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dimanche 26 juillet 2009

Marre d'l'image...

A la recherche d’un petit groupe local pour donner un petit concert lors d’une soirée, je me balade actuellement d’univers musical en univers musical et j’avoue aimer ça. Les petits groupes foisonnent même dans ma campagne profonde et comme toujours, il y a du bon et du moins bons.

Parfois, avec un peu de chance, on tombe sur des bonnes surprises et parmi des morceaux enregistrés en live avec une qualité plus ou moins médiocre se trouvent des morceaux de bonne facture. J’avoue avoir eu un faible pour une chanson du groupe Bonguiba, Marre d’l’image : musique entrainante, paroles évocatrices, ça se laisse écouter et on a presque envie d’en redemander.

Dans la même veine, mais dans un style totalement différent, cela me fait penser aux Minouch Naouak, groupe malheureusement dissout, qu’Alexis, membre de la formation, m’avait fait découvrir juste après l’enregistrement studio de leurs premiers morceaux. La qualité est au rendez-vous, aussi bien dans la composition que dans l’interprétation. Ci dessous leur morceau Y’a des chevals dans le pestacle.

Je vous l’dis mes bonnes gens, nos jeunes ont du talent ! Et on gagnerait à découvrir un peu plus la scène locale qui n’a bien souvent rien à envier aux artistes sous la coupe des majors à renommée nationale et/ou internationale. Non seulement ces artistes ont l’amour de la scène, mais ils sont simples, accessibles et produisent de la vraie musique.

lundi 1 juin 2009

Fédérer une communauté francophone sur l'identité numérique

L’identité numérique, voilà un sujet qui commence à prendre de plus en plus d’ampleur. De la gestion de la réputation en ligne à la surveillance des informations personnelles publiées en lignes, ces problématiques s’adressent de plus en plus au grand public qui a besoin d’informations et d’aide pour prendre et garder le contrôle de leur identité online. Ainsi devient-il nécessaire de créer un collectif destiné à aiguiller l’internaute dans un domaine parfois fort complexe.

Mathias Poujol-Rost a eu l’idée de mettre en place une communauté destinée à s’adresser aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises de manière à les informer et les aider à gérer leur identité numérique. A la manière d’OpenWeb, le contenu pourraît être classé selon la cible visée (débutant, décideur, expert…). A la fois organisé autour d’un contenu propre et d’une aggrégation des ressources éparpillées aux quatre coins de la toile, le site sera complété par un Wiki, un blog ainsi qu’une multitude d’autres supports de l’information, tous complémentaires.

Sur une base bénévole, le but de ce projet n’est autre que de fournir enfin à l’internaute lambda, comme à l’utilisateur avancé, un moyen de se renseigner à ce sujet et de devenir enfin acteur de sa propre identité numérique. Le besoin dans ce domaine est véritablement présent et se fait de plus en plus insistant. Il reste cependant à mener une discussion de fond sur l’organisation et l’élaboration d’un tel projet. Cependant, la création d’une telle communauté et d’une telle réserve de connaissance ne peut se faire sans la participation de contributeurs avertis; que ce soit pour la mise en place des infrastructures, le développement et l’adaptation de solutions logicielles ou pour la rédaction de contenus, nous avons besoin de volontaires.

Si vous vous sentez prêt à vous investir dans un tel projet à la fois utile et novateur, à donner ne serait-ce qu’un peu de votre temps pour apporter votre brique à l’édifice, n’hésitez pas à vous manifester, ici, par mail ou sur le blog de Mathias. Je vous invite également à lire l’article publié par Mathias de manière à prendre connaissance du projet dans son intégralité. Toutes les idées sont également bonnes à prendre alors n’hésitez pas à vous exprimer sur le sujet !

mercredi 29 avril 2009

Pêle-mèle

Quand l’info s’amoncèle, il est bon de la partager. Voilà un moment que je n’avais pas partagé en ce lieu des morceaux de news comme je les aime, un savant mélange de sciences, de technologie, de Web, avec une pointe de geekitude, le tout sans transition aucune pour combler le tout. Allez, bonne lecture !

  • Impossible de passer à côté de l’Hadopi en ce moment. Je l’ai peu évoqué sur ce blog, mais ma position à l’encontre de cette loi est indiscutable. Les nombreux points néfastes de ce projet de loi ont trop été soulevés pour que je me lance dans l’exercice. Parfois, il y a des réflexions qui valent qu’on s’y attarde et cette semaine c’est Jacques Attali qui a publié 10 propositions claires et applicables dès aujourd’hui en alternative à Hadopi. Bel exercice qui atteint son but avec brio et simplicité.
  • Petit point sciences : quand l’observation de la voute céleste vous permet de voyager dans le temps et de remonter quelques 13 milliards d’années en arrière. Oui, ce sont des photons gamma sur la photo… Mais puisqu’on vous le dit ! Plus sérieusement, ce genre de petites découvertes qui semblent insignifiantes m’impressionnent. Dites-vous que la mort de cette étoile remonte à la toute jeunesse de l’Univers.
  • Passer de l’heure d’été à l’heure d’hiver, c’est toujours un calvaire. L’interminable débat est de savoir dans quel sens on doit tourner les aiguilles de l’horloge. Mais avec ce type d’horloge, c’est vite réglé : il suffit de la basculer et hop. Définitivement fan, je veux la même !
  • Hier Opera fêtait son 15ème anniversaire. Si vous avez envie de tout savoir sur le fameur navigateur, je vous conseille de vous rendre sur le Site du Zéro qui s’est fendu d’un bon article assez complet sur le sujet pour l’occasion.
  • Voilà enfin une news qui va ravir les geeks mobiles, mobiles dans tous les sens du terme, à la fois voyageurs et accrocs aux communications nomades avec une baisse des tarifications mobiles depuis l’étranger progressive imposée par le Parlement Européen. Ainsi téléphoner depuis l’étranger, recevoir un appel, envoyer des SMS ou même utiliser votre forfait data ne vous coûtera plus une paye entière. Bon, vous y passerez certainement encore une demi-paye, mais faute de grives on mange des merles. ;-)

En espérant que vous trouviez parmi ces liens quelques trucs intéressants. Bon, c’est pas que je m’ennuie avec vous, mais il parait que je suis en période de concours moi. Alors je vous laisse et à très bientôt ! :-)

lundi 13 avril 2009

Classification de l'information : doit-on ranger les torchons avec les serviettes ?

L’une des plus grandes problématiques du Web reste et restera toujours la méthodologie d’accès à l’information. Mouvante ou statique, périssable ou pérenne, concernant tel sujet ou tel autre, adressée à un public averti ou non, l’information comporte aujourd’hui plusieurs visages qui correspondent chacun à un besoin utilisateur différent. Le gros problème est donc de déterminer le besoin exprimé au travers d’une requête utilisateur et d’y répondre au mieux et, croyez moi, ce n’est pas si simple que ça en a l’air.

Tout d’abord, traçons une rapide rétrospective des méthodes de diffusion de l’information au fil de l’expansion du Web. Alors que les pages Web ne se comptaient alors que par dizaines, voire par centaines, l’annuaire de sites s’est imposé comme une méthode efficace. Mais la masse d’informations mises en ligne devint rapidement critique; il a alors fallu trouver une méthode plus simple à la fois d’agrégation mais également de distribution concernant ces pages : dans ce créneau, le moteur de recherche est devenu roi (demandez à Google si vous ne me croyez pas).

Ce mode d’agrégation est toujours sur son trône car il permet facilement de répondre à des questions simples et à répondre à la majorité des besoins primaires. Cependant, l’information mise en ligne a évolué, principalement avec l’apparition des blogs et ainsi que des média traditionnels qui ont rapidement compris que quelque chose se passait sur le net, média du passé (grâce à l’archivage) aussi bien que de l’instantané. Un nouveau type d’information, périssable cette fois, a fait son entrée sur la toile et a été archivée de la même manière que l’information classique, elle même impérissable (l’"impérissabilité" des données sur le Web étant toute relative et s’élevant à quelques années tout au plus).

On peut aisément comprendre que ce genre de classification commune à deux types d’informations bien différentes leur est préjudiciable ou du moins nie à leur accès qui n’en est rendu que plus délicat par l’amalgame créé de la présentation de résultats correspondant à une recherche précise. Quelques initiatives ont bien tenté (sans réel succès[1]) de mettre en valeur le contenu à dit "périssable" : je pense aux Digg-like ou encore Wikio, mais le contenu reste trop diffus et assez peu exhaustif ou représentatif du contenu du Web (car très segmentants). Les flux RSS ont eux même tenté de palier à cette carence, mais les agrégateurs actuels ont eux aussi leurs limites (duplication de contenu, organisation et filtrage limités de l’information, etc.)

Aucune des solutions offertes à ce jour n’est réellement concluante pour juger de la pertinence de l’information par rapport à un besoin, de sa fraicheur et de sa viralité, car n’oublions pas que le caractère viral d’une information est représentatif de son intérêt potentiel pour une personne effectuant une requête qui lui serait associée. Tout ceci me mène à conclure qu’il y a encore beaucoup de chemin à effectuer avant d’obtenir une solution viable et efficace dans ce domaine. Séparer les torchons et les serviettes est facile mais déterminer si l’on vous demande l’un ou l’autre lorsque l’on ne fait que vous décrire les motifs qu’il comporte est bien plus compliqué. Mais avec un peu de méthode et d’idées, je pense que l’on peut faire beaucoup mieux, et ce dès aujourd’hui. ;-)

A lire également sur ce sujet : Je viens de voir ton blog… Il a pris un sacré coup de vieux !

Notes

[1] La notion de succès est toute relative, mais je parle là d’une offre grand public que la masse aurait adoptée de manière unanime ou presque, à l’instar du moteur de recherche pour l’information plus "classique".

mardi 28 octobre 2008

Surinformation

Si l'on vit connecté, c'est d'abord pour vivre informé. Informé de quoi ? Des dernières dépêches concernant l'actualité internationale, des dernières innovations d'un secteur de niche, des derniers bilans concernant un de nos loisirs favoris, ou même des dernières activités ou découvertes de nos amis. Soit. Mais l'information quotidienne et plurielle ne mène-t-elle pas à la surinformation ?

Partez une semaine en vacances et revenez en découvrant votre boîte aux lettres électronique pleine à craquer, votre agrégateur inondé de tous ces flux non lus, de ces alertes ou ces demandes d'ajouts de nouveaux contacts sur chacun des nombreux réseaux où vous êtes inscrits. Il reste alors deux solutions qui s'offrent à vous : repartir de zéro d'un grand coup de balai, ou plutôt d'un simple clic sur le bouton "Tout Supprimer" où prendre un temps certain pour tout décortiquer et rattraper peu à peu votre retard.

La première solution ne semble pas envisageable, de peur de passer à côté d'une information importante ou encore de louper un de ces mails qui nécessitent une réponse urgente. Ainsi, on se retrouve entrain d'égrainer une information qui dans sa majeure partie n'a plus rien d'intéressant car débarrassée de son instantanéité. Cependant, nous ressentons l'obligation de le faire à un point tel que nous devenons en quelque sorte esclave de cette ubiquité de l'information.

La cause de ce malaise est ce que j'appelle ici "surinformation". Etre connecté en n'importe quel lieu, à n'importe quelle heure, peu importe la manière ("No matter where, no matter when, no matter how...") peut s'apparenter à un avantage, mais aussi à de l'esclavage. Il faut savoir mesurer sa dose d'information et ne pas avoir peur de casser de temps à autre la routine sans pour autant se demander toutes les 5 minutes, tel un camé qui aurait oublié de prendre sa dose, à côté de quoi on peut bien être passé au cours des 10 dernières secondes. Le monde ne nous attend finalement pas pour tourner.

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