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Standarderies

Tout ce qui touche aux standards, à l'accessibilité, et aux technologies (x)HTML et CSS...

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lundi 3 décembre 2007

Email Standard Project : pour des emails accessibles...

Cette semaine vient de se lancer l'Email Standard Project dont le but est de faire collaborer les développeurs de clients mails et la communauté des acteurs du web (créant des newsletters ou envoyant en masse tout types d'e-mails) afin d'améliorer le support et l'accessibilité des e-mails. Effectivement, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les e-mails, même s'ils sont très largement utilisés, sont très peu accessibles et le rendu, dans certains clients mails, du HTML et du CSS est même parfois tout bonnement horrible.

Email Standard Project Logo

C'est donc pour pousser les professionnels du web à utiliser massivement et correctement les standards du web dans la conception et la gestion (écriture, affichage, etc) d'emails que l'Email Standard Project a été lancé. Pour favoriser l'utilisation des standards du web dans les usages de l'e-mail (qui, je le rappelle, n'est pas assimilable au Web), ce collectif va tenter de faire comprendre aux acteurs du mailing qu'il est important de respecter ces standards, mais va également générer de plus nombreux retours aux développeurs, ainsi que des outils destinés à contribuer à l'évolution d'un marché jusqu'alors très inégal face à ce genre de pratiques.

Le but est donc de tenter, en aidant les développeurs, de réduire l'écart qui a pu se creuser entre certains clients mails qui interprètent correctement le HTML et le CSS et d'autres mauvais élèves qui restent (par ignorance ou par mauvais choix) à la traîne. La liste des mauvais élèves a d'ailleurs été dressée sur le site de l'Email Standard Project.

Comme tout projet collectif ayant à trait la popularisation de bonnes pratiques dans le but de rendre l'information accessible, vous pouvez vous rendre utile ! Comment ? En en parlant autour de vous (sur votre blog, à vos connaissances), en introduisant le projet auprès de développeurs (web ou logiciel) susceptibles de travailler dans le domaine de l'emailing, en leur communiquant d'avantage d'informations sur les clients de messagerie que vous utilisez et sur leur support des standards, etc. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de l'Email Standard Project.

L'email n'est pas tout jeune mais il n'est pas encore mort alors sauvegardons-le en nous assurant qu'il reparte dans le droit chemin. ;-)

mardi 7 août 2007

Planter IE en une ligne de code HTML

Oui, vous avez bien lu le titre ! Non, ce n'est pas une élucubration de ma part mais bel et bien un problème d'interprétation du code HTML par IE6. Pour provoquer un beau plantage en règle, il suffit d'utiliser la ligne de code suivante :

<style>*{position:relative}</style><table><input></table>

IE7 rattrape un peu le coup en affichant réellement un input mais inutilisable. Et dire que le HTML a 18 ans et que certains navigateurs ne sont pas encore fichus de l'interpréter correctement...

Via Totalement Crétin(s).

lundi 6 août 2007

La validité et conformité aux standards des objets multimédias facilement

Aujourd'hui, nombre de blogueurs insèrent dans leurs billets des bouts de code correspondant à des lecteurs de fichiers audios comme vidéos. Le gros problème est en fait que la majorité des codes autogénérés mis à disposition sur les différents sites de publication de fichiers multimédias ne sont pas corrects/valides. La solution arrive grâce à delphiki qui propose un tout nouvel outil de conversion de code.

Actuellement, son script ne marche que pour les portions de codes venants de Radio.Blog.Club, mais j'espère que cette initiative sera suivie et que le script sera rapidement amélioré et enrichi pour fonctionner avec de nombreux sites, ou du moins les plus populaires. Certes, cela rajoute une opération supplémentaire à faire avant de publier du contenu sur Internet, mais au final cela ne prend quasiment pas de temps !

La qualité du Web et sa conformité aux standards est un paramètre très important pour son évolution, alors faites un petit effort. Bon, soit, je vous épargnerait la célèbre phrase de Niel Armstrong un peu disproportionnée et déplacée ici. ;)

mardi 10 juillet 2007

Le Point et sa vision de la guerre des navigateurs...

Petit coup de gueule nocturne pour Le Point et son article titré d'un racoleur Apple relance la guerre des navigateurs Web. Hélas, je crois bien que le journaliste en question a mis un pied dans un domaine qu'il ne maîtrise pas et où son processus routinier de documentation a été plutôt mal accompli. Manque de bol, je suis passé par là au même moment et je compte bien rétablir quelques vérités dans l'information délivrée. Etre racoleur, quoi de plus normal pour un article de presse, mais doit-on pour autant modifier la réalité des faits à cette fin ?

Logo Le Point

Le 11 juin, Steve Jobs, le PDG d’Apple, a intensifié l’assaut contre le géant du logiciel [Microsoft, NDLR]. Dans un discours devant les développeurs Apple, Jobs ... a annoncé de nouvelles versions du navigateur Safari pour Windows. Celui-ci permettra aux utilisateurs Microsoft d’essayer sans risque le logiciel Apple (Safari est gratuit) et ainsi les convaincra peut-être de passer à un ordinateur Mac ou d’acheter un iPhone. Et pour s’assurer qu’il y aura suffisamment de logiciels différents pour les acheteurs, Jobs a offert les technologies Web (codes sources) de Safari aux développeurs extérieurs afin qu’ils écrivent des programmes pour les produits Apple, y compris l’iPhone (le grand succès potentiel de la compagnie), en vente depuis le 29 juin.

Ca commence mal avec ce premier paragraphe, en fait le second de l'article : quelqu'un peut-il m'expliquer en quoi l'utilisation d'un logiciel Apple donne-t-il envie à son utilisateur d'acherter un Mac ou un iPhone, d'autant plus lorsqu'il s'agit d'un navigateur Web ? Beaucoup de personnes utilisent iTunes ou Quicktime sur PC et n'ont pas pour autant l'envie d'acheter un Mac. J'ai du mal à faire le rapprochement entre les deux, mais soit. Par contre, Apple reste dans sa logique d'applications propriétaires et n'a en aucun cas offert les codes sources de Safari aux développeurs, encore moins les technologies Web qu'il n'a pas lui même inventé à ce que je sache. L'iPhone, quant à lui, n'est pas ouvert aux applications externes. Il n'est possible d'utiliser que des applications de type en ligne utilisant les technologies web actuelles, tout comme le font les applications en ligne de Google par exemple. Les développeurs indépendants ne peuvent donc pas développer d'applications indépendantes grâce au code source de Safari dont ils ne disposent pas.

Petite précision quant aux chiffres annoncés pour Firefox, les 15% annoncés (plus près des 17% en réalité), sont des statistiques mondiales, sachant qu'en Europe nous en étions à 24.1% de parts de marché en Avril dernier d'après Xiti Monitor, soit actuellement bien au delà des 25% si la croissance de l'utilisation de ce navigateur à gardée son rythme de croisière. L'esthétique des applications Mac sous Windows est un des arguments avancés pour justifier l'adoption du mode de vie Mac et iPhone. Là encore, j'ai beaucoup de mal à croire en ces propos. Si BootCamp peut être un argument viable, l'intrusion de Safari sur Windows n'en est pas un, loin de là.

Il [Jobs] souhaite notamment entrer sur de nouveaux marchés, comme ceux des téléphones mobiles et des périphériques de télévision.

Qui a osé parler des périphériques de télévision ? On parle bien de l'AppleTV là ? Ca ne srait pas ce qu'on appelle un "bide" ? On a vu mieux comme intrusion sur un nouveau marché. Concernant l'arrivée de l'iPhone sur le marché mobile, j'en conviens que son lancement semble plutôt réussi. Peu importe d'ailleurs la réussite ou non de l'intrusion dans un marché spécifique d'Apple, la grossière erreur qui est par la suite évoquée est la même que la précédente : l'iPhone n'est pas ouvert aux applications tierces. Le développement d'applications pour l'iPhone est certes simple puisqu'il s'agit d'applications en ligne s'apparentant à des simples sites Web, ce qui est certainement moins couteux en temps de développement qu'une application logicielle, mais qui comporte d'autres inconvénients bien plus handicapants. Encore une fois, ces applications ne sont PAS des programmes.

Ensuite, la vision de la guerre des navigateurs par l'auteur est quelque peu déplacée pour plusieurs raisons :

  • Premièrement, la guerre des navigateurs est une notion qui provient de l'affrontement entre Internet Explorer de Microsoft et Netscape. Il n'y avait alors sur le marché quasiment aucune alternative viable à ces deux navigateurs. Aujourd'hui, le contexte est tout à fait différent avec la présence de nombreuses alternatives minoritaires comme de poids contre IE qui est d'ailleurs obligé de rattraper son retard pour éviter de perdre trop de parts de marché.
  • Deuxièmement, si guerre des navigateurs il y a, elle s'effectue depuis belle lurette entre Firefox et IE, Safari n'arrivant que comme un cheveu sur la soupe. Safari n'est pas un acteur primordial de la navigation sur Internet, et la nouvelle mouture n'a, à mon avis, été développée que pour permettre le développement d'applications compatibles avec le version mobile embarquée dans l'iPhone.
  • Le marché de l'iPhone est un marché mobile et le Web mobile est à distinguer du Web traditionnel. Les utilisations et les utilisateurs sont différents. La consommation en elle même change, avec ses besoins, ses habitudes, etc. Impossible donc de concilier les deux pour en tirer une seule et même conclusion. Mélanger le marché des navigateurs mobiles et des navigateurs traditionnel est trop risqué et improbable.
  • Enfin, si Apple arrive à percer dans le domaine du Web, indépendamment des plateformes utilisées, il y aura alors trois acteurs pour le marché, dont deux seront réellement respecteux des standards (pour déterminer l'autre, suivez mon regard). La notion de guerre ne s'impose alors pas puisque le gain des parts de marché par des tels navigateurs n'est que bénéfique car cela permet de favoriser l'innovation et l'accessibilité de l'information sur l'Internet.

Pour conclure, je dirais que cet article basé selon le titre sur la guerre des navigateurs et donc sur l'arrivée de Safari 3 dans la savane des interfaces logiciels Toile/Utilisateur a totalement tort de se baser sur un raisonnement marketing centré sur l'iPhone. Il s'agit là de deux produits totalement distincts et liés uniquement par la technologie qu'ils ont en commun. Les stratégies sont différentes, à l'instar de leurs marchés respectifs, et ce n'est ni la réussite de l'un, ni celle de l'autre qui va faire exploser les ventes d'ordinateurs Mac. Carton jaune à Le Point pour cet article olé olé.

samedi 16 juin 2007

Accessibilité numérique et handicap : stop à l'amalgame !

La première des choses qui vient à l'esprit des personnes qui parlent d'accessibilité numérique est le handicap ou la mise en place de facilités d'accès à l'information pour des personnes faisant face à des problèmes visuels, moteurs, ou que sais-je encore. Je conçois que l'accessibilité les concerne bien évidemment mais elle ne se cantonne pas à ces visiteurs/utilisateurs, loin de là. L'accessibilité nous concerne tous bien évidemment : vous et moi.

Pour mieux comprendre ce que je tente de vous expliquer, tâchons de passer à un exemple plus concret qui peut se rapport à votre quotidien. Imaginez un instant que vous soyez très grand et que vous bâtissiez une maison à étage. Vous viendrait-il à l'esprit de construire un escalier avec des marches de 50 cm au lieu des 15/20cm habituels ? Surement pas, à moins que vous ne viviez pas dans le même monde que moi. Cela ne vous traverserait même pas l'esprit ou ne vous paraîtrait pas concevable.

Essayez maintenant de réfléchir au pourquoi : pourquoi cela vous paraîtrait-il inconcevable ? Tout simplement car vous ne serez pas le seul à utiliser cet escalier, et que vous pensez qu'il doit être adapté à la morphologie de la majorité des personnes et qu'un escalier aux proportions habituelles ne vous incommode pas outre mesure. Et bien alors vous pensez accessibilité. L'accessibilité est la mise à disposition pour tous ou presque d'un dispositif particulier.

Sur le Web, l'accessibilité numérique vise la même chose : la distribution de l'information à quiconque veut la lire, indépendamment des paramètres ou particularités de chacun, à savoir l'architecture matérielle ou logicielle, l'interface ou la plateforme utilisées, etc. Ces paramètres peuvent être comparés dans notre exemple à la longueur des jambes du monteur d'escalier. Et le handicap oblige l'utilisation de paramètres supplémentaires qu'il faut là aussi dépasser afin de donner accès à l'information dans une forme exploitable.

Ainsi, si je n'adapte mon escalier qu'à la hauteur de mes jambes en mettant en place des marches de 50cm ou si je ne crée une page dont le contenu n'est correctement visible que sur mon navigateur Web, sous la résolution qui est la mienne et avec mes paramètres perso, seuls les gens comportant les mêmes caractéristiques que moi pourront en profiter. Les autres n'en profiteront pas, ou partiellement avec beaucoup de difficultés.

L'enjeu est donc d'universaliser au maximum la mise à disposition de l'information indépendamment des paramètres de chacun pour que n'importe qui puisse monter mon escalier sans effort, et non pas pour qu'un seul autre type d'utilisateurs que moi, avec des paramètres différents des miens comme peuvent l'être les handicapés puisse le faire. Alors que le handicap est une catégorie plus spécialement infectée par l'accessibilité de par la faible proportion de ses paramètres parmi les utilisateurs, l'accessibilité concerne et infecte tout le monde.

L'amalgame est de dire "Je respecte les standards du Web pour que les handicapés puissent consulter mon site", alors même que le handicapé c'est moi, au même titre que tous mes visiteurs puisque chacun d'entre nous est un cas particulier. Bien évidemment, la prise en charge de certains handicaps spécifiques peut entraîner la mise ne place de mesures dédiées, mais rien ne dit qu'elles ne seront pas utiles dans un autre contexte. Les mesures prises dans le cas de l'accessibilisation d'un site ne sont pas dédiées à ce type de particularisme.

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