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Déviance Mentale

Coup de tête, coup de coeur, expression libre et réactions à chaud sur des sujets plus ou moins philosophiquement votre...

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jeudi 26 février 2009

Rendre le piratage plus illégal qu'il ne l'est déjà ne servira à rien...

Voyez vous, le principal problème est que lorsque nos "dirigeants" annoncent en grande pompe prendre le problème du piratage à bras le corps, c'est qu'ils ont une vision biaisée d'une réalité changeante, à un point tel qu'il leur est impossible de suivre ses rapides évolutions successives. Il faute tenir compte d'un environnement aux données progressivement et constamment variables qui, lorsque l'on sait le décrypter, donne accès à un bilan totalement différent de celui qui est fait actuellement.

HADOPI - Le Net en France : black-out

Le téléchargement illégal, mais également toutes les autres formes de piratage, actuellement perçu par les jeunes générations comme une forme d'échange culturel est entré dans les moeurs. Et comme chacun sait, il est très difficile voire impossible de faire changer des habitudes déjà bien ancrées. Il s'agit d'une liberté que les nouvelles générations se sont octroyées (à tort ou à raison selon les points de vues) et tout discours à l'encontre de celle-ci pourrait être considéré comme liberticide : ainsi toute mesure trop restrictive pourrait mal passer et conduire tout droit à des soulèvements ou tout du moins à des sanctions d'ordre politique.

L'éradication du piratage dans le langage quotidien ne pourra faire s'affranchir les jeunes de la soif de culture qu'ils ont assouvi tout au long de ces dernières années. Les échanges continueront à se faire, et ce quels qu'en soient le prix et les moyens à déployer. Tous les experts s'accordent à dire que les réseaux d'échanges privés qui commencent à faire surface aujourd'hui deviendront plus denses et organisés. Il ne s'agira plus d'un simple échange entre amis, mais bel et bien d'une industrie parallèle à la grande distribution qui se targuera d'offrir la culture à qui de droit.

Mais au delà de la réponse néfaste de la part de cette jeune génération de technophiles ignorés, ce sont les enjeux de ces échanges culturels pour les industries du disque et du cinéma qui sont ignorés. En effet, des études ont prouvées que les jeunes consomment peu de produits culturels à cause de leur prix élevé par rapport à leurs revenus. Tandis que concernant la génération active, il a été prouvé que ce nouveau mode de consommation les a conduit à faire de nouvelles découvertes sans pour autant les faire renoncer à acheter les produits associés, bien au contraire.

Le piratage, comme se plaisent à l'appeler les distributeurs, est un nouveau mode de consommation qui est bien installé, ne leur en déplaise. A eux de comprendre qu'il serait plus aisé et plus profitable d'en faire leur allié en développant une économie nouvelle et parallèle autour de ces nouveaux usages que de leur déclarer la guerre. Mais je doute qu'ils soient prêts à se remettre en question aussi facilement.

Liens complémentaires :

samedi 23 août 2008

Je viens de voir ton blog... Il a pris un sacré coup de vieux !

L'idée a surgit hier soir, et c'est finalement Bruno Bichet qui m'aura poussé à bloguer sur la question. Alors qu'un site Web peut rester intemporel s'il s'agit d'un site vitrine par exemple, il peut également être mouvant, au gré de l'actualité ou des découvertes. Généralement, pour les sites classiques, tout cela est bien statué : entre sites d'information et sites informatifs, la différence est claire et se voit du premier coup d'oeil. Cependant, alors que les blogs effectuent bien souvent le mélange des genres, les rides finissent-elles par apparaître un jour où l'autre sur notre média de prédilection ?

Le contenu d'un blog est mixte : informatif et donc parfois intemporel, il vieillit cependant plus vite lorsqu'il traite de l'actualité ou d'un secteur en constante évolution. L'archivage du contenu perd alors de son intérêt puisque l'information trouvée peut alors être totalement dépassée. De même, un point de vue exprimé à une date donnée peut facilement évoluer avec les années et la sagesse prétendument acquise au cours de celles-ci et ne plus refléter les pensées actuelles de l'auteur. Dans ce cas, oui, votre blog vieillit et il peut parfois très mal vieillir. Limiter l'accès aux archives trop anciennes seraient alors une solution.

Oui mais voilà, tout n'est pas si simple ! Parce qu'à priori si le blog est mis en page de manière à mettre en avant le contenu le plus récent, il existe certains articles qui restent pour le moins intemporels : des écrits, des photos, des explications techniques, bref, autant de contenus qui peuvent passer un, deux, cinq ans sans prendre la moindre ride. Et ceux-ci peuvent se à d'autres billet qui ont eux subit les outrages du temps. Vous imaginez déjà plus la saveur de ce cocktail détonnant...

Nous sommes donc en droit de nous demander si la méthode de référencement des données stockées sur le Web par certains moteurs de recherches, Google en tête, qui tend à valoriser le contenu récent, est réellement la bonne. Certes certains contenus anciens ne sont plus pertinents, peut-être d'ailleurs sont-ils une majorité, mais certains le restent et il serait dommage de les reléguer au second plan.

Alors faudrait-il inventer une nouvelle méthode d'archivage du contenu permettant de dissocier plus facilement le contenu périssable de l'immuable ? Faut-il garder notre tambouille intacte et garder le plaisir de découvrir certaines perles lors d'expéditions spéléologiques au fin fond de nos archives ? Ne doit-on conserver que le contenu récent, au risque de se passer d'une quantité non négligeable de sources d'information bien utiles ? La question reste entière : à toi, lecteur d'en débattre. Si la première solution reste à mes yeux la meilleure, tout ceci reste encore à inventer, alors avis aux amateurs ! ;-)

mardi 5 août 2008

Alors, au fait... Jeux Olympiques ou pas ?

La question tiraille, elle fait couler beaucoup d'encre et contribue à l'usure prématurée de certains claviers. Faut-il ou non boycotter les Jeux Olympiques pékinois ? Certains approuvent ce mouvement de protestation tandis que d'autres souhaitent dissocier sport et politique. Et à trois jours du début des épreuves, il devient de plus en plus urgent de trancher et de choisir l'une ou l'autre des options, d'où ce billet destiné à exposer mon point de vue.

Logo RSF JO Pékin 2008

Première chose qu'il est bon de savoir, j'adore le sport, quel qu'il soit et j'ai encore une plus grande admiration pour les sports pratiqués à un niveau olympique. Parmi ces sports, il en est un vers lequel mon coeur balance pour la bonne et simple raison que je l'ai pratiqué pendant onze ans : l'escrime. Il est malheureusement très difficile, si ce n'est impossible, de trouver des (re-)diffusions télévisuelles des compétitions d'escrime en dehors de la période des jeux olympiques. C'est donc le seul moment où je peux me poser devant un poste de télévision pour regarder mon sport préféré.

D'un autre côté, je réprouve totalement la politique chinoise et les agissements du gouvernement en terme de censure et d'amputation des libertés. Je suis farouchement opposé à la censure de la presse ou encore au filtrage voire au blocage des informations provenant des pays étrangers. Le plus grand firewall du monde me fait froid dans le dos au même titre que la manipulation de la presse.

Cependant, doit-on mélanger sport et politique ? Le sport véhicule des valeurs qui ne peuvent nous laisser de marbre puisqu'il s'agit d'oublier les différences ethniques, politiques ou sociales de chacun au profit du plaisir du jeu, de la victoire et de l'endomorphine. Plus encore, les grands évènement internationaux favorisent la fibre patriotique et renforcent les liens au sein d'une même nation. Doit-on réellement se priver de tout cela pour des clivages politiques que le sport tente lui-même d'abolir ?

Et pourtant il faut agir contre les abus de certains gouvernements. Nous avons goûté à la liberté depuis notre tendre enfance et nous connaissons son prix, c'est pour quoi il est de notre devoir de libérer les peuples qui ne peuvent pas jouir de ce droit naturel. Et quel autre moyen avons nous à notre échelle que le boycott des JO ? Nous en avons bien peu. D'où l'intérêt de sauter sur l'occasion qui nous permet de nous adresser directement au gouvernement ainsi qu'au peuple chinois.

On peut encore une fois se demander quel serait l'impact réel de tels agissement ? Un impact économique ? J'en doute. Un impact médiatique ? Dans nos pays occidentaux certainement, mais il y a fort à parier que cela ne franchira pas la grande muraille. Un impact politique ? Nous sommes de simples citoyens bien impuissants face à des dirigeants politiques. Quelle que soit l'action menée, si elle est isolée, cela ne semble pas avoir un impact réellement suffisant pour être utile.

Alors cela sert-il à quelque chose de protester ? Peut-être bien, seul l'avenir nous le dira. La somme des agissements individuels peut avoir des conséquences inattendues et d'une ampleur bien plus importante que ce que l'on aurait imaginé au départ. A chacun de choisir son camp, de se positionner et d'agir ou non face à l'injustice. Personne n'a encore LA solution entre ses mains et il reste encore trois jours pour vous faire une opinion quelle qu'elle soit qui, si elle est mûrement réfléchie, sera respectée. Encore trois jours pour se décider : c'est long et court à la fois. On se donne rendez-vous d'ici là ?

dimanche 15 juin 2008

La ruée ver l'or noir...

Les temps changent. Rappelez-vous bien : il y a un an, le prix du baril de pétrole était encore en dessous de la barre des 75$, tandis qu'aujourd'hui, il flirt avec la barre des 140$, soit une augmentation de près de 100% en un an. Les professionnels dont l'activité dépend de cette matière première portent le gouvernement coupable de stoïcisme, le français moyen se contente de râler après les taxes, mais rares sont ceux qui voient plus loin que le bout de leur nez. Oyez citoyens français et râleurs, aussi pléonasmique que cela puisse sembler, oyez habitants de cette Terre : n'oubliez pas de regarder ce qui se profile à l'horizon et qui ombrage votre avenir.

Pourtant, la fin de l'ère pétrolifère n'est pas si loin de l'extrémité de leur nez, à quelques centimètres tout au plus. Les citoyens comme les gouvernement préfèrent rester aveugles que de loucher sur cette problématique qui, bien qu'abordée depuis des années, n'a encore pas trouvé de solution. Au lieu de se reconvertir à long terme de manière à ne pas déstabiliser l'économie sur laquelle notre croissance est fondée, la politique de la docte-ignorance face conséquences imminentes de la flambée des hausse du pétrole et à plus forte raison encore de sa disparition définitive à long terme, couplée à l'inaction des dernières décennies nous ont emmenés dans une impasse.

D'un côté, on incrimine les taxes alors qu'il est juste qu'une énergie si polluante que celle issue de la combustion du pétrole, sous toutes ses formes plus ou moins raffinées, soit fortement taxée et qu'il serait encore plus insensé de réduire ces mêmes taxes, puisque ce faisant, nous pousserions à la consommation d'une matière première et fossile dont on sait qu'elle ne sera plus disponible en grandes quantités pour longtemps. Autrement dit, la détaxation pousserait à la consommation, ce qui impacterait grandement sur les quantités de pétrole encore disponible et induisant ainsi une hausse des prix, se répercutant d'ailleurs d'autant à la borne. Qui a prononcé le terme de "cercle vicieux" ?

D'un autre côté, on pratique la politique de l'autruche en refusant de voir l'imminence de la crise et en reportant à demain des mesures qui auraient pu être prises hier. Ces mesures sont pourtant nombreuses, de l'industrialisation de nouveaux carburants (l'huile de colza fait des tourner à merveille les tracteurs qui sillonnent ma campagne ardennaise) au remplacement de certains polymères constituant la plupart des matières plastiques que nous côtoyons chaque jour par des bio-polymères qui ont en plus l'avantage d'être biodégradables. Si nous avions pensé à cela auparavant, peut-être aurions nous encore des bouchons de taille décente sur nos bouteilles en plastique[1].

Pris à notre propre jeu, nous ne pouvons désormais plus reculer. Il reste à espérer que l'explosion de la bulle spéculative qui se forme autour du pétrole et de ses marchés, programmée par les analystes pour dans deux ou trois années, nous offre un sursis assez long pour développer une économie parallèle et indépendante du pétrole, et ce notamment grâce au réinvestissement des plus-values générées par la chute du prix du baril inhérente à l'explosion de cette bulle spéculative dans les énergies nouvelles. Du moins je l'espère de tout mon coeur car cet espoir est le dernier qu'il nous reste. Sans cela, je ne crains que le prix à payer pour une telle insolence de notre part que celle de n'avoir su écouter les spécialistes ne puisse trouver à ce jour sa place dans notre imaginaire. Le prix économique et humain sera très dur à payer et laissera des stigmates que le temps n'est pas prêt d'effacer.

Heureusement que je crois en l'homme et que se morfondre n'est que la pire et la plus inutile des options qui s'offrent à moi, sinon je crois que j'y aurais déjà cédé depuis bien longtemps. Mais les épreuves ne sont-elles pas là pour nous faire sortir de nos retranchements ?

Notes

[1] Je soupçonne fortement la hausse du prix du pétrole d'être à l'origine de ces économies de bout de chandelles, mais néanmoins nécessaire à la viabilité de ces industries, manifestées par la récente réduction par un facteur deux de la taille des bouchons obturant les bouteilles plastiques.

dimanche 23 mars 2008

Donneurs de leçons...

Mais qui êtes vous donc ? Oui, vous qui vous pensez aptes à juger les autres, ce qu'ils font, ce qu'ils ont. Quel est le moteur de tant de haine, tant de critiques acerbes à chaque pas fait par un homme ou une femme, qu'il soit ou non médiatisé ? Peu importe d'ailleurs que ce pas soit fait de travers ou qu'il rentre dans des cases préétablies par je ne sais quel jugement moral qui vous est propre tout autant qu'illégitime, puisque de toute manière tout est sujet à critiques. C'est si bon de lâcher son venin à la moindre occasion.

Manichéens vous étiez, manichéens vous êtes, manichéens vous resterez. Le bien contre le mal, le blanc contre le noir, jamais de gris, jamais de demi-mesure : la dentelle est devenue has-been. Le temps est au poignard et aux bottes reluisantes de salive. Vous êtes des hordes entières à en être accoutrés : cela s'appelle le mouvement de masse, cette même masse élevée en batterie, ce troupeau tout de laine vêtu qui n'a jamais appris à penser qu'à travers la voix des autres. Après tout, il ne faut pas vous en vouloir puisqu'il est si difficile de penser par soi même et paradoxalement si facile de tomber dans le prêt-à-penser.

Des idées, s'ils vous en faut, je vous les taille sur mesure et vous les revends. Finalement c'est peut-être ça l'influence dont on parle tant : ce n'est pas tant le fait d'avoir de l'éloquence et du trafic que d'avoir à faire à des gens terriblement influençables qui en est à l'origine. Le bon sens n'existe plus, les responsabilités abandonnées, la faute rejetée toujours plus loin et, surtout, une incomparable inertie. Nul n'est plus apte à critiquer que celui qui ne fait rien, c'est bien connu.

Alors oui, vous êtes définitivement des donneurs de leçons, mais votre illégitimité vous décrédibilise totalement. Permettez moi donc de ne pas vous suivre tel le canidé à la toison bouclée suit sa maîtresse avec fidélité. En y réfléchissant bien, vous n'êtes que le reflet de la société dans laquelle vous vivez, un échantillonnage de ce qui se fait non pas de pire, mais tout du moins de plus caractéristique d'une mentalité si particulière. En fait, la seule chose que l'on a à vous reprocher c'est d'être français, et je crois que ce n'est pas Vinvin qui me contredira.

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