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jeudi 28 juillet 2011

Les dauphins, ces mammifères pas comme les autres

Douglas Adams l’avait souligné il y a déjà plus d’une trentaine d’année[1], les dauphins sont sans conteste l’espèce la plus intelligente de l’univers. On les savait déjà capable de se repérer grâce aux ultrasons, mais il semblerait en fait que les dauphins nous cachent bien des choses et possèdent des dons bien utiles, tel l’électro-sensitivité et le pouvoir de guérir régénérer certaines parties de leur corps.

Dauphin

En effet, une récente étude de la Royal Society montre la présence chez les dauphins de petits poils, disposés dans des pores présents sur la partie supérieure de leur "nez" et sensibles au champ électrique environnant. Ce dispositif, bien que déjà connu chez certains amphibiens, est unique chez un mammifère. Les dauphins obtiennent ainsi la capacité de capter des très faibles champs électriques, de l’ordre de 4,6 microvolts par cm², leur permettant ainsi de localiser des proies enfouies sous le sable.

Une autre de leurs particularités, encore plus intéressante que la précédente, est leur faculté de régénération. Si un dauphin se fait attaquer par un requin, il semblerait que celui-ci puisse guérir ses blessures sans douleur et en régénérant ses tissus sans aucune déformation. Ils fabriquent des cellules souches qui permettent de remplacer le tissus à l’endroit de la morsure. De plus, sa graisse comportant des composants agissant comme des antibiotiques naturels, le dauphin blessé ne subira aucune hémorragie ni ne sera victime d’une infection d’aucune sorte.

Ces nouvelles découvertes ont de quoi réjouir les scientifiques, puisque la compréhension de tels phénomènes biologiques sont d’autant de pistes pour développer de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements à assimiler aux personnes blessées. Décidément, les dauphins ont encore beaucoup à nous apprendre… ;-)

Source : Popsci

Notes

[1] Sa théorie est développée dans le quatrième tome de la trilogie en 5 volumes H2G2 intitulé Salut, et merci bien pour le poisson

mercredi 22 juin 2011

La révolution photographique est en marche...

Depuis 1839, la photographie fait son bout de chemin, du daguerréotype au numérique, de la photo en noir et blanc à la photo en couleurs, elle permet chaque fois de figer un instant. Malgré les évolutions technologiques, le procédé est toujours resté plus ou moins le même en projetant l’image d’un monde en 3 dimensions sur un support en 2D. Mais contre toute attente, la nature de la photographie est peut être sur le point de changer…

En effet, un concept vieux de quelques centaines d’années et remis au goût du jour vient désormais changer la donne : le concept de champ lumineux ("light field" en anglais). Ce champ permet, en grossissant les traits, de définir la dynamique de la lumière sur une scène donnée, c’est à dire comment cette dernière se propage (absorptions, réflexions, etc). Les images ainsi capturées ne se contentent plus de caractériser un unique plan, mais les données enrichies qu’elles contiennent permettent d’effectuer des manipulations un peu plus complexes.

Plus besoin de faire le focus en prenant une photo ! Il suffit d’appuyer sur le déclencheur et le champ lumineux est instantanément capturé. L’analyse et le traitement de ce champ permettant de restituer la photo finale permet ensuite de régler le focus a posteriori comme on le désire… Terminés également les problèmes d’exposition, les difficultés de capture liées aux basses luminosités, etc. Il est même possible, et c’est d’ailleurs ça le plus bluffant, de modifier la perspective ou encore d’effectuer des légères modifications 3D de la scène ! Bref, vos photos ne seront plus jamais ratées (à part si vous cadrez comme un pied, mais là, la science ne peut plus rien pour vous… ;) )…

La miniaturisation de cette nouvelle génération de capteurs permet désormais d’envisager des applications grand public de cette technologie. C’est ainsi que l’un des doctorants de l’université de Standford a eu l’idée de créer Lytro, la première société à commercialiser d’ici peu des appareils photo d’un nouveau genre. La société a déjà levé 50 millions de dollars lors de son premier tour de table, ce qui prouve que de nombreux espoirs se fondent sur cette technologie

Il est à parier que les premiers modèles de ce genre d’appareils se vendront à prix d’or, mais si la mayonnaise prend, il est possible de voir émerger dans les prochaines années une nouvelle tendance technologique qui pourrait bel et bien révolutionner la photographie. Soyons rassurés, ce n’est pas encore demain la veille que les clichés de Mme Michu seront élevés au rang de ceux de Willy Ronis. Cependant, c’est une affaire à suivre, et de très près…

Pour en savoir plus :

vendredi 12 février 2010

Et sinon, c'est quoi un trou noir au juste ?

La question est récurrente et la réponse parfois difficile à comprendre pour le commun des mortels : mais bon sang, qu’est-ce donc que ces fameux trous noirs dont on parle sans pour autant savoir les définir ? Je vous propose une petite vidéo de vulgarisation qui assouvira, je l’espère, en partie votre curiosité.


Qu’est-ce qu’un trou noir ?

Via Pierre Thomas

samedi 2 janvier 2010

Au nouvel an, tout ne tourne pas rond à cause d'une histoire de zéro...

Aviez-vous déjà remarqué que le calendrier chrétien que nous avons adopté comporte quelques illogismes ? L’un des plus flagrands est celui ayant à trait au comptage des années. Si nous déclarons être actuellement en l’an 2010, il ne s’agit pas moins de la 2009ème année suivant la naissance de Jésus. Oui, vous ne rêvez pas, le calendrier actuel est fait de telle sorte que Jésus à eu un an en l’an deux. Et tout ça à cause d’une histoire de zéro…

En y regardant d’un peu plus près, l’année précédant la naissance de Jésus est numérotée -1. Ainsi on passe de l’an -1 av. J.-C. à l’an 1 apr. J.-C. et ce, sans transition : l’an zéro n’existe pas. Pourtant, le calendrier grégorien fut adopté en 1582, bien après l’apparition du zéro dans notre système numéraire actuel. En fait, bien que les Mayas et les Chinois aient (entre autres) perçu le besoin d’introduire le zéro, ce n’est qu’il y a environ 1800 ans que les indiens ont inventé la notion de "rien", de "vide" via le mot "śūnya".

La première trace écrite du zéro a été rédigée en 628 av. J.-C. par un mathématicien indien répondant au nom de Brahmagupta dans un livre intitulé Le commencement de l’univers, ou Brahmasphutasiddhanta, traitant du mouvement des planètes et du calcul de leur trajectoire précise. Il définit alors le nombre "zéro" comme suit : "C’est le résultat de la soustraction d’un nombre de lui-même". Une révolution était amorcée.

Non seulement introduit-il le zéro, mais il définit le résultat de plupart des opérations algébriques avec ce nouveau nombre (à savoir l’addition, la soustraction et la multiplication). Le seul écueil qui s’offrit à lui consistant en la division d’un nombre par zéro et en celle de zéro par lui-même. Il décréta que 0/0=0. et que le résultat de la division d’un nombre n par zéro était la fraction n/0. Ces règles ont été suivies pendant très longtemps par la plupart des mathématiciens.

Ce n’est qu’environ 500 ans plus tard qu’un autre mathématicien indien répondant au nom de Bhaskara a déclaré que n/0=∞. Bien entendu, ce résultat est faux, mais il permit la remise en question de la propriété de Brahmagupta, permettant ainsi, après de moult débats, de conclure à l’indétermination de ce résultat.

Quant à la division de zéro par lui-même, le résultat est là également indéterminé. Mais il est intéressant de remarquer que l’étude du quotient de deux valeurs tendant chacune vers 0, n’est rien d’autre que la base du calcul différentiel (dx/dy). En gros, c’est ce que vous cherchez à calculer lorsque vous voulez déterminer une vitesse instantanée par exemple. :-)

Depuis, l’usage du zéro s’est bien évidemment généralisé. C’est d’ailleurs ainsi qu’en informatique, on compte la plupart du temps à partir de 0. C’en est même devenu la base de notre système numéraire à 10 chiffres structuré à partir de la position de ces chiffres au sein même du nombre (ainsi, il est facile de déterminer le chiffre des centaines, des dizaines ou des unités par exemple), par opposition au système numéraire romain par exemple ou chaque symbole correspond à une valeur propre.

Pour en revenir à notre calendrier grégorien, l’année évoquée est en fait une sorte de mesure approchée par excès de l’espace temps écoulé depuis la date supposée (nous ne sommes plus à une inexactitude près) de la naissance de Jésus, par opposition à un système numéraire de comptage classique. Ce qui expliquerait que l’an zéro n’existe pas. Mais il faut avouer que tout serait bien plus logique s’il existait.

Bref, excusez ce petit écart mathématique uniquement destiné, au départ, à vous souhaiter mes meilleurs voeux pour cette année 2010 qui, si vous m’avez suivi jusqu’ici, est la dernière de cette décennie et qui, qui plus est, est composée de deux zéros : décidément, ils sont partout ! Bonne année à tous. ;-)

mercredi 23 décembre 2009

Les effets des ondes électromagnétiques sur la santé

Pour ceux qui ne sont pas amateurs de jus d’agrume, j’ai eu l’occasion d’assister à une mini conférence traitant des méta-matériaux (sujet passionnant que j’aborderai peut être dans un autre billet) et des éventuels risques des ondes électromagnétiques pour l’homme.

Malgré le fait qu’en prépa on soit formatés pour savoir calculer des champs électromagnétiques dans divers milieux et situations, je suis loin d’être un expert sur le sujet. Mais je trouve intéressant de partager les conclusions et discussions relativement étonnantes qui ont eu lieu sur le sujet à travers un petit article qui a été publié sur Presse-Citron.

J’ai tâché d’être clair et objectif et de résumer à la fois ce qui a été dit pendant la conférence ainsi que certaines des conclusions du récent rapport de l’Afsset sur le sujet (qui a été publié il y a 2 mois de ça), le tout dans un article de taille raisonnable (personne ou presque ne lit les pavés à la longueur démesurée).

Puisque je suis ici chez moi, je peux me permettre d’exprimer mon point de vue sur un sujet somme toute sensible :

  • L’hyper-médiatisation de ce dernier laisse la porte grande ouverte aux idées fausses et introduit une crainte ou ne serait-ce qu’un doute chez le lecteur lambda qui ne sait pas comment réagir. S’en suivent des réactions disproportionnées face au réel danger.
  • Le réel soucis à l’heure actuelle est qu’il n’y a encore aucun résultat d’analyse sur le long terme, et pour cause : les technologies impliquées sont somme toutes récentes. Cependant, les études sur le court terme tendent à indiquer qu’il n’y aurait aucun impact sévère des OEM sur la santé humaine.
  • Il semblerait que l’avis général selon lequel les scientifiques ne sont pas d’accord sur le sujet et n’arrivent pas à trouver de compromis soit erroné. Il y a bien entendu des résultats expérimentaux qui rentrent en contradiction avec d’autres, mais les conditions expérimentales ne permettent pas toujours de les confronter entre elles. Le travail de l’Afsset a été justement de prendre en considération chacune de ses études et de comparer, les étudier de manière à en tirer les conclusions les plus objectives et les plus fiables possibles.
  • Les taux d’exposition auxquels nous sommes confrontés sont, semble-t-il, largement plus bas que ce que nous pouvons imaginer et largement en deçà des normes en vigueur. Tout ceci semble prouver qu’actuellement, à défaut de ne courir aucun risque, nous courrons un risque tout du moins limité.
  • Enfin, le principe de précaution continue de s’appliquer avec la diminution progressive des seuils d’exposition tolérés, diminuant de la même manière le risque lié aux ondes électromagnétiques.

En bref, cette confrontation m’a permis d’aborder le sujet d’un autre oeil. Si toutes les craintes ne s’évanouissent pas, elle m’a permis de les relativiser et donc de les appréhender différemment. Reste désormais à attendre quelques années pour avoir des résultats viables sur le long terme qui n’enrayeront certainement pas la polémiques, mais qui permettront de se faire encore une fois une idée un peu plus précise des risques encourus. Quoi qu’il en soit, il faut garder en tête qu’avec les OEM, tout comme en voiture, en avion ou dans son bain, le risque zéro n’existe pas mais qu’il faut bien vivre avec. ;-)

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