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Comme une plume

Se croire écrivain est un beau rêve...

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samedi 1 mars 2008

Evasion...

Des lettres formant des mots, à leur tour alignés côte à côte pour former des phrases, un texte, forger une opinion, donner naissance à une expliquer ou plus généralement donner un sens. Changez une lettre, voire même un mot et le sens diffère. C'est comme une équation mathématique ou comme une séquence d'ADN qui détermine un gène. Changez-en un nucléotide parmi les milliers qui le composent et cela se répercutera sur l'individu. Certes, il arrive quelque fois que ces changements soient mineurs, ou bien quelques fois d'importance, tout dépend de la mutation, tout dépend de la lettre.

Le langage n'est rien d'autre que le niveau d'abstraction le plus élevé que l'homme ait réussi à atteindre. Aligner des symboles, y lier des sons puis des significations, c'est quant on y regarde quelque chose de bien singulier. Mais non seulement sommes nous capables de désigner des objets, des réalités physiques, mais nous avons de plus réussi à définir des concepts des plus abstraits que nous manipulons quotidiennement sans même nous rendre compte à quel point ils peuvent l'être.

Mais plus qu'à la description, les mots mènent aussi à l'imagination et à l'invention. Tels les livres nous font partir vers d'autres horizons, nos pensées concrétisées par des mots nous permette de planer au dessus de la foule qui nous entoure, en arrêtant temporairement le temps. Libre à nous alors de redessiner ce monde qui nous entoure à notre guise, selon ce que notre muse nous dictera. Mais le plus fort malgré tout, c'est que nous pouvons, grâce au langage, partager notre irréel avec le commun des mortels : mon voisin, la caissière du supermarché du coin et principalement vous.

Oui vous. Vous, lecteurs perdus au détour d'un page inespérée et inattendue, au détour de ce paragraphe, je vous invite à venir me rejoindre dans mon monde. Attention cependant aux sirènes tentatrices qui nous entourent, ainsi qu'aux singes polyglottes et aux dinosaures carnivores qui sont autant de pièges que mon esprit s'est créé pour se fixer des limites, ne pas aller trop loin dans l'élucubration. Ce paradis qui n'en est pas un, cet esprit qui est le mien, je vous y invite avant que mon encéphalogramme de devienne plat de par la fatalité du temps qui s'écoule.

Le sablier du temps déverse le sable pour former cette petite île sur laquelle je me suis établi petit à petit. Ce n'est ni l'Eden, ni un paradis fiscal, mais un refuge, ni trop rudimentaire ni trop douillet. Un refuge où les choses sont et ne sont pas à la fois, où tout est remis en question continuellement. Un univers de doute, d'incertitude, mais également d'espoir. Oui, c'est celà : un univers d'espoir. Pourquoi donc ? Il s'avère que j'arrive encore à croire un minimum en l'humanité et en son futur. Jamais je n'ai désespéré, comme jamais je ne cesserai de planer dans le monde des Idées.

Venez avec moi et je vous aiderai vous aussi à vous évader dans mon imaginaire, à éviter la fatalité du temps, à exploiter les failles de la quatrième dimension et à redessiner ce monde qui est le notre. Vaste programme... Ca vous tente ?

dimanche 14 octobre 2007

Un dimanche soir sur la Terre...

Il commence à se faire tard et cela se voit sur les yeux du jeune homme qui commencent à se creuser. Ou plutôt qui le sont déjà depuis un long moment. Combien de temps ? Il ne le sais guère : une semaine, un mois, un an, ou peut-être plus. Peu importe d'ailleurs puisque ces valises, ces deux bagages pleines à craquer qu'il porte sous l'oeil comme il porterait un terrible fardeau sur ses épaules, il ne les voit plus : elles font partie de lui, de son visage, de sa physionomie. D'ailleurs il ne pourrait les voir que s'il se regardait dans un miroir, ce qu'il ne fait plus depuis bien longtemps. Il les fuit tout comme il se fuit lui même, il leur échappe et pour se faire il est même prêt à ne plus se raser.

Sa barbe est un peu moins âgée que ses cernes par obligations sociales. "Obligations sociales", tiens parlons-en ! Il les hait plus que tout au monde ces obligations sociales ! Misanthrope avec ça ! Les autres ne valent pas mieux que lui : ceux qui le regardent de haut, ceux qui le regardent avec pitié et ceux qui ne le regardent pas, tous sont à loger à la même enseigne. Il en vient à ne plus rien attendre d'autrui, ceux là même qui ne peuvent comprendre par là où il est passé. Il n'est ni ordinaire ni exceptionnel, ni savant ni ignorant, ni bon ni mauvais, il n'est que lui, et ce, d'ailleurs, malgré lui.

De vivre il n'a pas choisi, d'être ici non plus. Ici, ce sont ces quatre murs, ce papier peint jauni par les années qui défilent, ce plafond noirci par l'humidité d'un toit croulant et cette fenêtre en bois à la peinture écaillée qui laisse entrevoir le jour et passer le vent froid d'automne. Ici c'est également cette table faite d'un bois foncé dont il ne saurait donner le nom, mais aussi cette chaise usée, râpée et qui a du faire fasse à tant de kilos qui se sont assis sur elle avec toujours autant de dédain. Ici c'est aussi ce paysage qu'il observe à travers la fenêtre et qui est éclairé par les quelques lampadaires qui se trouvent non loin de là.

Ce paysage est fait d'énormes chênes qui chaque année, se couvrent d'une myriade de glands et qui abritent régulièrement de la pluie des enfants venus se construire une cabane au sein de leurs branches. C'est sans compter ce gazon d'un vert intense, ces fleurs au nom imprononçables mais aux couleurs si prononcées et ce soleil qui vient révéler la beauté de cet endroit dès qu'il en a la possibilité, dès que les nuages daignent cesser leur ballet pour lui laisser une petite place dans l'immense ciel qui recouvre nos têtes chevelues. Ici c'est CE paysage. A moins que ce paysage n'en soit un autre, à moins que ce paysage ne soit ailleurs, que celui qui se reflète dans ses yeux ne soit pas réellement celui qui se trouve devant lui.

En fin de compte, ce qui importe réellement c'est que ce paysage se reflète sur sa rétine et s'imprime dans son esprit. Chaque fois qu'il fermera les yeux, ce sera pour visualiser ce paysage et chaque fois qu'il les rouvrira, il s'y trouvera comme transporté. Transporté dans un monde qui est le même que celui d'avant, exactement identique à cela près que les nuances, les couleurs, les tons et les contrastes seront plus agréables à l'oeil. Quoi qu'il en soit, peu importe qu'il soit lui, peu importe que les autres soient ce qu'ils sont, peu importe que le monde soit ce qu'il est, le principal est d'avoir cette lueur qui nous fait voir les mêmes choses tout autrement. Cette lueur s'appelle l'espoir.

Le jeune homme pense qu'après tout, il va peut-être se raser demain matin.

jeudi 19 juillet 2007

La mort du Web est amorcée...

Mouche morte

Le 15 Janvier 2009, Paris

Cela fait désormais plusieurs mois que nous tentons d'oublier définitivement le mot "Web" qui nous a porté pendant tant d'années à travers des expériences tout aussi variées qu'enrichissantes, voire même chiantes. Nous sommes en 2009, le Web a fini sa descente aux enfers et notre ciel s'est obscurci depuis sa disparition. Personne ou presque ne l'a regretté à part quelques scientifiques ou quelques illuminés chevelus et irresponsables qui nous vendent aujourd'hui leurs prophéties sur une ère qu'il qualifient déjà d'inculturelle.

Tout a commencé en l'an 2007. L'été commençait à poser difficilement ses marques et comme chaque année, la blogosphère a vu son rythme de publication diminuer. Quelques avant-gardistes attiraient déjà à l'époque l'attention sur ce phénomène qu'il considéraient comme tragique et ce chaque année depuis la naissance du cinquième pouvoir. Les geeks boutonneux ou blogueurs en manque de panégyriques pendant cette période d'absence de commentaires, leurs auteurs étant partis en vacances, ont à leur tour décidé, pour la première fois en 35 ans (source Mediametrie : moyenne d'age des blogueurs français en 2007), de découvrir ce qu'ils appelaient la Real Life.

Il fut difficile pour eux d'affronter le soleil, la seule lumière qu'il apercevaient jusqu'alors étant celle de leur écran, bien souvent allumé à la page de leur outil de mesure d'audience ou de gestion de leurs commentaires. Une fois les commentateurs revenus, ce fut donc les blogueurs qui furent partis découvrir les joies de l'herbe, du vent et des coups de soleil. Les blogs là encore restèrent muets. Puis, ce mouvement se généralisa à l'ensemble des services de l'auto-proclamé Web 2.0. Wikipédia fut rapidement atteint d'une paralysie quasi-générale.

Les VCs spécialisés dans le business du Web furent bientôt victime d'une surabondance de leurs cartes de visites, commandées jusqu'à présent mensuellement par milliers. Mêmes les quelques blogueurs réfractaires n'arrivaient pas à revendre leurs cartes dernier cri sur lesquelles il y avait écrit en gros leur numéro de compte bancaire, surplombé de la mention "Blogueur Influent". L'économie de l'Internet vint à d'effondrer. La publicité sur les blogs ne rapporta plus que quelques dizaines d'euros mensuels à Eric Dupin[1] qui a fait faillite en ayant côté en bourse son site peu avant l'effondrement du marché.

Les Digg-like, sont morts, les canaux IRC se sont vus désertés, le mail est une chose dont on ignore aujourd'hui l'existence. La VoIP s'est vue concurrencée par le nouveau TGV : un allez-retour à l'autre bout de la France coûte désormais moins cher qu'un abonnement Internet. Les supports de stockage des données ont été retirés petit à petit du réseau, leur coût d'entretien devenant cinq fois supérieur à celui des revenus qu'ils rapportaient alors. Petit à petit, les données disparurent jusqu'à ce que la toile s'effondre d'elle même.

Vous qui êtes du passé, vous vous demandez surement ce que peuvent désormais faire le gens pour occuper leur temps libre et satisfaire leur égo sur-dimensionné : c'est simple, ils se font des amis, sortent, s'amusent, jardinent, découvrent la vraie vie. Je vous affirme désormais que les visionnaires qui s'inquiètent du devenir de la blogosphère à votre époque ont non seulement raison, mais sont encore loin du compte. Pour moi, le Web est mort, pour vous, il est en fin de vie : la reconversion est amorcée, il est déjà trop tard.

Notes

[1] Un lien par jour j'ai dit ! Je m'y tiendrai !

jeudi 24 mai 2007

Les poumons de l'enfer

Ce billet est une pure fiction tout juste écrite pour le concours Run and Blog. Participez vous aussi à ce concours pour gagner des lots multimédia sympatoches. Allez, place à la lecture.

Deux heures et quart, kilomètre vingt-huit. Mes pieds me font souffrir. Je suis à bout de souffle. Dans quoi me suis-je embarqué ? Que fais-je donc ici ? Je ne sais plus qui je suis, où je suis ou même ce que je fais : la douleur est trop forte et a vaincu ma conscience qui n'a d'autre choix que se focaliser sur elle. Pourquoi les autres ne semblent-ils pas souffir autant que moi ? Suis-je le seul a recracher mes poumons tel un fumeur de cinquante piges et à avoir des jambes de pierre ?

Ligne d'arrivée

Il y a bien ce type là, devant moi, que j'ai vu tituber tout à l'heure. Il est grand, brun, une trentaine d'années peut-être. Je l'ai entraperçu entrain de boiter de la jambe gauche tout à l'heure et il continue comme si de rien n'était. Il ne s'est même pas arrêté. Qui sait, en courant à côté de lui j'aurai peut-être pu capter une grimace sur ce visage que j'imagine grimé par la douleur. Mais il tient bon malgré tout et moi aussi : il faut que je tienne, je n'ai pas le choix. L'abandon serait une épreuve trop grande pour moi, tellement que je préfèrerais finir à quatre pattes que m'arrêter maintenant.

Deux heures quarante six, kilomètre trente quatre. J'observe toujours le trentenaire devant moi, titubant régulièrement cette fois. Il me fait oublier les maudites jambes qui me lancent depuis trois bons quarts d'heure maintenant. Si lui il continue, pourquoi pas moi ? Après tout je ne boite pas encore et mes jambes me portent donc pourquoi renoncer ? J'y arriverai. Les applaudissements provenant de derrière les barrières arriveraient presque à me faire pousser des ailes. Il faut que je baisse la cadence si je veux tenir jusqu'au bout, mais je ne peux pas laisser le grand brun s'éloigner, sans lui je suis persuadé que je ne pourrais pas continuer.

Tanpis, je continue, de toute façon je n'ai plus le choix. Ce serait bête de ne plus aller jusqu'au bout maintenant. Arrêter maintenant serait encore pire que si j'avais arrêté il y a cinq minutes. J'aurai peut-être dû m'entrainer plus que cela, acheter des vraies baskets de running, travailler mon rythme cardiaque et mon souffle comme on me l'avait conseillé. Quelle tête de con je fais, ma détermination me tuera. Pourquoi être si têtu ? Je ne sais pas dans quel état je vais arrivé mais j'arriverai et c'est le principal. Quitte à payer les pots cassés, j'ai l'habitude.

Trois heures et huit minutes, kilomètre trente huit. Plus que quelques minutes, l'arrivée se fait sentir, pas autant que mes jambes mais elle se fait sentir. Il y a de plus en plus de monde sur le bord de la route. Les encouragements se font de plus en plus intense. Je tiendrai. Le boiteux est toujours devant moi, il court à la même cadence malgré sa jambe folle. Il n'a pas bu depuis un quart d'heure sous ce soleil étouffant. Je ne sais pas comment il fait. Son souffle à l'air de suivre tandis que le mien peine un maximum. J'ai l'impression que mon coeur va lâcher.

Tout s'accélère. Des gens doublent de partout. Ils se sont réservés pour la fin et ils commencent à attaquer à près de trois kilomètres de l'arrivée : je ne sais pas comment ils font. Mes maudites jambes ne me portent plus. Je me sens mal. Que se passe-t-il ? Il faut que je m'arrête. Une barrière, vite que je m'adosse ! Je ne peux pas arrêter là, c'est impossible, je DOIS continuer. On me temps une gourde de boisson énergétique. Je bois à grosses goulées tentant de reprendre mon souffle comme je peux, essayant de calmer mon rythme cardiaque. Le brun ! Où est-il ? Je ne le vois plus ! Il faut que je reparte, que je le retrouve, c'est mon seul espoir.

Je suis reparti coûte que coûte. Je dérouille cette fois et pour de bon : mes gémissements de tout à l'heure n'avaient aucune importance comparé à ce que je subis maintenant. Là j'ai une vraie raison de me plaindre mais je ne le ferai pas. Je n'ai qu'à m'en prendre à moi même. Tiens, revoilà le brun qui recommence à courir comme s'il m'avait attendu. En fait son dossard s'était détaché l'obligeant à s'arrêter un instant pour le remettre. Nous sommes à un tout petit kilomètre de notre but, ce n'est pas le moment de flancher.

Cinq cents, quatre cents, trois cents, deux-cents, cents mètres de l'arrivée, cent tout petis mètres mais les plus longs de ma vie. Je sens tous les muscles de mon corps se contracter puis s'étirer. Je sens l'air arriver dans mes poumons et les remplir avant de repartir. Je sens le sang couler dans mes veines péniblement. Je vois une arche, enfin : l'arrivée ! Oui, j'y suis ! Le brun est devant, il boite plus que d'habitude, je lis la joie l'impatience d'arriver sur son visage sans même l'apercevoir. Je ressens ce qu'il ressent. Je suis lui. Je franchis la ligne d'arrivée et je déserre les dents, me retenant de lancer un cri de soulagement, un mugissement digne du plus féroce animal de la savane.

Je ne peux plus bouger, je m'allonge dans l'herbe sans pouvoir me relever. J'y suis, j'y reste. j'ai réussi. Trois heures vingt huit de course avec un homme que je ne connais pas, qui ne m'a même pas aperçu et qui ne soupçonne même pas mon existence. Pourtant si j'ai réussi aujourd'hui, c'est grâce à lui. Il m'a donné la force et l'envie de continuer. J'ai envie d'aller le saluer mais il a déjà disparu de mon champ de vision, surement entrain d'être félicité par ses proches. En tout cas, malgré la douleur, je suis fier. Je m'appelle Sylvain, j'ai vingt trois ans, je viens de finir mon premier marathon et ce ne sera surement pas le dernier.

mercredi 9 mai 2007

2 fois 9 ? 18. Dites 33...

J'allais partir sur un speech, mais j'ai supprimé d'un coup de baguette magique tout mon discours peu original pour repartir sur des bases saines. Laissez moi vous conter un histoire. L'histoire commence il y a 18 ans, un 9 mai 1989. A cette époque lointaine, vivait un couple qui venait d'avoir leur troisième enfant. Ils étaient alors loin de savoir quels troubles celui-ci allaient leur causer.

nombre 18

Le premier de leur maux fût d'avoir une bouche supplémentaire à nourrir ! Et pas la moindre... Après une période anti-tout nécessaire au bon développement de tout garnement digne de ce nom, c'est une période d'omnivoricité qui est intervenue dans le cycle de développement de cet "enfant". Devant sa porte de chambre était marqué "ne pas nourrir le zouave" comme dans tout bon zoo, devant la cage de certains homininés.

La deuxième tare fut pour eux sa soif de savoir. On n'a pas idée de donner naissance à un fils qui n'arrête pas de poser des questions sans arrêt. Vous savez, de ces questions idiotes que personne ne s'est jamais posé à part peut-être lui, celles sur lesquelles votre propre encyclopédie sèche autant que les professeurs interrogés, celles qui vous laissent de toute façon con puisque vous ne pourrez jamais y répondre quoi qu'il en soit. A quoi bon se les poser ?

Si encore c'eut pû s'arrêter là... Manque de bol, il a fallut qu'il soit chiant. Comme tous les mômes vous direz, mais justement non. Est-ce que tous les mômes construisent des cabanes de 2. mètres cubes, perchées à 2m du sol ? Est-ce qu'ils démontent la télécommande espérant retrouver le sens de montage par pur logique vous privant de télévision pendant quelques heures jours ? Je pense qu'il est préférable de stopper là les exemples.

Ha, et puis je ne vous ai pas encore raconté, la pire offense qu'il ait pû faire à ses parents étant de devenir dès son plus jeune âge accroc à l'informatique. Au début, il ne faisait que buguer le système, laissant le téléphone à ses parents pour qu'ils appellent leur ami-qui-s'y-connait-bien-en-info, mais c'est lorsqu'il a commencé à réparer leur ordinateur par lui même que son état est devenu critique. Le voilà qu'il a commencé à installé un pintux, citrux, bref, un truc en *ux qui bug tout le temps là. Plus aucune sociabilité, il est devenu le reclus de la famille.

Et voilà désormais qu'il a 18 ans, l'âge mûr. Cet âge il l'a atteint depuis l'époque où il a cessé d'être dépendant des autres idéologiquement parlant. Depuis qu'il a pris conscience du monde dans lequel il vivait, depuis qu'il a réussi à synthétiser dans son esprit ce qui est nécessaire ou pas, ce qui comporte un intérêt ou non, ce que sont des droits et des devoirs et ce qu'ils impliquent. Mais le voir rester ici ? Ha ! Non merci ! Faut pas déconner, parce qu'aujourd'hui il prend un grade de plus, qu'il dépasse le cap fatidique de la majorité et que même s'il n'en restera pas moins le fi-fils à ses parents, ils ne l'ont pas supporté toutes ces années pour rien.

C'est le grand jour, celui que j'attendais depuis si longtemps et qui finalement ne me fait rien ressentir de plus que ce qu'hier ou que demain. Pourtant le changement sur le papier est bien encré, la prise de conscience est peut-être seulement un peu longue. Petit papillon, prend ton envol, tes 18 ans tu les as maintenant...

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