Hihi

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Web en vue

Le tour du monde du web...

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 4 mai 2008

Le format Flash enfin documenté !

La nouvelle vient de tomber de l'arbre, elle est encore toute fraîche : Adobe a décidé de rendre public certaines documentations de Flash ainsi que de supprimer certaines restrictions d'usages dans le but de faciliter le portage de sa technologie sur les plate-formes non supportées, qu'il s'agisse d'OS ou de périphériques mobiles. L'ère du support chaotique de Flash sur les plate-formes libres et open-sources serait-elle définitivement achevée ?

Cette action de documentation de la technologie Flash est justifiée et officialisée par le lancement de l'Open Screen Project dont les nombreux mécènes partenaires sont largement mis en avant sur la page de garde du projet et dont le but est de permettre le déploiement des interfaces riches sur des plate-formes où elles sont encore inexistantes ou presque.

Plus précisément, il est stipulé que le travail réalisé sous le couvert de l'Open Screen Project sera basé sur la suppression des restriction d'usages des formats SWF et FLV/F4V, sur la publication d'API et de protocoles ainsi que sur la suppression du coût des licences de certains des produits liés à AIR et à Flash. Attention cependant à ne pas se méprendre : il ne s'agit pas de l'ouverture du format Flash mais seulement de la documentation de ce dernier, ce qui est grandement différent.

On est en droit de se demander quelles peuvent bien être les raisons d'un revirement si soudain. Serait-ce la peur de Silverlight et principalement du projet Moonlight chargé de porté Silverlight sur les plate-formes Open Source qui en serait à l'origine ? A moins qu'il ne s'agisse d'une simple et soudaine prise de conscience de l'absurdité de la politique menée jusqu'ici et de leur incapacité à gérer le développement de leurs produits sur la foultitude de plate-formes disponibles ? Nous ne le saurons probablement jamais... ;-)

Via LordPhoenix

dimanche 6 avril 2008

De la passivité de l'internaute moyen...

Etre internaute, c'est être présent sur la toile, y naviguer pour quelque raison que ce soit. Mais que ce terme est vaste ! Un internaute peut être un lecteur, un auteur, un photographe, un critique, voire même tout cela à la fois. Il y a tant d'usages différents de l'internet que chacun peut inventer celui qui correspond le mieux à ses attentes et c'est d'ailleurs pour cela que ce média est devenu si populaire.

Un étude vient de montrer que seulement 10% des internautes sont des créateurs de contenu tandis que 19% seulement se contentent de publier des commentaires sur certains blogs ou sites ainsi que de déposer des critiques et avis sur des sites marchands. 40% disent n'être que des lecteurs amateurs de contenus aussi bien textuels que vidéos et près de 53% des internautes déclarent être totalement passifs.

Voilà qui dresse le portrait de l'internaute moyen (cette étude a été réalisée dans de nombreux pays) : il est passif et au final peu de lecteurs prennent part à l'éventuelle conversation qui peu prendre place sur l'internet. Voilà qui explique en grande partie la ridicule proportion de commentaires par visite qui sévit dans la blogosphère mais également sur les sites à grand trafic que sont les sites de presse en ligne par exemple.

Reste à déterminer les causes de cette faible participation en ligne : serait-ce dû aux difficultés techniques liées à la publication en ligne ? A une quelconque réticence à pouvoir être lu par n'importe qui ? A la méconnaissance des technique de publication ? Au désintérêt de l'expression de son opinion ? La question reste entière. Jouir d'une liberté d'expression n'est pas tout : il faut savoir saisir cette chance et l'employer à bon escient. Et vous, la saisissez-vous ? :-)

samedi 29 mars 2008

L'avenir des Digg-like reconsidéré après la condamnation d'Eric Dupin...

La grande question que tout le monde se pose porte sur la réelle responsabilité des hébergeurs de solutions de mise en ligne et d'agrégation d'information que snt les Digg-like et autres plateformes basées sur des systèmes similaires. Jusqu'à présent, la grande majorité d'entre eux pensait être à l'abri de toute condamnation en évoquant un statut d'hébergeur et non d'auteur de l'information, couplé à l'automatisation du processus de récupération de l'information. Cependant, la récente condamnation dans l'affaire Fuzz risque fort de chambouler bien des certitudes...

En effet, il semblerait désormais qu'il faille trouver d'autres arguments pour se déresponsabiliser pénalement et ne plus craindre les attaques en justice puisque le récent jugement a rendu irrecevable les précédents. Difficile de défausser sa responsabilité d'une autre manière. Et de plus, comme chacun sait, lorsque la justice frappe fort, cela change les esprits et chacun se méfie. Ainsi, les usages devront évoluer pour éviter la réédition de cas similaires, ce qui semble fort difficile à cause du caractère automatique du traitement de l'information. La seule solution serait-elle alors d'abandonner la technologie RSS ?

"I don't think so...", comme diraient nos amis anglophones. Le RSS ne se limite pas à la seule publication de l'information sous la forme de Digg-likes, de planets ou tout autre plate-forme du genre donc il est loin de mourir. Son utilisation doit-elle cependant être reconsidéré dans ce cas précis de traitement de l'information ? Probablement pas puisque d'une part il ne s'agit là que d'un cas isolé et rien ne dit qu'un autre jugement ne pourrait pas donner raison à l'accusé. En effet, le verdict du jury semble en partie irrecevable puisqu'il semblerait (aux dernières nouvelles) lié à l'incompréhension du fonctionnement de tels sites.

D'autre part, la modération ou la validation des articles relayés est impossible à mettre en place humainement parlant et il est inconcevable de reconsidérer ce genre de plateformes de diffusion de l'information tant elles sont bien implantées dans le paysage du Web non seulement français mais international. Ainsi la meilleure solution serait de trouver un consensus juridique permettant de se déresponsabiliser mais j'éviterai de m'aventurer dans le domaine du droit qui est loin d'être ma spécialité (et encore, il ne s'agit là que d'un euphémisme).

La question reste donc en partie en suspend puisque la balle est plus dans le camp des juristes que des techniciens qui n'ont malheureusement que peu de cordes à leur arc dans ce nouveau dilemme. Soit ce jugement ne restera, après quelques mois, qu'anecdotique, soit il servira à la mise en place de filets juridiques qui n'existaient pas auparavant et qui se trouveront désormais être nécessaire pour éviter ce genre de dérives. La suite au prochain épisode...

dimanche 17 février 2008

"Entrepreu...quoi ?!" Quand les mots deviennent propriétaires...

Il ne manquait plus que ça : voilà que désormais les mots deviennent propriétaires, et ceci par le simple dépôt d'une marque. Prenons un exemple avec, au hasard, le mot "Entreprenaute" Ce mot est apparu dans le dictionnaire en 1999 pour qualifier les entrepreneurs qui sévissent dans le domaine du Web. Il suffit de déposer une marque du même nom pour ainsi attaquer directement les personnes utilisant ce mot pour animer des petites rencontres mensuelles. Attaquer oui, mais pas n'importe comment puisqu'en plus de demander l'arrêt de l'exploitation du domaine lesentreprenautesassocies.com, l'avocat de la compagnie en question demande la suppression de toute mention de ce site sur le Web tout entier (rien que ça), ainsi que 15000 euros de dédommagements, le tout bien entendu sans préavis.

Ca me donne des idées. Je pense que je vais déposer mon prénom et induire en justice tous ceux qui portent le même que le mien. A moins que je ne dépose le verbe "être" et toutes ses conjugaisons et déclinaisons. Ca pourrait être marrant d'interdir l'usage du verbe "être" sous toutes se formes, tiens, vous ne pensez pas ? Ha et au fait, quelqu'un a pensé à déposer le mot "Web", y a aussi de l'argent à se faire là dessus, et pas qu'un peu... Remarquez, il y en a bien qui ont réussi à déposer les mots "Web réputation" alors plus rien ne m'étonnerait.

Quand les mots, la langue, le patrimoine deviennent propriétaires, ça donne vraiment du grand n'importe quoi. Vive l'humanité et la connerie humaine...

Si vous voulez en savoir un peu plus, GuiM résume assez bien la situation, aussi burlesque soit-elle.

mardi 25 décembre 2007

Le Web mobile reste encore à inventer

Oui, vous avez bien lu. Et je pense que vous serez d'accord avec ce titre si vous avez un tant soit peu tenté de naviguer sur le Web avec un périphérique mobile (téléphone, pda ou même console de poche). L'expérience utilisateur est bien souvent horrible, et à ce jour, il n'est aucun service qui soit réellement facilement accessible et utilisable via le Web mobile. Pourquoi cela ? Tentons ensemble de décrypter le phénomène mobile, ses caractéristiques, ses erreurs et ses possibles évolutions...

Utilisation nomade du Web mobile

Périphériques mobiles et particularismes

Un périphérique mobile n'est pas un ordinateur, loin de là. Il comporte des particularités que les développeurs d'applications en ligne doivent prendre en compte. Posons le décors :

  • Taille réduite et variable de l'écran (qui empêche l'affichage d'éléments disproportionnés)
  • Forfaits Data limités (obligeant à réduire le poids des fichiers à son minimum pour éviter de faire en sorte d'épuiser le quota de données transférées du visiteur en un chargement de page)
  • Dispositifs d'entrée de données variés (claviers physiques ou virtuelles, touches numériques à multiples pressions (type téléphone mobile classique), etc : toutes les configurations sont à envisager)
  • Absence d'alternatives logicielles faciles à installer (il reste difficile d'installer voir impossible un logiciel annexe sur des plateformes mobiles propriétaires)
  • Gestion simplifiée ou inexistante des éléments multimédia (Flash, vidéos embarquées, fichiers audio liés...)

Ces particularismes sont (entres autres) les principaux points à prendre en considération lors de la conception d'une application Web mobile. Malheureusement, il est rare de voir que chacun de ces points est méticuleusement analysé et solutionné.

Le Web mobile pensé (à tort) comme le Web 0.1

Le Web mobile a très peu d'ancienneté et cela saute aux yeux en observant ce qu'est un site Web "optimisé pour un usage mobile" de nos jours : une simple liste de liens au design horripilant. Des liens bleus sur fond blanc, le Web dans son plus simple appareil d'outil d'exploitation du protocole hypertexte. Cela ne vous rappelle rien ? Mais si, souvenez vous... revenez dix ans en arrière. Vous voyez ces pages blanches, ces listes de liens d'un bleu si populaire, le modem 56k qui grince pour se connecté tandis que votre ligne téléphonique sera mise KO pendant quelques heures...

Oui, le Web mobile est une régression du Web populaire, une sorte de retour en arrière qui permet de s'affranchir de nombre de caractéristiques communes aux prémices de la Toile et de son homologue mobile, à savoir les débits limités, les quotas de poids de données échangées, etc. Pour répondre à des problématiques connues, autant utiliser des techniques elles aussi bien connues. Seulement, les mobiles, bien qu'ayant ces caractéristiques communes avec la préhistoire de l'Internet, en ont bien d'autres qui ont malheureusement été plus ou moins négligées par les créateurs de services.

Ainsi, peu de téléphones mobiles peuvent à se jour se targuer d'avoir une résolution VGA comme cela a pû être le cas à l'époque de la genèse du Web dans le cas des ordinateurs. Aucune comparaison n'est également possible en ce qui concerne les tailles d'écran et les dispositifs d'entrée des données. Essayez de lire un texte entier sur un écran minuscule de téléphone, de compléter les champs de formulaires de cinq sites web d'affilée ou encore de poster un commentaires en le composant sur un clavier classique de périphérique mobile à 12 touches : cela peut vite se révéler être un formidable calvaire pour l'utilisateur.

Le Web mobile est pensé comme le Web à ses débuts par analogie de certaines problématiques rencontrées, ce qui est une grossière erreur puisque l'expérience utilisateur pour une utilisation nomade est totalement différente d'une expérience "sédentaire" (c'est à dire devant son bureau, son clavier, sa souris et son écran 17 pouces). Confondre les deux serait une grossière erreur pourtant très (trop) répandue.

De l'adaptation à l'innovation

L'adaptation du Web classique pour les périphériques mobiles ne sera jamais un bon choix puisque cela ne permettra pas de s'affranchir de contraintes nécessaires à sa mise en place et impossibles à satisfaire dans un environnement nomade. Le résultat issu d'une telle adaptation ne pourra jamais satisfaire pleinement aux besoin des consommateurs. Si aucune solution n'existe alors, il faudra en réinventer une, d'un nouveau genre, satisfaisant aux besoins nouveaux d'une population en pleine évolution et à l'apparition de nouveaux usages.

L'innovation recherchée n'est pas totale puisque la technologie de transfert et de traitement des données existe déjà et est relativement satisfaisante pour que l'on puisse s'en contenter. Par contre, la mise en place d'une nouvelle expérience utilisateur est primordiale, dans le but de populariser l'usage du Web mobile comme cela a pu être le cas pour le Web "sédentaire". Pour cela, il faut s'affranchir des contraintes actuelles qui sont :

  • La base logicielle : un navigateur calqué sur un mode de fonctionnement typique à l'ordinateur n'a plus sa place en tant que tel dans un environnement mobile;
  • La mise en page : en dépit du poids des éléments graphique, l'utilisation des CSS permettrait d'oublier totalement ou du moins partiellement la mise en page austère actuelle des sites destinés à une cible mobile qui nous fait nous remémorer des temps lointains et moyenâgeux;
  • Les formulaires : relativement pratiques lorsque l'on possède un clavier azerty, ils deviennent rapidement un calvaire lors de l'utilisation de toute autre forme de dispositif d'entrée;
  • Le scroll : épreuvé pénible bien que de mieux en mieux gérée par les dispositifs à écran tactile;
  • La disposition de l'information : le format texte est peu adapté aux petits écran, reste à jouer un maximum sur l'information visuelle (icones, images, animations, etc...) pour associer rapidité de l'accès à l'information et confort d'utilisation;
  • Et bien d'autres !

Conclusion

Si l'expérience utilisateur n'est actuellement pas satisfaisante en ce qui concerne le Web mobile, c'est parce qu'il reste encore à inventer. En effet, une pâle copie du Web classique n'apportera que des contraintes supplémentaires dont il est difficile voire impossible de s'affranchir, d'où la nécessité de s'affranchir simplement de cette vision du Web mobile elle même ! Seule l'innovation est capable de nous mener vers un outil qui pourra espérer devenir par la suite populaire et se transformer en marché économique. Seulement, il reste à trouver l'idée, celle là même qui, en alliant pragmatisme, esthétisme et pertinence, saura renverser les moeurs et apporter un nouveau souffle à la navigation nomade. Celui qui réussira à imposer sa vision du Web mobile décrochera le jackpot, je peux vous l'assurer. Créatives, créatifs : à vos calepins ! ;-)

- page 1 de 13