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mercredi 20 février 2008

Haut les mains, ceci est un hold up numérique !

Bon. Je n'irais pas par quatre chemins : je suis victime d'un hold up numérique. Le pire, c'est que mon agresseur n'est pas masqué, il s'agit d'un ancien banquier du même acabit que celui qui a volé quelques piécettes à la Société Générale, désormais parti rejoindre son compte offshore sous le couvert de la création d'une entreprise spécialisée dans le prêt de particulier à particulier. Le vil m'a lancé un tubercule brûlant en pleine face et je n'ai d'autre choix que d'y répondre, sans quoi j'en répondrais de ma vie Web réputation de non entreprenaute ! Trêve de bavardages puisque je dois avouer ici même six choses inutiles me concernant. Hum, par où commencer ?

  • L'un des principaux avantages, lorsque l'on habite à la campagne, c'est de jouir d'une totale liberté pendant sa jeunesse. Ainsi ais-je pu parcourir avec des amis des dizaines de kilomètres en vélo afin de trouver le nouveau bois qui habiterait notre nouvelle cabane. Ces dernières étant de plus en plus élaborées, c'est à trois mètres de hauteur que se perchait la dernière, d'une solidité telle qu'elle pouvait supporter plusieurs centaines de kilos sans s'effondrer.
  • Pour acheminer les composants de ces cabanes (outre les arbres que nous trouvions sur place), principalement des palettes quémandées par dizaines au silo à grain du village, nous avions même bâtis une charrette par nous même, le tout sans prendre une seule mesure. Bel exploit puisqu'au final il n'aura fallut que quelques ajustements au niveau du parallélisme des roues pour que la carriole soit prête à être traînée par toutes sortes de vélos et mobylettes.
  • J'ai une trouille bleu des hôpitaux depuis que je suis tout petit. L'été dernier, j'ai été contraint d'envoyer des lettres de motivation un peu partout pour trouver un emploi saisonnier et devinez où j'ai finalement été embauché ? Dans le mille : seul l'hôpital de Reims m'a renvoyé une réponse positive parmi la vingtaine de lettres envoyées. Le premier service auquel j'ai été affecté ? Chirurgie cardiaque et vasculaire, au sous-sol, à côté des blocs. J'ai malgré tout tenu un mois entier là bas.
  • Le dernier livre que j'ai commandé il y a deux jours est anglais. Weaving the Web, ou l'histoire de la naissance du Web par son inventeur, Tim Berners-Lee.
  • J'ai entièrement migré vers Linux il y a de ça deux ans et demi. J'ai chez moi tous les CDs des versions successives d'Ubuntu postérieures à la 4.10 (Warty Warthog) sortie comme son nom l'indique en octobre 2004. J'ai suivi l'évolution fulgurante de ce système d'exploitation depuis ces dernières années et j'en suis totalement bluffé. Tant d'innovation en si peu de temps, c'est ce que n'a jamais pu nous offrir un système propriétaire pourtant implanté de manière internationale et aux revenus colossaux.
  • Ma pensée du moment va à celui qui a créé cette liste à l'origine et qui a demandé à ce que l'on énumère six éléments. Pourquoi six ? Peut-être par phobie des nombres impaires qui peuvent apparaître comme instables puisqu'ils ne répondent pas à certaines règles auxquelles répondent les nombres pairs. Peut-être cet homme a-t-il pensé à la pureté d'un nombre formé de la multiplication des deux plus petits nombres premiers. A moins que je ne divagues purement et simplement. J'ai envie de dire "déformation professionnelle". ;-)

Ha, j'allais oublier de refiler la patate chaude à quelques personnes... Pourquoi pas mes e-likkopains de blogueurs qui ne sont pas très actifs en ce moment, hein Clément, Antoine et Mathieu ? Si tu traînes dans le coin Alexis, tu sais ce qu'il te reste à faire ! Et tant qu'à rester dans la réanimation des blogs morts, je charge également Kévin et delphiki de prendre la suite. ;-)

lundi 11 février 2008

Que deviendront les médias en 2028 ? 2/2

Ce billet est la seconde partie d'une série de deux. Vous pouvez retrouver le premier épisode par ici.

Presse

Suite et fin du questionnaire en deux parties entamé hier à propos de l'évolution des médias dans les vingt prochaines années, voire peut-être un peu plus. Après s'être questionné sur l'avenir de la presse et de la télévision, abordons aujourd'hui les domaines du cinéma et de l'internet pour voir quelle révolution (si révolution il y a), peut réellement les animer et peut façonner leur futur. L'exercice n'est pas vraiment facile : pouvions nous prévoir il y a quinze ans de cela, alors que le Web était encore jeune, l'importance qu'il allait prendre ? Prévoir son avenir aujourd'hui est un exercice toujours aussi délicat, mais qu'importe, je vais de ce pas m'y risquer. Vous me suivez ? :-)

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dimanche 10 février 2008

Que deviendront les médias en 2028 ? 1/2

Ce billet est le premier d'une série de deux... Vous pouvez retrouver la seconde partie ici même.

Télévision

Le grand bouleversement a déjà commencé puisque les médias d'hier passent petit à petit la main aux médias d'aujourd'hui qui prônent l'interactivité avec le spectateur et la multiplicité du choix à la fois des contenus, de leur forme mais également de leur support. Au terme de cette période de transition déjà bien amorcée, il résultera quelque chose de nouveau qui bouleversera encore plus les usages. Que se passera-t-il dans vingt ans ? Difficile à dire précisément, mais il est par contre possible de tenter de déterminer les virages que prendrons les anciens médias à court et moyen termes pour tenter de subsister. Je joue le jeu et réponds aux 25 questions mises en ligne par Guillaume Frat pour donner ma vision du futur de l'information quelle qu'elle soit dans un futur plus ou moins proche. Accrochez vous, le futur nous attend !

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samedi 9 février 2008

Tracs en vruc !

En forme pour ces deux semaines de vacances qui débutent sur les chapeaux de roue avec une actu assez chargée dans des domaines plus variés les uns que les autres. Préparez vous à voir le flux RSS de ce blog mis à jour un peu plus régulièrement qu'à l'accoutumé puisque le temps et la connectivité seront au rendez-vous. Sur ce, un petit tour de l'actu des derniers jours rapide pour entamer ces quelques jours de repos et de blogging intensif...

  • Google, c'est certes une entreprise au poids financier énorme et aux produits tous aussi novateurs que divers. Malgré tout, leur activité principale reste la recherche et ce qu'ils font dans ce domaine, ils le font plutôt bien puisqu'au final, ce sont plus de 85% des recherches du dernier trimestre de 2007 qui ont été effectuées chez eux. Il s'agit là d'un chiffre colossal qui ne manquera pas de faire parler des plus médisants quand au devenir des informations de l'utilisateur collectées par l'entreprise... Toute concurrence est encore loin derrière et un concurrent sérieux se fait attendre.
  • Le prix Turing, vous connaissez ? Ce prix est à l'informatique ce que le prix Nobel est à la physique ou la médaille Fields aux mathématiques (Alfred Nobel n'ayant pas jugé nécessaire de créer un prix pour cette discipline). Cette année, ce titre a été décerné à une équipe composée de deux étasuniens et d'un français pour leur travail concernant le model checking, une méthode de vérification algorithmique du fonctionnement de systèmes dyamiques. C'est ainsi le premier prix Turing qui est décerné à un français depuis sa création en 1966. Via ZDNet.
  • Une salière volante, ça vous dit ? Non je ne divague pas, ni ne me drogue (enfin, du moins juste aux maths). A l'allure moderne et au concept plutôt rigolo, cette salière aimantée est en suspension au dessus de son socle. Cela me rappelle un jouet déniché dans un Maxi Kinder Surprise il y a quelques années qui faisait léviter de la même manière un petit vaisseau spatial qui trône encore sur une étagère de ma chambre. Je ne sais pas vous, mais moi j'adore ce concept ! Via Fred Cavazza.
  • Alors même que l'identité numérique devient un sujet de plus en plus préoccupant que l'on peut retrouver sur les lèvres de beaucoup de monde, OpenID commence peu à peu à s'imposer dans le domaine. En effet, de nombreux sites commencent à l'implémenter et après la récente nouvelle de l'implémentation de l'authentification OpenID par Yahoo, ce dernier ainsi que ses compères Microsoft, IBM, et consorts entrent désormais dans son conseil d'administration. Bonne nouvelle pour une technologie prometteuse qui a encore beaucoup de chemin à parcourir pour devenir un standard.
  • Les marques et leurs logos ou le branding comme diraient nos amis anglophones : toute une histoire ! L'évolution des logos des plus grandes marques de l'informatique en image est assez intéressante à analyser. Alors que certains comme IBM ne changent que très rarement d'identité visuelle, d'autres comme Palm en changent presque chaque année. Le fait, pour une marque d'envergure, d'assumer son identité visuelle et d'y rester fidèle est à mes yeux très important puisque c'est un gage de stabilité mais également de reconnaissance aux yeux du grand public.

Voilà pour le moment. La suite arrivera sous peu sous la forme de billets un peu plus développés. J'ai quelques idées en tête, mais je garde ça pour moi pour le moment... Bon, c'est pas le tout, mais il faut que je reprenne l'habitude de glander moi, je n'ai pas fait ça depuis un bon bout de temps. Ha, les vacances, c'est dur je vous jure ! ;-)

dimanche 13 janvier 2008

[Ergonomie & Navigation] La farandole des menus...

Mesdames et messieurs les graphistes, développeurs, intégrateurs ou que sais-je encore, approchez, approchez ! Aujourd'hui nous avons de très beaux menus à vous présenter et, en cette période de solde, nous vous faisons cadeau d'une remise de -20% pour tout achat de menu déroulant, d'onglets ou même de menu latéral... Profitez-en, vous ne verrez pas ça tous les jours !

Dans la grande foire de la navigation, il y a un élément des plus primordial : les menus. Il y en a de toutes les formes, toutes les couleurs, bref il y a de la matière d'oeuvre pour les créatifs. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu'un menu est un outil de navigation qui compte à lui seul pour une grande partie de l'ergonomie d'un site. Faisons ensemble un petit tour d'horizon des menus les plus fréquemment rencontrés pour en saisir les avantages et inconvénients.

Les menus verticaux

La première forme de menu la plus fréquente est le menu vertical positionné sur le côté du contenu. Il se décline en plusieurs formes : à gauche ou à droite, une colonne ou plusieurs, encadrant le contenu, etc. Chaque forme correspond à un usage particulier : en effet, le menu à gauche sera accessible au premier clic, mais s'effacera rapidement devant le contenu, tandis que le menu à droite prolongera le contenu (puisque nous lisons de gauche à droite) et sera plus visible aux yeux du visiteur qui y reviendra en fin de lecture si quelque chose s'y trouvant l'a attiré (couleurs vives, logo, titre particulier,...). La multiplicité des colonnes permettra de séparer le menu en plusieurs blocs indépendants de manière à diminuer la hauteur du menu, favorisant ainsi l'organisation de la navigation et évitant d'avoir à faire défiler trois mètres de texte pour accéder à un lien qui nous intéressait (ce qui est particulièrement vrai pour certains blogs qui ont des menus interminables à cause des nombreux widgets rajoutés. La position de ces colonnes (côté à côte ou de chaque côté du contenu) permet de compartimenter la navigation ou au contraire de lui donner une unité en fonction de la relation entre les différents éléments du menu.

  • Les plus : Accessible pendant la lecture du contenu.
  • Les moins : Peu d'originalité, une largeur réduite en inhérente à la faible résolution du visiteur peut entraîner une longueur excessive du menu s'il est mal pensé.

Les menus horizontaux

Disposés généralement en haut de la page, avant ou après le header, ces menus sont les plus visibles car ils sont situés avant même le contenu. Si le visiteur cherche un lien, il sait qu'il n'a qu'à remonter en haut de la page pour le trouver, il n'a pas à le chercher. Ce menu peut être de type classique ou alors déroulant (nous y reviendrons plus tard) de manière à contrebalancer le faible nombre d'éléments qu'ils peuvent contenir. Attention toutefois à ce type de navigation qui peut bousiller tout un gabarit sous de très faibles résolutions (périphériques mobiles, etc) étant donné qu'ils ne sont généralement pas prévus pour s'étaler sur deux lignes.

  • Les plus : Très visible et facilement accessible.
  • Les moins : Peu de place, se limite uniquement aux catégories principales.

Les footers-menus

Vous avez probablement déjà rencontré un blog sur lequel vous n'avez aperçu aucun lien de navigation avant d'arriver en bas de page où ce concentraient tous les liens sur plusieurs colonnes. Ce nouveau type de menu a commencé à se répandre en 2006 et son principal mérité est de centrer l'expérience du visiteur uniquement sur la lecture du contenu : celui-ci n'est pas tenté par un autre lien voisin du contenu pendant sa lecture et peut se réorienter rapidement une fois l'article lu. Malheureusement, la mise en valeur du contenu à un prix à payer puisqu'une personne non intéressée par le contenu va plus facilement fermer l'onglet du navigateur que visiter un autre lien qui aurait pu l'intéresser. Un autre inconvénient est de devoir descendre tout en bas de la page pour accéder à la navigation, surtout si la page est longue (page d'accueil d'un blog, grand billet et nombreux commentaires, etc. L'expérience est donc peu agréable pour le visiteur et limite le nombre de pages vues.

  • Les plus : Une mise en valeur indéniable du contenu.
  • Les moins : Difficultés liées à la mise en retrait du système de navigation.

Les menus déroulants

Qu'il s'agisse de menus verticaux ou horizontaux, ils peuvent être déroulants grâce à une surcouche de Javascript. Cela permet dans un premier temps d'avoir une information concise sur la catégorisation du site, puis ensuite de préciser son choix au passage de la souris. Attention toute fois aux problèmes inhérents à l'utilisation du Javascript : le menu doit être utilisable même dans le cas où le Js est désactivé. C'est à dire qu'il faut dans un tel cas soit afficher les sous catégories directement dans le menu originel grâce à une sous-liste (pour un menu vertical par exemple), soit rendre les catégories cliquables et donnant accès à une page sur laquelle l'on retrouve un menu complémentaire avec les sous-catégories. Cela implique donc le déploiement d'un dispositif annexe de navigation qui n'utilise pas le js, d'où l'apparition de contraintes de développement supplémentaires.

  • Les plus : Un menu concis au premier coup d'oeil, mais précis au passage de la souris.
  • Les moins : Une navigation non dynamique doit être disponible pour prévenir les cas où la navigation dynamique ne serait pas utilisable.

Synthèse

Il existe de nombreux moyens de navigations, certains sont listés ici, d'autres ne le sont pas et d'autres enfin restent à inventer. Chacun d'adapte à un type de contenu, à une mise en page particulière et chacun a aussi des inconvénients qu'il convient de minorer pour rendre l'expérience du visiteur à la fois agréable et simple. Pour se faire, il est possible de combiner plusieurs types de navigation de manière à obtenir une ergonomie satisfaisante en compensant les faiblesses de certains menus par l'ajout d'autres menus. Le but du jeu est ainsi de faire s'effacer la navigation face au contenu et d'inciter le visiteur à voguer de page en page et à ainsi rester le plus longtemps possible sur votre site. S'il reste longtemps, s'il se trouve intéressé par votre contenu et qu'il n'est pas dérouté par la navigation, il y a fort à parier qu'il reviendra et qu'il ne reviendra pas seul. Négliger l'ergonomie de la navigation d'un site est au final aussi voire plus grave que négliger son contenu.

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