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dimanche 13 janvier 2008

[Ergonomie & Navigation] La farandole des menus...

Mesdames et messieurs les graphistes, développeurs, intégrateurs ou que sais-je encore, approchez, approchez ! Aujourd'hui nous avons de très beaux menus à vous présenter et, en cette période de solde, nous vous faisons cadeau d'une remise de -20% pour tout achat de menu déroulant, d'onglets ou même de menu latéral... Profitez-en, vous ne verrez pas ça tous les jours !

Dans la grande foire de la navigation, il y a un élément des plus primordial : les menus. Il y en a de toutes les formes, toutes les couleurs, bref il y a de la matière d'oeuvre pour les créatifs. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu'un menu est un outil de navigation qui compte à lui seul pour une grande partie de l'ergonomie d'un site. Faisons ensemble un petit tour d'horizon des menus les plus fréquemment rencontrés pour en saisir les avantages et inconvénients.

Les menus verticaux

La première forme de menu la plus fréquente est le menu vertical positionné sur le côté du contenu. Il se décline en plusieurs formes : à gauche ou à droite, une colonne ou plusieurs, encadrant le contenu, etc. Chaque forme correspond à un usage particulier : en effet, le menu à gauche sera accessible au premier clic, mais s'effacera rapidement devant le contenu, tandis que le menu à droite prolongera le contenu (puisque nous lisons de gauche à droite) et sera plus visible aux yeux du visiteur qui y reviendra en fin de lecture si quelque chose s'y trouvant l'a attiré (couleurs vives, logo, titre particulier,...). La multiplicité des colonnes permettra de séparer le menu en plusieurs blocs indépendants de manière à diminuer la hauteur du menu, favorisant ainsi l'organisation de la navigation et évitant d'avoir à faire défiler trois mètres de texte pour accéder à un lien qui nous intéressait (ce qui est particulièrement vrai pour certains blogs qui ont des menus interminables à cause des nombreux widgets rajoutés. La position de ces colonnes (côté à côte ou de chaque côté du contenu) permet de compartimenter la navigation ou au contraire de lui donner une unité en fonction de la relation entre les différents éléments du menu.

  • Les plus : Accessible pendant la lecture du contenu.
  • Les moins : Peu d'originalité, une largeur réduite en inhérente à la faible résolution du visiteur peut entraîner une longueur excessive du menu s'il est mal pensé.

Les menus horizontaux

Disposés généralement en haut de la page, avant ou après le header, ces menus sont les plus visibles car ils sont situés avant même le contenu. Si le visiteur cherche un lien, il sait qu'il n'a qu'à remonter en haut de la page pour le trouver, il n'a pas à le chercher. Ce menu peut être de type classique ou alors déroulant (nous y reviendrons plus tard) de manière à contrebalancer le faible nombre d'éléments qu'ils peuvent contenir. Attention toutefois à ce type de navigation qui peut bousiller tout un gabarit sous de très faibles résolutions (périphériques mobiles, etc) étant donné qu'ils ne sont généralement pas prévus pour s'étaler sur deux lignes.

  • Les plus : Très visible et facilement accessible.
  • Les moins : Peu de place, se limite uniquement aux catégories principales.

Les footers-menus

Vous avez probablement déjà rencontré un blog sur lequel vous n'avez aperçu aucun lien de navigation avant d'arriver en bas de page où ce concentraient tous les liens sur plusieurs colonnes. Ce nouveau type de menu a commencé à se répandre en 2006 et son principal mérité est de centrer l'expérience du visiteur uniquement sur la lecture du contenu : celui-ci n'est pas tenté par un autre lien voisin du contenu pendant sa lecture et peut se réorienter rapidement une fois l'article lu. Malheureusement, la mise en valeur du contenu à un prix à payer puisqu'une personne non intéressée par le contenu va plus facilement fermer l'onglet du navigateur que visiter un autre lien qui aurait pu l'intéresser. Un autre inconvénient est de devoir descendre tout en bas de la page pour accéder à la navigation, surtout si la page est longue (page d'accueil d'un blog, grand billet et nombreux commentaires, etc. L'expérience est donc peu agréable pour le visiteur et limite le nombre de pages vues.

  • Les plus : Une mise en valeur indéniable du contenu.
  • Les moins : Difficultés liées à la mise en retrait du système de navigation.

Les menus déroulants

Qu'il s'agisse de menus verticaux ou horizontaux, ils peuvent être déroulants grâce à une surcouche de Javascript. Cela permet dans un premier temps d'avoir une information concise sur la catégorisation du site, puis ensuite de préciser son choix au passage de la souris. Attention toute fois aux problèmes inhérents à l'utilisation du Javascript : le menu doit être utilisable même dans le cas où le Js est désactivé. C'est à dire qu'il faut dans un tel cas soit afficher les sous catégories directement dans le menu originel grâce à une sous-liste (pour un menu vertical par exemple), soit rendre les catégories cliquables et donnant accès à une page sur laquelle l'on retrouve un menu complémentaire avec les sous-catégories. Cela implique donc le déploiement d'un dispositif annexe de navigation qui n'utilise pas le js, d'où l'apparition de contraintes de développement supplémentaires.

  • Les plus : Un menu concis au premier coup d'oeil, mais précis au passage de la souris.
  • Les moins : Une navigation non dynamique doit être disponible pour prévenir les cas où la navigation dynamique ne serait pas utilisable.

Synthèse

Il existe de nombreux moyens de navigations, certains sont listés ici, d'autres ne le sont pas et d'autres enfin restent à inventer. Chacun d'adapte à un type de contenu, à une mise en page particulière et chacun a aussi des inconvénients qu'il convient de minorer pour rendre l'expérience du visiteur à la fois agréable et simple. Pour se faire, il est possible de combiner plusieurs types de navigation de manière à obtenir une ergonomie satisfaisante en compensant les faiblesses de certains menus par l'ajout d'autres menus. Le but du jeu est ainsi de faire s'effacer la navigation face au contenu et d'inciter le visiteur à voguer de page en page et à ainsi rester le plus longtemps possible sur votre site. S'il reste longtemps, s'il se trouve intéressé par votre contenu et qu'il n'est pas dérouté par la navigation, il y a fort à parier qu'il reviendra et qu'il ne reviendra pas seul. Négliger l'ergonomie de la navigation d'un site est au final aussi voire plus grave que négliger son contenu.

samedi 5 janvier 2008

Les ventes d'albums ont chuté de 15% en 2007... Et alors ?

Voilà encore que l'on nous assomme, comme chaque année depuis maintenant quelques temps, avec cette rengaine de la baisse des ventes d'albums. Le temps d'un instant, les majors font leur Cosette pour se faire plaindre, mais surtout accuser le téléchargement illégal de cette soi-disant perte de vitesse. Voilà un argument de plus, qui est d'ailleurs leur argument phare, en faveur des DRM et des mesures restrictives face à la consommation de musique en ligne.

Mais nous ne sommes pas dupes ! Alors que cette chute des ventes d'albums fait les gros titres des journaux, les maisons de disques oublient de mentionner une croissance générale de 14% du marché de la musique[1]. Inutile non plus de s'embarrasser de la vente de la musique en ligne qui a augmenté cette année de 45%. Pourquoi donc parler de tous ces chiffres qui n'ont rien de négatifs et qui ne permettent pas de hurler à l'assassin à chaque musique écoutée en ligne ?

S'il est vrai que la croissance du marché est moins forte que l'année précédente avec 14% au lieu de 19%, il serait bon que les majors ne remettent pas en cause les consommateurs de musique mais plutôt leur inertie face à un marché en plein mouvement. La demande évolue, les technologies également, et au lieu de favoriser la vente de musique en ligne, on crie au loup à chaque album qui reste sur l'étalage.

La mort du CD est la reproduction à l'identique à la mort du 33 tours et de la K7 audio à cela près qu'il est remplacé par un format numérique impalpable que l'on a l'impression de ne plus contrôler. Pourtant, les fichier musicaux sont aussi facilement échangeables et copiables qu'un CD ou une cassette audio, alors pourquoi tant de bruit ? Jamais les lois n'ont été aussi restrictives envers l'utilisation d'un bien obtenu légalement, jamais nous n'avons vu fleurir autant de mesures de protections différentes...

Ce ne sont pas aux consommateurs de s'adapter au bon vouloir des majors, mais plutôt aux majors de suivre l'évolution du marché qui suit inexorablement l'évolution de la technologie. Si la vente de titres ne rapporte pas une assez forte croissance, il faut savoir se diversifier et trouver d'autres sources de revenus. Nous pouvons prendre l'exemple de la diffusion de clips musicaux en vidéo qui pourrait être monétisée par l'ajout de publicité ou par le placement de produit par exemple. Le développement de services rattaché à la consommation de musique en ligne pourrait également rapporter gros ou que sais-je encore.

A force d'agresser le consommateur, le marché ne s'en portera que plus mal. L'écoute de musique doit bien évidemment rester contrôlée un minimum pour éviter les débordements mais elle doit avant tout rester libre. La technologie numérique, le P2P, la copie de disques ne sont pas des armes qui servent à mener une guerre contre les artistes et ne doivent pas empêcher leur juste rémunération, il s'agit juste de savoir les employer à bon escient pour en faire des alliés dans la promotion d'un produit, et plus encore la valorisation d'une industrie.

Notes

[1] Tous les chiffres donnés dans ce billet sont tirés du journal en ligne Le Monde et sont relatifs au marché américain..

mardi 25 décembre 2007

Ho, un Tarzan en rouge et blanc !

Chaque Noël que nous passons est un évènement tout aussi marquant que notre anniversaire. Imaginez alors que telles le nombre croissant de bougie que nous posons chaque année sur le gâteau d'anniversaire qui nous est d'ailleurs bien souvent dédicacé, nous ajoutions à chaque Noël un sapin de plus dans la maison. La demeure ressemblerait vite à une forêt, et il ne serait pas rare de voir l'oncle traditionnellement vêtu de son costume rouge et de sa longue barbe blanche se balancer de guirlande en guirlande avec les cadeaux dans sa hotte. Les petits singes qui ont été tout sauf sages tout au long de l'année mais qui auront de toute façon droit à leur cadeaux se balanceront des boules, à couverts derrière les troncs des sapins qui, en perdant leurs épines, formerait un nouveau tapis sur le carrelage glacé de la salle à manger. Tellement épineux d'ailleurs que l'oncle ayant malheureusement raté la dernière guirlande avant la livraison annuelle pourra passer le reste de la soirée à se passer de la pommade sur le derrière.

Noël 2007

Vous imaginez le tableau ? Risible vous croyez ? Meuh nan, même pas. En attendant, moi je file chercher le tube de pommade, j'ai le derrière en compote. Ha, et j'oubliais : Joyeux Noël au peu de lecteurs qu'il me reste ainsi qu'aux autres !

Si j'ai un peu de temps à moi demain et si cela vous dit, je peux refaire un petit podcast de Noël musical comme l'année dernière. Manifestez-vous dans les commentaires (si vous arrivez encore à aligner deux mots sur le clavier après avoir usé et abusé du champagne et avoir vidé la cave des grands parents) ! ;-) Retour des billets sérieux dès demain (normalement).

dimanche 23 décembre 2007

Ta mère est mourue...

Petit rictus du dimanche matin pour marquer l'arrivée des vacances et la reprise en main de ce blog pendant quelques temps. Je viens de découvrir une petite vidéo grâce à mon prof de maths que je vais m'empresser de publier ici. Non, ceci n'a aucun rapport avec la charte éditorial de ce blog (tant soit peu qu'il y en ait une), mais qu'importe ? Après tout, c'est bientôt Noël ! En avant la musique...

PS : Musique par Ardenn Mouk

dimanche 25 novembre 2007

La photographie d'un oeil différent...

La "street photography" est un art à lui tout seul : celui de dénicher parmi le quotidien de centaines de gens LA situation qui, une fois immortalisée, donnera un cliché unique. A chacun ensuite d'exercer cet art de manière totalement personnelle. Matt Stuart est un photographe qui excelle dans cet art d'une manière particulièrement remarquable puisqu'il a le soucis du détail, et pas n'importe lequel. Il cherche l'ultime détail qui est invisible pendant le feu de l'action mais qui une fois couché sur papier prendra toute sa dimension.

Photo de Matt Stuart

Il manie finesse, professionnalisme et humour avec brio autour de clichés susceptibles de déclencher un rictus à qui veut bien se donner la peine de voir plus loin que la simple photographie de rue. Il suffit pour cela de s'attarder quelques secondes sur chacune des oeuvres ainsi produite pour en déceler le sens, parfois plus ou moins caché. L'intrigue vient de la manière de saisir ces instants qui sont invisibles à la plupart d'entre nous lorsque nous jouons notre jeu d'acteur dans la grande comédie de la vie. L'oeil expérimenté du photographe permet non seulement de déceler ces instants mais également de les devancer pour saisir l'objectif qui les immortalisera. Ca a quelque chose de magique, vous ne trouvez pas ?

Via Thomas of course.

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