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Web en vue

Le tour du monde du web...

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samedi 29 mars 2008

L'avenir des Digg-like reconsidéré après la condamnation d'Eric Dupin...

La grande question que tout le monde se pose porte sur la réelle responsabilité des hébergeurs de solutions de mise en ligne et d'agrégation d'information que snt les Digg-like et autres plateformes basées sur des systèmes similaires. Jusqu'à présent, la grande majorité d'entre eux pensait être à l'abri de toute condamnation en évoquant un statut d'hébergeur et non d'auteur de l'information, couplé à l'automatisation du processus de récupération de l'information. Cependant, la récente condamnation dans l'affaire Fuzz risque fort de chambouler bien des certitudes...

En effet, il semblerait désormais qu'il faille trouver d'autres arguments pour se déresponsabiliser pénalement et ne plus craindre les attaques en justice puisque le récent jugement a rendu irrecevable les précédents. Difficile de défausser sa responsabilité d'une autre manière. Et de plus, comme chacun sait, lorsque la justice frappe fort, cela change les esprits et chacun se méfie. Ainsi, les usages devront évoluer pour éviter la réédition de cas similaires, ce qui semble fort difficile à cause du caractère automatique du traitement de l'information. La seule solution serait-elle alors d'abandonner la technologie RSS ?

"I don't think so...", comme diraient nos amis anglophones. Le RSS ne se limite pas à la seule publication de l'information sous la forme de Digg-likes, de planets ou tout autre plate-forme du genre donc il est loin de mourir. Son utilisation doit-elle cependant être reconsidéré dans ce cas précis de traitement de l'information ? Probablement pas puisque d'une part il ne s'agit là que d'un cas isolé et rien ne dit qu'un autre jugement ne pourrait pas donner raison à l'accusé. En effet, le verdict du jury semble en partie irrecevable puisqu'il semblerait (aux dernières nouvelles) lié à l'incompréhension du fonctionnement de tels sites.

D'autre part, la modération ou la validation des articles relayés est impossible à mettre en place humainement parlant et il est inconcevable de reconsidérer ce genre de plateformes de diffusion de l'information tant elles sont bien implantées dans le paysage du Web non seulement français mais international. Ainsi la meilleure solution serait de trouver un consensus juridique permettant de se déresponsabiliser mais j'éviterai de m'aventurer dans le domaine du droit qui est loin d'être ma spécialité (et encore, il ne s'agit là que d'un euphémisme).

La question reste donc en partie en suspend puisque la balle est plus dans le camp des juristes que des techniciens qui n'ont malheureusement que peu de cordes à leur arc dans ce nouveau dilemme. Soit ce jugement ne restera, après quelques mois, qu'anecdotique, soit il servira à la mise en place de filets juridiques qui n'existaient pas auparavant et qui se trouveront désormais être nécessaire pour éviter ce genre de dérives. La suite au prochain épisode...

dimanche 17 février 2008

"Entrepreu...quoi ?!" Quand les mots deviennent propriétaires...

Il ne manquait plus que ça : voilà que désormais les mots deviennent propriétaires, et ceci par le simple dépôt d'une marque. Prenons un exemple avec, au hasard, le mot "Entreprenaute" Ce mot est apparu dans le dictionnaire en 1999 pour qualifier les entrepreneurs qui sévissent dans le domaine du Web. Il suffit de déposer une marque du même nom pour ainsi attaquer directement les personnes utilisant ce mot pour animer des petites rencontres mensuelles. Attaquer oui, mais pas n'importe comment puisqu'en plus de demander l'arrêt de l'exploitation du domaine lesentreprenautesassocies.com, l'avocat de la compagnie en question demande la suppression de toute mention de ce site sur le Web tout entier (rien que ça), ainsi que 15000 euros de dédommagements, le tout bien entendu sans préavis.

Ca me donne des idées. Je pense que je vais déposer mon prénom et induire en justice tous ceux qui portent le même que le mien. A moins que je ne dépose le verbe "être" et toutes ses conjugaisons et déclinaisons. Ca pourrait être marrant d'interdir l'usage du verbe "être" sous toutes se formes, tiens, vous ne pensez pas ? Ha et au fait, quelqu'un a pensé à déposer le mot "Web", y a aussi de l'argent à se faire là dessus, et pas qu'un peu... Remarquez, il y en a bien qui ont réussi à déposer les mots "Web réputation" alors plus rien ne m'étonnerait.

Quand les mots, la langue, le patrimoine deviennent propriétaires, ça donne vraiment du grand n'importe quoi. Vive l'humanité et la connerie humaine...

Si vous voulez en savoir un peu plus, GuiM résume assez bien la situation, aussi burlesque soit-elle.

mardi 25 décembre 2007

Le Web mobile reste encore à inventer

Oui, vous avez bien lu. Et je pense que vous serez d'accord avec ce titre si vous avez un tant soit peu tenté de naviguer sur le Web avec un périphérique mobile (téléphone, pda ou même console de poche). L'expérience utilisateur est bien souvent horrible, et à ce jour, il n'est aucun service qui soit réellement facilement accessible et utilisable via le Web mobile. Pourquoi cela ? Tentons ensemble de décrypter le phénomène mobile, ses caractéristiques, ses erreurs et ses possibles évolutions...

Utilisation nomade du Web mobile

Périphériques mobiles et particularismes

Un périphérique mobile n'est pas un ordinateur, loin de là. Il comporte des particularités que les développeurs d'applications en ligne doivent prendre en compte. Posons le décors :

  • Taille réduite et variable de l'écran (qui empêche l'affichage d'éléments disproportionnés)
  • Forfaits Data limités (obligeant à réduire le poids des fichiers à son minimum pour éviter de faire en sorte d'épuiser le quota de données transférées du visiteur en un chargement de page)
  • Dispositifs d'entrée de données variés (claviers physiques ou virtuelles, touches numériques à multiples pressions (type téléphone mobile classique), etc : toutes les configurations sont à envisager)
  • Absence d'alternatives logicielles faciles à installer (il reste difficile d'installer voir impossible un logiciel annexe sur des plateformes mobiles propriétaires)
  • Gestion simplifiée ou inexistante des éléments multimédia (Flash, vidéos embarquées, fichiers audio liés...)

Ces particularismes sont (entres autres) les principaux points à prendre en considération lors de la conception d'une application Web mobile. Malheureusement, il est rare de voir que chacun de ces points est méticuleusement analysé et solutionné.

Le Web mobile pensé (à tort) comme le Web 0.1

Le Web mobile a très peu d'ancienneté et cela saute aux yeux en observant ce qu'est un site Web "optimisé pour un usage mobile" de nos jours : une simple liste de liens au design horripilant. Des liens bleus sur fond blanc, le Web dans son plus simple appareil d'outil d'exploitation du protocole hypertexte. Cela ne vous rappelle rien ? Mais si, souvenez vous... revenez dix ans en arrière. Vous voyez ces pages blanches, ces listes de liens d'un bleu si populaire, le modem 56k qui grince pour se connecté tandis que votre ligne téléphonique sera mise KO pendant quelques heures...

Oui, le Web mobile est une régression du Web populaire, une sorte de retour en arrière qui permet de s'affranchir de nombre de caractéristiques communes aux prémices de la Toile et de son homologue mobile, à savoir les débits limités, les quotas de poids de données échangées, etc. Pour répondre à des problématiques connues, autant utiliser des techniques elles aussi bien connues. Seulement, les mobiles, bien qu'ayant ces caractéristiques communes avec la préhistoire de l'Internet, en ont bien d'autres qui ont malheureusement été plus ou moins négligées par les créateurs de services.

Ainsi, peu de téléphones mobiles peuvent à se jour se targuer d'avoir une résolution VGA comme cela a pû être le cas à l'époque de la genèse du Web dans le cas des ordinateurs. Aucune comparaison n'est également possible en ce qui concerne les tailles d'écran et les dispositifs d'entrée des données. Essayez de lire un texte entier sur un écran minuscule de téléphone, de compléter les champs de formulaires de cinq sites web d'affilée ou encore de poster un commentaires en le composant sur un clavier classique de périphérique mobile à 12 touches : cela peut vite se révéler être un formidable calvaire pour l'utilisateur.

Le Web mobile est pensé comme le Web à ses débuts par analogie de certaines problématiques rencontrées, ce qui est une grossière erreur puisque l'expérience utilisateur pour une utilisation nomade est totalement différente d'une expérience "sédentaire" (c'est à dire devant son bureau, son clavier, sa souris et son écran 17 pouces). Confondre les deux serait une grossière erreur pourtant très (trop) répandue.

De l'adaptation à l'innovation

L'adaptation du Web classique pour les périphériques mobiles ne sera jamais un bon choix puisque cela ne permettra pas de s'affranchir de contraintes nécessaires à sa mise en place et impossibles à satisfaire dans un environnement nomade. Le résultat issu d'une telle adaptation ne pourra jamais satisfaire pleinement aux besoin des consommateurs. Si aucune solution n'existe alors, il faudra en réinventer une, d'un nouveau genre, satisfaisant aux besoins nouveaux d'une population en pleine évolution et à l'apparition de nouveaux usages.

L'innovation recherchée n'est pas totale puisque la technologie de transfert et de traitement des données existe déjà et est relativement satisfaisante pour que l'on puisse s'en contenter. Par contre, la mise en place d'une nouvelle expérience utilisateur est primordiale, dans le but de populariser l'usage du Web mobile comme cela a pu être le cas pour le Web "sédentaire". Pour cela, il faut s'affranchir des contraintes actuelles qui sont :

  • La base logicielle : un navigateur calqué sur un mode de fonctionnement typique à l'ordinateur n'a plus sa place en tant que tel dans un environnement mobile;
  • La mise en page : en dépit du poids des éléments graphique, l'utilisation des CSS permettrait d'oublier totalement ou du moins partiellement la mise en page austère actuelle des sites destinés à une cible mobile qui nous fait nous remémorer des temps lointains et moyenâgeux;
  • Les formulaires : relativement pratiques lorsque l'on possède un clavier azerty, ils deviennent rapidement un calvaire lors de l'utilisation de toute autre forme de dispositif d'entrée;
  • Le scroll : épreuvé pénible bien que de mieux en mieux gérée par les dispositifs à écran tactile;
  • La disposition de l'information : le format texte est peu adapté aux petits écran, reste à jouer un maximum sur l'information visuelle (icones, images, animations, etc...) pour associer rapidité de l'accès à l'information et confort d'utilisation;
  • Et bien d'autres !

Conclusion

Si l'expérience utilisateur n'est actuellement pas satisfaisante en ce qui concerne le Web mobile, c'est parce qu'il reste encore à inventer. En effet, une pâle copie du Web classique n'apportera que des contraintes supplémentaires dont il est difficile voire impossible de s'affranchir, d'où la nécessité de s'affranchir simplement de cette vision du Web mobile elle même ! Seule l'innovation est capable de nous mener vers un outil qui pourra espérer devenir par la suite populaire et se transformer en marché économique. Seulement, il reste à trouver l'idée, celle là même qui, en alliant pragmatisme, esthétisme et pertinence, saura renverser les moeurs et apporter un nouveau souffle à la navigation nomade. Celui qui réussira à imposer sa vision du Web mobile décrochera le jackpot, je peux vous l'assurer. Créatives, créatifs : à vos calepins ! ;-)

samedi 1 décembre 2007

D'un coup de baguette heu... crayon magique !

Qui n'a jamais tué le temps en griffonnant un dessin sur un coin de feuille lors d'un temps mort (quel qu'il soit) ? Tous un jour nous avons eu l'envie de noircir du papier pour coucher l'image galopante dans notre tête. Pour ce faire, tous les supports sont bons : qu'il s'agisse d'un polycopié du dernier cours de physique, d'un post-it à côté du téléphone ou d'une liste de course aimantée sur le côté du réfrigérateur, aucun n'est plus ni moins noble que l'autre.

Coup d'Crayon

Mais le problème de ces oeuvres est justement qu'elle sont éphémères et n'auront eu pour unique public que leur créateur. Il est temps que ça change ! Avec Coup d'crayon, rendez à vos oeuvres le public qu'elles méritent en publiant en ligne vos griffonnages d'un jour. L'idée est simple, mais efficace : on se demande pourquoi on n'y a pas pensé avant ! Je crois que je vais ressortir mes cours de terminale moi. Surtout ceux d'histoire sur lesquels je résumais les paroles du professeur en dessinant les scènes et évènements historiques (on s'occupe comme on peut). :-)

mardi 6 novembre 2007

Le Todeka Project devient MyID.is...

Rappelez-vous, nous en avons déjà parlé il y a quelque temps, au mois d'avril dernier : le Todeka Project, une nouvelle start up axée sur la certification de votre identité numérique (Je vous laisse lire le billet que j'avais rédigé à l'époque si vous n'avez pas entendu parler de ce projet ou si vous voulez vous rafraichir la mémoire). Leur mission : valider du contenu que vous certifiez comme étant le votre, rassembler vos données et les mettre à disposition de qui vous voulez comme vous le désirez.

Si l'entreprise de Charles Nouyrit a pris quelques mois de retard pour l'ouverture de sa version alpha au public à cause de quelques soucis avec les banques anglaises où est basée l'affaire, ils ont aujourd'hui décidé de dévoiler leur véritable nom : MyID.is. Ainsi, votre espace personnel sera à disposition à l'adresse http://MyID.is/VotrePseudo. Personnellement je trouve ce nom véritablement bien pensé ! Simple, évocateur, facilement mémorisable, dynamique, je m'étonne même qu'il ne soit pas déjà occupé.

MyID.is logo

Vous connaissez les enjeux de l'identité numérique et à quel point j'y suis attaché. Nous avons pour beaucoup besoin de la certification de l'identité numérique et d'un moyen de regrouper toutes les parts de notre vie numérique disséminée à travers de nombreux comptes, pseudos, services et sites web. L'inconvénient d'être attendu par une clientèle demandeuse est qu'il faut être à la hauteur de ses exigences. Attendons de voir ce que l'on nous réserve derrière ce nom prometteur et croyez bien que je serai parmi les premiers à vouloir tester MyID.is dès ses premières versions alphas. ;)

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