout le monde a rallumé les radiateurs, résultat, il fait plus de 20 degrés dehors. Et qui c'est qui paye les factures d'EDF et de fioul hein ? La France économique court droit à la catastrophe avec ce phénomène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oui mais la fonte des glaciers ne vous inquiète pas ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ben quoi de plus normal ? T'as déjà vu un glaçon qui fondait pas dans ton pastis toi ? Demande à tous les patrons d'entreprises : il se passe la même chose dans leur triple whisky quotidien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autre sujet plus politique : les prochaines élections de 2007...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ha, moi je dis qu'y faut voter Le Pen : avec les morts qu'il y aura pendant les manifs, tout ceux qui seront renvoyés chez eux et les suicides collectifs, ça fera baisser le chômage d'au moins moitié.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un petit mot sur la mondialisation ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Chacun chez soi et les cons seront bien gardés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Merci donc pour nous avoir accordé cette petite interview express.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
De rien. (Qu'est-ce qui faut pas faire pour gagner quelques pécos...)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Vu ? J'l'avais pas vu !</title>
    <link>http://www.libert-fr.com/blog/post/2006/10/27/Vu-Jlavais-pas-vu</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Oct 2006 21:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Deeder</dc:creator>
        <category>Comme une plume</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/lunettes.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.libert-fr.com/blog/public/images/reflexions/.lunettes_s.jpg&quot; alt=&quot;Lunettes&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je naquis un beau jour de Mai, le neuf plus précisément. Et Dieu le père n'a rien trouvé de mieux que de me faire une vue de taupe (Serait-ce dû à un lendemain de fête difficile ?). Depuis mon plus jeune âge j'arbore donc, sur mon appendice frontal, une paire de lunettes du plus bel effet. Rouge, vert, jaune, bleu, noir, je me suis essayé depuis à toutes les couleurs (ou presque : le rose fluo sera pour la prochaine paire) et toutes les formes (idem pour la monture en forme de coeurs).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Las de porter toujours cet étrange objet sur mon nez, se tordant, se dévissant ou se cassant au moindre geste brusque de mes voisins immédiats, une solution s'offrait alors à moi : les lentilles. Quel miracle de la technologie que ces petits bouts de plastique sphériques, offrant miraculeusement la vue à quiconque le souhaite. C'est donc mercredi que je me suis rendu chez mon ophtalmologiste dans le but de m'y essayer. L'essai s'étant passé sans problème, je suis rentré chez moi, mes lentilles d'essai dans la poche.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais lorsque l'on m'avait inséré les objets dans l'oeil avec une main expérimentée la première fois, j'étais loin de m'imaginer le calvaire que j'allais subir en les appliquant moi-même sur mes pauvres petits noeils en détresse. La lentille, cette chose si formidable mais à la fois si petite pour mes gros doigts non exercés à les manipuler. Rien que le fait de les sortir du liquide hydratant qui les conserve bien humides fut une épreuve. Mais j'étais encore loin du compte : il fallait désormais les enfiler.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La manipulation de la première chose n'était pas facile. Quel est celui a eu l'idée de les faire aussi mince qu'une feuille de cigarette ? Première étape : la mettre dans le bon sens. Bon, ce n'est pas trop compliqué. Seconde étape, déplier les éventuels plissements pour obtenir du prêt-à-poser. Troisième étape et non des moindres : la pose. &lt;q&gt;Alors il suffit de faire comme ça... à moins que... Ha non, ça y est je me rappelle, il m'a dit comme ça. Rho zut, j'ai un trou...&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après quelques secondes de réflexion, je me suis rappelé les explications du bonhomme qui m'a filé les lentilles. Mais c'est bien sûr ! Ecartelant mes paupières et dilatant mon oeil au maximum, j'appliquais alors l'objet mou sur ma cornée. A peine l'avais-je touchée que la lentille se plia dans le sens opposé, telle une ventouse, pour épouser la forme de mon doigt. Qu'à cela ne tienne, le retournement fut tout aussi facile pour moi, et le second essai suivit, peu de temps après.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette fois-ci c'était la bonne. Je le sentais. A nouveau mon doigt s'approcha de mon oeil écarquillé, et cette fois-ci tout se présageait bien jusqu'à ce que la lentille reste collée à mon doigts lorsque j'allais le retirer. Je vous passe les quelques dizaines d'essais qui suivirent, avec des problèmes divers et variés, de la lentille qui tombe, à la lentille qui était mal posée. Au bout de dix minutes la première était mise, au bout de vingt la seconde aussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, après vingt minutes d'essais dans toutes les positions, mes lentilles étaient enfin en place. Le rangement des membranes fut plus rapide et moins laborieux, et heureusement. Après les grosses lunettes qui s'enfilent en 2 secondes, les lentilles minuscules qui s'enfilent en 20 minutes chrono : on n'arrête pas le progrès. Rappelez moi juste de ne pas être pressé la prochaine fois que je décide de les mettre... &lt;img src=&quot;/blog/themes/libertv2/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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